Voici même dès maintenant le début de journée que j'ai pondu ce matin!
Je vais écrire la suite, après un petit casse-dalle! Parce qu'il faut de l'énergie pour réfléchir!
2ème Jour"Bonjour New York il est 6h00. Les températures aujourd’hui s’annoncent caniculaires, préparez-vous à affronter un soleil de plomb. Tout de suite les infos…""La ferme!" supplia-t-il avec colère, en écrasant son poing sur le radio-réveil.
Non seulement cet enfoiré de présentateur lui agressait les oreilles chaque matin avec sa voix sortie du fond de ses fosses nasales, mais en plus il radotait. Du moins, c'est ce qu'il lui semblait. Il avait déjà entendu ça quelque part, et récemment, en fait.
"Connard", fulmina-t-il en s'extirpant de son lit, les paupières à peine ouvertes.
Un bon vieux café noir allait lui remettre les idées en place. Et peut-être qu'alors, il réussirait à se remémorer son cauchemar. Celui qui venait de le réveiller en sursaut, et dont il n'avait plus le moindre souvenir.
Il poussa un long soupir d'agonie devant la cafetière vide. Une cafetière programmable, ce serait vraiment idéal. Ou alors... quelqu'un qui se lèverait toujours un peu avant lui, pour lui préparer un bon petit-dèj, et qui viendrait le réveiller tendrement, avec quelques baisers sucrés, et chatouilleux...
Il enclencha l'appareil. A rêvasser ainsi, il allait finir par se mettre en retard.
Étape suivante, Messer! Un peu de nerfs! Allez!Quand il sortit de sous la douche trois minutes plus tard, à tout casser, il se rendit compte à quel point il était bien réveillé, et bien énervé. Rien de tel qu'un jet d'eau glacé pour commencer une journée.
Il quitta son appartement en songeant qu'il devait absolument en toucher un mot au proprio. Ca ne pouvait plus durer. Tous ses matins devenaient invariables, et routiniers, et ça, c'était pas bon pour le moral. Pas bon du tout.
Quelqu'un n'était-il pas en train de lui adresser la parole?
Sortant de ses réflexions, il remarqua finalement sa vieille voisine en bas des marches. Et alors qu'elle lui faisait part du malheur qui la frappait une nouvelle fois de bon matin, Danny fut saisit d'une désagréable impression de déjà-vu.
Roméo s'était fait la belle. Cet horrible matou avait encore trouvé le moyen de faire son intéressant. Cette fois, il avait fini sa course dans une des bennes à ordures, à l'extérieur de l'immeuble.
Et en bon voisin qu'il était, jeune et serviable, et flic de surcroît, la vieille dame n'imaginait pas essuyer un refus de sa part. Le service qu'elle lui demandait était sans appel. Il fallait que Danny sorte son animal de là.
Quand il souleva le couvercle de la benne, il constata à quel point elle était pleine, et à quel point elle était puante. Et puis il entendit aussi à quel point le monstre félin était résolu à ne laisser personne l'approcher. Il sifflait sa colère comme un serpent, montrant les crocs, les poils de son dos et de sa queue hérissés comme jamais...
Danny sauta dans l'arène. Ce machin à quatre pattes n'allait quand même pas faire la loi.
Le trajet jusqu'au QG de la police scientifique lui parut non pas semblable à celui de la veille, mais carrément
identique. Les mêmes gens, aux mêmes endroits, déblatérant les mêmes banalités, portant les mêmes habits, coiffés de la même façon, et puis les mêmes bruits, la même circulation, les mêmes petits détails, partout, dans chaque geste, chaque endroit.
C'est à peine s'il se rendit compte des réactions amusées, étonnées, et parfois écoeurées de ses collègues, à son arrivée au labo. Il n'avait qu'un seul but: foncer jusqu'à la salle de réunion, afin de se débarrasser définitivement de cette impression de déjà-vu qui ne le lâchait plus, lui donnant la sensation de revivre exactement sa journée de la veille.
"Vous êtes en retard", l'accueillit Mac.
"Je sais", fit Danny en apercevant du coin de l'oeil les yeux arrondis de stupeur de Stella et Lindsay, et la mine plus que réjouie de son ami.
"Danny?"
Celui-ci reporta son attention sur Mac, qui lui lançait un regard appuyé.
"Désolé, patron," se reprit-il alors.
"Charmante odeur. On a un problème d'égouts?" intervint la voix de Hawkes, qui venait de faire son apparition dans la pièce.
Tandis que Flack éclata finalement de rire, suivi de près par Stella et Lindsay, et que Hawkes réalisait d'où venait l'odeur, fronçant les sourcils avec perplexité, le visage de Danny se décomposa. Il n'était pourtant pas en train de rêver?
"S’il vous plaît, dois-je vous rappeler que nous avons du travail?"
L’intervention de Mac suffit une nouvelle fois à rétablir l’ordre. Et après l'attribution aux membres de l'équipe des nouvelles affaires à élucider, sur le terrain, Danny se retrouva comme de bien entendu coincé au labo avec Flack, à devoir régler de la paperasse. Comme la veille.
"Une dernière chose, prenez une douche avant de commencer", lui glissa Mac avant qu'il sorte à son tour du bureau, accompagné par le détective, hilare.
"Qu’est ce qui s’est passé au juste?" voulut savoir ce dernier.
Danny s'arrêta, blanc comme un linge. C'était impossible. Il ne pouvait pas vivre ce qu'il croyait vivre. Impossible.
"Je crois que je deviens cinglé..."
"Oh, vraiment? Tu t'en rends compte seulement aujourd'hui?"
Là, le détective lâcha un juron. Danny venait de lui mettre un coup de poing dans l'épaule, là où il savait que la douleur était bien cinglante.
Ensuite, soulagé d'avoir enfin réussit à entendre quelque chose d'inédit, il fila aux vestiaires prendre une douche, et se changer.
Plus tard, alors qu'il s'apprêta à se servir de la machine à café de la salle de pause, il sut qu'elle ne fonctionnerait pas à la perfection. Mais il en avait tellement besoin... Sa première tentative se solda par un échec.
Je le savais, se dit-il.
Mais s'il arrivait à prévoir les choses un peu avant qu'elles n'arrivent, il ne parvenait toujours pas à comprendre ce qui se passait exactement. Un nombre incalculable de questions se bousculaient dans son esprit. Sa journée d'hier n'avait-elle été qu'un rêve? Un rêve prémonitoire? Ou l'avait-il réellement vécue? Comment un tel truc était possible? Pourquoi lui? Devenait-il vraiment cinglé? Et pourquoi n'arrivait-il pas à se défaire de l'impression que quelque chose de terrible allait arriver?
Sa seconde tentative fut une réussite.
Et immédiatement, il se crispa. La voix de Flack, derrière lui, le surpris une nouvelle fois, mais pas au point de sursauter comme un malade, et de renverser son café sur sa chemise propre.
Bien Messer, tu progresses, on dirait!Quelques heures plus tard, le rapport était bouclé. Ils avaient fait du bon travail. D'un coup, Danny sembla paniqué.
"Quoi?" s'inquiéta Flack. "On a oublié quelque chose?"
Il regarda alors son ami se jeter sur le clavier pour procéder à une rapide sauvegarde de leur travail, comme si sa vie en dépendait.
"Danny, tu m'inquiètes vraiment, là."
"C'était moins une", lui fit remarquer ce dernier, en se fendant d'un large sourire.
Puis il se leva et quitta la salle.
Quand Flack posa les yeux sur l'écran, il réalisa qu'un bug informatique avait effacé tout ce qui y était inscrit dix secondes plus tôt, mais qu'une petit icône de sauvegarde permettait d'accéder à nouveau au contenu du dossier. Un profond soulagement l'envahit.
Il suivit alors Danny dans le couloir, leur sauveur, qui se rendait à la salle de pause. Il l'avait à peine rejoint que la réceptionniste surgit de nulle part, les bras chargés de dossiers, fonçant droit sur Danny. Flack balbutia un "Attenti...", mais bizarrement, bien qu'elle percuta son ami, aucun dossier ne quitta ses mains.
"Oh! Excusez-moi!" fit-elle, complètement figée.
De toute façon, elle n'avait pas le choix, parce que Danny la serrait fermement dans ses bras, empêchant ainsi la catastrophe.
"C'est rien", lui sourit Danny. "Vous les tenez bien?"
Elle fronça les sourcils, se demandant l'espace d'une seconde de quoi il parlait, mais réalisa bien vite qu'il s'agissait des dossiers: "Heu... oui, je crois", répondit-elle.
Alors Danny s'écarta doucement de la réceptionniste, et elle récupéra sa liberté de mouvement, ainsi que son chargement, en parfait état.
"Je... merci. Je suis désolée, je devrais regarder où je vais..."
Et elle continua son chemin, un sourire contrit sur les lèvres. Une douce couleur rose teintait ses joues.
Flack rejoignit finalement Danny. Il avait l'air épaté. "Tu lui plaît", fit-il remarquer ensuite, avec un petit signe de la tête en direction de la réceptionniste, qui disparut au détour d'un couloir.
Danny fronça les sourcils, et lança un regard suspicieux au détective, comme si c'était lui qui, finalement, devenait cinglé dans l'histoire. "Elle peut pas me voir."
"Oh, non", le corrigea Flack. "Je peux pas le croire. Elle te dévore des yeux, dès que tu apparais dans son champ de vision."
"La ferme, tu veux?" lui conseilla alors Danny en gagnant la salle de pause.
Flack entendit alors un petit couinement, tout à fait léger, suivi immédiatement d'un gros bruit sourd. Il se précipita à la suite de son ami, et là, sur le seuil de la pièce, éclata d'un rire franc, et très peu discret. Rien ne semblait pouvoir l'arrêter.
Danny soupira. Allongé sur le sol, les bras en croix, telle une poupée abandonnée, il ferma les yeux de désespoir. Il avait oublié ça. Comment avait-il pu oublier ça?
Au bout de quelques interminables secondes, Flack apparut au-dessus de lui, et lui tendit la main. Il se tenait les côtes de son autre main, tellement ça lui faisait mal de se retenir.
"C'est le comble", fit Danny en acceptant quand même la main qu'il lui tendait. "Une peau de banane. On voit ça que dans les dessins animés..."
Flack ne retint plus. Danny l'observa se foutre de lui, sans amorcer le moindre signe d'amusement. Il croisa les bras. Et Flack se rendit compte que son ami était furieux. Voire même blessé. C'était bien lui, ça. Sa fierté en avait pris un sacré coup. Après ses péripéties du matin, voilà que le sort s'acharnait encore...
"Excuse-moi..." bredouilla Flack. "Non, mais franchement!"
Mais Danny persistait à ne pas se joindre à sa bonne humeur: "Ils doivent t'attendre, au central", dit-il.
"Danny!" s'exclama son ami en écartant les bras d'un air de dire "tu peux pas m'en vouloir de trouver ça drôle?"
Mais déjà, l'enquêteur de la scientifique avait mis les voiles.
Alors Flack rentra au bercail, se promettant de faire son possible pour le rejoindre sur une scène de crime le plus tôt possible... Histoire de se faire pardonner.
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