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 Les Experts: Manhattan - Slash!

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valm.csi
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MessageSujet: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyJeu 9 Mar - 16:55

Fanfictions slash, c'est par ici que ça se passe! cheers
Si les relations gays vous gênent, vous dérangent même un tout petit peu, et bien je vous conseille de ne pas lire ce qui suit What a Face :DD Parce que c'est chaud revolver !!

Alors, voici la version slash (DannyFlack) de ma fanfic intitulée Les Experts: Manhattant - Mort/Vivant
Le début se trouve dans le topic "Fanfic Les Experts: Manhattan"

C'est pourquoi je passe directement au chapitre 8
-------------------------------------------------


-8-

Il plaça ses mains devant son visage. Elles tremblaient. Autour de lui, tout était encore plus flou que d'habitude. Et puis il y avait cette espèce de lumière rougeâtre qui saturait l'air. Comme dans l'antre d'un photographe, sauf qu'aucun cliché n'était pendu à un fil, et qu'aucun photographe n'avait jamais mis les pieds ici. Et ce bourdonnement. Ce bruit sourd, continuel, qui paralysait son esprit, et son corps.
Il essaya de se lever du fauteuil dans lequel il avait l'impression... non, dans lequel il s'enfonçait vraiment, plus qu'il n'était possible de l'être. Mais bien sûr, il n'y avait rien à faire pour s'en sortir. Ses gestes étaient lourds, et ralentis, comme dans un mauvais rêve. C'était incroyablement frustrant et pénible, de courir de toutes ses forces, sans jamais parvenir à avancer d'un pouce...
La seringue devant ses yeux. Elle tremblait elle aussi. Logique. C'était sa main qui la tenait. Trouver la veine... je vais me louper. La sueur de son front coulait sur son visage, brouillait sa vue.
Son bras le piqua. C'était fait. Mais ça lui faisait mal. Le bourdonnement s'intensifiait. Les veines dans sa tête battaient la chamade, elles enflaient, enflaient... Il avait chaud, et froid aussi. Et envie de cracher ce qu'il avait dans la bouche et l'empêchait de respirer. C'était pâteux, sans consistance. Mais d'où ça sort!? Plus il essayait de s'en débarrasser, plus ça devenait envahissant. Il essaya de se lever une nouvelle fois, mais tout ce qu'il arriva à faire, c'est se pencher tant bien que mal sur le côté. Il enfonça ses doigts dans sa gorge, il fallait qu'il enlève ce truc de sa bouche, sinon il allait étouffer...
Mais c'était de pire en pire. Il tira sur ses bras, s'accrochant aux bras du fauteuil mouvant... Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider? Juste me tendre la main? et parvint à s'extirper tant bien que mal de son emprise. Sa tête se mit à tourner, sa vision se troubla carrément, et il se sentit tomber en avant, ses pieds décollèrent du sol, comme si la gravité n'existait soudain plus. Il attendit alors le moment où sa tête heurterait le sol, et où peut-être il verrait son cauchemar prendre fin. C'est qu'un putain de rêve, tu vas te réveiller... Après un ralenti vertigineux, il sentit un poids sur ses épaules. Qu'est-ce que... Quelqu'un criait?
_Réveille-toi!
Oh non, il ne criait pas. Il l'appelait, c'est tout. Calmement.
_Danny?
Celui-ci prit une profonde inspiration. Sa bouche était pâteuse, mais sans plus. Quand il ouvrit les yeux, il retrouva son lit, dans la pièce du troisième étage de la maison, et son inconnu de meilleur ami, Don, qui lui avait tendu la main, pour l'empêcher de s'ouvrir le crâne... Oh, merde.
Il toussa une fois, et bien qu'il ne fut pas encore tout à fait réveillé, il eut la présence d'esprit de se tourner du côté opposé à Don, pour vomir sur le sol, au pied du lit.
Le détective attendit que ça passe. Mais les vomissements terminés, Danny ne se retourna pas. Il était épuisé. Physiquement, et nerveusement. Il pleurait. Don s'approcha de lui, se pencha et posa une main sur son front brûlant. Et puis il l'aida à se retourner. Danny était léger comme une plume, et toujours aussi fébrile.
_J'ai essayé de m'en sortir, Don... je te jure que j'ai essayé! Mais je pouvais pas, j'avais trop peur... et ma tête...
_Chut... ça va aller, Danny, je suis là.
Don s'assit, posa la tête de Danny sur son torse, et l'entoura de ses bras.
_Je veux pas retourner là-bas, il fait trop froid... continua-t-il, d'une voix qui s'évanouissait dans le silence.
_C'est fini, je te promets, lui murmura Don, en caressant ses cheveux.
Danny se recroquevilla, agrippa la bas du t-shirt de Don, et se serra contre lui. Et puis, enfin apaisé, il ne bougea plus. Lentement il se rendormi.

Le jour s'était levé. Par la fenêtre ouverte, il regardait les rayons du soleil caresser sa peau, se demandant depuis combien de temps il ne s'était pas réveillé comme ça, sans crier. Sans avoir peur. Sans avoir mal. Du moins jusqu'à ce qu'il émerge de sa torpeur. Il se redressa, et s'assit au bord du lit. C'était la meilleure façon de faire passer la nausée. Il baissa la tête, regarda ses pieds. J'ai pas gerbé, juste là? Il y a... combien de temps, au juste?
Un bruit, dans la pièce à côté. Don.
_Comment tu te sens?
Fatigué, désespérément fatigué, et perdu. Malade comme un chien. Et dégoûtant. Je me supporte pas moi-même...
_Parfaitement bien, répondit Danny à la place.
Don le rejoignit sur le lit, s'assit à côté de lui.
_Je vais te préparer quelque chose à manger, ça devient urgent...
_Pas tout de suite, je vais gerber.
_OK, ça peut attendre un peu, concéda alors Flack.
Danny regardait par la fenêtre, droit devant lui. La douce chaleur du soleil lui faisait du bien. Il se laissa finalement aller, doucement, jusqu'à avoir sa tête posée sur l'épaule de Don. Ils restèrent ainsi un long moment. Et Don finit par passer son bras autour de la taille de Danny, qui brisa le silence:
_Alors c'était pas un rêve, quand tu m'as pris dans tes bras en me disant que c'était fini?
_Non, c'était pas un rêve. C'est vraiment fini.
Danny prit une profonde inspiration et expira l'air longuement, comme un long soupir de soulagement.
_Le pire est derrière toi, maintenant, lui assura Don d'une voix grave et douce.
Danny ne répondit rien. Il ferma les yeux. Savourant chaque seconde.
_Tu sais ce qui te ferait du bien?
_Pas faim... bredouilla Danny qui ne parvenait décidément pas à se maintenir éveillé.
_On verra ça après, lui assura alors Don.
_Après quoi?
_Debout!
Danny redressa la tête, Don se leva et lui tendit la main.
_Après quoi? insista Danny.
_Une bonne douche. Tu en as besoin, crois-moi.
_J'ai pas envie, je suis crevé...
Don claqua des doigts devant le visage de Danny. Celui-ci ouvrit les yeux en grand, s'efforçant de fixer le regard de Don qui s'était agenouillé à sa hauteur.
_Danny, si tu ne le fais pas pour toi, je t'en prie, fais le pour moi.
Danny poussa son ami d'un faible coup de poing sur l'épaule. Un lointain sourire se dessina sur ses lèvres. Puis il leva les bras en signe d'abdication et cette fois c'est lui qui tendit la main à Don.
Il se laissa conduire jusqu'à la salle de bain. Là, Don ferma le battant des toilettes, et Danny put soulager ses muscles en coton en s'asseyant dessus. Il tenait à peine debout, il savait qu'il allait devoir se forcer à manger quelque chose. Sans ça, la prochaine fois qu'il se réveillerait, il serait à l'hôpital, nourri par intraveineuse...
_Déshabille-toi, lui dit doucement Don en repliant les manches de sa chemise avant de se pencher dans la cabine de douche pour faire couler l'eau chaude.
Mais en se retournant vers Danny, il s'aperçut avec un pincement au coeur que son ami avait à peine assez d'énergie pour ça. Alors il l'aida. D'abord le t-shirt. Il prit le bas du vêtement et le fit glisser sur le corps de Danny, jusqu'à le faire passer au-dessus de sa tête, avant de le balancer sur le sol. Danny se laissait faire comme un enfant. Un enfant malade, au visage triste et au corps fatigué. Ses yeux étaient fixés au sol.
_... l'impression d'être mort... je te jure, je tiendrai pas le coup...
Il secoua la tête:
_Je suis déjà mort.
Don l'entendit à peine, à cause du bruit de l'eau dans la douche. Mais il avait lu sur ses lèvres. Il s'agenouilla encore une fois. Et posa une main sur la poitrine de Danny. Celui-ci sentit un frémissement lui parcourir tout le corps.
_Danny, tu n'es pas mort, lui souffla Don. Je sens encore battre ton coeur.
Danny plongea son regard dans celui de Don et y vit de la tristesse. Il tendit sa main vers son visage et essuya une larme qui coulait sur sa joue.
Don, lentement, fit glisser sa main plus haut. Danny pencha la tête sur le côté, ferma les yeux, pour que dure cette caresse sur son cou, sa nuque. Pour qu'elle dure toujours. Sa respiration se fit plus profonde, les battements de son coeur plus forts. Don avait raison. Il était vivant.
Don se releva. Il prit les mains de Danny et l'aida à se lever. Ensuite, il continua de le déshabiller, lui enlevant son pantalon. Et toujours sans aucune réticence, Danny se laissa faire.
Les vapeurs d'eau chaude commencèrent à sortir de la cabine de douche. Don rajouta un peu d'eau froide et guida Danny à l'intérieur, sous le jet. Et puis il l'observa. Les poings serrés, Danny restait immobile, attendant que son corps s'habitue à la température de l'eau, à sa force, et à sa douce caresse en même temps.
Il s'appuya ensuite au mur carrelé, à côté de lui. Là où le jet n'atteignait pas son visage. Là où il put rouvrir les yeux, et reprendre son souffle, sans risquer de boire la tasse.
Il laissa Don s'occuper de tout. Le savon dans ses cheveux, sur son corps, les caresses de ses mains sur sa peau... Ses forces l'abandonnaient peu à peu. Il se laissa glisser contre le mur.
_Ca va aller? s'inquiéta Flack.
Danny acquiesça, assis sous la douche. Au bout d'un moment, il dit, en forçant cette fois la voix pour être audible malgré le bruit de l'eau:
_Je crois que tu avais raison, Don!
_A propos de quoi?
_Le pire est derrière moi.
Don se fendit alors d'un large sourire, dont Danny eut un aperçu quand les robinets furent fermés. Don se saisit d'une grande serviette chaude et commença à sécher les bras de Danny, son torse, ses cheveux, avant de la passer derrière son dos pour l'envelopper avec. Il le serra ensuite dans ses bras et l'aida une nouvelle fois à se relever. Ils firent quelques mètres et gagnèrent le lit dans la chambre. Danny s'assit et, légèrement frissonnant, d'un froid agréable et sain, se drapa confortablement dans la serviette pendant que Don lui préparait du linge propre.
_Tu as froid?
_Un peu, avoua Danny.
_Attends, fit Don en s'approchant de lui et en frottant ses mains contre lui à travers la serviette, avec tendresse mais efficacité.
_Don?
_Oui?
_Je suis content que tu sois là.
_Moi aussi, Danny. Tu peux pas savoir à quel point.


alors?

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Dernière édition par le Mar 13 Juin - 16:52, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyJeu 9 Mar - 17:54

hou c'est mignooooon Embarassed !!!mais on reste un peu sur notre faim.
vont-ils aller plus loin Confused ...on verra bien quand la suite arrivera....très vite j'espère bong

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyVen 10 Mar - 19:55

:DD :DD :DD :DD :DD Bientôt la suite! Je te promets que tu seras pas déçue Wink

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyVen 10 Mar - 21:48

j'ai hâte de lire ça. Mr. Green

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptySam 11 Mar - 17:08

Un titi extrait du chapitre 10:
Danny s'extasia, ça lui filait des frissons. Il défit la boucle, glissa la ceinture hors de ses passants, déboutonna le pantalon de Don et glissa sa main à l'intérieur.
Sachant que le chapitre 9 est le même pour les deux versions, et que je l'ai déjà posté dans l'autre topic, ça veux dire que ce sera le prochain que je vais poster ici... tongue

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptySam 11 Mar - 21:43

cet extrait met notre patience à rude épreuve...pitié Sad !!! lol!

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyMar 14 Mar - 17:20

Voilà! Voilà! J'awive!!! flower :DD :DD :DD :DD :DD

-10-


Il y avait une douce musique dans sa tête. Une mélodie qu'il reconnaissait, et qu'il aimait beaucoup. Une de ces chansons qui le transportait dans un monde pétillant, là où le paradis n'avait pas de frontières. Un air sensuel... sexuel. "Let's Get It On". Marvin Gaye avait inventé la chanson à lui faire décoller les pieds du sol. A chaque pas, il avait l'impression de flotter.
I've been really tryin', baby
Il entra dans la pièce baignée de lumière et de musique. Elle venait de nulle part, et de partout en même temps.
Tryin' to hold back these feelings for so long
Il était là...
And if you feel like I feel, baby
Don se tourna face à lui, l'enveloppant de son regard bleu, l'inondant de son plus beau sourire.
Come on...
Danny l'attrapa par la boucle de sa ceinture et l'approcha de lui. Tout près. Don se laissait guider. Il fredonnait la chanson, tout bas, d'une voix grave et sensuelle, et puis il se mit à caresser ses bras nus.
So much to give
Danny s'extasia, ça lui filait des frissons. Il défit la boucle, glissa la ceinture hors de ses passants, déboutonna le pantalon de Don et glissa sa main à l'intérieur.
... never be wrong, if the love is true
Il le caressa doucement, tendrement, et sentit Don soupirer de plaisir. Don l'embrassait dans le cou, caressait sa nuque d'une main, et de l'autre griffait son dos et malaxait ses fesses.
Don't you know how sweet and...
Il adorait ça, quand Don lui mordillait le lobe de l'oreille, léchait le creux de son cou, enfouissait sa main dans ses cheveux, et l'embrassait sans arrêt, passant sa langue sous son menton, et remontait lentement
... wonderful...
jusqu'à ce que leurs lèvres entrent en contact.
... life can be
Elles s'unirent avec passion. Et puis la langue de Danny rencontra celle de Don, et il joua avec, d'abord timidement, et puis il se mit à l'embrasser pleinement, profondément, comme si c'était la dernière fois, jusqu'à son dernier souffle. Il sentait les mains de Don, quelles mains! se glisser sous son t-shirt, et parcourir chaque centimètre carré de sa peau brûlante, lui caressant la taille, le creux des reins... Une seconde après, il n'avait plus de t-shirt. Ils continuaient de s'embrasser langoureusement, passionnément, leurs deux corps enlacés...
Come on come on come on baby
Don le plaqua contre un mur et lui défit sa ceinture. Danny décida de l'aider. Plus vite, plus vite...
Let me love you
Danny quitta la saveur suave et délicieusement appétissante de ses lèvres, et d'un mouvement félin, se retourna. Lové contre lui, il gémissait sous les longs baisers de son amant, sous ses mains, de plus en plus baladeuses et entreprenantes. Baise-moi. Elles baissèrent son pantalon, l'une d'elle s'insinua dans son entrejambe, entra en lui.
Let me groove you! Ooooohh!!
Lentement, et puis de plus en plus profondément. Il pencha la tête en arrière, contre l'épaule de Don. Il voulait caresser son dos, ses hanches, sa nuque, se raccrocher à quelque chose, mais Don le repoussa un peu plus fort contre le mur, et puis entra en lui pour de bon.
Let's get it on
Il gémit un peu plus fort quand Don posa ses mains sur ses hanches et le pénétra plus intensément. Leurs respirations s'accéléraient.
You don't have to worry
Il lui prit une main et la guida contre sa cuisse, l'amena à sentir sa propre érection, et à le caresser, de haut en bas, au rythme de ses coups de rein, de plus en plus rapides et forts. L'excitation atteignait son paroxysme. Ils haletaient, l'un contre l'autre... Pur moment de jouissance, jusqu'à l'accomplissement...
Oh Don... Donnn!!
Il avait inventé l'amour.
Ooooh!!!
Danny se réveilla brusquement, sursautant non pas de peur, cette fois, mais de surprise. Il avait la bouche ouverte en "o". Ivre de jouissance. Mais ce n'était qu'un rêve, et apparemment, aucun son n'était sorti de sa bouche. Il vérifia que rien d'autre n'était de sortie, et fut soulagé de voir que du côté de son pantalon, c'était relativement calme.
_Un cauchemar? voulut savoir Don.
_Non, répondit Danny précipitamment, sans même le regarder. Il préféra fixer le mur, droit devant lui, en pensant à la chose la moins excitante du monde, oubliant de toutes ses forces la présence de cet homme, comme si c'était possible, tout ça en ayant l'air de rien. Il coupa sa respiration quelques secondes, pour tenter de ralentir son rythme cardiaque, mais il eut vite l'impression d'asphyxier.
_Danny, qu'est-ce que tu as?
_Rien! affirma-t-il aussitôt. J'ai juste... un peu mal à la tête, mentit-il. Ça va passer.
_Sûr?
Il acquiesça. Au bout d'un moment, il tourna finalement la tête vers Don. L'inspecteur de Phila, Lilly Rush, était avec lui. Ils étaient là, à quelques mètres, depuis un bon moment, à discuter autour d'un café pendant qu'il dormait. Danny se glissa au bord du lit, posa ses pieds au sol, et puis se leva en s'aidant de la table de chevet. Il se dirigea vers la salle de bain, sans un mot, et ferma la porte derrière lui.
Quand il en ressortit, il alla les rejoindre, et s'assit à la table. Son pas était mal assuré. Il était affaibli. Il avait vomi le peu qu'il avait réussit à avaler ces dernières quarante-huit heures.
_Je vais te préparer quelque chose, lui dit Don avant de disparaître dans la cuisine.
Lilly avait remarqué, et elle était certaine que Don l'avait également remarqué, que Danny osait à peine les regarder en face. Surtout Don.
_Vous vous êtes souvenu de quelque chose? s'enquit-elle avec curiosité.
_... je... hésita-t-il. Non, je crois pas.
Elle sourit. Son regard scintillait d'une lueur complice. Elle se doutait de quelque chose. Danny n'osa plus rien dire, il respirait à peine. Est-ce qu'il avait parlé pendant son sommeil? Est-ce qu'il avait gémit de plaisir, s'était tortillé d'extase, ou crié le prénom de son ami? Ou pire encore?
Le silence durait depuis trop longtemps. Il ouvrit la bouche, pour lancer un sujet de conversation, mais rien ne lui vint. A part ces images, et ces sensations...
_Vous rougissez, lui glissa-t-elle.
Merde! se reprocha-t-il.
Il se saisit d'une bouteille d'eau, sur la table, et en vida la moitié, d'un coup.
Calme... Respire...
Il se rendait compte à quel point son comportement pouvait paraître bizarre. Pourvu qu'ils ne s'inquiètent pas davantage pour lui, ce serait tellement dommage. Mis à part l'atmosphère de malaise qui régnait, et qu'il avait lui-même créé, il ne s'était pas senti aussi bien depuis très longtemps.
Un bol rempli d'un potage brûlant se posa devant lui. Une cuillère. Puis Don s'assit à sa droite.
_Merci, dit-il...
... chéri... baise-moi.
Danny se pinça les lèvres.
N'y pense plus, c'est seulement un rêve...
Et il termina la seconde moitié de la bouteille. Et tandis que Lilly et Don se regardaient, au-dessus de leurs cafés, avec une expression indécise sur le visage, il s'appliqua à déguster son breuvage comme s'il était seul au monde.
Ils échangèrent quelques banalités, auxquelles Danny ne participa que brièvement, et puis Lilly décida qu'il était temps pour elle de voir si on avait pas besoin d'elle ailleurs.
_Je dois vous laisser, j'ai du travail qui m'attend.
Elle se leva, en même temps que Don, et mit une petite tape sur l'épaule de Danny, qui lui lança un petit coup d'oeil et un sourire. Elle savait. Elle avait parlé avec Don pendant un long moment, l'avait observé, lui, avec attention, pendant de longues minutes. Elle savait.
_Prenez soin de vous, Danny. Je passerai vous voir avant que vous ne repartiez, d'accord?
Il acquiesça.
Puis Don raccompagna la jeune femme jusqu'à sa voiture.
A son retour, Don resta extraordinairement silencieux. Danny avait redouté les questions indiscrètes voire inquiètes. Pourquoi pas quelques reproches. Mais il n'en fut rien. Danny se mit à réfléchir à la meilleure façon de briser ce silence, mais il n'y arrivait décidément pas. Il sentait que le regard de Don se posait sur lui, de temps à autre. Parfois leurs regards se croisaient, pour se décroiser aussitôt, à l'initiative de Danny exclusivement. Don finit son café. Il débarrassa la table et gagna une nouvelle fois dans la cuisine.
Danny avait envie de se taper la tête contre la table. Réfléchir. Pourquoi était-ce devenu aussi difficile? Est-ce que ça ne l'avait d'ailleurs pas toujours été? Non. Pas quand il planait. Là-haut, il était capable de réfléchir à la vitesse de la lumière. Pas toujours bien, mais vite.
Don réapparut. Danny ferma les yeux. Qui était cet homme? Qui était-il vraiment? Quelle place tenait-il dans sa vie passé? Dans son coeur? Pourquoi n'était-il pas capable de s'en souvenir de façon certaine? Qu'est-ce qui l'empêchait de lui poser la question, bon sang? Si ce n'était la peur de la réponse.
Réfléchir... Un ami ne l'aurait pas touché de cette façon, sous la douche. Un ami ne le regarderait pas de cette façon. Un ami ne l'aurait pas prit dans ses bras avec autant de chaleur et de tendresse, même quand ça allait très mal. Je sens encore battre ton coeur... Sa main, caressant sa poitrine, sa nuque... c'était pas un rêve!
Mais si Don l'aimait vraiment, qu'est-ce qu'il attendait pour le lui dire? Qu'est-ce qu'il attendait pour le prendre dans ses bras et l'embrasser? Qu'est-ce qu'il attendait pour faire de ce rêve une réalité?
Il sursauta. Don était juste derrière lui, penché à son oreille, une main sur son épaule.
_Danny, t'angoisse pas, lui chuchota-t-il. Tu peux tout me dire, tu le sais, ça?
Danny le regarda ensuite s'asseoir de nouveau à sa place.
_Absolument tout? lui demanda-t-il.
Don se rapprocha de lui, posa ses coudes sur la table, et attendit que Danny se lance. Celui-ci lui prit la main, croisa ses doigts dans les siens. Pour y puiser un peu de courage. Et pour vérifier qu'ils partageaient bien plus que de l'amitié. Don avait l'air incroyablement serein.
Pourquoi faut-il que ça vienne de moi? songea Danny avant de lâcher:
_J'ai rêvé que... toi et moi...
Il soupira, incapable d'aller plus loin, et baissa la tête.
_C'était bien? le questionna Don.
Danny redressa lentement la tête.
Si c'était bien? Foutrement bien, oui! Fantastique, même! Comment on peut espérer cacher quelque chose à un détective, hein?
_Est-ce que...
Don sourit devant les hésitations de Danny.
_Est-ce qu'on l'a réellement fait? devina-t-il. Oui, Danny. On l'a fait.
Ce dernier avait du mal à dissimuler son soulagement. C'était si intense qu'il était à deux doigts non pas d'en rire mais d'en pleurer. Comme un barrage qui retient un lac trop grand pour lui, et qui finit par céder.
_On dirait que tu as réussi à ouvrir la boîte à souvenirs, lui fit remarquer Don.
Danny eut un petit frisson. Quelque part, au fond de lui, il redoutait que cette boîte, c'était celle de Pandore. Il avait attendu ce moment depuis très longtemps, et maintenant qu'il était là, qu'il se présentait enfin à lui, ses doutes et ses inquiétudes reprenaient le dessus. Il avait si peur de découvrir qui il était. Daniel Messer valait-il la peine qu'on lui redonne vie?
_Danny, regarde-moi.
Don lisait dans ses pensées. Danny aimait vraiment cet homme qu'il avait rencontré quelques heures auparavant. Il avait l'impression de le connaître depuis bien plus longtemps que ça. Il était tellement bien avec lui. Il se sentait plus fort, quand il était dans ses bras. Il n'avait plus peur de rien. Il était tout ce qui le raccrochait à l'illusion que son passé valait la peine qu'on s'en souvienne.
_Tu es quelqu'un de bien.
_Je te crois pas, murmura Danny.
Don s'approcha de lui, et déposa un baiser sur ses lèvres. Juste histoire de le convaincre du contraire. Danny se rappela alors ce qu'il s'était dit quand Don lui avait assuré, la veille, qu'il n'avait rien à se reprocher. Il s'était dit que peut-être il valait mieux le croire, après tout.

mmmmmà suivre...

C'est quelque chose que je ne pensais pas pouvoir écrire (ni même peut-être oser écrire... En tout cas, ça m'amuse bien, et j'espère que c'est pas trop maladroit. J'aime à explorer la face cachée des personnages, aussi abyssale et improbable soit elle :DD ça vous plait? Eli, quel est ton avis d'experte? Mr. Green Mr. Green
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyMar 14 Mar - 18:15

Embarassed experte moi?pas très sure.
sinon c'est très bien.j'aime beaucoup.continue comme ça (et puis c'est en faisant des maladresses qu'on apprend mais là,y en a pas) 10/10 bong
allez vite la suite!!! love

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyMar 14 Mar - 18:23

lagentillefan a écrit:
Embarassed experte moi?pas très sure.
Modeste, va! :DD
Citation :
c'est en faisant des maladresses qu'on apprend mais là,y en a pas
t'es trop cool thumright
La suite d'ici la fin de la semaine... Wink Merci pour ta promptitude!! Cool
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyJeu 16 Mar - 12:34

Ce chapitre est exactement le même que je viens de poster dans l'autre topic. Par contre il y a 1 chapitre supplémentaire.... à venir Wink


-11-


_Don, tu as une sale tête. Tu devrais te reposer.
_Mac, répliqua le détective. Tu as le droit de garder le silence. Tout ce que tu diras pourra être retenu contre toi, ça te dit quelque chose?
Le lieutenant Taylor leva les mains en l'air, amusé. Et il rejoignit le porche de la maison, près des marches sur lesquelles le détective était assis.
_Tu as bonne mine, dit-il ensuite à Danny, assis sur la même marche, à côté de son ami.
Il portait une tenue de sport gris clair et noire, un poil trop grande pour lui, mais dans laquelle il se sentait bien. Mieux que dans ses vêtements élimés et sales de ses dernières semaines. Mieux, après une bonne douche et quelque chose dans l'estomac.
Il avait toujours ses horribles cernes sous les yeux, sa cicatrice et sa maigre silhouette, mais il tremblait beaucoup moins. Mac percevait encore un peu de fébrilité dans ses gestes, à sa façon de tenir la cigarette qu'il partageait avec Don, mais il ne souffrait plus de l'intérieur. Les symptômes de manque s'étaient évaporés. Un sourire était même dessiné sur ses lèvres.
Mac éprouvait un profond réconfort à entendre Flack plaisanter, et à voir Danny ainsi. Il avait eu raison de faire confiance à Don. Le lien qui unissait les deux hommes, meurtris dans leur âme et dans leur chair, semblait plus fort que jamais. Indestructible. Est-ce que tout pouvait encore redevenir comme avant? Danny reviendrait-il un jour dans son équipe, Don redeviendrait-il le flic qu'il avait été? S'ils le voulaient vraiment, ils y parviendraient. De cela il était persuadé. Ça ne dépendait plus que d'eux.
_On va marcher un peu? proposa Mac à Danny.
Celui-ci tira une dernière bouffée sur sa cigarette, puis la tendit à Don. Ensuite il se leva, et précéda Mac sur le trottoir dans la rue. Sans un mot. Fatigué, mais serein. Les mains dans les poches de sa veste de sport. Son long pantalon, du moins celui de Flack, formaient des plis à ses chevilles, dissimulant en grande partie ses tennis.
_Ses examens sont bons, glissa Mac au détective. Il n'a rien de ce qu'on pouvait craindre.
Don poussa un soupir de soulagement.
_Et ton enquête? voulut-il savoir alors que Mac s'apprêtait à rejoindre Danny.
Le lieutenant esquissa un sourire rassurant:
_Elle suit son cours. Tu peux dormir sur tes deux oreilles, Don. On en reparle demain? A tête reposée? proposa-t-il.
_Ça marche, accepta Don.

_Les nouvelles sont bonnes, patron?
Mac parcourut les derniers mètres qui le séparaient de Danny, piqué par la nostalgie et l'émotion. Cette question, Danny la lui avait sûrement déjà posée un jour. Et il était heureux qu'il la lui pose une nouvelle fois, car il avait pensé ne plus jamais le revoir vivant.
_Elles sont... très encourageantes, Danny.
Ce dernier baissa la tête. Content de l'apprendre, mais sans plus. Plus vraiment emballé à l'idée d'en savoir davantage. La raison, Mac la devinait. Si les dix derniers mois étaient un mystère pour lui, ils ne l'étaient pas pour Danny. Et il y avait certainement des choses qu'il tenait à garder secrètes. Des choses qu'il ne voulait pas que les flics découvrent, indépendamment du fait qu'il ait lui aussi appartenu à la police, dans une vie antérieure.
_Je sais que tu as travaillé pour un trafiquant. Tu livrais de la came pour lui.
_Ouais, et alors? Qu'est-ce que vous voulez savoir, fit-il, sur la défensive.
_Son nom?
_Pas question.
_Ça, c'est ce que répondrait Allen, tu crois pas?
Danny secoua la tête d'un air désabusé.
_Il est mort, c'est ça? Allen n'existe plus, vous l'avez rayé de la carte, devina-t-il. Et moi, je suis flic, je "fais partie des vôtres", pas vrai? Je risque plus rien...
Mac haussa les épaules, d'un air de dire "C'est exactement ça, pourquoi n'en serait-il pas ainsi?"
_Vous doutez vraiment de rien, lui reprocha subitement Danny. Ce type est un malade, je vous aiderai pas à le coincer.
Il se détourna, le visage fermé. Il fit quelques pas, mais se dit que tôt ou tard il devrait rentrer, et que s'il s'éloignait trop, il n'aurait peut-être pas la force de regagner la maison tout seul, sans risquer un malaise. Alors il s'arrêta et s'assit sur un muret. Mac le rejoignit, sans se presser, lui laissant le temps de réfléchir.
_Et si je te dis qu'on a seulement besoin de connaître les noms de ses clients. Juste quelques uns, tu peux faire ça?
Danny regarda le lieutenant Taylor s'asseoir à côté de lui.
_Vous êtes sérieux? C'est tout ce que les stups de Phila me veulent? Les noms de quelques clients?
_Il y a bien des moyens d'atteindre une cible, Danny. Ils le savent. Et ils se contenteront de ce qu'on leur donnera.
"On"? A cet instant, Danny réalisa un peu mieux ce que Stillman avait voulu dire par "vous faites partie des nôtres". Sans ça, il serait probablement en garde à vue, avec les autres camés du squat, à devoir marchander des noms contre sa liberté. Il était flic, entouré et protégé par des flics. Danny Messer n'avait vraiment rien à craindre... Mais Allen? Ils avaient beau essayer d'effacer cette partie de sa vie, une partie qu'ils ne comprenaient pas, qui allait à l'encontre de tout ce pourquoi ils se battaient chaque jour, il était loin d'être tout à fait mort. Danny lui-même avait beau essayer de s'en convaincre, il devait bien admettre qu'Allen occupait encore une énorme partie de son être. Et Allen avait promis...
_Je balancerai personne, c'est clair? Je peux pas.
A cet instant, Danny n'en avait rien à faire de décevoir Mac. Et si celui-ci était effectivement déçu, et bien il n'en montra rien:
_Je comprends, dit-il.
Il comprenait, en effet, qu'il était encore trop tôt. Il faudrait du temps pour que Danny prenne définitivement la place d'Allen. Beaucoup de temps avant qu'il redevienne lui-même, qu'il récupère sa vie, ses souvenirs, son passé, et tout ce qu'il avait réussi à construire, à New York. Tout ce pourquoi il s'était battu chaque jour, lui aussi. Ce n'était qu'une question de temps. Rien d'autre.
De toute façon, les stups avaient déjà de quoi occuper la justice de Phila un bon moment.
Ils demeurèrent silencieux quelques minutes, et puis Mac réalisa que Danny observait quelque chose, un peu plus loin, et même quelqu'un. Mac dirigea son regard dans le même sens, et vit Stella qui approchait. C'était la première fois que Danny la revoyait depuis dix mois, et Mac était somme toute assez curieux d'assister à leurs retrouvailles. Même si pour Danny, elles avaient tout lieu d'être une découverte.
Mac ne pensait pas se tromper en se disant que Danny ne considérait pas Stella comme une parfaite inconnue. Ses yeux, légèrement plissés à cause de sa mauvaise vue, brillaient néanmoins d'une lueur songeuse. Peut-être quelque chose dans la démarche fonceuse et élégante de la scientifique lui rappelait une vague sensation de souvenir. A moins que ce ne soit le balancement rythmé de ses longs cheveux bouclés qui dansaient autour de sa tête, et sur ses épaules. Ou bien les traits droits de son visage, son sourire franc, sa voix?
_Bonjour, Danny, dit-elle avec une joie toute contenue mais parfaitement perceptible.
_Stella, présuma-t-il tout en serrant la main qu'elle lui tendit.
Elle eut un petit pincement au coeur, émue.
_Je vois qu'on t'a déjà parlé de moi, s'étonna-t-elle agréablement.
Et puis elle s'assit à son tour sur le muret, à côté de lui. Il ne la lâcha pas du regard, et garda sa main dans la sienne. Il la tenait avec tendresse, contre sa cuisse, et la caressait avec son pouce, sans même vraiment s'en rendre compte. Il échangea un sourire avec elle. Comment ne pas succomber à sa mine réjouie?
Il ferma un instant les yeux, mais dut les rouvrir parce que sa tête tournait un peu, et puis il regarda devant lui, au loin. Les habitants, dans le voisinage, se faisaient rares, et leurs maisons clairsemées offraient à certains endroits une vue imparable sur l'horizon.
Danny éprouvait un profond sentiment d'apaisement à se retrouver entre ces deux personnes, sans avoir à répondre à des questions, à rendre des comptes, ni même à leur parler. Comme avec Don.
La conviction qu'il appartenait au même monde qu'eux, à leur famille, se renforçait un peu plus chaque minute.
Finalement, Mac se leva, une main sur son épaule. Il leur dit qu'ils allaient tous passer la nuit dans la maison et qu'ils repartiraient le lendemain pour New York. Prétextant devoir passer quelques coups de fil et installer ses affaires et celles de Stella au deuxième étage, il les laissa seuls.
Danny le regarda s'éloigner. Il aurait voulu lui dire, à lui et aussi à Stella, qu'il avait essayé de s'en sortir. Que par deux fois il avait cru avoir la volonté suffisante pour décrocher. Mais ça signifiait que par deux fois il avait échoué. Et si Don pouvait comprendre et pardonner son meilleur ami pour ça, peut-être n'était-ce pas le cas pour tout le monde. Si cette troisième tentative n'était pas couronnée de succès, malgré ce tout nouvel entourage, malgré son besoin grandissant de retrouver son passé et la vie qu'il avait laissé derrière lui, alors elle serait la dernière. S'il baissait les bras, et qu'il replongeait dans la drogue encore une fois, alors plus personne ne pourrait rien pour lui.
Il sentit une légère pression sur sa main. Stella cherchait son regard.
_A quoi tu penses? lui demanda-t-elle doucement.
_Je... commença-t-il, hésitant.
Si j'abandonne, alors je meurs... pensa-t-il, tête basse.
Stella passa sa main libre sur le front de Danny, écartant une mèche de cheveux qui lui tombait devant les yeux, d'un geste quasi maternel. Il tourna la tête vers elle, et vit le regard attendri qu'elle posait sur lui. Pas de tristesse, pas de pitié.
_Je suis bien, ici, avec vous, lui dit-il finalement.
Il serra sa main un peu plus fort. Elle s'approcha un peu plus près de lui, en lui prenant le bras affectueusement.
_Mike ne te manque pas trop? voulut-elle ensuite savoir.
_Un peu.
Mais en y réfléchissant mieux, il ajouta:
_Plus maintenant.
Stella ne lui demanda pas pourquoi il éprouvait si peu de peine envers celui qui avait été son ami pendant dix mois. Elle attendit simplement qu'il reprenne la parole, peu importe le sujet de conversation qu'il choisirait, d'ailleurs. L'entendre, le voir, le sentir vivant contre elle, c'était déjà un cadeau.
_Quand je l'ai trouvé, il était déjà mort, lui confia-t-il. C'est moi qui l'ai tué...
_Comment ça?
_Ça faisait deux jours que j'avais rien pris. Je lui avais refilé les doses qui me restaient. Parce que c'était mon ami. Et je l'ai tué.
_Tu ne lui as pas planté l'aiguille dans le bras? vérifia-t-elle.
Il la regarda avec l'air de dire "bien sûr que non, et je sais ce que vous allez dire".
_Alors? fit-elle comme un prof qui attendait la conclusion d'un raisonnement.
_Je sais, je ne l'ai pas vraiment tué. Mais ne me dites pas que j'y suis pour rien.
Stella se pinça les lèvres, haussa les épaules. Elle fit ce qu'il lui demanda, et ne le contredit pas. Mais c'était à contre-coeur.
_Tu as essayé de lui sauver la vie, Danny. Je le sais. J'ai récupéré tes affaires, et j'y ai trouvé une ampoule d'adrénaline. Ce n'est pas ce que tu cherchais quand la police de Phila t'a arrêté?
_Comment vous le savez?
_Le lieutenant Stillman nous a beaucoup parlé de toi. J'aurai aimé que tu croises cet homme beaucoup plus tôt. Il a tout de suite su que tu n'étais pas comme...
_Mike, termina Danny.
_Comme n'importe lequel de ces junkies, rectifia-t-elle.
_C'est pareil. Vous savez, moi aussi, j'aurai préféré que ça se passe autrement. Je donnerai n'importe quoi pour changer ce qui s'est passé. Pour que Mike ne prenne jamais cette route... pour que je me réveille deux minutes plus tard, et que quelqu'un d'autre me retrouve et m'amène à l'hôpital...
Il secoua la tête et se tut. Les regrets lui faisaient trop mal.
_Malheureusement, on ne peut pas revenir en arrière, ajouta Stella.
Et puis avec un large sourire, elle constata:
_Il ne reste plus qu'à aller de l'avant!
Danny hocha la tête, et esquissa lui aussi un sourire. Elle avait raison. Le mal était déjà fait. Don avait raison: le pire était derrière lui. Le meilleur restait à venir.

à suivre

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyJeu 16 Mar - 12:36

Suite que voici :DD :


-12-


_... quelle heure? marmonna Don d'une voie endormie, en se tournant sur le dos, sans même ouvrir les yeux.
Il savait que Danny était près de lui. Celui-ci lui prit d'ailleurs le poignet pour regarder à sa montre, à la faible lueur des étoiles et de la lune.
_Onze heures et demi, lui apprit-il en lui rendant son bras.
Il se demanda si Don ne s'était pas subitement rendormi, mais celui-ci finit par se tourner sur le côté, en repositionnant son coussin, et ouvrit les yeux. Danny était assis contre le montant du lit, genoux repliés contre lui.
_Ça va? s'enquit Don.
Il obtint une faible réponse affirmative, puis Danny lui apprit que Mac et Stella se partageaient l'étage du dessous, et qu'ils repartaient le lendemain, tous ensemble, direction Manhattan.
_Tant mieux, fit Don, rassuré.
Ce qui semblait loin d'être le cas pour Danny.
_T'inquiète pas, lui dit-il alors, posant une main sur la sienne, que Danny serra avec une nervosité palpable. Tu vas adorer New York.
Mais les mots ne semblaient pas suffire. Don s'en rendait bien compte, malgré l'obscurité de cette nuit d'été.
_Approche, dit-il.
Danny resta sans bouger, songeur. Et puis finalement se glissa tout contre Don, qui l'enlaça de ses bras protecteurs et posa sa jour sur son front encore légèrement fiévreux. Blotti ainsi contre lui, Danny se sentit déjà mieux. Plus fort.
Il parvint même à fermer les yeux sans que d'horribles images lui viennent brusquement à l'esprit, et sans avoir l'impression de tomber dans un trou sans fond.
_Parle-moi, Don.
_De quoi?
Danny pencha sa tête en arrière. Les deux hommes s'écartèrent juste assez l'un de l'autre, et, yeux dans les yeux, Danny lui demanda:
_Pourquoi tu m'as pas dit ce qu'il y avait entre nous?
_Peut-être parce que je ne le sais pas vraiment moi-même.
Danny fronça les sourcils.
_Si toi, tu ne le sais pas, qui peut bien le savoir? le questionna-t-il comme s'il existait une réponse possible, et logique, à cette interrogation.
_J'en sais rien, sourit Don. Comment tu le ressens, toi?
Danny réfléchit, et puis:
_Je crois que je t'aime, dit-il simplement, en reposant sa tête contre l'épaule de son ami.
Don ferma les yeux quelques secondes. Lui revenait en pleine figure la pire journée de sa vie. Dans "je t'aime", il y avait toujours la même question "est-ce que tu m'aimes aussi?" Et toujours ce même silence.
Danny avait trouvé un nouveau jeu. Quelque chose qu'il n'avait jamais fait avant, du moins pas avec lui. Il lui prenait la main, et puis croisait et décroisait ses doigts dans les siens, suivait les lignes de sa main, dessinait des formes géométriques dans sa paume, et caressait sa cicatrice.
_Je voudrais tellement que tu me pardonnes, Danny, reprit-il soudain. Je m'en veux tellement.
Et il se tut.
_T'arrête pas, lui murmura Danny.
_Je m'en veux de t'avoir laissé tomber comme je l'ai fait. Je regrette les choses que je t'ai dit, et encore plus celles que j'ai pas eu le courage de te dire...
_Je me souviens de rien.
_Mais moi je me souviens, insista Don en se redressant un peu, forçant ainsi Danny à s'écarter et à le regarder en face.
_Tu serais pas là si tu m'avais vraiment laissé tomber, lui dit Danny. Alors quoi que tu aies fait, Don, lui assura-t-il. Je te pardonne.
Ils partagèrent ensuite un long silence. Têtes posées sur le même oreiller. Main dans la main. Ni l'un ni l'autre ne pouvait détacher son regard de l'autre. Don brisa alors un silence vieux de dix mois:
_Je t'aime.
Et puis il s'approcha et déposa un baiser sur la bouche de Danny. Un tendre baiser que celui-ci lui rendit, spontanément, en prenant son temps.
Ils s'écartèrent, rien qu'un petit peu, et Danny sourit:
_Raconte.


oui, mais pas tout de suite, mon amour.... dingo

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyJeu 16 Mar - 12:55

c'est super beau love !!!par contre que ça soit dans la version normale ou celle-ci,on dirait que tu veux qu'on meurt d'impatience!!!pitié la suiuiuite pleurs !!!
lol!

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyJeu 16 Mar - 13:07

Oh la la affraid , j'ai eu peur, quand j'ai lu "par contre"... Généralement, y'a jamais rien de bon, après.. :DD Mais là, si!! Je suis ra-vie de susciter autant d'impatience!!! victoire Alors à bientôt, magentilleEli Wink

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptySam 18 Mar - 17:24

Voici la fin du chapitre 12 :DD Le 13 sera le même dans les 2 versions, je le posterai dans quelques petitsjours Wink


_________________________

_Raconte.

_A propos de ce que je t'ai dit, l'autre jour... commença Danny, alors qu'il venait d'atteindre le coeur de l'entrepôt.
Don leva les yeux au plafond avant de lui lancer un regard désapprobateur.
_Quoi! s'exclama Danny. Tu trouves pas que c'est le moment idéal pour en parler? Il n'y a personne, ici.
_Il faudrait peut-être commencer par vérif...
_IL Y A QUELQU'UN? cria Danny avec impatience et un air de défi sur le visage.
Pas de réponse. Aucun bruit. Pas le moindre mouvement ne vinrent perturbé le calme et le silence qui les entouraient.
_A quoi tu joues, là? lança Don, mécontent.
Danny s'approcha de lui:
_Ce que je t'ai dit, insista-t-il. Ça tient toujours.
Ils se trouvaient à quelques centimètres l'un de l'autre.
_Et qu'est-ce que tu veux que je te dise? rétorqua le détective.
_J'en sais rien! Dis-moi d'aller me faire foutre! N'importe quoi! Mais dis quelque chose!
_Ce soir, Danny. Si tu veux, on en parle ce soir, après le boulot.
Don se détourna et se dirigea ensuite vers la façade ouest, là où se trouvaient les anciens bureaux, les minuscules locaux administratifs ou peu importe à quoi ils avaient pu servir.
_Quatre fois! lui rappela sèchement Danny en lui agrippant le bras pour le retourner face à lui.
Don fronça les sourcils, interrogateur, avant de comprendre à quoi il faisait allusion.
_La première fois, on n'était pas en état de réfléchir, admit Danny. C'est vrai. La deuxième, c'était quoi, pour refaire un essai? Pour être sûrs qu'on l'avait vraiment fait? Peut-être. Mais la troisième fois, on l'a fait parce qu'on en avait vraiment envie, tous les deux. Quatre fois, Don.
Ce dernier détourna le regard. Il ne voulait pas en entendre davantage, il n'était pas là pour ça... Mais Danny éleva la voix:
_Qu'est-ce que ça signifie pour toi? s'écria-t-il en le frappant à l'épaule d'un coup de poing qui le fit reculer d'un pas. Hein? Je suis quoi, pour toi!?
_Tais-toi...
_Putain! RÉPONDS-MOI!
Pendant un instant, Don oublia de réfléchir. Tout ce qu'il voulait, c'était le faire taire. Et le seul moyen qu'il connaissait, c'était de lui prendre le visage des deux mains, et de poser ses lèvres contre les siennes. Rapide et efficace.
Mais l'effet de surprise passée, Danny entoura Don de ses bras, et lui rendit son baiser, allant chercher sa langue, caressant sa nuque, enfouissant ses doigts dans ses cheveux pour le retenir plus fort contre lui. Pour l'empêcher de se redresser de toute sa taille... Danny détestait se mettre sur la pointe des pieds pour l'embrasser. ça l'horripilait, littéralement. Mais, leurs deux corps enlacés, et leurs langues emmêlées, Don l'embrassa encore, et encore, jusqu'à ce que le manque d'oxygène devienne un problème.
Front contre front, ils reprirent leur souffle.
_On peut pas continuer comme ça.
_Don...
Mais le détective s'éloigna de Danny, recula de quelques pas.
_Je suis désolé.
_Quoi! C'est tout? s'indigna Danny. Tu peux pas faire ça!
Il réduisit à nouveau la distance:
_Tu peux pas m'embrasser comme ça et me laisser tomber juste après. T'as pas le droit.
_C'est perdu d'avance...
_Foutaises! s'emporta Danny en lui mettant un autre coup sur l'épaule.
_Arrête ça!
_Dis le moi, que tu m'aimes pas!
Il le cogna encore une fois, mais cette fois, il y avait un mur. Don ne pouvait plus reculer.
_DIS-LE!
_Va te faire foutre, Danny!
Ce fut à son tour de le frapper. Aux épaules, des deux mains, pour l'éloigner. Et pour enfin se remettre au travail. Quelqu'un allait finir par les entendre. Le mystérieux rendez-vous de Stephen James, le journaliste enfermé dans un des frigos de la morgue, pouvait très bien arriver en avance, et les surprendre. Et il pouvait mettre les voiles sans même qu'ils s'en rendent compte. Pas question d'en arriver là.
Clic!
Don se retourna. Danny avait dégainé son arme.
_Qu'est-ce que tu fous?! Pose ça!
_Tu sais que tu vas me rendre dingue?
Don avait du mal à en croire ses yeux.
_Toi aussi, si tu ranges pas ton flingue.
Danny appuyait le canon de son arme contre sa gorge, prêt à se faire sauter la cervelle.
Oh, seigneur, songea Don. Un accident est si vite arrivé...
_Je le vois dans tes yeux.
_Quoi! Qu'est-ce que tu vois? s'impatienta Don avec colère.
_Pourquoi tu le dis pas? persista encore Danny tandis que Don fondit sur lui pour lui arracher l'arme des mains.
_Ça suffit, maintenant, rétorqua-t-il brutalement.
_Je l'ai vu... insista Danny.
_MERDE! coupa Flack.
Il remit le cran de sécurité, en constatant avec effroi jusqu'où était capable d'aller Danny pour obtenir ce qu'il voulait.
_Tu veux la vérité? reprit-il. Je ne peux pas t'aimer. Nous deux, c'est pas possible. Et si tu veux une déclaration officielle, alors je te la donne: je te laisse tomber.
Il rendit alors son arme à Danny, qui la reprit sans un mot, mais avec un regard du plus sombre qui soit.
_Je te préviens, ajouta Don. Si tu veux te faire sauter la cervelle, tu le fais pas pendant le service.
_Je t'emmerde.
_Génial! On est sur la même longueur d'onde! s'exclama-t-il, faussement ravi. On peut bosser?
Sans même attendre la réponse, il s'éloigna.
_Je laisserai pas tomber.
_Putain, Danny! On peut pas seulement rester amis?
_C'est pas ce que je veux.
_Alors quoi? Tu veux tout foutre en l'air? Pour une histoire de cul?
Danny tenta de rester impassible, mais il venait de se produire une espèce d'onde de choc qui ne pouvait rester sans conséquences...
_Une histoire de cul qui pourrait détruire ta putain de carrière, fulmina Danny. Je le savais. Ce serait tellement plus facile si tu étais pas détective Don Flack Junior, hein?
Flack hésita. Cette discussion prenait une tournure vraiment moche. Il aurait bien voulu qu'elle cesse dès cet instant, mais c'était bien mal connaître Danny.
_T'as intérêt à la fermer tout de suite, tenta-t-il cependant.
_Sinon quoi? Tu vas me buter? Vas-y, qu'est-ce que tu attends? Je suis sûr que ta réputation en souffrira pas.
Don secoua la tête, agacé par l'entêtement de son coéquipier, son ami... Il ne pouvait rien dire ni rien faire pour l'arrêter.
_C'est vrai! poursuivit Danny. C'est pas comme si tu t'envoyais un mec? Un collègue de la scientifique qui veut jouer au flic. Un petit con qui a déjà fait plus de conneries que t'en feras jamais dans toute ta vie. Je sais même pas pourquoi Mac m'a engagé dans son équipe! J'ai peut-être gagné sa confiance, mais j'ai jamais été foutu de la garder. J'ai tué un flic, Don. Et ça aurait pu être toi!
_Tu l'as pas tué!
_Et alors? Tout le monde l'a pensé! Quelle différence ça fait?
_J'ai jamais douté de toi.
Danny poussa un long soupir. C'était une des choses dont il était vraiment certain. Une des raisons pour lesquelles il l'aimait.
_Tu sais quoi? fit-il plus calmement. Tu as raison. Nous deux, c'est pas possible. Je ferais mieux de laisser tomber, moi aussi. Je te mérite pas. Même pas en tant qu'ami.
_Alors c'est ça? Soit on est amants, soit on n'existe plus l'un pour l'autre?
_Ça résume assez bien la situation, admit Danny. Je te laisse le choix, d'accord?
Don se retrouvait au pied du mur. Il se détourna, et lança dans l'inspection approfondie, et muette, de l'entrepôt. Il ne préférait pas répondre. Pas tout de suite. De toute façon, il ne savait pas quoi répondre. Il ne pouvait se résoudre à faire un choix. A tout perdre.
Il entra dans une des petites pièces, et constata la présence de détritus récents. Un bruit de chaîne retentit alors...
Il n'avait fallu que quelques minutes pour qu'ils soient arrachés l'un à l'autre.

Et maintenant, ils étaient là, enfin réunis, à s'observer dans le blanc des yeux. Et Don avait fait son choix. Il l'avait fait depuis longtemps, dès le lendemain de ce jour. Un jour trop tard, à son réveil à l'hôpital. La douleur des blessures, les coupures, les bleus, les os brisés, n'étaient rien comparés à cette horrible souffrance face à l'absence. Quand il avait réalisé que toute cette putain d'histoire n'était pas un cauchemar mais la réalité, il avait cru qu'on lui arrachait les tripes, et qu'on lui broyait le coeur.
Une partie de lui voulait croire que Danny était toujours en vie. Pour ça, il avait tenu bon. Il s'était battu, de toutes ses forces. Mais parfois, et de plus en plus souvent au fil des jours, et des mois, tous ses espoirs devenaient poussières, et lui avec, tout entier, rongé par la culpabilité et le remords. Tellement qu'il avait failli en crever. Mais là encore il avait tenu bon. Parce que c'était sa rédemption. Et parce qu'au fond, tout au fond de lui, l'espoir ne s'était jamais tout à fait éteint.
_Je me suis souvent demandé si quelqu'un m'attendait, quelque part, lui glissa Danny. Je me disais que peut-être je manquais vraiment à une personne, tu comprends?
Don ne le comprenait que trop bien. Ils s'enlacèrent, ne sachant même pas lequel d'entre eux avait amorcé le geste en premier.
_Je me sens tellement bien quand tu me sers dans tes bras, murmura Danny. Je sais que ça n'a plus vraiment d'importance, et qu'on n'aurait sûrement pas pu éviter ce qui s'est passé, mais je te pardonne. Tout ce que tu veux. Absolument tout.
_C'est un peu risqué, tu crois pas?
_Ce qui est risqué, c'est de me dire que tu m'aimes alors que je suis plus le même.
_Je sais qui tu es.
Danny leva la tête vers Don, et lui sourit. Cet homme le connaissait mieux qu'il ne se connaissait lui-même. Et il lui avait dit qu'il était quelqu'un de bien. Il lui avait dit qu'il l'aimait. Don l'embrassa, comme s'il voulait s'emparer de son sourire, mais Danny ne lui laissa pas si facilement. Ils échangèrent de tendres baisers, quelques mots doux et des sourires, lèvres contre lèvres, avant de se laisser peu à peu happer par le sommeil.

Don se réveilla en pleine nuit. Mais pas à cause d'un mauvais rêve, ou d'un quelconque besoin. Il n'avait ni soif, ni trop froid, ni trop chaud... pour l'instant.
Danny était allongé tout contre lui, son dos collé contre sa poitrine. Et il avait prit sa main, encore. Il jouait avec, l'étreignait avec force et douceur en même temps. Don effleura sa nuque, l'embrassa tendrement juste derrière l'oreille. Il ne savait pas quelle heure il était, mais il était l'heure de dormir. Et même si Danny avait beaucoup dormi ces dernières heures, Don devinait qu'il n'était pas éveillé pour rien. Était-ce un cauchemar, la peur de rentrer à New York, ou bien un mauvais souvenir qui refaisait surface? Ou tout autre chose?
_Don, chuchota Danny qui venait de réaliser que celui-ci s'était réveillé. Il faut que tu m'aides.
_Qu'est-ce que je dois faire? accepta Don avant même de savoir où il allait mettre les pieds...

à suivre muahaha!!!

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptySam 18 Mar - 20:55

ha c'est cruel de nous faire attendre comme ça!!!
sinon trop génial!!! 10/10
vivement la suite!!! bong

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyJeu 23 Mar - 18:03

Voici le chapitre 13 en entier, version slash tongue Il y a que la fin qui change par rapport à l'autre Exclamation Mr. Green

-13-


Danny entra dans un bar-discothèque. Une sorte de boîte de nuit qui ne payait pas de mine vue de l'extérieur, mais qu'on pouvait aisément qualifiée de "branchée". La musique lui parut assourdissante par rapport à la dernière fois. Le boum-boum des percussions faisait trembler son coeur en rythme dans sa poitrine.
Il se fraya un chemin parmi les clients de la boîte et les rayons de lumières bleutées et blanches, et atteignit le fond de la grande salle. Là, il se dirigea vers une porte qui conduisait aux toilettes, situées au sous-sol. Un des types de la sécurité lui jeta un coup d'oeil autoritaire, mais ne bougea pas d'un cil. Il l'avait reconnu.
En bas des marches, sur sa gauche, se trouvaient les toilettes des femmes. Une fille aux cheveux hirsutes qui avait dévalé les marches derrière lui, le dépassa en le bousculant à l'épaule, et grogna:
_Tu peux pas regarder où je vais, connard?
Avant de disparaître à l'intérieur. Danny n'y prêta pas attention, et continua sa progression. D'ici, la musique émettait des sons étouffés, faisant trembler les murs sourdement. Un type sortit des toilettes pour hommes et faillit lui rentrer dedans. Il s'appelait Billy, et il venait de se shouter. Il posa sur Danny ses yeux injectés de sang.
_Allen? s'exclama-t-il, incrédule. Qu'est-ce que tu fous là?
_Il est là?
_J'en sais rien! Il doit encore être en train de te chercher, putain! On te croyait mort, non de Dieu!!
Danny secoua la tête. Il connaissait suffisamment bien les effets de la coke pour savoir qu'il irait plus vite s'il se débrouillait seul. Il s'apprêta à s'enfoncer un peu plus dans ce couloir sombre, mais Billy l'arrêta:
_Hey, mec! T'en veux? C'est de la super bonne!
Billy chercha dans ses poches à la recherche de quelques grammes de poudreuse, mais cette fois, c'est Danny qui l'interrompit:
_Billy, fais-moi plaisir: cherche pas.
_Allez, te fais pas prier! Je te dois du fric...
Danny sentit un truc froid et douloureux lui broyer la nuque. Il ouvrit la bouche de surprise et de douleur, mais aucun son n'en sortit.
_Casse-toi, Billy, dit une voix glaciale juste derrière lui.
Malgré les larmes qui lui montaient aux yeux, Danny vit le visage de Billy finir de se décomposer, et il fila comme une ombre à l'étage supérieur. La poigne, solide et ferme, qui lui enserrait le cou, d'une oreille à l'autre, lui faisait un mal de chien.
_Je crois à la mort de personne tant que j'ai pas vu de cadavre, reprit la voix.
_Je sais, parvint à articuler Danny. C'est pour ça que je suis là.
Il reçut alors un coup dans le bas du dos, pile entre les reins, et s'écroula à genoux sur le sol. Il avala sa salive difficilement, et respira un bon coup, tout en se massant la nuque.
Seven, l'homme à la voix de glace et aux mains de fer, se dirigea vers son bureau, et fit un signe de tête à quelqu'un, derrière Danny. Avant que ce dernier ait pu se retourner, une autre main l'agrippa par le bras, lui arrachant une protestation de colère. Ce type-là, il l'avait toujours détesté et craint. Parfois plus que Seven.
_Hey, Mario! Comment ça va, aujourd'hui?
Pour toute réponse, Danny se vit entraîner sans douceur sur quelques mètres, jusqu'à l'endroit précis où il avait prévu de se retrouver. Ironie du sort.
_Fouille-le, ordonna Seven, assis à son bureau, à l'adresse de son homme de main.
Danny leva les bras, sans la moindre résistance, et laissa les grandes mains rugueuses de Mario le tripoter de haut en bas, et puis de bas en haut, probablement à la recherche d'un micro, plus que d'un flingue. Pendant ce temps, Seven l'observait fixement.
_C'est bon, annonça Mario avant de s'écarter de trois pas.
Seven et Danny étaient maintenant seuls face à face. Ses cheveux aussi noirs que l'ébène, coiffés en un décoiffé maîtrisé et millimétré, étaient aussi sombres que son regard, et contrastaient impeccablement avec le teint fantomatique de son visage. Il travaillait son look avec minutie. Ses fringues valaient aussi chers qu'ils en avaient l'air. Pas de costume trois pièces, pour lui. Plutôt des pantalons, de préférence en jean, et noir, une ceinture de bad boy, avec une chaîne, des chemises hors de prix, et une veste en cuir noire, blanche et rouge. Il portait une chevalière à une main, et un cercle métallique à son pouce. Il devait avoir dans les quarante ans. Il en paraissait trente. Son corps était mince, mais c'était un véritable athlète. Danny l'avait vu soulever un homme de terre d'un seul coup de poing. Il était impitoyable. Et ça se voyait dans son regard.
_Tu es clean, pour une fois, sembla-t-il apprécier.
Danny ne répondit rien. Tant que Seven ne lui permettrait pas de parler, il ne parlerait pas. Mario était là pour veiller à ce que les règles soient bien respectées. Il avait déjà failli se faire arracher la tête et le bras, ça suffisait pour aujourd'hui. Pas question de lui demander la permission de s'asseoir. Non seulement il essuierait un refus catégorique, voire douloureux, mais en plus il n'avait pas l'intention de s'éterniser ici. Il tiendrait bon. Malgré ses muscles affaiblis, et ses genoux en coton, il ne lâcherait pas.
_Est-ce que je dois m'attendre à voir les flics débarquer dans mon club? voulut savoir Seven.
_Pas si je sors d'ici vivant.
_Oh, vraiment? s'en amusa-t-il froidement.
Dans sa tête, ça voulait dire que Danny les avait prévenu, d'une façon ou d'une autre. Et ça, ça ne lui plaisait pas du tout.
_Je te laisse deux minutes pour sauver ta peau. Parce qu'en espérant sortir d'ici vivant, tu me demandes de faire une exception. Mais je te rappelle que tu as trahi ma confiance, et que pour l'instant, tout ce que tu mérites, c'est que je t'arrache les yeux.
_Je suis flic.
Seven eut un petit rire. Mario aussi. Les deux hommes échangèrent un regard faussement impressionné.
_Tu es quoi, au juste? Un agent infiltré? Tu appartiens au FBI? Allen, te fous pas de ma gueule, je suis pas d'humeur.
_Je m'appelle pas Allen.
Le visage de Seven se referma comme une huître. Sa fureur était rentrée, mais les éclairs que ses yeux lançaient le trahissait.
_Tu as retrouvé la mémoire, devina-t-il.
_Disons plutôt que c'est eux qui m'ont retrouvé.
_Génial, laissa-t-il tomber comme une brique dans une mare. J'ai engagé un flic.
_Personne ne le sait. Et personne ne le saura. Tous les deux, on a plus à y perdre qu'à y gagner.
Seven soupira, et regarda Danny en biais. Il tapota ses doigts sur son bureau, d'un air songeur. Étrangement, il fit un signe de la tête à Mario. Celui-ci quitta alors la pièce.
_Comment se fait-il qu'ils t'aient pas retrouvé plus tôt? reprit alors Seven. Je veux dire, on sait bien que les flics sont pas des flèches, mais là ça fait quoi... sept mois que tu bosses pour moi?
_Je viens de New York, expliqua Danny.
_Sans déconner! Comment t'as fait pour atterrir ici? songea-t-il tout haut. New York!
_Je compte bien y retourner.
Seven sourit. Allen n'avait jamais manqué d'aplomb. Il n'aurait d'ailleurs pas été surpris, s'il avait connu Danny. Mais ce n'était pas le cas, et ça ne serait sûrement jamais le cas.
_Tu es venu conclure un marché, c'est ça, dit Seven sur un ton plus affirmatif qu'interrogatif. Je te laisse partir, je t'oublies, toi, Allen, ou qui que tu sois. Et en échange... tu la fermes?
_Ils n'entendront jamais parler de toi.
_Est-ce qu'un flic a le droit de faire ça?
Danny tressaillit quand Seven se leva de son fauteuil pour fondre sur lui. Il devait bien le dépasser de vingt centimètres. Et dans l'état où se trouvait Danny, il lui suffirait de peu d'efforts pour le mettre en pièces. En plus, ils étaient vraiment seuls, cette fois. Et c'était rarement bon signe.
_T'es pas un flic comme les autres, toi, hein?
D'aucun aurait baissé les yeux, mais pas Danny. Même si au fond il n'en menait pas large, en apparence il lui opposait une forte rivalité.
_Tout ce que je sais, c'est que je te balancerai pas.
Seven recula et s'assit sur son bureau. Il croisa les bras. Il réfléchit encore un moment et dit:
_Je te crois.
Danny ne s'en sortait pas encore vainqueur. Seven n'avait encore rien décidé. Il pouvait choisir de laisser s'en aller Danny sans plus rien savoir de lui, ou bien le tuer. Entre les deux, les possibilités étaient nombreuses, et toutes plus inquiétantes les unes que les autres.
_Ton vrai nom, c'est quoi?
Le temps était compté. Si cette discussion n'aboutissait pas dans les quelques minutes qui venaient, alors plus aucun marché ne serait possible. La patience de Donald Flack Jr avait ses limites...
_Allez, de toute façon, je finirai bien par le découvrir, insista Seven.
_Messer, lâcha-t-il. Danny Messer.
_Danny Messer, répéta Seven. Police de New York. Tu es la plus belle connerie de ma vie, tu le sais, ça? C'est vraiment dommage, je t'aimais bien.
Il se releva, s'approcha une nouvelle fois de Danny, mais encore plus près. Il posa une main sur son épaule, enfonça ses doigts dans sa chair, serrant très fort.
_Quelqu'un t'a vu entrer?
_Non, lâcha Danny.
_A part Billy, est-ce que quelqu'un t'a vu?
_Je crois pas, dit-il en tentant de se dégager de son emprise.
_Tu vas sortir par derrière, d'accord?
Danny acquiesça autant qu'il lui était possible. Il agrippa le bras de Seven qui le faisait de plus en plus souffrir, le suppliant du regard d'abréger ça rapidement.
_Je ne veux plus te revoir, je ne veux plus jamais entendre parler de toi, tu m'entends? siffla-t-il. Si jamais j'ai le moindre problème avec les flics, et que j'entends ne serait-ce que la moindre allusion à un certain Danny Messer de New York, je te jure que tu es un homme mort. Je t'en donne ma parole.
Il lâcha prise. Les deux hommes se fusillèrent un instant du regard, et Danny partit. Il regagna la sortie, l'air libre, et rejoignit la voiture qui l'attendait une centaine de mètres plus loin. Chaque mètre en paraissait dix, chaque seconde une minute... Il avait du mal à croire à ce qui venait de se passer.
Il monta à bord, côté passager.
_Comment ça s'est passé? s'enquit Don.
_Démarre.
Don jeta un oeil dans le rétro, par où était arrivé Danny, mais la rue était déserte.
_Qu'est-ce qu...
_Je t'expliquerai en route. Démarre!
Don obtempéra. Il quitta la ruelle, s'engagea sur une artère principale de Phila, et prit au nord, direction Trenton.
_Comment il l'a prit?
_Plutôt bien.
_Alors c'est réglé?
Danny soupira. Il avait l'impression que son bras gauche était paralysé, et les muscles de son épaule et de son cou le faisaient grimacer de douleur au moindre de ces mouvements.
_Si on veut, dit-il.
_Comment ça "si on veut"? s'emporta Don en réalisant l'état de Danny. Et qu'est-ce qu'il t'a fait, ce fils de pute?
Il amorça un geste dans sa direction, mais celui-ci l'écarta brutalement.
_C'est bon, Don! Ça va!
_Tu trouves? lui reprocha le détective, incrédule.
_Je sais que tu étais pas d'accord! cria alors Danny. Tu me l'as suffisamment répété!
Don songea à tous les risques que Danny avait prit. Tous les risques qu'il lui avait laissé prendre. Pour quoi? Pas grand-chose. Peut-être même qu'il avait empiré la situation? C'était quelque chose que Danny avait déjà fait dans le passé. Ça avait même failli lui coûter son boulot. Mais là, c'était de sa vie qu'il s'agissait.
_Il savait que j'étais pas mort. Il le savait! se justifia vivement Danny. Si j'étais pas allé lui parler, il me chercherait encore! Et crois-moi, il aurait fini par me retrouver. Tu t'imagines peut-être que j'ai pas hésité? Que ça m'a fait plaisir de le revoir?
_Tu aurais dû me laisser venir avec toi...
_C'était la dernière chose à faire.
_Pourquoi?
_Parce que je veux pas te mêler à ça!
_C'est déjà fait. Je suis sûr qu'en cherchant un peu, je peux le retrouver. Parce que tout ce qu'il te fait, il le fait à moi. Et je le laisserai pas faire!
_C'est vraiment gentil, Don, mais FOUS-LUI LA PAIX!! coupa Danny. Il est dangereux, j'ai pas envie que tu le connaisses, même pas son nom. Tu peux comprendre ça? Je t'aime! S'il veux faire du mal à quelqu'un, ce sera à moi.
Don était bien loin d'adhérer à cette idée, mais Danny insista, avec colère:
_Laisse-moi au moins faire ça pour toi!
Il ajouta un bon vieux juron, en frappant le tableau de bord de ses poings. Ça faisait autant de bien au moral que de mal aux articulations. Mais c'était un excellent moyen d'évacuer toutes les émotions négatives qui le tiraillaient de toute part. Après ça, il resta un moment immobile et muet.
_J'ai vraiment cru qu'il allait me buter.
Don se tourna vers lui. Il venait d'arrêter la voiture au bord d'un trottoir. Danny ferma les yeux, baissa la tête, comme s'il cherchait à retenir des larmes.
_Danny, si un jour tu te sens menacé par lui, promets-moi de me dire son nom. S'il y a le moindre doute que ce type cherche à te faire du mal, dis-le moi, d'accord?
Don attendit une réponse. Il attendrait jusqu'au lever du jour, s'il le fallait. Mais il voulait une promesse. Au lieu de ça, Danny, sans qu'il l'ait lui-même sentit venir, éclata en sanglots. Alors Don passa son bras sur ses épaules, et l'approcha de lui.
_Je tiens trop à toi pour rester à l'écart de tout ça, insista-t-il.
Danny pleura encore un peu. A trop vouloir tout garder pour lui, il avait fini par ne plus rien pouvoir retenir. Il serra Don plus fort dans ses bras, malgré un élancement de douleur à l'épaule, et puis il lui murmura à l'oreille:
_Je te le promets. Mais il ne me fera rien, pas tant que je la fermerai sur son compte. Alors toi, promets-moi de ne pas chercher à savoir qui il est.
_C'est promis.
Danny s'écarta de lui, le regarda de ses yeux brillants de larmes. Comme pour être sûr que ce n'était pas des paroles en l'air.
_Je te le jure, lui assura Don qui semblait lire dans ses pensées.
Danny détourna la tête. N'avait-il pas déjà pleuré toutes les larmes de son corps? Là, il sentait qu'il allait recommencer, pas à cause de ce qu'il ressentait envers Seven et du mal qu'il pouvait faire, mais à cause de Don et de tout le bien qu'il lui procurait. C'était trop. Il ne comprenait pas comment, ni pourquoi ça lui arrivait à lui. En quelques heures tout avait basculé, et pour une fois dans le bon sens.
_Je te mérite pas, souffla Danny.
_Bien sûr que si! s'exclama Don en déposant un baiser sur ses lèvres. Enlève-toi cette idée de la tête, par pitié!
Il reprit le volant, s'engagea de nouveau sur la route. Danny fronça les sourcils, se demandant ce qui le faisait sourire. Il sécha ses larmes d'un revers de manche et dit:
_A quoi tu penses?
_Je pense aux neuf mois et trois semaines qu'on a à rattraper.
Le regard de Danny s'illumina, et il eut un petit rire.
_Et on commence quand?


ouh les coquins... à suivre!

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyJeu 23 Mar - 19:35

10/10 trop génial bong !!!et puis ils sont mimi tous les deux love
vivement une suite en vitesse Mr. Green

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyJeu 23 Mar - 22:49

Ah je les aime, ces deux-là love J'espère moi aussi une suite et fin pour bientôt!!! Wink

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyVen 24 Mar - 2:44

j'attend trooooooop la suite!!!!
sinon deux choses:j'adore ta nouvelle signature!!!et ma fic sur C.S.I:N.Y avance peu à peu mais j'ai peur de faire des erreurs au niveau du langage médico-légale.Où trouves-tu ces renseignements?

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyVen 24 Mar - 16:14

Merci! J'adore ma nouvelle signature, aussi :DD Sinon, pour les trucs médico-légaux et les analyses de labo, je me réfère à ce que j'entends et je vois dans les épisodes de la franchise, et puis j'ai un bouquin super qui s'intitule "scène de crime: l'encyclopédie de la police scientifique" de Richard Platt thumright
Si tu veux un renseignement particulier concernant les détails techniques de ta fic, je suis là pour t'aider victoire
AAHHH je meurs déjà d'impatience!!!!!!!! dingo dingo dingo

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptySam 1 Avr - 2:57

bravo Valm 10/10 10/10
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyDim 2 Avr - 21:37

Enfin une suite! tongue

-14-


Des souvenirs. C'était tout ce qu'il avait face à lui. Le miroir de la salle de bain lui renvoyait les souvenirs que Seven lui avait laissé. Sur son cou et son épaule: des hématomes violacés et encore douloureux. Sous ses yeux: des cernes dignes des plus grands insomniaques de ce monde. Sur ses bras, les marques de piqûres. Dans son regard, le poids du passé, celui de ces derniers mois. Et puis l'incertitude qui enveloppait tout le reste. Son passé, son avenir. La seule chose qui ne lui faisait pas peur, c'était le présent. C'était le seul moment où il se sentait vraiment bien. Bien mieux, merci Don.
_On ne peut pas défaire ce qui a été fait, songea-t-il tout haut, face à son reflet. Et l'avenir est ce qu'on en fait. Alors pourquoi je m'inquiète?
_Carpe diem, approuva Don.
Il était apparu comme par enchantement dans la pièce. Adossé à la porte, qu'il avait refermé doucement derrière lui. Danny se tourna vers lui, et croisa les bras. Donald Flack Jr s'était faufilé ici avec la discrétion d'un chat, et il le regardait avec... appétit. Celui du chat qui va dévorer le canari. Danny lui adressa un sourire délicieusement provocateur et Don fondit sur lui. Ils unirent leurs lèvres, et leurs langues, et s'embrassèrent à pleine bouche, prenant à peine le temps de respirer. Ils se déshabillèrent l'un l'autre, frénétiquement. Et puis Don souleva Danny de terre, et celui-ci se retrouva assis sur la machine à laver. Le proprio n'avait heureusement pas eu le temps de tout déménager. Dieu le bénisse. Et aussi cette pharmacie de Phila, ouverte 24h/24, fournisseur officiel des amants imprévus.
Pendant que Don se chargeait de l'aspect "technique" de leurs ébats, Danny lui mordilla la lèvre inférieure en le caressant partout où ses mains avaient accès. Leurs baisers devinrent plus intenses. La passion les dévorait petit à petit. Leur étreinte fusionnelle consumait leur peau nue.
Danny se laissa prendre par Don, croisa ses jambes autour de sa taille. Ce n'était peut-être pas le meilleur endroit pour faire l'amour, mais c'était moins froid que le sol carrelé de la salle de bain, et moins loin que le lit de la chambre...
Quand Don le pénétra, Danny enfonça ses ongles dans la chair de son dos, et gémit à la fois de plaisir et de surprise. Cependant, Don ressentit une légère crispation oppresser le corps de son amant.
_Ca va?
_T'arrête pas, haleta Danny.
_Sûr?
_A cent pour ceeennnt.... échappa-t-il quand Don bougea en lui.
Et il prit appui à l'aide d'une de ses mains sur le dessus de la machine, tandis que de l'autre, il s'agrippait toujours à Don. Ils échangèrent un rapide coup d'oeil.
_Dis-le moi, si je te fais mal.
Danny lui sourit et glissa sa main sur l'épaule de Don, le long de son bras, et lui prit la main, lui léchant avidement les doigts:
_Continue, j'adore ça...
Don effectua alors un petit mouvement de va et vient, et sentit peu à peu la respiration de Danny devenir plus profonde et plus régulière, et la jouissance l'envahir.
Ils se remirent à s'embrasser, se lécher et se caresser avec ardeur, puis Don accéléra le mouvement, glissant sa main entre leurs deux corps...
_Oh, putain de merde! grogna Danny. Comment j'ai pu t'oublier?!
Il se cambra en arrière et se laissa pénétrer plus intensément, plus profondément...
_Qu'est-ce que tu m'as manqué... lâcha Don entre deux à-coups.
Danny pencha la tête en arrière, les yeux révulsés, excité à l'extrême par les halètements grandissants du détective, et des siens. Le moment venu, Don posa sa main in extremis sur la bouche de Danny afin d'étouffer un cri irrépressible, causé par un fantastique orgasme simultané.
Mais il du le laisser vite reprendre de l'air, parce que si lui était essoufflé, Danny, lui, était épuisé. Difficile de courir un marathon après trois jours sans avoir rien pu avaler que de la flotte...
Ils s'enlacèrent de nouveau, et restèrent quelques minutes à échanger quelques tendres baisers, effleurant leurs lèvres, dans une étreinte silencieuse. Danny serra ensuite Don dans ses bras, posa son menton sur son épaule, et s'immobilisa. Don lui laissa un moment de répit, et puis il lui caressa les cheveux.
_On devrait penser à ne laisser aucun indice derrière nous...
Le rire de Danny valait bien tout l'or du monde. Son regard pétillait de reflets bleus et d'argent. Après dix mois de silence et d'absence, la vie leur souriait enfin.

_Tout est prêt, annonça Don quand Danny sortit de la salle de bain. Mac et Stella sont en bas, avec le café, les croissants, et les inspecteurs de Phila. Et puis le docteur...
_Billings, devina Danny.
_C'est ça, confirma Don. Ils nous attendent, alors allons-y.
Danny parut hésiter. Il portait le même pantalon de sport que la veille, et un t-shirt bicolore à l'effigie des Dodgers. Aux mots prononcés par Don, il fut subitement submergé par l'appréhension du départ. Il lui fallait quelque chose pour se donner du courage, et vite. Parce que le simple fait de franchir la porte le terrifiait d'une façon qu'il trouvait détestable, car stupide. Mais c'était plus fort que lui...
Il s'approcha de Don avant que celui-ci n'atteigne la poignée. Et puis il le retourna face à lui, et le plaqua contre la porte. Don fronça les sourcils, mais en voyant l'air inquiet de son ami, il comprit qu'il lui fallait un tout petit peu plus de temps. Ils joignirent leurs mains, entrecroisant leurs doigts avec quiétude. Danny voulait retarder l'échéance, autant qu'il voulait faire durer leur agréable complicité. Seul à seul.
_Merci, Don. Pour tout, lui murmura-t-il. Sans toi, je...
Il s'interrompit, ne préférant même pas penser à l'endroit où il se trouverait s'il avait baissé les bras. S'il s'était enfui...
Don déposa un baiser sur ses lèvres:
_Mac et Stella en auraient fait autant... presque autant que moi, lui assura-t-il.
Danny esquissa un sourire. Le "presque" avait une sacrée importance, dans cette histoire.
_Sans parler de ceux qui sont restés à New York, poursuivit Don. J'en connais un qui doit trouver le temps long. Quelqu'un à qui tu manques énormément.
_Qui?
_Hawkes. Sheldon Hawkes. Vous travailliez souvent ensemble. Tous les deux, vous formiez une belle paire, fit-il remarquer avec une joie nostalgique.
Danny sembla se détendre un peu. Et puis il gagna encore plus en sérénité et en confiance à force de mêler sa langue à celle de Don. Leurs mains toujours liées, ils flirtaient comme deux ados, en secret, derrière la porte. Combien de temps? Difficile à dire. Mais pour Mac et les autres, le temps était venu de s'activer un peu. Quelqu'un frappa. Une fois. Deux fois. Ils entendirent des voix. Danny s'écarta de Don à regret, lui tenant la main jusqu'à la dernière seconde. Car Don devait bien se résoudre à ouvrir cette foutue porte. Mac entra sans se faire prier dans la pièce, suivi par le docteur Billings. Celui qui était venu l'avant-veille au soir. Le vieux docteur Billings. A l'allure guillerette d'un papy de publicité pour bonbons au caramel d'antan.
Après de rapides échanges civilisés, Mac et Don s'éclipsèrent sur le palier, laissant Danny aux mains du doc.


à bientôt!!! cheers

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyLun 3 Avr - 3:12

10/10 10/10 love
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lagentillefan
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyLun 3 Avr - 3:51

comme toujours génia 10/10 l!!!super scène d'amour love!qu'est-ce qu'ils sont mignons Embarassed . Et j'ai bien rigolé à la description du Dr Billings Mr. Green !!allez allez la suite!!! bong

au fait, à force de se lancer des fleurs mutuellement,on pourrait ouvrir une jardinerie virtuelle flower (désolée mais à cette heure mes délires partent carrément en vrille dingo )

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valm.csi
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan - Slash!   Les Experts: Manhattan - Slash! EmptyLun 3 Avr - 12:42

Merci Sluna, merci Eli! On a toujours besoin d'encouragements!! Mr. Green Et de flower , de love et de 10/10
Motivée, je suis mo-ti-vée pour la suite!! victoire et fin? What the fuck ?!?

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