Forum sur la série Les Experts: Miami
AccueilAccueil  ­FAQFAQ  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
Lindsay
CSI niveau 2


Nombre de messages: 276
Age: 33
Date d'inscription: 27/10/2006

MessageSujet: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Ven 8 Juin - 1:13

Notes de l'auteur :

Arrow Cette fic est la quatrième et dernière partie de ma quadrilogie mais elle peut être lue sans que vous ayez forcément lu les trois autres avant
Arrow Genre : Angst.

Arrow Rating : Déconseillée au moins de 16 ans à cause du sujet abordé : "la drogue"et de passages plutôt violents (psychologiquement et physiquement).
Arrow Elle est essentiellement centrée sur Danny, Sheldon, Don et Mac. bave bave bave bave
Arrow J'ai classé la fic dans les "ship" mais ne vous attendez pas à ce que le ship soit énormément présent. Ce n'est pas l'essentiel du sujet de cette fanfic. Les trois premiers quarts sont "sans ship".


Pour les 3 autres fics, vous pouvez

- Soit lire les trois fics précédentes :

Comptes à Rebours (1/4) - Part I

Comptes à Rebours (1/4) - Part II

L'innocence Assassinée (2/4)

Prisonnier du Passé (3/4)

- soit vous référer à ce petit résumé si vous le souhaitez :

Je préviens, j'ai absolument été ignoble avec Danny et lui ai tout fait subir ! Voilà pourquoi on en est à la fic 4 d’ailleurs !


Spoiler:
 


Je vous conseille quand même de lire l'épilogue de la fic 3. Ce n’est pas très long et ça vous permettra d’enchaîner mieux sur la suite.

http://csi-ny.forumpro.fr/fanfictions-finies-ship-slash-f37/prisonnier-du-passe-3-4-hurt-and-comfort-action-ship-t570-105.htm


Donc, et bien, vous savez tout ! Bonne lecture ! Wink


*************************************************************




Prologue



Deux mois plus tard….

Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur le troisième étage. Un jeune homme en descendit et se mit à marcher dans le couloir d’un pas déterminé vers l’appartement 3G. En arrivant à proximité de celui-ci, il stoppa net son avancée et déglutit. Une terrible angoisse l’envahit soudain. Il sortit son arme. La porte était légèrement entrouverte.....

_________________

Merciiiiiiii Idu pour cette sublime ban !!!!


Dernière édition par Lindsay le Ven 30 Jan - 20:01, édité 10 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
girliero
Invité



MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Sam 9 Juin - 11:43

aaaaa !!! et tu oses nous laisser comme ca ? lol! dejadehors

poste nous une suite ^^ pour savoir tout ce qui se passe dans ce dernier volet de ta "quadrologie " !
Revenir en haut Aller en bas
Lindsay
CSI niveau 2


Nombre de messages: 276
Age: 33
Date d'inscription: 27/10/2006

MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Mar 12 Juin - 2:37

Merci girliero. Heureuse de te compter parmi mes lecteurs/trices !

Voilou la suite !!!


*************************************************************

Chapitre 1



Que s’était-il passé ? Le jeune homme soupira profondément avant d’entrer, craignant ce qu’il découvrirait de l’autre côté de la porte. Il la poussa légèrement pour l’ouvrir davantage et s’aventura prudemment dans l’appartement, braquant son arme devant lui. Il scruta alors attentivement chaque recoin du salon dans lequel il se trouvait. A première vue, rien ne semblait anormal, du moins, jusqu’à ce qu’il porte le regard sur le canapé. Son inquiétude se mit alors brutalement à grandir et les battements de son cœur à s’accélérer. Son ami y était allongé et paraissait inconscient. Inquiet, il se précipita vers lui tout en rengainant son arme.
Soudain il s’arrêta, fixant intensément et dubitativement la table basse du salon. Les traits de son visage se figèrent de stupeur et son sang se glaça dans ses veines.
Un gémissement éraillé lui fit jeter un œil sur Danny affalé dans le canapé et il comprit que son état léthargique n’était qu’un état de sommeil. Le jeune policier eut l’espace d’un instant l’impression que le temps s’était suspendu. Il porta à nouveau son regard incrédule sur la table basse et secoua la tête comme s’il se refusait à croire ce qu’il avait sous les yeux. Don, complètement abasourdi et le regard brillant, passa sa main sur sa figure en poussant un soupir de désolation. « Non Danny … T’as pas fait ça ! C’est pas possible, t’as pas fait ça ! Pas toi ! ».
Sur la table traînaient une seringue, un briquet, une cuillère et puis un petit sachet translucide … vide.
Depuis quand ? Depuis quand Danny s’amusait-il à leur mentir, à feindre qu’il allait mieux ? Comment avait-il réussi à leur cacher ça ? Ils auraient dû le deviner, ils auraient dû s’en apercevoir. Pourquoi ne s’étaient-ils rendu compte de rien ?
Le choc passé, un irrépressible sentiment de colère empreint de peine commença à enfler dans son cœur. Il était hors de question qu’il le laisse continuer à se détruire de cette façon ! Non, il ne le laisserait pas se noyer au fond du gouffre dans lequel il venait de plonger ! Don, furieux, s’approcha près du canapé pour l'interpeler.

- Danny ! ….. Danny !, Fulmina le jeune policier.

Mais aucune réaction ne s’observa du côté du jeune expert qui dormait toujours à poing fermé, la tête enfoncée dans les coussins du canapé et tournée vers la table basse.

- Debout Danny ! Je crois que t’as assez dormi !

Toujours les yeux fermés et complètement avachi , Danny se détourna de son ami en laissant s’échapper un grognement de colère teinté de lassitude. Don, exaspéré par son attitude amorphe, se mit à le secouer vigoureusement.

- Lève-toi bordel !

Le jeune expert, ne souhaitant pas sortir de son état comateux, le repoussa sans même lui adresser le moindre regard.

- Mais fous-moi la paix … , Lui balança Danny, la voix muée par la fatigue.
- Tu le prends comme ça ? Très bien. Attends un peu, tu vas voir !

Don se précipita aussitôt dans la cuisine. Là, il se saisit d’un verre qu’il remplit d’eau froide puis revint immédiatement auprès de son ami pour le lui balancer sans ménagement en pleine figure. Ne s’y attendant pas, Danny sursauta et écarquilla subitement les yeux en poussant un cri de stupéfaction. Il se redressa rapidement sur ses coudes pour ensuite s’asseoir sur le canapé. Il s’essuya le visage mais semblait complètement noyé dans une sorte de brouillard épais qui embrumait son esprit et dont il avait du mal à sortir. La respiration oppressée due à l’effet de surprise, Danny finit néanmoins par lever ses yeux mi-clos vers son ami. Don soupira tristement en l’observant. Le jeune expert était méconnaissable. Il ne s’agissait pas de son meilleur ami. Danny portait un survêt complètement débraillé et ne s’était probablement pas rasé, ni coiffé et peut-être même pas douché depuis au moins trois jours. Les traits de son visage étaient creusés par la fatigue, la colère, l’angoisse et tout son corps était animé de tremblements nerveux. Et malgré la vision pitoyable que lui offrait son ami, il ne devait pas céder à la compassion. Pas maintenant. Danny avait en cet instant surtout besoin de recevoir un électrochoc qui le fasse réagir.

- Ben voilà, t’es réveillé ! On va pouvoir discuter maintenant !

Encore complètement groggy malgré son réveil agité, Danny le regarda en plissant les yeux. Il ne comprenait pas ce qui était en train de se passer, il ne comprenait pas ce que Don faisait chez lui.

- Don ? Mais qu’est-ce que tu fous ici ?
- Je te signale que t’étais sensé bossé ce matin !
- Quoi ? répondit Danny l’esprit encore embrumé.
- Et tu m’expliques ça ? lui lança son ami en jetant un regard sur la table basse.

Danny tourna la tête vers la table et se rendit compte que Don lui désignait du regard tout son attirail de dopage. Son visage devint alors soudainement encore plus blême qu’il ne l’était déjà et son corps fut parcouru de frissons. Décontenancé pendant un instant, il se frotta le visage en posant ses pieds au sol pour faire face à la table basse et fixer intensément le matériel qui y était étalé. Don venait de percer à jour son secret. Un secret qu’il aurait voulu lui taire à jamais. Honteux et furieux que son ami ait tout découvert, Danny lui répondit sur un ton empli de nervosité et de colère.

- ça te regarde pas ! Fous-moi la paix et sors de chez moi !
- Comment ça, ça me regarde pas ? Tu crois quand même pas que je vais sortir d’ici ? C’est hors de question !

Danny s’appuya sur le canapé pour se lever et ainsi pouvoir plonger son regard haineux dans celui de Don.

- Fous le camp ! Tu m’entends ? Dégage de chez moi !, Ragea Danny.

A peine eut-il prononcé ces mots qu’il se mit à vaciller, ayant manifestement du mal à tenir sur ses deux jambes.

- Mais regarde-toi ! T’arrive même pas à tenir debout ! T’es complètement défoncé mon pauv' Danny ! Et t’étais sûrement tellement pressé cette nuit de te shooter que t’as même pas pris le temps de fermer correctement ta porte !
- Laisse-moi, j’ai besoin de personne !
- Te laisser ? Même pas en rêve Messer !
- J’te dis que j’ai pas besoin de toi ! Dégage !, rétorqua Danny en le poussant, sans réussir vraiment à le faire bouger.
- Et moi, je crois que t’as surtout besoin de te rafraîchir les idées !

Don se saisit alors brusquement des bras de son ami et les serra fortement.

- Mais qu’est-ce que tu fous ? Lâche-moi ! Enfoiré, lâche-moi !, hurla le jeune expert.

Le jeune policier le tira alors violemment par les bras pour le traîner dans tout l’appartement. Danny ne se laissa bien évidemment pas faire et se débattit avec rage, tentant désespérément de se libérer de son emprise. Ses forces n’étant pas assez vigoureuses, il ne parvint cependant pas à lui résister bien longtemps et se retrouva bientôt à l’entrée de sa salle de bain.

- Salop ! Lâche-moi ! J’te déteste ! Lâche-moi ! Continua t-il de hurler .

Il tenta alors de s’agripper au chambranle de la porte mais là encore, Don fut le plus fort et réussit à le faire entrer dans la pièce. Quelques secondes plus tard et sans qu’il ne comprenne réellement comment, Danny se retrouva dans la douche. Subitement, il sentit un tas de petites aiguilles venir lui torturer le visage et le corps, s’insinuant jusque sous ses vêtements. Le choc fut si abrupt qu’il en eut le souffle coupé l’espace d’un instant avant qu’il ne se remette à crier sa colère. Il voulut alors sortir mais Don lui fit barrage et le maintint obstinément sous le jet d’eau glacial.

- Alors, ça réveille hein Danny ! lui lança Don sur un ton piquant.
- Arrête ça ! Arrête ça tout de suite ! Laisse-moi sortir ! hurla le jeune expert, la voix entrecoupée par l’eau qui s’immisçait dans sa bouche.
- Je t’avais dit que pour le coup de l’ascenseur, tu ne perdais rien pour attendre !

Après avoir laissé presque deux minutes le flux d’eau s’écouler, Don finit par le stopper. Danny, soulagé que cesse cette horrible torture, resta cependant prostré dans le fond de la douche, serrant ses bras contre sa poitrine. Son corps frissonnait de froid et ses dents claquaient au rythme tremblant de sa respiration. Il fixa alors son ami d’un regard traversé par des éclairs de colère. Mais cela n’impressionna pas le moins du monde celui-ci qui lui balança presqu’aussitôt une serviette au visage.

- Sèche-toi ou tu vas attraper la crève !
- Si tu savais comme j’m’en balance ! lui rétorqua violemment Danny.
- Moi pas. Dépêche-toi !

Danny s’essuya alors la figure avec la serviette pendant que Don lui sortit d’une commode des vêtements secs. Il verrouilla ensuite l’armoire à pharmacie et mit la clé dans sa poche, avant de s’adresser à nouveau à son ami qui était toujours dans la douche et dont les frissons s’atténuaient peu à peu.

- J’ te laisse dix minutes pour finir de te doucher et te préparer. Et la porte reste ouverte ! Si j’ t’entends la fermer, j’la défonce et si dans dix minutes t’es pas dans le salon, je reviens à la charge ! T’as bien compris ?

Le jeune expert acquiesça, presque effrayé, commençant subitement à réaliser ce qui se passait. Don savait. Qu’allait-il faire maintenant ?

Dix minutes plus tard, Danny fit son apparition dans le salon, les bras entrelacés et serrés contre son torse. Il s’était changé et s’était un peu rasé aussi. Il ressemblait désormais un peu plus au Danny que Don connaissait mais son état quelque peu nerveux et ses yeux rougis le trahissaient. Quand Don s’aperçut de sa présence, il ne prit aucun gant et s’attaqua immédiatement au vif du sujet.

- ça fait combien de temps ?
- ça fait combien de temps que quoi ?, lui répondit -il effrontément, feignant de ne pas comprendre pour l’agacer.
- Arrête de te foutre de ma gueule Dan ! ça me fait pas rire ! ça fait combien de temps que tu prends ces saloperies ?
- Je suis pas obligé de te répondre. Et puis, je t’ai demandé de partir, alors maintenant casse-toi !

Don éprouva un certain agacement face à l’obstination exaspérante dont son ami faisait preuve, mais, s’il pensait qu’en essayant de le foutre en rogne, il réussirait à lui faire quitter les lieux, il se trompait lourdement. Il décida donc de ne pas répondre à sa nouvelle provocation et y coupa court.

- J’ai prévenu Hawkes.

Danny expira alors un souffle de stupéfaction et devint de plus en plus nerveux, basculant peu à peu dans un état de panique.

- T’as quoi ?
- La dope t’as rendu sourd en plus ! J’ai prévenu Hawkes !
- Mais ça va pas, pourquoi t’as fait ça ? Je veux pas qu’il vienne ici ! Paniqua Danny.
- De toute façon, je l’avais eu au téléphone avant d’arriver. On devait se rejoindre chez toi. J’ai juste été le plus rapide.

Danny secoua la tête et son regard, perdu dans le vague, s’inonda d’angoisse. Ses mains se mirent à trembler et sa respiration devint oppressante. Il avait l’horrible impression que la forteresse dans laquelle il s’était enfermé depuis près d’un mois venait de s’ébrécher et s’apprêtait à s’effondrer.

- T’as pas prévenu Mac au moins ?
- Mac ? Te fais pas d’illusion Dan. Il sera très vite au courant. Il t’a appelé une dizaine de fois ce matin sur ton portable et sur ton fixe mais tu répondais pas ! Il s’est inquiété et m’a averti tout de suite.
- Une dizaine de fois ? fit Danny surpris. J’ai rien entendu.
- Bien sûr que t’as rien entendu, t’étais trop défoncé pour ça ! se mit en colère Don.

Danny, se rendant compte qu’il venait probablement de commettre l’erreur qui allait causer sa perte, se passa anxieusement les mains sur la figure.

- Il … il est quelle heure exactement ?
- ça fait deux heures et demie que tu devrais être au boulot !
- Oh, c’est pas vrai…murmura Danny le souffle tremblant et les yeux toujours plongés dans le vide.
- Alors, tu m’as pas répondu ! ça fait combien de temps que tu prends ces saletés ?

Danny déglutit et plongea son regard brillant dans celui de Don.

- J’en ai pris … j’en ai pris que trois fois, répondit-il anxieusement.

Don, peu convaincu par cette tentative désespérée de lui mentir, laissa s’échapper un rictus ironique.

- Trois fois ? Tu te fous de moi ? T’espère sérieusement que je vais avaler ça ? fit Don en haussant le ton !
- Fous-moi la paix Don, je veux pas en parler ! rétorqua Danny.
- Tu veux pas en parler ?!! s’exclama Don

A peine eut-il achevé sa phrase que le jeune policier se précipita vers son ami pour lui agripper le poignet droit. Surpris par la vélocité du geste, Danny n’eut pas le temps de réagir quand Don lui souleva brusquement la manche de son sweat-shirt, laissant ainsi se dévoiler l’étendue des dégâts dans le creux de son bras. Le jeune expert le repoussa alors violemment pour se défaire de sa poigne et redescendit aussitôt sa manche afin de dissimuler à nouveau les marques de sa déchéance.

- Trois fois ? Tu veux dire trois semaines ! Fulmina Don les yeux embués de larmes.

Don soupira et secoua la tête en regardant son ami. Il était bien évidemment en colère contre lui. Il était furieux qu’il se soit abandonné aux dangereux et illusoires délices des paradis artificiels. Mais le voir dans cet état lui serrait indéniablement le cœur.

- Mais pourquoi t’es pas venu me voir si t’allais pas bien ? J’aurais pu t’aider ! Tu sais très bien que j’aurais été là, que tu peux me confier n’importe quoi ! Pourquoi tu ne m’as rien dit Danny ? Pourquoi t’as fait ça bordel ? hurla Don la voix emplie de peine.
- Je pouvais pas. J’y arrivais pas. Lui avoua Danny la voix étranglée par un sanglot.
- Mais Danny, … te foutre en l’air de cette façon ne rime à rien ! lui dit Don sur un ton bienveillant.

Danny ne sut que répondre. Il baissa légèrement le regard et une larme s’échappa de ses yeux rougis, glissant irrémédiablement jusque sur ses lèvres.
C’est alors que quelqu’un sonna à la porte. Le jeune homme sursauta légèrement, s’essuya le visage dans un geste rapide et se mit à angoisser de plus belle. Don, qui n’avait pas quitté du regard son ami, soupira profondément.

- ça doit être Sheld. Je vais ouvrir. Lui dit-il calmement.

_________________

Merciiiiiiii Idu pour cette sublime ban !!!!


Dernière édition par le Jeu 19 Juil - 21:41, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lyly
Invité



MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Ven 15 Juin - 1:55

super suite de fic bravo continu
Revenir en haut Aller en bas
gaelle
Invité



MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Ven 15 Juin - 16:17

Super le début de cette fic. Comme les trois autres avant d'ailleurs.
Mets-nous vite la suite stp.
Revenir en haut Aller en bas
valm.csi
Expert


Nombre de messages: 3399
Age: 29
Date d'inscription: 05/07/2005

MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Sam 16 Juin - 9:12

Oh ben didonc queeoi?: !! C'est fabuleux!!! Enfin... pas pour Danny, mais pour nous! fete Je me prosterne!! respect C'est non seulement super bien écrit, comme d'habitude, mais alors c'est vachement bien décrit, à tel point qu'on s'y croirait!! what? Et puis mine de rien, ça prend à la gorge d'une force!!!! What a Face
Bravo Ma Clarisse! clap clap clap Une fic entre hommes, c'est tout à fait conçu pour me séduire!! victoire Mazeltov!! fete

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
Lindsay
CSI niveau 2


Nombre de messages: 276
Age: 33
Date d'inscription: 27/10/2006

MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Dim 17 Juin - 14:36

Merci pour vos encouragements Lyly et Gaëlle !!! bong

Et Merci ma Val !!! bizz bong J'ai été très agréablement surprise de te voir commenter cette fic sur ce fo !!!

Petite curieuse !!! Mr.Red T'as pas pu t'empêcher de lire le début de la fic 4, celle que j'avais annoncée comme étant une fic entre mecs hein !!!
En tout cas, tes compliments me vont droit au coeur et je suis absolument ravie que ce début te plaise. La suite arrivera bientôt mais là j'en suis pas encore satisfaite et j'ai peu de moments pour la bosser ces temps-ci. J'essaierais néanmoins de la poster cette semaine. Voilou !


Merci encore à toutes bizz

_________________

Merciiiiiiii Idu pour cette sublime ban !!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nina
Invité



MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Lun 18 Juin - 0:11

pompom Coucou c'est encore moi lol pompom

victoire Eh bien excellent debut trec captivant, tu commences tres fort j'adore ca love ! T'arretes surtout pas c'est d'enfer ! Ah Danny Danny Danny il ne peut pas s'empecher de faire des trucs stupides !!! Je te dis clap et a tres vite .... bizz
Revenir en haut Aller en bas
Lindsay
CSI niveau 2


Nombre de messages: 276
Age: 33
Date d'inscription: 27/10/2006

MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Mer 20 Juin - 8:42

Merciiiiiiiiiii NiNa, heureuse de te revoir pour la suite !!!! bizz

*************************************************************

Chapitre 2



Don se dirigea vers l’entrée tandis qu’à l’autre bout de la pièce, Danny noua et serra à nouveau nerveusement ses bras contre son corps. Il aurait souhaité que jamais personne ne sache à quel point il avait failli, à quel point il était finalement vulnérable et lamentablement anéanti mais il était trop tard maintenant.
La porte s’ouvrit. Quand le jeune expert vit entrer Sheldon, il eut bien du mal à déglutir tant sa gorge était sèche et serrée. Il baissa le regard se refusant de croiser celui de son ami et collègue. Non seulement il avait honte de ce qu’il était devenu, honte de l’image qu’il renvoyait mais il était effrayé aussi. Effrayé par ce qui l’attendait désormais. Voilà près d’un mois qu’il se complaisait à s’abandonner à de douces illusions, voilà près d’un mois qu’il fuyait une réalité trop douloureuse à supporter, voilà près d’un mois qu’il se noyait inexorablement dans les abîmes enivrants de la drogue …. et aujourd’hui, tout était remis en question ! Ce si lourd et terrible secret qu’il s’était efforcé de dissimuler venait brusquement d’éclater au grand jour ! Il prit alors conscience qu’il allait devoir maintenant affronter à nouveau ses démons et sa culpabilité, qu’il allait devoir faire face aux conséquences de son geste désespéré, faire face à cet autre qui n’était plus lui-même et dont il avait peur. Un junkie, aujourd’hui il n’était plus qu’un junkie.

Lorsque l’ancien médecin légiste s’avança dans le salon, Don lui désigna d’un petit mouvement de tête l’endroit où se trouvait Danny. Sheldon eut alors un terrible et profond pincement au cœur quand il posa les yeux sur lui. En effet, celui-ci, tremblant anxieusement, gardait les yeux rivés au sol et osait à peine bouger. Il se demanda alors comment il avait fait pour ne pas s’apercevoir que Danny était tombé dans l’enfer des stupéfiants, comment il avait fait pour ne pas en détecter les signes. Il soupira et se décida finalement à engager la conversation sur un ton qu’il voulut rassurant afin de ne surtout pas le braquer.

- Salut Danny.
- Salut, murmura péniblement le jeune homme en relevant puis rabaissant immédiatement les yeux.
- Don m’a dit que … tu n’allais pas très bien.

Les yeux inondé de larmes, Danny baissa un peu plus la tête et serra les lèvres pour retenir ses sanglots.

- Allez viens. On va s’asseoir et en parler un peu, tu veux bien ?

Don soupira d’affliction en dévisageant son ami qui semblait complètement désemparé mais fut soulagé quand celui-ci releva finalement les yeux vers Sheldon pour accepter d’un furtif hochement de tête sa proposition.

- Allez viens Danny, répéta doucement le médecin en l’invitant à se diriger vers le canapé.

Les trois hommes s’avancèrent alors vers celui-ci. Sheldon fut le premier à s’y installer. En s’asseyant, il fixa avec une inquiétude qu’il ne put cacher le matériel qui était posé sur la table basse. Danny le remarqua et son angoisse grandit. Il hésita un instant à s’asseoir puis finit par prendre place aux côtés de Hawkes. Immédiatement, il plongea son regard éperdu dans le vide et joignit machinalement ses mains pour se triturer les doigts. Quant à Don, il préféra rester debout, trop énervé pour demeurer immobile. Sheldon souffla puis s’adressa à nouveau au jeune drogué.

- Danny, qu’est-ce que tu prends ?

Le jeune homme, terriblement désorienté par la situation et extrêmement mal à l’aise, ne parvint dans un premier temps à ne prononcer aucun mot, ceux-ci restant bloqués irrémédiablement dans le fond de sa gorge. Tourmenté, il se frictionna plus vigoureusement les mains et une larme glissa le long de son visage. Avouer tout haut son addiction pour cette sinistre et abjecte poudre blanche lui était atrocement pénible.

- Danny ? insista alors Sheldon.

Devant le mutisme persistant de son meilleur ami, Don, qui piétinait à côté du canapé, commença à sérieusement perdre patience. Il soupira d’agacement et finit par réagir à sa manière.

- Danny, bordel, tu vas répondre ! On est là pour t’aider ! s’énerva le jeune lieutenant impatient.
- Don, arrête tu veux ! lui rétorqua aussitôt vivement Sheldon.
Danny, reprit-il ensuite plus calmement, il faut que je sache.

Danny ferma les yeux comme si le fait de faire abstraction de tout ce qui l’entourait allait lui donner le courage de répondre. Il soupira et de nouvelles larmes silencieuses coulèrent sur ses joues avant qu’il n’entrouvre la bouche pour prononcer les quelques mots qui le firent lui-même frémirent.

- De l’héro, avoua t-il presque imperceptiblement la voix éraillée.
- Quoi ? De l’héro ? s’insurgea Don en s’approchant de Danny
Mais à quoi t’as pensé Danny ? C’est pas moi qui vais t’apprendre que l’héro est une vraie saloperie ! C’est toi l’expert dans l’histoire ! Merde ! Mais qu’est-ce que t’as foutu ? se mit t-il à vociférer.

A mesure que Don déversait sa colère sur lui, la respiration de Danny devint de plus en plus alerte et saccadée. Il serra ses paupières closes, obstrua ses oreilles de ses mains pour ne plus l’entendre crier et se mit à se balancer frénétiquement d’avant en arrière.

- Et puis comment tu t’en es procuré hein ? C’est qui le con de dealer qui te fournit que j’aille lui dire deux mots ! hurla encore le jeune lieutenant, furieux.
- Ferme-la ! Bordel ferme-la ! hurla Danny .
- Don, je crois que tu devrais aller faire un tour ! intervint alors Sheldon sur un ton calme mais ferme.
- Quoi ? fulmina Don, les yeux humides et imprégnés de colère. Mais enfin regarde-le Sheld ! T’as vu dans quel état il est ! poursuivit-il en désignant Danny de sa main.
- Et tu crois que tu fais avancer les choses là ? Fais ce que je te dis. Va prendre l’air un moment !
- Je rêve !
- Don !
- Ok, ok. Je vous laisse., finit-il par consentir en se calmant quelque peu. Mais je reste dans le coin, je suis pas loin !
- Pas de problème. Si j’ai besoin, je t’appelle.

Don opina de la tête puis extirpa un long soupir avant de se diriger vers la porte, de la franchir et de la claquer violemment derrière lui. Une fois celui-ci sorti, Sheldon put alors reporter toute son attention sur son jeune ami complètement paniqué. Il posa sa main sur son épaule et la lui serra, essayant par ce simple geste d’apaiser son angoisse et sa peine.

_________________

Merciiiiiiii Idu pour cette sublime ban !!!!


Dernière édition par le Jeu 19 Juil - 21:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lindsay
CSI niveau 2


Nombre de messages: 276
Age: 33
Date d'inscription: 27/10/2006

MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Mer 20 Juin - 8:43

- Danny, calme-toi. Don est sorti. On n’est plus que tous les deux. Allez s’il te plait, calme-toi. Lui dit doucement Sheldon en lui frottant le dos.

Danny cessa alors de se balancer, renifla et s’essuya le visage et le nez sur la manche de son sweat avant de finalement laisser retomber ses mains tremblantes sur ses genoux. Il resta comme ça un moment, figé, observant le vide devant lui, pour essayer de récupérer un souffle régulier. Quand cela fut fait, Sheldon jugea opportun de poursuivre son questionnement.

- Quand as-tu commencé à te droguer Danny ?

Le jeune homme laissa à nouveau le silence s’insinuer dans la pièce, fixant obsessionnellement les objets sur la table basse. Il repensa alors à ce soir-là. A cette nuit où il s’était senti si mal, si seul. A cette nuit où le désespoir, la souffrance et la douleur étaient venus le harceler et le torturer sans relâche. A cette nuit où il avait trouvé cette petite dose d’héro dans sa salle de bain. Il se souvint alors de sa première injection, de l’héroïne se diffusant dans ses veines, de l’évasion bienfaisante qu’elle avait procurée à son esprit tourmenté et surtout il se souvint de la formidable jouissance qui avait pris possession de son corps à ce moment là. Danny ferma les yeux et soupira d’aise en repensant à cette vague de bien être absolu qui s’était alors emparé de lui. Il rouvrit les paupières et réalisa avec effroi que Don avait raison. L’héroïne était décidément une sacrée saloperie. Le cerveau n’oublie jamais la première fois. C’est malheureusement une triste réalité scientifique. Une réalité qui rend esclave de ce puissant souvenir le corps et l’esprit des héroïnomanes pour le reste de leur vie. Danny savait parfaitement tout ça quand il avait pressé son doigt sur la seringue mais, cette nuit là, il souffrait tellement qu’il avait simplement voulu oublier ce « petit détail », essayant de se convaincre que, lui, réussirait à passer entre les mailles du filet. Foutaise. Pourquoi aurait-il échappé à la règle ? Aussitôt les effets de la première prise dissipée, il avait ressenti le besoin irrépressible de succomber à nouveau aux délices de la drogue et de s’échapper de cette vie qui lui semblait trop insupportable.

- Danny ? Tu dois me le dire pour que je sache si tu es dépendant. Insista Sheldon devant le mutisme du jeune expert.

Celui-ci laissa s’échapper un léger rictus de tristesse à l’entente de ces quelques mots puis, fixant toujours la table, répondit à son ami calmement.

- Je le suis. Ça va faire un mois maintenant que j’en prends.
- Un mois ? s’exclama Sheldon, stupéfait qu’il ne se soit aperçu de rien durant ce si long laps de temps.
- Oui, confirma Danny dans un murmure .
- Et tu en es à combien d’injections par jour ? continua l’ancien médecin légiste, une fois remis de sa stupeur.
- J’en étais à trois jusque récemment. Lui répondit Danny les mains et la voix tremblantes. Je me faisais une injection toutes les huit heures d’ordinaire. Mais là, dernièrement, je …. je me suis pas senti très bien et ... avec mes deux jours de repos, ….. je suis passé à quatre.
- Ok. Prononça difficilement Sheldon dont les yeux commencèrent à briller
- Je suis désolé. Se sentit obligé d’ajouter Danny alors que des larmes reprirent possession de ses yeux.
- Mais qu’est-ce qui s’est passé Danny ?
- Je sais pas … j’arrivais plus à continuer. La vie m’étouffait Sheld.
- Mais pourquoi tu n’es pas venu nous en parler ?
- Je pouvais pas … et puis, je vous avais déjà causé assez de problèmes comme ça.

Danny s’essuya une nouvelle fois le visage rapidement et tenta de se calmer alors que Sheldon souffla pour reprendre pleinement ses esprits et se concentrer à nouveau sur ses questions médicales.

- Pour les seringues, tu as fait comment ? T’es pas allé en échanger dans les squattes au moins ?
- Non. J’y suis allé que pour acheter la dope mais pour les injections, je me suis toujours procuré des seringues stériles.
- Bien, c’est déjà une bonne chose. Tu ne devrais pas avoir le souci des MST dans ce cas là.
- Tu … tu vas m’aider hein ? le supplia Danny, les yeux inondés de larmes, réalisant qu’il ne pouvait plus continuer à se détruire.
- Oui. Bien sûr que je vais t’aider. …Tu as … déjà ressenti les effets de manque ?
- Non, quasiment pas. Juste un peu de nervosité. Je me suis toujours arrangé pour que ça n’arrive pas.
- Tu sais que pour l’héro, les crises de manque sont particulièrement terribles et douloureuses ?
- Oui, je sais. C'est bien pour ça que je voulais pas en vivre une.
- Je ne te cache pas que te désintoxiquer ne sera pas une partie de plaisir Danny ! Tu devras faire un énorme effort sur toi-même et ce sera un travail de longue haleine.
- J’en suis conscient.
- Je vais me renseigner pour t’avoir une place en cure de désintox…
- Non ! Je veux pas aller à l’hosto. Je veux pas que tout le monde soit au courant, paniqua t-il soudain.
- Danny, je pense que…
- Je veux pas aller à l’hosto j’ t’ dis ! haussa t-il le ton,…Toi, tu sais comment faire, toi !
- Non Danny, faire un sevrage sec à domicile, c’est trop dangereux ! protesta Sheldon. Ici, y a aucune assistance médicale si tu as un problème !
- Mais tu seras là toi …. et je te fais confiance Sheld !

Sheldon soupira en baissant la tête. Depuis qu’il avait cessé de pratiquer la médecine, il n’avait jamais eu décision plus difficile à prendre que celle-ci. Accepter, cela signifiait mettre la vie de Danny entre ses mains. Etait-il capable d’assumer une telle responsabilité ? Etait-il seulement capable de courir ce risque ? Et si jamais ça se passait mal … et si jamais …

- Sheld … J’t’en prie ! Je veux pas aller à l’hosto. L’implora Danny, les yeux humides
Si j’y rentre, je sais que ça se saura. Et si ça arrive aux oreilles du proc … avec tout ce qui s’est passé avant, … j’suis foutu ! Il cherchera à me faire virer à coup sûr ! Continua t-il la voix muée par des sanglots.
S’il te plait. Me laisse pas ! Acheva t-il dans un triste murmure.

Hawkes releva alors la tête et plongea ses yeux dans ceux de Danny. Il y vit alors une petite étincelle d’espoir perdue dans l’immensité de sa détresse et de sa souffrance. Cette infime lueur qui brillait dans le regard de son ami, il se devait de la préserver et de ne surtout pas la laisser s’éteindre. C’était vital. Sheldon soupira à nouveau. Il venait de prendre sa décision.

- Ok. On va faire comme tu veux.

Danny ferma les yeux et poussa un soupir de soulagement, après quoi il repassa à nouveau le revers de sa manche sur son nez et ses yeux.

- Merci.

- Bon, alors voilà comment on va procéder. D’abord il va falloir qu’on avertisse Mac.
- Non, je veux pas ! Je veux pas qu’il sache ! lança aussitôt Danny catastrophé.
- On n’a pas le choix Danny ! Et là-dessus, je ne transigerai pas. Il doit être mis au courant ! On ne peut pas lui cacher ça. C’est trop grave ! De plus, un sevrage dure environ une semaine. Comment tu veux justifier mon absence et la tienne ?

Danny détourna son regard, se pencha en avant et enfouit son visage dans ses mains en soupirant.

- Il sera compréhensif. T’inquiète pas, ça va aller, essaya t-il de le rassurer en posant une main sur son dos.
Danny, …. J’ai besoin de savoir vers quelle heure tu t’es fait … ta dernière injection.

Danny se frotta alors le visage avant de se redresser un peu et de regarder à nouveau Sheldon.

- Je suis sorti … je suis sorti de chez moi pour aller racheter de la dope vers les quatre heures du mat je crois, essaya t-il de se souvenir en plissant les yeux.
- Apparemment, c’est ici que tu t’es piqué, dit-il en regardant la table basse alors que Danny baissa les yeux en acquiesçant par un faible « oui ».

- Donc, vu qu’il est neuf heures et demi, ta dernière prise remonte à environ cinq heures, poursuivit-il en regardant sa montre.
- Je crois oui, prononça t-il faiblement.
- On va donc dire qu’il nous reste à peu près trois heures avant que tu ne ressentes les premiers symtômes de manque…
- Mais ça doit faire deux jours que je me fais quatre …
- Oui je sais. Mais ton corps n’a pas encore eu le temps de s’y habituer. … Là, je vais devoir m’absenter un moment pour pouvoir me procurer tout ce dont on a besoin.
- Ok.
- Je vais demander à Don de rester avec toi.

Les paroles de Sheldon furent aussitôt suivies d’un profond soupir d’agacement de la part de Danny.

- Il y a un problème ?
- Je le connais, il va pas arrêter de me faire chier ! répliqua Danny en haussant le ton et redevenant nerveux.
- Danny, si Don réagit comme ça c’est parce qu’il est inquiet.
- Je sais ! Mais n’empêche qu’il me tape quand même sur le système ! envoya t-il sèchement.
- De toute façon je te laisse pas le choix. Il est hors de question que tu restes seul ! Et ça, dit -il en désignant les objets de la table basse, c’est fini maintenant, tu m’entends ? Tu n’y touches plus !

Danny passa nerveusement sa langue sur ses lèvres et confirma les propos de Sheldon par un hochement de tête.

- Très bien. Je l’appelle. Reprit le médecin.

Aussitôt, Sheldon se leva du canapé et se saisit de son portable pour appeler Don et lui résumer la situation. A peine cinq minutes plus tard, le jeune lieutenant, qui était resté en bas de l’immeuble à faire les cents pas dans la rue, entra à nouveau dans l’appartement. Il chercha très vite à repérer Danny qui était maintenant lui aussi debout, près du canapé, puis jeta un oeil sur la table du salon. Il remarqua immédiatement qu’il n’y avait plus aucune trace du matériel de dopage. En effet, Sheldon avait décidé de tout emporter avec lui. Son attention se porta alors pleinement sur son ami qui n’avait manifestement pas l’air excessivement ravi de sa présence. Danny, les bras croisés, le fixait intensément d’un regard sombre et imprégné de ressentiments. Don ne tarda pas à répondre à sa provocation. Il lui balança un regard plein de détermination et de défi, agrémenté d’un léger sourire, voulant immédiatement lui signifier qu’à ce petit jeu là, il ne gagnerait sûrement pas !

- Bon, et bien, je vais y aller, commença Sheldon. J’essaie de faire le plus rapidement possible et ….

Il s’interrompit soudain, ayant ressenti l’étrange tension électrique qui régnait dans la pièce. Il jeta un œil sur chacun de ses deux amis de part et d’autre du salon et fut stupéfait de constater à quel point les deux hommes se fustigeaient du regard.

- …et je peux vous laisser sans que vous ne cherchiez à vous entretuer ? demanda Hawkes en haussant un sourcil
- Ouaiiis, ça ira. Hein Danny ? fit Don sans détourner les yeux et esquissant toujours ce petit sourire agaçant.
- Bien sûr. T’inquiète pas Sheld, ça ira. Répondit à son tour Danny, ne déviant qu’un bref instant son regard pour rassurer son ami médecin.
- Ouais, bon … lâcha Sheldon en faisant la moue, peu convaincu par leur affirmation.
Et bien essayez d’être sages quand même que je ne sois pas obligé d’examiner l’un de vos cadavres en revenant. D’accord ?

Les deux jeunes hommes abandonnèrent alors leurs sombres regards pour porter leur attention sur leur ami commun et à nouveau lui confirmer par un hochement de tête et un léger sourire qu’il n’avait pas de soucis à se faire, que tout se passerait pour le mieux. Et Sheldon quitta finalement l’appartement.
Don referma la porte puis s’immobilisa, impassible, face à Danny qui se trouvait à quelques mètres. Il posa alors à nouveau son regard déterminé sur lui, ayant manifestement une idée bien précise en tête. Le jeune expert en fut aussitôt déstabilisé.

- Quoi ? demanda t-il agacé et inquiet par ce regard qui ne lui disait rien qui vaille.
- A nous deux maintenant !

_________________

Merciiiiiiii Idu pour cette sublime ban !!!!


Dernière édition par le Jeu 19 Juil - 21:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clairou7
Invité



MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Jeu 21 Juin - 9:07

superbe fic, que va faire don à danny?? J'ai vraiment hate de lire la suite. Danny va t-il s'en sortir?
Revenir en haut Aller en bas
gaelle
Invité



MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Jeu 21 Juin - 10:02

Super la suite !!
Ca va être dur pour Danny de se sevrer mais Sheldon et Don sont là donc ca va aller.

Vite la suite pour qu'on sache ce que va faire Don à Danny !
Revenir en haut Aller en bas
Lindsay
CSI niveau 2


Nombre de messages: 276
Age: 33
Date d'inscription: 27/10/2006

MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Sam 7 Juil - 23:52

Merci Gaëlle !! Merci Clairou !!! Wink

*************************************************************

Chapitre 3



- Où tu la planques ? Lança sans détour Don.

Danny, inquiet et ne voulant satisfaire à sa demande par provocation, resta silencieux.

- Très bien. Retourne les poches de ton survêt !
- Quoi ? Demanda Danny, surpris, un sourire agacé s’affichant sur ses lèvres. Tu penses que j’aurais pu la planquer sur moi ? Réfléchis deux secondes, c’est toi qui m’a filé ces fringues et tu les as fouillés avant ! S’insurgea t-il.
- Je me méfie.
- C’est ridicule, quand j’aurais eu le temps d’en mettre dans mes poches ?
- Fais ce que je te dis Dan ou je viens le faire moi-même !

Le jeune expert secoua légèrement la tête puis finit par s’exécuter à contre cœur. Résultat négatif.

- Voilà ! T’es content ! rétorqua Danny exaspéré en fixant Don dans les yeux. A moins que tu veuilles que je me dé zappe aussi !
- Merci, ça ira. Mais je répète ma question. Où tu la planques ?

L’obstination de Danny à vouloir garder le silence l' agaçant horriblement, Don haussa le ton.

- Tu veux t’en sortir oui ou merde ?

Danny déglutit et s’humidifia les lèvres avant de finalement baisser la tête et de se déplacer vers l’espace cuisine. Là, il ouvrit un placard et en sortit un paquet de spaghettis qu’il ramena dans le salon près du billard qui trônait au milieu de la pièce. Devant Don, il retourna la boîte pour en faire glisser le contenu. Il empêcha alors les pâtes de s’en échapper mais pas les deux petits sachets blancs qui atterrirent dans sa main. Il posa le paquet de spaghettis sur le billard avant d'y jeter également les deux doses d’héroïne. Don regarda les petits sachets de poudre blanche puis se saisit immédiatement de la boîte de pâtes pour en vérifier l’intérieur.

- La confiance règne ! Lança amèrement Danny.
- Je fais confiance au Dan que je connais. Pas à toi ! lui répondit sèchement Don en relevant la tête vers lui. … Où est le reste ?
- Quel reste ? C’est tout ce que j’ai !
- Arrête ce jeu-là Dan ! Si t’es sorti cette nuit pour en acheter, t’as forcément dû en prendre plus que pour pouvoir te défoncer une journée ! Avec la vie qu’on mène, je te vois mal trouver le temps d’aller t’en procurer tous les jours ! Où est le reste ?
- J’avais plus de fric. J’ai pas pu en acheter plus !

- Ouais, c’est ça, bien sûr ! lui rétorqua Don, incrédule.

Il se dirigea alors vers l’étagère de livres et de DVD pour l’inspecter et commença à balancer à terre tout ce qui passait entre ses mains.

- Je peux savoir ce que tu fais là ? Tu comptes retourner tout l’appart ?
- C’est exactement ce que je compte faire. Lui répondit le jeune lieutenant en esquissant un sourire.
- Ben vas-y ! Fais donc ça ! Et surtout éclate toi bien ! Vociféra Danny en allant s’affaler dans le canapé.

Il se saisit alors brutalement de la télécommande qui traînait sur la table basse et alluma la télévision. Croisant les bras, il essaya de se concentrer sur l’écran et sur les images qui y défilaient mais cela lui était impossible. Il était bien trop énervé et anxieux pour ça. Il entendait derrière lui son ami mettre à sac toute sa bibliothèque et sa vidéothèque et cela l’exaspérait ! En effet, Don envoyait délibérément valser sur le sol avec fracas et sans aucune précaution chaque livre, boîte de CD ou de DVD qu’il avait fini d’examiner. Danny serra les dents et le rythme de sa respiration s'intensifia avec sa colère. Il le savait, Don cherchait à le faire craquer. Il ferma les yeux et souffla pour tenter de se calmer mais quand il entendit quelque chose se briser, il se leva brusquement pour faire face à l’étendue des dégâts. Un tas de livres, de CD et de DVD jonchaient le sol ainsi qu’une petite lampe dont les morceaux étaient éparpillés.

- Oups ! Désolé. Je l’avais pas vu. Fit innocemment Don.

Danny, décidé à ne pas lui donner satisfaction, s’approcha de lui en lui envoyant un sourire sarcastique.

- Tu peux tout casser ! J’en ai rien à foutre ! Lui cracha t-il au visage.

Don resta complètement imperturbable face à cette remarque et soutint inexorablement son regard. Les deux hommes se dévisagèrent alors pendant quelques secondes refusant l’un et l’autre de céder en premier jusqu'à ce que Danny finisse par baisser les yeux trop épuisé par le manque de sommeil et par le duel féroce qu’il menait contre Don depuis qu’il s’était réveillé, .

- Je suis claqué. Je vais dormir ! Ajouta-il sèchement en se détournant de Don et en commençant à prendre le chemin de la chambre.

- Attends ! cria Don en prenant aussitôt sa suite.

Il le dépassa et se mit au travers de sa route juste avant qu’il n’entre dans la chambre.

- Cette pièce, je ne l’ai pas encore contrôlée. Lui dit-il durement.
- Quoi ? Tu te fous de moi !
- Pas du tout ! Je vais la fouiller elle aussi et, après seulement, tu pourras y dormir !
- Tu fais chier Don !

Faisant fi de cette réponse, Don se mit à fouiller la pièce de fond en comble sous le regard complètement dérouté de son meilleur ami. Il vérifia d’abord que rien n’était dissimulé dans les oreillers ou dans le matelas. Il bougea ensuite l’armoire pour inspecter l’ancienne bouche d’aération qui se trouvait derrière et dont d’autres s’étaient déjà servie pour y cacher une arme. Mais toujours rien. Il commença alors à s’attaquer à l’armoire elle-même et se mit à examiner chaque vêtement, chaque boîte, chaque objet qui s’y trouvait. Danny le regarda, atterré et impuissant, mettre tout sans dessus dessous et balancer toutes ses affaires à terre. Il eut soudain l’impression de ne plus se sentir libre chez lui, de ne plus avoir le contrôle de sa propre vie et cela lui fit peur. Ses yeux s’humidifièrent peu à peu et ses mains se mirent à trembler. C’est alors que Don balança brutalement à terre une boîte de plus, … la boîte de trop. La lettre de Cécilia ainsi que les photos qui l’accompagnaient gisaient à présent sur le sol comme s’il s’agissait de vulgaires bouts de papier sans importance. Danny ne le supporta pas. Ces bouts de papiers étaient une partie de sa vie, une partie de lui. Ils avaient une valeur inestimable à ses yeux et Don le savait ! Comment pouvait-il lui faire ça ? Son sang se mit subitement à bouillir dans ses veines et il se mit à sangloter rageusement en se précipitant vers cette lettre et ces photos qui lui étaient si chères ! Il s’agenouilla et s’en saisit rapidement pour les porter tout contre son cœur.

- Arrête ! Arrête ça ! hurla t-il désespérément la voix muée par les sanglots. Arrête de foutre toute ma vie en l’air ! Je suis chez moi ici merde ! Je te l’interdis ! T’as pas le droit !
- Foutre ta vie en l’air ? rétorqua Don, interloqué par les propos de son ami. T’as pas besoin de moi pour ça ! Tu te débrouilles très bien tout seul !

Danny se leva soudain et fondit sur Don ! Il l’attrapa par le col de sa veste et le plaqua violemment contre le mur.

- Mais qu’est-ce que tu crois ? Que je vais me défoncer alors que t’es dans la pièce d’à côté ! Je veux juste dormir Don ! Tu m'entends ? Je suis fatigué ! S’insurgea t-il les yeux et la voix baignés de peine et de colère.
- J’arrête si tu me dis ce que je veux savoir ! Fulmina Don en le repoussant à son tour aussi violemment.

Danny tituba et faillit chuter mais il se rattrapa in extremis à la porte de l’armoire qui était ouverte. Dans l’action, il perdit la lettre et la photo. Soudainement paniqué de ne plus les avoir en main, il se mit à les chercher autour de lui et, aussitôt qu’il les aperçut, se pencha pour les récupérer à nouveau. Don fixa alors intensément et tristement son ami éploré qui serrait fort contre sa poitrine les quelques brides de sa vie passée. Danny craquait littéralement sous ses yeux.
Don avait gagné mais n’en était pas fier pour autant. De plus, il dut faire un effort considérable pour ne pas se laisser envahir par la peine que lui inspirait son ami en cet instant. Le jeune expert, lui, en avait assez. Il baissa la tête et ferma quelques secondes les paupières desquelles jaillirent quelques nouvelles larmes.

- Il y en a deux autres dans un paquet de céréales. Placard du haut. Deuxième porte à gauche. Finit-il par avouer en gardant les yeux rivés vers le sol.
- Et ?
- Et encore deux autres dans la couverture d’un bouquin sur les méthodes d’analyse photographique. C’est sur l’étagère qui se trouve à côté de la Hifi. Et maintenant fous moi la paix ! hurla t-il.
- Ok. Fit Don après avoir extirpé un soupir. Je vais t’aider à remettre le lit comme il faut.
- Non, laisse, j’m’en fous. Je veux juste que tu dégages et que tu me foutes la paix ! Lui répondit rageusement Danny.
- Avant j'ai quelque chose à te donner. Bouge pas, je reviens. J’en ai pour une minute.
- Pff ! Où veux-tu que j’aille ? Vociféra t-il.

Don ne tarda pas à refaire son apparition dans la pièce un verre d’eau et un petit cachet à la main. Il les tendit aussitôt à Danny.

- Prends ça.
- C’est quoi ? Un somnifère ?demanda Danny, méfiant.
- Non. C’est juste un calmant que t’avais dans ta pharmacie. C'est pas très fort et Hawkes m’a dit que c'était préférable de te donner ça si tu voulais te reposer. Lui dit-il calmement.

Danny soupira, arracha presque des mains ce que lui tendait Don puis avala rapidement et sans histoire le cachet. Une fois ceci fait, il lui rendit le verre.

- Allez, casse-toi maintenant !
- T’inquiète je te laisse mais … je ferme quand même ton armoire à clé et tu laisses la porte de la chambre ouverte. Ok ?

Danny acquiesça silencieusement en lui envoyant un regard méprisant et son ami quitta la pièce. Le jeune expert s’assit alors sur le lit et regarda les quatre petites photos qui s’étaient froissées dans la lutte. Cela faisait maintenant presque deux mois qu’il les avait rangé précieusement dans cette boîte, deux mois qu’il ne les avait pas regardé. Il essaya de remettre les photos en bon état et se faisant son regard s’emplit à nouveau de tristesse. Il bascula alors son corps sur le lit et se recroquevilla sur lui-même avant de laisser à nouveau son désarroi s’exprimer. Danny tenta de réprimer ses pleurs dans les manches de son Sweat-shirt mais, malgré cela, Don l' entendit. Celui-ci s’arrêta, s’adossa contre le mur du couloir et ferma les yeux. Il détestait ce qu’il venait de faire. Il détestait s’être servi des sentiments et de la peine de Danny pour arriver à ses fins. Il s’en voulait d’avoir dû le blesser pour ça. En effet, quand il avait vu dans le fond de cette boîte la lettre et les photos qui signifiaient tant pour lui, il avait immédiatement compris qu'il détenait la solution pour le faire craquer. Danny devait le haïr en ce moment pour avoir eu si peu de considération pour ses sentiments vis-à-vis de Cécilia. Don soupira profondément et tenta de se reprendre. L’important pour l’instant n’était pas d’être dans les bonnes grâces de son ami mais de le sauver.
Cependant, il espérait, tout au fond de son cœur, que Danny lui pardonnerait ses cruels agissements et que leur amitié ne pâtirait pas de cette situation cauchemardesque.

_________________

Merciiiiiiii Idu pour cette sublime ban !!!!


Dernière édition par le Jeu 19 Juil - 21:44, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
gaelle
Invité



MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Dim 8 Juil - 19:31

Superbe suite encore une fois. J'ai même versé une larme, c'est vraiment trop triste le passage avec les photos de Cécilia.

Mais Danny va s'en sortir et il n'en voudra pas à Don hein ? Et Lindsay va revenir et ils vivront heureux et auront beaucoup d'enfants, n'est-ce pas ?

S'il te plait.. Sad Crying or Very sad pleurs
Revenir en haut Aller en bas
clairou7
Invité



MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   Lun 9 Juil - 7:23

super enfin la suite merci,, j'aime toujours autant vivement la suite
Revenir en haut Aller en bas
 

CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 7Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
Les Experts: Miami :: Fanfictions :: Fanfics LES EXPERTS-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet