Seeley Booth sentit tout à coup la voiture s’immobiliser, ensuite deux bruits sourds suivirent, il pensa que c’était probablement les deux portes avant de la voiture que l’on refermait. Ses soupçons furent confirmés quelques instants plus tard lorsque le coffre de la voiture s’ouvrit et qu’il en fut extirpé sans grand ménagement.
Hors du coffre, Seeley s’écroula à terre, il tendit les mains devant lui lorsqu’il se sentit tomber en avant de pousser un cri de douleur. Booth ferma les yeux comme si il aurait ainsi pu faire partir la douleur, mais aussi parce qu’il avait été éblouit par la lumière, ceci n’était pas encore accoutumés après avoir passer tout ce temps dans le coffre.
« On fait moins le malin, hein, Booth ? »
Booth, ne réagit pas tout de suite, son système nerveux était toujours focalisé sur la douleur que lui avait provoquer les colçons qui entaillait sérieusement ses poignets à présent. Du sang frai coulait le long de ses mains et des taches rouges tombaient sur le sol.
« Personne ne te retrouvera, jamais ici, Booth. » lui dit, un des deux hommes en lui envoyant un coup de pied dans les côtes. Seeley retomba sur le coté en serrant les dents. Mais il ne prononça pas un mot.
Booth connaissait la voix de l’homme qui lui avait adressé la parole mais il n’arrivait pas à remettre une tête sur la voix, ni dans un contexte familier, il avait l’impression cependant qu’il ne l’aimait pas—et pas seulement parce qu’il l’avait enlevé.
« Tu vas finir ta vie ici tout seul, oublié de tous. » renchérit le second, kidnappeur.
L’agent du FBI ne réagit toujours pas. Les deux hommes ne comprenaient rien au comportement de Booth ce n’était pas son genre, de n’avoir aucune réaction.
Exaspéré, les deux malfrats, le ramassèrent et le traînèrent jusque dans une vielle cabane délabrée qui abritait une table deux chaises quelques vivres mais rien de bien extraordinaire, impossible de vivre des semaines avec ça.
Les deux hommes l’assayèrent sur la chaise. Ils ne défirent ni les liens de ses pieds ni ceux de ses mains. L’un des deux lui asséna un dernier coup de point. Booth rassembla les dernières forces qui lui restait et parvint dans un ultime moment de désespoir, à agripper celui qui venait de le frapper. « Si je survis, je te jure que tu me le paiera. » Marmonna, Booth entre ses dents.
Le type se dégagea de l’emprise de Seeley Booth, et éclata d’un rire froid, lugubre. Il se dirigea avec son complice vers la sortie, et se retourna une dernière fois vers l’agent.
« Adieu, Booth, je te souhaite de mourir cruellement. Personne ne te trouveras jamais ici, car personne ne te cherchera plus dans quelques jours… » Rétorqua-t-il sur un ton glacial avant de refermer, la porte qui menaçait de tomber à tous moment tellement elle était en mauvais état.
Les entendant s’éloigner, il se demanda ce que cet homme avait voulu dire. Pourquoi les gens qu’il aimait ne le chercherait-il plus ? C’est alors qu’il entendit la voiture démarrer en trombe, ils étaient partis. Le laissant seul Dieu sait où pour Dieu seul savait combien de temps.
*~*~*
Pendant ce temps…
A l’Institut médico-légal, Jefferson
Washington, D.C.Brennan et Angela pénétrèrent dans l’institut en courant, Tempe faisait néanmoins bien attention à la lettre qu’elle avait dans la poche de son manteau. Lorsqu’elle arriva devant les marches qui permettaient d’accéder à la plate-forme, elle s’immobilisa et prit une profonde inspiration.
Zach, Hodgins laissez tomber ce que vous êtes en train de faire pour le moment. Zach et Jack, qui avaient les yeux coller sur un microscope, levèrent la tête, surpris. Ils regardèrent tous deux Brennan d’un air interrogateur.
« Hein ? Mais comment ça, laisser tomber ? » Demanda, Jack Hodgins.
« Ne discute pas et fait ce que je te demande pour changer ! » lui répondit-elle, sèchement en introduisant la carte magnétique dans la fente afin de pouvoir monter les marches qui donnaient accès à la plate-forme sans déclencher le système d’alarme.
Surpris par la réaction de Temperance, les deux chercheurs se regardèrent, ensuite Hodgins, interrogea Angela du regard. Angela Montenegro ne dit pas un mot en revanche elle fixa Jack intensément et celui-ci comprit que quelque chose n’allait pas.
« Qu’est-ce que l’on peu faire pour toi, Brennan ? »
« Excuse-moi de t’avoir répondu comme ça, Jack. »
« Sans importance » sourit-il alors qu’elle se tenait à coté de lui maintenant.
Tempe sortit lentement la lettre de la poche de sa veste, qui était toujours protégé par le mouchoir. Elle le tendit, à son collège et lui demanda de l’analyser en priorité et que ce soit lui qui le fasse et non un autre type du labo. Jack ne dit rien, la regarda simplement dans les yeux et s’exécuta.
« Chérie, tu veux que je fasse quelque chose ? »
« Oui, rester avec moi, dans mon bureau. Zach, toi tu vas aider, Jack. »
« D’accord. »
Zach était sur le point de partir rejoindre Hodgins mais il avait une question qui lui brûlait les lèvres depuis quelques jours et il n’en pouvait plus il fallait qu’il la lui pose. Il la regarda et lui demanda :
« Dr. Brennan, vous savez où l’agent, Booth ? Cela fait plusieurs jours qu’on ne le voit pas à l’institut. »
Temperance ne répondit pas. Des larmes lui piquaient les yeux. Elle se retourna descendit les quelque marches et couru quasiment se réfugier dans son bureau.
Angela le regarda, exaspérée. « Zach va aider, Jack, tu veux ? » lui dit elle simplement, lui envoyant néanmoins un regard noir.
Le jeune Addy fronça les sourcils ne comprenant pas trop ce qui venait de ce produire mais il ne dit rien et alla aider Jack.
Angela décida d’aller voir comment allait son amie et marcha donc en direction de son bureau. Lorsqu’à arriva à la porte du bureau de Brennan celle-ci était fermée, les persiennes baissées. Ce qui indiqua immédiatement au génie à la jeune femme que son amie n’allait vraiment pas bien.
Elle frappa à la porte, mais ne reçue aucune réponse. Ange attendit quelques instants avant de poser sa main sur le bouton de porte, lui faisant un demi tour sur la droite et poussa la porte qui s’ouvrit.
Tenant toujours le bouton dans la main, elle posa la porte un peu plus.
« Chérie ? »
Silence…
« Brennan, ma chérie, je peux entrer ? »
Toujours aucune réaction. Angela, inquiète, ouvrit alors complètement la porte à sa surprise, elle vit que Temperance Brennan était assise par terre dans un coin de la pièce. Ces coudes appuyés sur ses genoux, elle se tenait la tête ses doigts crispés dans ses cheveux.
Montenegro entra silencieusement dans le bureau et ferma la porte derrière elle. Elle s’approcha de Tempe et s’assit à ses cotés. Attendant quelques instants elle posa une main compatissante sur le dos de son amie.
« Chérie, ne t’en fait pas, on va le retrouver. Booth est quelqu’un de fort. » Dit-elle, doucement.
Brennan finit par relever la tête, posant les mains sur ses genoux. Ses yeux étaient humides de larmes.
« Et si on ne le retrouve pas à temps ? »
Angie, fixa son amie, étonnée. Ce n’était pas normal Brennan, n’était jamais si désemparée. Elle fonçait sans réfléchir et gare à celui qui lui mettait des bâtons dans les roues.
« Brennan, qu’est-ce qu’il y ? »
Elle ouvrit la bouche pour lui répondre, mais ne pû sortir aucun mot. C’est à ce moment-là qu’elles entendirent une voix de femme demander où ce trouvait le docteur, Brennan.
« … et me racontez pas d’histoire en me disant qu’elle est occupé ou en déplacement ! » hurla quasiment, la personne qui la cherchait.
Temperance se leva et se dirigea ensuite vers la porte de son bureau afin de l’ouvrir et de voir qui la cherchait. Bien que la voix lui paraissait vaguement familière elle n’était pas certaine de l’identité de la personne à qui appartenait cette voix, tout ce dont elle était certaine était que c’était une voix de femme.
« Rebecca ? »
La jeune femme aux cheveux blonds tourna la tête, en entendant son prénom. Elle ne la salua même pas visiblement en colère, Rebecca alla droit au but.
« Vous savez où est Seeley ? Il n’est pas venu chercher, Parker, comme il aurait du le faire. »
« Venez dans mon bureau. » lui répondit, Temperance, d’un ton las.
Parler à Rebecca, la mère du fils de Booth n’était pas vraiment ce qu’elle avait envie de faire maintenant. Comme fallait-il lui dire que le père biologique de son enfant avait disparu ? Elle regarda son amie qui les suivait dans le bureau du Dr. Brennan.
Angela savait que Tempe aurait besoin d’elle si elle voulait annoncer les choses un peu plus en douceur et non sans détour comme elle avait l’habitude de le faire.
*~*~*
A suivre...
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Si le monde ne s'adapte pas à vous, c'est à vous de vous adapter à lui -- Gil Grissom
Rien ne dure dans ce monde cruel pas même nos souffrances
-- Charlie Chaplin 