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Appartement de Harm
Au nord de Union Station
Washington DC
Trois semaines plutôt Ils étaient tous les deux assis dans le canapé, Harm avait le bras posé sur les épaules de Mac qui, quant à elle, avait sa tête posée sur l’épaule droite du capitaine Rabb, ses jambes étaient repliées sous elle. Ils écoutaient de la musique et profitaient du simple bonheur d’être ensemble. Des bougies étaient placées un peu partout dans l’appartement. Tout doucement Harmon Rabb ôta son bras des épaules de Mac, se redressa, regarda Mac sans rien dire et lui sourit. Il se dirigea vers la cuisine, ouvrit le réfrigérateur et prit la bouteille de champagne dans la porte de celui-ci, souriant pour lui-même… Harm était sur le point de faire quelque chose qui changerait radicalement son existence. Rabb prit deux flûtes dans un placard et retourna auprès de Sarah avec le champagne et les verres. Sarah le regarda intriguée.
« En quel honneur dis-moi ? »
« Quoi donc ? »
« Ce que tu tiens dans les mains. »
« Ah ça ! Oh pour rien c’est juste comme ça… » Lui dit-il avec un sourire aux lèvres.
« Harm !? »
« Quoi ? »
« Je te connais. Je pense même pouvoir dire sans trop me vanter que je te connais mieux que quiconque. » Dit-elle un sourire en coin sur les lèvres.
« Oui, je crois que l’on peut dire cela, » répondant à son sourire en posant un doux baiser sur sa bouche.
Harm déposa les flûtes sur la table pour pouvoir ouvrir la bouteille contenant le liquide doré.
Mac sourit dans sa baignoire en repensant à ce moment précis. Harm lui faisait l’effet d’être un petit garçon qui était assis devant le sapin de Noël, un petit garçon sur le point d’ouvrir le cadeau qu’il désirait tellement qu’il en a mal au ventre. Il avait le même pétillement dans les yeux. Ce qu’il était mignon…
Sarah sortit du bain. Elle ramassa son peignoir avant de l’enfiler reprenant également la chemise en jeans -- qu’elle portait avant de se plonger dans la baignoire –- qu’elle avait laissé traîner sur une chaise et en huma l’odeur pendant quelques secondes en fermant les yeux. Le visage souriant de Harm lui apparut. Elle rouvrit à nouveau ses yeux qui étaient à présent embués par les larmes. Sarah jeta brusquement la chemise à terre. Elle courut dans sa chambre, ouvrit assez violement son placard, fouilla quelques instants et sortit une paire de jeans, fouilla encore un peu et décrocha un pull, celui qu’elle aimait plus que sa propre vie sur lequel était inscrit en grandes lettres « Navy ». Sarah Mackenzie s’habilla, prit ses clés et se précipita hors de son appartement, dévalant les escaliers pour sortir le plus vite possible de son immeuble, Mac avait besoin d’air.
Elle monta dans sa voiture, tourna la clé de contact, démarra et roula sans avoir de direction précise où aller. Quelle importance cela avait-il à présent ? Quelle importance ?
Au bout d’une demi-heure, Sarah arrêta le moteur, posa sa tête contre le volant et sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit pour les retenir, des larmes ruisselèrent le long de ses joues.
« Pourquoi Harm ? »
Elle redressa la tête et regarda autour d’elle. Réalisant soudain où elle s’était arrêtée. Apparemment la voiture avait l’habitude de la conduire là car Sarah avait l’impression que sa voiture l’avait conduite là toute seule.
« Mon Dieu… »
Sarah ouvrit la portière, traversa la rue et entra dans l’immeuble — qui lui était aussi familier que le sien depuis plusieurs années, mais l’était encore plus depuis plusieurs mois, — prit l’ascenseur, ferma la grille et pressa le bouton du premier étage. Pendant l’ascension Mac chercha les clés de l’appartement dans lequel elle se rendait. L’ascenseur s’immobilisa juste en face de l’appartement. Tout à coup le Lieutenant-colonel Mackenzie eut comme une boule dans la gorge, des larmes lui piquèrent à nouveaux les yeux, elle voulut ouvrir la grille, mais elle en était incapable, elle était paralysée. Se demandant comment elle était arrivée là. Pourquoi était-elle ici ? Que venait-elle faire ? Elle n’avait pas vraiment de raisons de venir, alors pourquoi ? Sarah recula pour s’appuyer contre le mur dans l’ascenseur.
« Seigneur donnez-moi la force de le faire, je vous en prie »
Après avoir pris une profonde inspiration, Mac avança et ouvrit doucement les grilles, sortit et fixa un moment la porte de l’appartement devant elle. Elle soupira. Sarah introduisit la clé dans la serrure, la tourna tout doucement et ouvrit. Une vague d’émotions la submergea, des émotions contradictoires: la peur, la colère, la joie mais aussi et surtout de la tristesse. Sarah Mackenzie avança dans l’appartement, regarda autour d’elle. Rien n’avait changé, les affaires de Harm étaient toujours là, en apparence tout était pareil pourtant les choses étaient bien différentes…
Mac alla s’installer dans le canapé. Elle s’était enfui de chez elle en courant pour venir ici. Mais quelle en était la raison ? Pour être près de lui ? C’est en tout cas pour cela qu’elle avait enfilé un de ses pulls. Elle voulait le sentir près d’elle. Près de celui que son cœur avait toujours aimé et aimerait toujours. Elle repensa alors à cette soirée…
00:51 GMT
Appartement de Harm
Au nord de Union Station
Washington DC
Trois semaines plutôt Rabb prit deux flûtes dans un placard et retourna auprès de Sarah avec le champagne et les verres. Sarah le regarda intriguée.
« En quel honneur dis-moi ? »
« Quoi donc ? »
« Ce que tu tiens dans les mains. »
« Ah ça ! Oh pour rien c’est juste comme ça… » Lui dit-il avec un sourire aux lèvres.
« Harm !? »
« Quoi ? »
« Je te connais. Je pense même pouvoir dire sans trop me vanter que je te connais mieux que quiconque. » Dit-elle un sourire en coin sur les lèvres.
« Oui, je crois que l’on peut dire cela, » répondant à son sourire en posant un doux baiser sur sa bouche.
« Mais enfin Harm tu sais pertinemment que je ne peux pas boire ! » Lui dit-elle d’un air indigné avant d’éclater de rire sachant très bien que Harm ne lui servirait jamais de champagne ni aucune boisson alcoolisée.
Harm lui aussi éclata de rire tout en ouvrant la bouteille. Il versa un peu du contenu dans chacun des verres. La bouteille de champagne contenait en réalité du jus de fruit tropical. Mais comme ce soir était un soir très spécial alors il ne voulait pas bêtement prendre une boîte. Ce soir était trop important pour tous les deux. Il posa la bouteille pour ensuite se diriger vers la stéréo. Harm décida de simplement mettre la radio et retourna auprès de Sarah la musique filtra dans la pièce tout doucement la chanson mit immédiatement l’atmosphère adéquate. « Powerful Thing » était exactement la chanson qui convenait à ce qui allait suivre. Harm se mit devant le canapé et lui tendit la main. Sarah la prit en lui souriant.
« Sarah t’ai-je déjà dit combien je t’aime ce soir ? » dit-il d’une voix sensuelle.
« Non je ne pense pas.»
« Dans ce cas, je te le dis Sarah Mackenzie. Je t’aime... »
« Moi aussi, je t’aime Harm. Je t’aimerai toute ma vie et même au-delà. »
« Moi également, et c’est pour cela que je voudrais te demander quelque chose… voudrais-tu me faire la joie de devenir ma femme ? »
Le colonel Mackenzie avait l’impression de manquer d’air tout à coup. Des larmes perlèrent aux coins de ses yeux. Au bout d’un moment comme elle n’avait toujours pas répondu.
« Je dois avoir un problème d’audition car je n’ai rien entendu là.» dit-il le sourire aux lèvres.
« J’aimerais tant que tu me reposes la question. » sourit-elle en le prenant dans ses bras.
A ce moment-là, le refrain de la chanson emplie la pièce de ses magnifiques paroles.
« Parce que ce que nous avons ici
Est une chose puissante.
C’est une chose puissante
Plus que trois mots
Et une bague de Diamants
Ca peut ouvrir les cieux
Faire chanter les anges
Notre amour, bébé est une chose puissante… »Harm mit doucement fin à l’étreinte tout sourire et posa un baiser sur les lèvres de Mac avant de reculer tout doucement sans jamais quitter son regard. Il revint quelques secondes plus tard en ayant les mains derrière le dos. Sarah le regarda intriguée, mais ne dit rien. Elle aimait lorsqu’il faisait ce genre de choses. Elle aimait qu’il soit mystérieux. Et elle avait bien raison parce que ce qu’il tenait lui garantirait qu’il n’y aurait pas de doutes sur leur avenir. Le futur se présentait donc sous de bons augures. Le capitaine Rabb lui demanda laquelle de ses mains elle voulait d’abord voir. Sarah fit tout d’abord mine de réfléchir puis elle posa une de ses mains sur le bras droit de son futur mari. Elle avait du mal à réaliser qu’il venait de la demander en mariage et que Sarah Mackenzie allait bientôt devenir Sarah Mackenzie Rabb ou peut-être même Sarah Rabb cela n’avait pas vraiment d’importance, de toute manière elle porterait son nom à lui. Harm retira son bras droit de derrière lui et lui tendit une rose rouge. Il fit de même avec son bras gauche sans qu’elle ne le lui demande. Mac le regarda les yeux embués de larmes lorsqu’il posa un genou à terre et ouvrit le petit écrin de velours bleu qu’il tenait dans la main.
« Voudrais-tu me faire la joie de devenir ma femme ? Tu sais Trisha Yearwood à raison en disant que :’Notre amour, bébé, est une chose puissante plus qu’une bague de diamants’, mais je tiens tout de même à t’offrir cette bague.»
« Oh Harm, tu n’aurais pas dû elle est magnifique… » Le mot magnifique n’était plus qu’un murmure.
La bague était un anneau d’or monté d’un petit diamant en forme de cœur, Harmon sortit doucement la bague de son écrin, prit la main de Mac et glissa l’anneau à son annulaire, mais s’arrêta à mi-chemin et la regarda droit dans les yeux. « A moins que tu aies besoin de réfléchir et que tu veuilles que je la glisse à ton autre main ? »
« Capitaine de Frégate Harmon Rabb Jr, pilote de l’aéronavale des Etats-Unis d’Amérique. Je veux que vous sachiez que je vous aime plus que tout au monde et plus que ma propre vie et qu’il n’y a rien en ce monde que je ne veuille plus en ce moment que de devenir votre femme. »
« C’est le plus beau jour de ma vie. Je t’aime Sarah. »
« Harm ? »
« Oui ? »
« J’ai quelque chose à te dire… »
« Oui, Quoi ? »
Sarah recula et alla dans la chambre. Elle y resta quelques minutes puis revient. Elle avait elle aussi les mains derrière le dos. Son regard scintillait. Il était évident que quoi qu’elle cache ça la rendait heureuse. Sarah fit apparaître ses mains et du même coup ce que celles-ci renfermaient. Harm regardait ce que Mac lui tendait sans réellement comprendre. Il prit les petits chaussons et regarda Sarah puis à nouveaux les petits chaussons. Harm comprit tout à coup ce que les petites choses qu’il tenait entre ses mains signifiaient. Lorsque Mac réalisa qu’il avait acquis l’information, elle lui fit un sourire radieux.
« Sarah… tu… tu… nous allons avoir un bébé ? »
« Oui ! » lui répondit-elle tout sourire.
Une larme roula sur la joue de l’homme qui se tenait toujours sur un genou en face d’elle. Il réalisa alors qu’il avait fait le bon choix, tous les doutes qui pouvaient encore persister s’envolèrent aussitôt. Il savait qu’il ne pourrait jamais aimer personne d’autre comme il l’aimait. Jamais ! Harmon se releva et lui tendit la main. Mac l’accepta. Il l’entraîna dans la chambre à coucher. Devant le lit, ils se regardèrent un long moment avant de s’embrasser tendrement tout d’abord, mais le désir montait en eux très rapidement et quelques instants plus tard, ils faisaient l’amour et s’unissaient pour ne faire bientôt plus qu’un. Harm et Mac restèrent ainsi intiment enlacés quelques minutes avant de s’endormir dans les bras l’un de l’autre.
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Si le monde ne s'adapte pas à vous, c'est à vous de vous adapter à lui -- Gil Grissom
Rien ne dure dans ce monde cruel pas même nos souffrances
-- Charlie Chaplin 