Forum sur la série Les Experts: Miami
 
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 Les Experts: Manhattan / Confrontations

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valm.csi
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyJeu 17 Aoû - 13:13

Berci Bocou Exclamation Mr. Green Public, je t'aime!!!! love triste Tiens, c'est pour toi! flower


Chapitre 10 (temps mort)

Les deux hommes descendirent de voiture, et s'engouffrèrent dans l'immeuble. L'appartement de Danny se trouvait au quatrième étage, mais une fois arrivée devant les portes scellées de l'ascenseur, hors-service, ils durent bien se résoudre à emprunter les escaliers. C'était un peu plus fatigant, et surtout plus long, mais ils avaient tellement envie l'un de l'autre que le seul obstacle qui pourrait les empêcher de faire ce qu'ils avaient prévu, c'était que l'immeuble s'écroule sur eux.
"C'est un signe", dit Danny alors qu'ils atteignaient le palier du deuxième étage.
"Quoi? L'ascenseur en panne?"
Danny acquiesça, en repensant à la tête de Mac quand il les avaient vu en sortir, au labo: "Qu'est-ce qui m'a prit de..."
Don l'interrompit en le retenant par le bras, pour l'embrasser encore une fois. Danny répondit à son baiser, enfouissant ses mains dans ses cheveux, mais ils n'allaient quand même pas le faire là... Il repoussa Don, lui prit la main, et ils reprirent leur progression, gravissant les marches de plus en plus vite, pressés d'arriver à l'appartement. C'était plus le moment de parler, il fallait agir.
"Les menottes, c'est pourquoi, au juste?" demanda cependant Danny, tout près d'arriver au seuil du quatrième.
"On s'en servira pas", lui avoua alors Don. "C'était juste pour te mettre mal à l'aise..."
A cet instant précis, le détective se sentit décoller, et survola les deux dernières marches de la volée d'escaliers, pour ensuite se retrouver plaqué contre le mur, juste à côté de la porte indiquant "4". Danny lui broyait quasiment la main, tout en le fusillant du regard. Mais sur son visage se dessinait un sourire.
"Je croyais qu'on était à égalité", fit-il remarquer.
"Maintenant, on l'est", lui assura Don.
Il attira Danny vers lui en attrapant chacun des côtés de la cravate qui pendait à son cou, et embrassa passionnément ses lèvres pour l'empêcher de répondre. Danny abdiqua très facilement, et se colla tout contre son amant, le coinçant entre lui et le mur.
"Danny, c'est toi?"
La porte à côté d'eux venait de s'ouvrir.
Ils s'écartèrent l'un de l'autre, mais c'était trop tard. Telle une étrange et mystérieuse manifestation paranormale, Lindsay leur apparut, exactement comme Danny l'avait imaginée. La mine pétrifiée, oscillant entre surprise, désespoir, et horreur. Le spectacle qu'elle avait à l'instant découvert allait la hanter jusqu'à la fin de ses jours. Elle déglutit sa salive avec difficulté, son regard passa rapidement de Danny à Flack, revint sur Danny, puis rejoignit le sol pour ne plus le quitter.
"Je... je suis désolée", balbutia-t-elle. "Je voulais juste... rien du tout!"
Elle se précipita dans les escaliers, sans un regard en arrière.
Le seul bruit qu'ils entendirent après ça, c'était les talons de Montana, qui dévala les quatre étages en vitesse, et la porte qui claqua au rez-de-chaussée.
La journée avait pourtant si bien commencé, songea Don, toujours contre le mur. Quant à Danny, il lui tournait le dos, le regard dirigé en bas de la première volée de marches.
"Stipe nous a jeté un sort", fit-il, d'un air absent. "C'est une sorcière, je dois être maudit."
Don échappa un petit rire amer. Danny se retourna face à lui: "Rhonda Matters n'est pas morte d'une rupture d'anévrisme, elle a seulement succombé à un maléfice. Tout ça parce qu'elle s'envoyait en l'air avec un homme marié."
"T'as vraiment l'air de croire à ce que tu dis", constata Don.
Danny ne répondit rien. Il s'approcha de son ami, mais s'arrêta à un demi-mètre de lui. Comme s'il redoutait de le toucher encore. En quelques secondes, tout avait basculé. L'immeuble leur était finalement tombé dessus. La température avait chuté, l'excitation s'était évaporée, leur projet envolé.
Danny tira sur sa cravate, et la regarda pendre à sa main, comme un animal mort.
"J'espère que c'est pas ta préférée", dit-il, avant d'ouvrir la porte "4", et de se diriger vers son appartement.
"Pourquoi?" voulut savoir Don en le rejoignant dans le couloir.
Danny sortit ses clés, ouvrit sa porte, et lui expliqua: "Parce que je vais l'attacher quelque part, bien solidement, et je vais me pendre avec."
"Tu sais que je vais t'en empêcher", vérifia alors Don.
Ils pénétrèrent dans l'appart. Danny resta silencieux. Don referma la porte derrière lui, incertain quant au réel état d'esprit de son ami. Il avait l'air sous le choc. Complètement abattu. Mais croyait-il vraiment tout ce qu'il disait?
"On devrait se jeter tous les deux du toit", proposa-t-il brusquement, plongeant son regard dans celui de Don. "Comme Roméo et Juliette. Qu'est-ce que t'en dis?"
"Danny", s'inquiéta le détective, en lui prenant la cravate des mains. "Sérieusement."
L'expert de la scientifique semblait ne plus trop savoir où il en était. Pourtant c'était simple. Après Stella et Mac, c'était au tour de Lindsay d'admettre la réalité. C'était certainement plus difficile pour elle que pour n'importe qui d'autre, étant donné ce qu'elle ressentait pour son collègue.
Et peut-être que c'était beaucoup pour aujourd'hui, mais Danny n'allait quand même pas se laisser abattre?
Don tendit les bras vers lui. Et comme Danny hésitait encore, il lui dit, d'une voix douce: "Je t'aime."
Après un moment de silence, Danny se décida à l'approcher de nouveau, et se blottit dans ses bras.
"Tu me l'avais jamais dit", lui fit-il remarquer, semblant être redevenu lui-même.
"Toi non plus", lui rappela gentiment Don.
Mais c'était pas pour ça que Danny allait lui répondre maintenant. C'était une vraie tête de mule. Un bad boy qui ne disait pas "je t'aime" aussi facilement. Parce que ça lui coûtait vraiment. Et parce que la dernière fois qu'il l'avait dit, c'était à son frère mourant, sur son lit d'hôpital. Son frère à qui il n'avait jamais eu l'occasion, ni ressentit le besoin de lui dire qu'il l'aimait avant de le perdre. Un frère à qui il ne pourrait jamais plus dire ces mots...
Et tout ça, Don le comprenait parfaitement, et n'était pas du genre à lui reprocher de ne pas toujours exprimer ses sentiments. Et c'était une des nombreuses raisons pour lesquelles Danny tenait tant à lui.

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lagentillefan
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyJeu 17 Aoû - 14:26

ha!ha!les choses sérieuses vont-elles commencer???Allez vite la suite,Valm!!! bong

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyJeu 17 Aoû - 21:04

bong Ah oui, lagentilefan a raison, c'est pour quand la scène avec les bandeaux??
En tous cas toujours aussi bien 10/10 10/10
pompom pompom La suiiiiite please pompom pompom
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valm.csi
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyVen 18 Aoû - 15:01

Pour maintenant!!!!! :DD
AVERTISSEMENT: pig pig pig


Chapitre 11 (passe aveugle)

Peu à peu, la chaleur revenait. Dans les bras l'un de l'autre, ils commençaient à oublier le monde autour d'eux. Don posa ses mains sur les hanches de Danny, lui caressa le dos, à hauteur des reins, puis remonta lentement, jusqu'à ses épaules.
Danny pencha un peu la tête en arrière, et sentit les muscles de son dos et de son cou se détendre paresseusement au contact des mains expertes de Don, qui lui massa la nuque, et enfouit ses doigts dans ses cheveux.
Danny frissonna d'extase. Il attrapa son amant par les cheveux, et l'attira vers lui. Il unit ses lèvres aux siennes, et le dévora d'un baiser passionné. Il avait faim. Il voulait que Don le prenne, là tout de suite, et qu'il lui fasse oublier la convocation, le visage de Lindsay, son boulot, et même son nom. Il ôta ses lunettes, jeta un oeil sur sa droite, et les balança sur le comptoir de la cuisine. Ensuite il ferma les yeux et se concentra sur la bouche de Don, ses lèvres, sa langue. Personne n'embrassait comme Don. Et il n'avait jamais embrasser quelqu'un avec autant de passion, et d'exaltation. Ils auraient pu continuer ainsi jusqu'à l'asphyxie, mais le détective y mit un terme. Il plongea son regard dans le bleu des yeux de son amant, à l'air interrogateur, et fit apparaître entre eux la cravate avec laquelle Danny avait eu la vague intention de se pendre.
"Tu crois toujours que l'un de nous va y rester?"
Danny haussa les épaules: "On peut pas savoir tant qu'on n'a pas essayé."
Don l'approuva par un petit signe de tête, et lui banda aussitôt les yeux.
"Quoi... déjà?" s'en étonna Danny. "J'ai même pas enlevé mes chaussures!"
"C'est censé durer des heures", lui murmura Don à l'oreille quand il en eut fini avec son noeud. "Tu vas trop vite."
Danny accusa le coup, et s'en prit aussitôt à la cravate de Don. "Puisque tu le prends comme ça..." fit-il.
Don leva la tête, et s'apprêta à donner un coup de main à Danny, mais: "Laisse-moi faire", exigea celui-ci.
"Je veux bien", articula Don. "Mais là, tu es en train de m'étrangler..."
Danny insista quand même, et réussit sans trop de problème à lui enlever sa cravate. Ensuite, il procéda par tâtonnement. D'abord il repéra à quel endroit se trouvaient les yeux de Don, qui dut les fermer pour ne pas devenir aveugle pour de bon, puis les recouvrit, avant de faire un noeud bien serré derrière sa tête. Il vérifia ensuite que tout était parfait.
"Tu me vois?" demanda-t-il en agitant la main à hauteur de son visage.
"Comment je pourrais bien te voir? J'ai les yeux enfoncés dans les orbites..." se plaint Don.
Danny éclata de rire. En l'entendant, Don se dit qu'il ratait quelque chose, et il eut envie de soulever un instant son bandeau. Mais il n'en fit rien. Peut-être était-il aveugle, mais il lui restait encore tous ses autres sens. Pour entendre, toucher, sentir, et goûter.
Danny se tut quand il sentit les mains de son amant glisser sur sa chemise, le long de ses bras, sur ses épaules, pour atteindre son col. Il apprécia chaque seconde de la tendresse avec laquelle Don défit un à un les boutons, du tissu frôlant sa peau, s'ouvrant lentement sur son torse nu, et des doigts de son amant qui prenaient leur temps.
Tout leur temps.
Il se dit que malgré son âge, et son expérience en la matière, il lui restait encore beaucoup à apprendre...
Don ne lui ôta pas tout de suite sa chemise. Ses mains avaient encore tant à redécouvrir. A commencer par les formes et contours de ses abdominaux, fermes et parfaitement dessinés, de son torse, dont il sentait le soulèvement régulier au rythme de sa respiration silencieuse. Tout autour d'eux n'existait que le silence. Ils étaient plongés dans une obscurité des plus paisibles et douces qui soient. Don arrivait même à ressentir les battements de son coeur.
Tandis qu'il explorait chaque centimètre carré de sa peau, Danny s'attaqua à la ceinture de Don, dont il défit la boucle avant de la retirer de ses passants, lentement. Ensuite, il déboutonna son pantalon, descendit sa fermeture éclair, et lui souleva sa chemise.
"Sois sage", le prévint doucement Don, craignant qu'il ne lui arrache comme la dernière fois.
"Je fais de mon mieux", chuchota Danny.
Don sourit, et à tâtons, lui chopa la mâchoire inférieure afin de reprendre ses lèvres. Danny ouvrit la bouche, et Don explora l'intérieur à la recherche de sa langue, qui se laissait désirer, qui jouait avec la sienne. Enfin elle se laissa prendre, et ils mélangèrent avidement leur salive, faisant danser leurs langues l'une contre l'autre avec ardeur.
Pendant que Danny déshabillait calmement son amant, celui-ci commença à s'en prendre à son jean.
"Chaussures", soupira Danny dès qu'il eut une seconde pour reprendre un peu de souffle.
"Très juste", lui accorda Don.
Alors ils prirent quelques instants pour s'en débarrasser, s'appuyant l'un sur l'autre, sautillant à cloche-pieds. Ils parvinrent finalement à se cogner, alors que Don, manquant cruellement d'équilibre, s'était baissé et que Danny s'évertuait à rester debout, une main posée sur son épaule.
"C'était quoi?" protesta Don après avoir étouffer un sifflement de douleur.
"Mon pied", lui apprit Danny. "Et toi?"
"En plein dans la clavicule."
Ils éclatèrent de rire.
Rien ne les empêchait de soulever leurs bandeaux pour voir où ils en étaient, mais un jeu était un jeu. Une fois que le coup d'envoi a été lancé, il n'est plus question de tricher... Ils enlevèrent chaussures et chaussettes, se débarrassèrent de leurs chemises, puis hilares, se dirigèrent finalement vers la chambre. Danny ouvrit la marche, gardant Don derrière lui, en lui tenant la main.
Arrivés à destination, ils s'écroulèrent sur le grand lit, en prenant bien garde de ne pas atterrir à côté, ou bien l'un sur l'autre, ou encore à la fois l'un sur l'autre et à côté du lit, et puis jetèrent leurs pantalons au loin, ainsi que caleçon et boxer.
Ils optèrent pour leur position favorite. Pas facile à mettre en place, mais une fois qu'elle l'était, rien ne pouvait les séparer. Ils s'assirent en tailleur, l'un dans l'autre, quoi que pas encore tout à fait, et s'enlacèrent dans une harmonieuse étreinte, suave et amoureuse.
Ils reprirent leurs baisers là où ils les avaient interrompus, et se mirent à se caresser le dos, les épaules, les bras, les cuisses, les fesses, tout ce à quoi ils avaient accès. Ils n'entendaient plus que le bruit de leurs respirations enflammées, mêlées entre elles, et de leurs mains glissant sur leur peau, du froissement des draps et de leurs gémissements qui gagnaient peu à peu en profondeur. Ils se dévoraient l'un et l'autre avec ferveur.
A l'aveuglette, ils joignirent leurs mains, et entrecroisèrent leurs doigts avec force. Au bout de quelques minutes, alors que leurs lèvres étaient gonflées par leur baiser marathon, ils posèrent leurs fronts l'un contre l'autre, et puis commencèrent à se câliner, joue contre joue, à s'embrasser le cou, se lécher, se mordiller, mais avec plus de douceur et de calme, histoire de reprendre haleine.
Il faisait très chaud, entre leurs deux corps, le désir montait, l'excitation atteignait des sommets...
"J'suis prêt", souffla Danny.
"Je t'attends", lui fit savoir Don en retour, lui lâchant une main.
Danny s'en servit pour s'appuyer sur le lit, et aidé par Don, souleva son corps. Don le guida plus près de lui, jusqu'à entrer lentement en lui, tout en douceur.
Danny échappa un léger halètement, et se mit à respirer tout en profondeur, calé tout contre lui. Don frémit au doux contact de son souffle chaud contre son oreille. Et puis s'introduisit un peu plus loin. Avant de poser ses mains sur les hanches de son amant et d'effectuer ses premiers mouvements de va-et-vient.
Les gémissements de Danny devinrent peu à peu des râles de plaisir, et puis se muèrent en longues plaintes de jouissances, presque en pleurs. Don, emporté par l'excitation que provoquait en lui les rugissements frénétiques de celui qu'il aimait tant, se mit à se lâcher lui aussi, comme jamais il ne l'avait fait auparavant. Tant pis pour les voisins.
Danny se cambra, et rechercha la main de Don, qu'il finit par retrouver, et serrer dans la sienne, comme pour ne pas flancher.
C'était incroyable. Un peu comme la première fois. Fort, inattendu, et intense. Le coeur qui s'emballe, une puissante onde de plaisir, qui part de l'entre-jambe, et qui diffuse dans tout le corps une sorte de frisson ardent, jusqu'au cerveau où elle explose sourdement en un flot d'étincelles...
Un dernier cri, une dernière explosion, et le septième ciel leur ouvrit ses portes. Magistral.
Quand ce fut terminé, avant même que Don ne se retire et qu'ils pensent à essuyer les preuves de leurs sentiments partagés, ils s'étreignirent à nouveau. Essoufflés mais avec la sensation extraordinaire d'avoir assouvi à jamais leur envie de l'autre. Une sensation tout à fait passagère, cela dit...
"Oh Don..." sanglota Danny, son menton posé sur son épaule.
Celui-ci ôta son bandeau, pour voir que Danny faisait de même. "Est-ce que ça va?" s'inquiéta-t-il.
"Promets-moi que tu me quitteras jamais", murmura-t-il alors, en se redressant et en posant son front contre celui de Don.
Les yeux dans les yeux, ils se réhabituèrent à leur vision des choses de la plus sensuelle des façons, et joignirent à nouveau leurs mains.
"Pourquoi j'irai voir ailleurs, hein?" lui demanda Don, attendri par ce qu'il voyait, et ressentait au plus profond de lui. "J'ai déjà tout ce qu'il me faut. Tu es tout ce qu'il me faut."
A ces mots, Danny se fendit d'un large sourire, et le serra très fort dans ses bras. Don répondit chaleureusement à son étreinte. Il était plus heureux que jamais. Ils étaient tous les deux plus heureux que jamais.
Et dire que la nuit ne faisait que commencer...


Voili voili! A plouche pour la suite!! Wink

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyVen 18 Aoû - 19:11

Woua , j'en ai perdu mes mots!! 10/10 10/10
C'était un très beau moment, vraiment trop mignon ces deux là df , que dire d'autre??

Ah si: A plouche, c'est quand ça? (pas taper valm boxe , pas taper)

dejadehors partie me refugier dans mon parking préféré pour échapper à valm lol!
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valm.csi
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyVen 18 Aoû - 21:37

Où c'est qu'elle est queeoi?: que je la tape!!!! boxe
M'en vais voir du côté du parking Bougez pas, je reviens! coucou!

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyVen 18 Aoû - 21:44

Ah non s'il te plait valm respect promis je vais être sage Rolling Eyes (enfin je vais essayer), c'est pas ma faute si j'adore tes fics study
love j'suis pardonnée?
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valm.csi
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyVen 18 Aoû - 22:17

Je te taquinais!!! Je t'ai pas dis que j'étais très taquine? Mr. Green J'aime bien ce mot, il est si... ridicule! Laughing
Millie, ma douce, je t'adore bizz !!! love Sans toi, je me morfonds! pleurs
Tu es toute pardonnée, en fait, non! Je ne te pardonne pas, puisqu'il n'y a rien à pardonner! pompom pompom pompom
Allez, à demain! victoire


Poupougne, va! Wink
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyVen 18 Aoû - 22:30

:DD C'est entièrement réciproque love
Gros poutoux ma pitite valm bizz
pompom A demain coucou!
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yumi
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyVen 18 Aoû - 22:44

Demain queeoi?: ? tu devrais avoir honte de nous faire attendre aussi longtemps!


Bon, d'accord. Il vous reste une place sur le parking ? Parce que je vais bientôt commencer à conduire en plus! fete

dejadehors
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lagentillefan
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptySam 19 Aoû - 2:17

respect respect que dire de plus?Ha si!La suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite!!! bong

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyLun 21 Aoû - 16:32

Chapitre 12 (prolongations)

C'était l'heure du déjeuner, du moins à peu près, quand Danny trouva le temps, et surtout le courage, d'aller affronter Mac dans son bureau. Tout ce qu'il espérait, c'était que son patron ne soit pas trop occupé. Ça leur éviterait de remettre leur discussion à plus tard. Et ça éviterait à Danny de se ronger les sangs tout l'après-midi en attendant de savoir ce que Mac avait à lui dire...
A travers les parois vitrées, il aperçut Stella, de dos, qui discutait avec lui. Puis il croisa furtivement le regard de Mac, et le vit prononcer quelques mots à Stella. Celle-ci fit alors un pas en arrière, avant de se retourner pour quitter la pièce. Elle poussa la porte, et la maintint ouverte pour que Danny entre à son tour. Elle lui adressa un clin d'oeil et fit une moue rassurante, pleine d'optimisme.
Une fois qu'il se trouva seul face à Mac, Danny réprima à nouveau son envie de courir loin d'ici. Il avait vraiment pas envie de parler de sa vie privée. Si seulement Mac pouvait lui faire la morale une bonne fois pour toute et lui foutre la paix! Si seulement ils pouvaient tout effacer et recommencer, que Don et lui récupèrent leur secret, et continuent à vivre leur vie de clandestins...
"Asseyez-vous", le pria Mac, alors qu'il finissait son sandwich. Il but quelques gorgées de son café et tandis que Danny s'installait en face de lui, lui demanda: "Bien dormi?"
Danny savait qu'il avait l'air fatigué. Que non seulement il en avait l'air, mais qu'il était en réalité affreusement fatigué. La nuit avait été courte. Rectification: la nuit avait été longue, et belle, sensuelle et torride, magique, extraordinaire, et plus encore. Mais lui et Don avaient dormi à peine plus de deux heures. Et ça se voyait.
De toute façon, si Danny avait été seul, il aurait cogité pendant des heures, s'imaginant sans relâche tous les scénarios possible de son entrevue avec Mac. Et il n'aurait certainement pas fermé l'oeil de la nuit. Au lieu de ça, il avait fait l'amour avec Don jusqu'à quatre heures du matin, avant de finalement s'endormir d'un sommeil de plomb, court, mais des plus réparateurs. Il avait fait le bon choix.
"Et vous?" fit Danny.
"J'ai passé une très bonne nuit, merci", sourit Mac.
"Pas de cauchemars?" en rajouta Danny.
"Pas le moindre."
Comprenant à quel genre de cauchemars Danny faisait allusion, Mac préféra ne pas y aller par quatre chemins: "Ce qui s'est passé dans l'ascenseur..."
"Ça se reproduira plus", acheva Danny.
"Heureux de l'entendre."
Mac se leva de derrière son bureau, fit le tour, et vint s'asseoir sur le bord du meuble, plus près de Danny. Celui-ci avait visiblement du mal à soutenir le regard de Mac. Et ce n'était pas du tout son habitude de fuir ainsi le contact visuel avec son interlocuteur, quel qu'il soit.
"Vous n'avez pas à avoir peur, ni même honte."
"J'ai pas..." s'exclama Danny avant de s'interrompre.
peur? Je suis terrifié... et j'ai pas honte, je me sens carrément humilié. Je veux pas parler de ça...
"Écoutez", reprit Mac. "Loin de moi l'intention de vous faire la morale, ou de vous reprocher quoi que ce soit, encore moins de vous juger. Simplement je tiens à vous mettre en garde, vous et Don."
"Contre quoi?" s'enquit alors Danny, mettant de côté pour le moment son désir de partir loin d'ici.
"Si votre relation était dévoilée au grand jour, ça vous causerait beaucoup de tort. Non pas seulement parce que vous êtes des hommes, mais aussi parce que vous êtes des flics. J'ai vu des carrières détruites pour moins que ça, et même des vies entières. Je refuse que ça vous arrive."
Danny hocha la tête, signe qu'il avait bien compris la raison pour laquelle Mac l'avait convoqué. Tant que leur secret serait bien gardé, lui et Don n'avaient rien à craindre. Dans le cas contraire, leur vie pouvait devenir un enfer.
"Ne vous inquiétez pas, Danny", lui glissa Mac, réalisant à quel point il semblait tourmenté. "J'emporterai votre secret dans la tombe, s'il le faut. Et Stella aussi."
"J'aimerais en dire autant de Lindsay", confia Danny en s'apprêtant à mettre un terme à leur conversation. "C'est tout?"
"C'est tout."
Alors Danny se leva, agréablement surpris que ça se soit passé si bien, et si rapidement. A se demander pourquoi il s'était tant inquiété, et pourquoi il redoutait tant les appréciations de Mac. Tout ce que lui demandait son patron, c'était de faire son boulot, et de bien le faire. Le reste ne regardait personne.
"C'est sérieux, entre vous?" demanda Mac alors que Danny avait déjà la main sur la poignée.
Tellement sérieux qu'on s'est promis fidélité, et qu'on a fait le test ensemble, juste pour pouvoir faire l'amour n'importe quand et n'importe où sans avoir à se trimballer avec des capotes plein les poches. Mais je vais garder ça pour moi, OK?
Il se contenta d'acquiescer, puis Mac lui posa une deuxième question: "Simple curiosité: ça dure depuis combien de temps?"
Danny faillit lui répondre et s'en aller enfin, mais une idée lui vint subitement à l'esprit. Il retira sa main de la poignée et demanda: "A votre avis?"
Mac réfléchit. En comptant large, il se dit que ça ne devait pas dépasser... "Six mois?"
Danny esquissa un sourire: "Presque deux ans."
A cette révélation, le visage de Mac se décomposa sous l'effet de la surprise, et il fit une moue impressionnée.
"Qui a dit que vous ne montriez jamais ce que vous ressentez?" s'en amusa Danny.
"Vous êtes quelqu'un de très surprenant, mais je n'imaginais pas que vous l'étiez à ce point", avoua Mac.
Les deux hommes partagèrent un fort sentiment de complicité, puis Danny fit mine de partir. Cependant, il s'arrêta une seconde fois, et posa une dernière question: "Simple curiosité: c'est sérieux entre vous et Stella?"
L'espace d'un instant, Mac se figea. "Je crois savoir que vous avez du travail?" lui rappela-t-il finalement.
"Beaucoup de travail, patron", confirma Danny.
Et il quitta sans plus attendre le bureau de Mac, dans un état d'esprit complètement différent de celui qu'il avait quand il y était entré. Il pouvait remercier Stella d'avoir mis Mac sur un petit nuage. Depuis le temps que ces deux-là se cherchaient, ils s'étaient enfin trouvés. Sans compter que grâce à cela, Danny n'avait pas eu à essuyer les remontrances habituelles sur les relations intimes entre collègues. Car pour bien faire la morale, il fallait commencer par donner l'exemple...

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyLun 21 Aoû - 22:49

10/10 Superbe scène entre Mac et Danny love
Deux ans que Don et Danny sont ensemble??? Tu nous étonnera toujours ma petite valm.
Et Mac qui est sur un petit nuage grâce à Stella, ça se fête fete fete

Bon, comme j'ai cru comprendre que tu appréciais particulièrement ce smyley le voici: respect la suite déesse valm respect

dejadehors tu sais où me trouver non?
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lagentillefan
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyMar 22 Aoû - 2:56

ha oui!moi aussi,j'adooooore la réaction de Mac quand il apprend la durée de leur relation...Trop fort!!!
allez,la suite,je t'en supplie respect respect

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valm.csi
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyMar 22 Aoû - 15:15

Mr. Green Mr. Green Mr. Green
Ouais, deux ans Exclamation Moi aussi, ça m'a fait un choc :DD !! lol!


Chapitre 13 (face-à-face)

"Qu'est-ce qui t'arrive, Lindsay?"
"Rien", répondit-elle aussitôt à Sheldon, tandis qu'ils arrivaient sur leur scène de crime.
"Tu es sûre?" insista-t-il, surpris par le silence de sa collègue, tout au long du trajet jusqu'ici, de sa mine sombre, et du peu de conviction qu'elle avait insufflé à sa réponse.
"Absolument", confirma-t-elle cependant, semblant retrouver un semblant de bonne humeur.
Sheldon souleva la bande jaune qui délimitait le terrain en construction sur lequel avait été découvert un des ouvriers du chantier, et elle passa dessous.
Ils s'avancèrent vers l'endroit où se trouvait la victime, poignardée à mort, et tombèrent sur leur collègue de la criminelle chargé de l'enquête.
"Don! Comment ça va?" se réjouit Sheldon.
"Mieux que notre homme!" lui garantit Flack avec un petit signe en direction de la victime.
"Certes! Qu'est-ce qu'on a?"
Tandis que Don faisait un résumé détaillé de la situation, Sheldon remarqua la volonté avec laquelle Lindsay persistait à regarder ses pieds, ou le lieu du crime, sans jamais poser son regard sur le détective. Elle l'évitait avec un détachement proche du mépris.
"Très bien", fit Sheldon quand Don en eut terminé de son rapport.
Aussitôt, Lindsay se dirigea vers l'ouvrier poignardé, et laissa les deux hommes seuls.
"Je ne comprends pas ce qui lui arrive", s'étonna Sheldon. "Tu sais quelque chose?"
Don observa la jeune femme un petit moment, avant de répondre: "C'est pas le bon moment pour en parler."
Sheldon parut très déçu. Flack savait quelque chose... Non, en fait, il avait l'air d'être au courant de tout, absolument toute l'histoire, mais avait décidé de ne rien lui révéler.
"Si tu ne sais toujours rien d'ici ce soir, appelle-moi, et je te dirais tout ce que tu veux savoir", lui promit alors le détective. "Mais surtout, ne demande rien à Lindsay, et encore moins à Danny."
"Danny?" s'étonna Sheldon. "Qu'est-ce qu'il a à voir là-dedans?"
"Ce soir!" lui rappela Don avec insistance, avant de s'éloigner pour se remettre au travail.
L'ancien légiste rejoignit alors sa coéquipière auprès de leur victime, et ne lui posa plus aucune question sur le mystère qui planait au-dessus de lui.

"Alors? Comment c'était?"
Olivia Stipe laissa tomber le dessin qu'elle était en train de réaliser pour se consacrer toute entière à son charmant visiteur.
"C'était fantastique", lui confia Don. "A s'en faire péter les veines du cerveau."
Pendant un instant, Stipe se demanda ce qu'elle devait en penser. Elle fronça les sourcils, incertaine: "Je me trompe ou ça a un rapport avec la mort de Rhonda Matters?"
"On ne peut rien vous cacher", admira Don.
"Alors… serait-ce ce qu'on appelle de l'humour noir?"
"C'est ce que j'appelle les conclusions de l'enquête", rectifia-t-il, avant de lui préciser que Matters avait succombé à une mort naturelle. Une rupture d'anévrisme. "L'affaire est classée."
Stipe acquiesça. Elle avait de la peine pour Rhonda Matters, et aussi pour son amant, Al Fortson. Mais au fond, elle ne pouvait s'empêcher de trouver les répliques du détective plus drôles que déplacées.
"Vous auriez pu me téléphoner?" fit-elle remarquer.
"Tout comme j'aurais pu ne jamais vous le dire", avoua-t-il. "La plupart du temps, les témoins ne sont pas mis au courant des résultats d'enquête."
La jeune artiste aux cheveux auburn et au regard pénétrant haussa les sourcils: "Dans ce cas, que me vaut cet honneur?"
"Je passais dans le coin", sourit-il.
Et c'était vrai. Le chantier sur lequel l'ouvrier avait été poignardé se trouvait à l'est de Manhattan, juste de l'autre de côté du pont de Brooklyn. Et ayant interrogé toutes les personnes présentes sur les lieux au moment des faits, et concernées, de près ou de loin par ce meurtre, il avait enfin trouvé le temps de faire un break.
"Vous avez déjeuner?" voulut-il savoir.
"Non. Mais j'ai justement commandé une pizza qui ne devrait plus tarder. Ça me ferait extrêmement plaisir si vous acceptiez de la partager avec moi."
"Volontiers."
En attendant elle lui servit, ainsi qu'à elle-même, un soda, et ils s'installèrent sur un vieux canapé moelleux, situé sur une mezzanine douillettement aménagée.
"Comment va votre ami?"
"Il croit que vous l'avez ensorcelé."
"Tiens donc! Et de quelle façon?"
"Disons que… depuis qu'on est parti d'ici il y a deux jours, tout s'est enchaîné, et que notre secret n'en est plus un."
Stipe se mordit la lèvre inférieure. "Décidément", fit-elle en songeant à Rhonda Matters à qui elle avait parlé peu de temps avant sa mort, pour lui suggérer une chose qui avait probablement précipité l'heure de sa mort. "Votre ami a sûrement raison. Je suis peut-être condamnée à semer le malheur autour de moi."
"Non…" dit-il avec incrédulité. "Pourquoi vous dites ça?"
Elle haussa les épaules, mais avant qu'elle puisse répondre, un klaxon de mobylette retentit alors à l'entrée. Don bondit tant bien que mal du canapé et s'y dirigea: "C'est pour moi!"
Deux minutes plus tard, il revint avec la pizza et la ferme intention d'offrir la course à sa ravissante hôtesse. Elle l'en remercia chaleureusement, en se promettant de lui offrir un petit quelque chose en retour.
"Qui est au courant?" reprit-elle ensuite, oubliant de façon tout à fait volontaire leur dernier sujet de conversation.
"Son patron, une de ses collègues et… Montana."
A sa manière de prononcer ce nom, Stipe sut qu'elle devait être assez spéciale. Elle devait tenir une place importante au sein de la relation qu'entretenait les deux hommes.
"Qui est-ce?" s'enquit-elle en mordant dans sa part de pizza.
"Une autre de ses collègues. Elle est… était? amoureuse de Danny. Et elle nous a surpris en train de nous embrasser."
"Et comment a-t-elle réagit?"
"Comme n'importe qui dans son cas. Plutôt mal."
Il goûta à son tour à la pizza, chaude et savoureuse, et repensa à la dernière fois qu'il en avait mangé. Elle était alors caoutchouteuse et froide. Mais il la partageait avec Danny.
"Ça vous inquiète?"
Don soupira. Lindsay était une gentille fille, mais il ne la connaissait pas si bien que ça. Sous le coup de la colère, de la honte, et du désespoir qu'elle avait éprouvé en les voyant tous les deux, il se dit qu'elle pouvait très bien envisager de se venger, d'une façon ou d'une autre. "Je crois que oui."
Ils restèrent silencieux, à déguster leur repas, plongés chacun dans leurs pensées. Puis Stipe reprit enfin la parole: "J'aimerais lui parler. Vous pourriez m'arranger ça?"
Don l'observa un moment, et réalisa à quel point elle semblait résolue.
"Si vous y tenez", accepta-t-il, sans lui poser la moindre question. Sans même savoir ce qu'elle comptait dire à Lindsay.

"Danny, tu as quelques minutes à m'accorder?"
Il leva les yeux de son microscope, et repositionna ses lunettes sur son nez. C'était bien Montana qui venait de lui parler. Depuis qu'elle les avait surpris dans les escaliers, lui et Don, c'était la première fois qu'elle lui adressait la parole, mais aussi la première fois qu'elle le regardait droit dans les yeux sans ciller.
Il la suivit alors dans un coin isolé du labo.
Après avoir passé la matinée à s'éviter soigneusement, voilà que subitement elle prenait les devants: "Ne dis rien", le pria-t-elle avant toute chose. "Écoute seulement ce que j'ai à te dire."
Suivant ses ordres, il se contenta d'acquiescer, et lui prêta une oreille attentive. Alors elle commença: "Je veux que tu saches que je ne vais pas vous causer d'ennuis, à toi et à Don. Vous êtes mes amis. Même si ce n'est pas réciproque… Tais-toi, tu veux?" le coupa-t-elle avant qu'il prononce le moindre mot. "Je voulais aussi m'excuser pour la réaction que j'ai eu hier soir. C'était…" Elle hésita. Danny croisa les bras, jeta un coup d'œil aux alentours, et s'étant assuré que le coin était à l'abri des yeux et des oreilles indiscrètes, il reporta son attention sur elle. "Disons que ça ne reflète pas ce que j'en pense", finit-elle par dire. "Plus maintenant. Sur le coup, peut-être, mais…" Elle s'interrompit une nouvelle fois, craignant de s'enfoncer davantage dans des explications vaseuses, et poursuivit: "Je serai muette comme une tombe. Ce que j'ai vu, je vais le garder pour moi, tu n'as pas à t'en faire pour ça."
Il y eut un moment de silence figé entre les deux experts, pendant lequel elle sembla attendre finalement une réponse de lui. Mais Danny était bien trop occupé pour le moment à se demander pourquoi elle tenait tant à ce qu'il sache tout ça.
"Maintenant", reprit-elle, "j'aimerais beaucoup qu'on en reste là, tu comprends? Qu'on oublie une fois pour toute ce qui s'est passé."
Le simple souvenir de cet instant, quand elle avait ouvert la porte, paraissait la rendre encore mal à l'aise. Danny s'était bien rendu compte qu'elle lui tournait autour. Il n'ignorait pas ce qu'elle ressentait pour lui. Alors pourquoi ne lui avait-il pas fait clairement comprendre de laisser tomber?
Elle n'avait pas digéré le terrible revers dont elle avait été la victime, et ne pardonnerait sûrement pas de sitôt à Danny. Mais au moins, elle ne comptait pas lui déclarer la guerre. Et en soi, c'était déjà une victoire.
"On en parle plus", accepta enfin Danny. "C'est d'accord."
Elle serra sa main, une expression reconnaissante sur le visage: "Merci, Danny. Vous méritez d'être heureux, tous les deux. Je suis contente pour vous. Sincèrement."
Et puis elle commença à s'éloigner.
"Montana?"
Elle se tourna vers lui, et en deux mots, il parvint à lui égayer malgré tout sa journée: "C'est réciproque."
Elle lui lança un sourire timide et, accompagnée par la sensation légère d'avoir conservé un lien à peu près particulier avec lui, fila se remettre au travail. Quant à ce dernier, il prit quelques secondes de pause afin d'essayer de comprendre pour quelle raison elle avait tenu à lui dire tout ça.
On ne se remettait pas si rapidement d'une trahison. Même quand il s'agissait de garder une amitié.
Il ne savait pas encore à qui elle avait parlé, mais il n'allait pas tarder à le découvrir…

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyMar 22 Aoû - 22:14

clap clap félicitations!!!!! 10/10

J'ai adoré la discussion entre Danny et Mac c'était super bien exprimée enfin plutôt il y avait plein de sentiments et d'humour enfin bref, c'est super!

Deux ans j'aurais pas cru...

je retourne garée la voiture au parking et je pense que je vais même y rester dormir cette nuit...
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyMer 23 Aoû - 14:56

Et voilà pompom ! J'ai mis le point final à cette fic! Voici l'antépénultième chapitre! Wink La suite très très bientôt! Mr. Green


Chapitre 14 (mêlée ouverte)

Le soir venu, Sheldon Hawkes tenta de se remémorer tous les petits détails qui auraient pu le mettre sur la voie, et le faire douter de quelque chose. Tous ces petits indices à côté desquels il était lamentablement passé, pendant ces dernières semaines. Était-ce dû à son manque d'expérience sur le terrain? Ou… ses difficultés relationnelles, celles-là même qui l'avaient poussé à abandonner la médecine d'urgence et à s'orienter vers la médecine légale? A abandonner les vivants, leurs sentiments et leurs états d'âme, pour se consacrer aux morts, et à leurs viscères?
"A moi aussi, ça m'a fait un choc", lui avoua Don, en posant une main compatissante sur son épaule.
Sheldon s'extirpa de ses pensées. Tant de questions se bousculaient dans son esprit, qu'il en oubliait l'essentiel. Cette nouvelle, c'était quelque chose de très surprenant, certes, mais malgré tout ça restait assez enthousiasmant. Il n'aurait jamais imaginé une chose pareille, mais maintenant qu'elle était là, il lui fallait bien l'accepter. Et il réalisait qu'il l'acceptait sans la moindre réticence.
Stella et Olivia Stipe échangèrent un regard intrigué.
Installés à une table, chez Sullivan, les quatre camarades d'un soir discutaient tranquillement des derniers événements autour d'un verre.
"Comment ça, un choc?" demanda Stipe avec curiosité.
Sous les regards attentifs des trois autres, Don lança: "C'est toujours ce qui arrive, quand on voit rien venir."
Sheldon ne put que l'approuver, d'un signe de tête, encore abasourdi par la nouvelle.
"C'était quand, la première fois?" voulut ensuite savoir Stella.
"Il y a presque deux ans."
"Deux ans!?" s'écria Sheldon.
Plusieurs clients de l'établissement se tournèrent vers eux pour mettre un visage, voire un nom, sur celui qui avait crié. Sheldon, peu habitué à se trouver au centre de l'attention, tenta de prendre un air dégagé. Il aurait parfaitement fait illusion si les trois autres ne s'étaient pas mis à ricaner entre eux. Mais il fallait bien avouer que ça ne ressemblait pas du tout à l'ancien légiste de s'exclamer de la sorte.
Quand les clients eurent tous satisfait leur curiosité, et que le calme fut revenu, Stella se pencha vers Don et lui glissa: "Moi qui pensais que vous manquiez de discrétion! Il m'aura quand même fallu plus d'un an et demi pour me rendre compte de quelque chose."
"Et moi deux ans, et... rien!" répéta Sheldon, qui n'y croyait décidément pas.
Alors qu'Olivia Stipe savourait chaque seconde de cette discussion, et que les deux experts se remettaient peu à peu de leur énième émotion, Don fit un signe de la main en direction de l'entrée.
L'instant d'après, Danny les salua et s'installa à leur table, entre Sheldon et le détective. Il n'avait pas revu Stipe depuis l'épisode "Autant en Emporte le Vent" à l'atelier, et la regardait avec défiance comme si elle allait d'un coup sauter à pieds joints sur sa chaise pour lui souhaiter un joyeux non-anniversaire... Il se demandait vraiment ce qu'elle pouvait bien faire ici.
"Ne vous en faite pas", lui dit-elle en le voyant si méfiant. "Je n'ai pas apporté ma baguette magique."
Danny ne lui répondit rien, et jeta un regard à Don, qui feignit quasiment l'innocence. "C'est possible de garder un peu de vie privée?" lui reprocha-t-il.
"En parlant de ça..." fit Don en regardant fixement Sheldon, et en se pinçant les lèvres, un brin mal à l'aise.
"Quoi?" Danny se tourna vers ce dernier. "Doc?"
Et puis très vite, il comprit. Il s'affala sur le dossier de sa chaise, sonné. La boucle était bouclée. Il n'avait plus aucun secret pour aucun membre de l'équipe. Ça lui filait l'impression de ne plus rien posséder. Il se sentait comme la victime d'un cambriolage. Le hold-up du siècle. Il était complètement nu et dépouillé. Et seul. Ce qu'il pouvait ressentir n'intéressait donc personne? Même pas Don? Mais comment lui pouvait-il ne rien comprendre? Comment pouvait-il s'étaler sur leur vie privée de cette façon?
Il secoua la tête d'un air désabusé, avant de pointer un index accusateur vers Stipe: "Tout ça, c'est de votre faute. Vous n'avez pas besoin de baguette magique pour porter malheur."
"T'en prends pas à elle", lui reprocha Don. "Elle n'y est pour rien."
Danny lui lança un regard en biais, glacial.
"Laissez tomber, Don", intervint Stipe. "Je vais m'en aller, ce sera mieux pour tout le monde."
Le détective la retint par le bras: "Pas question."
Puis il fit face à Danny, et les deux amants se fusillèrent du regard, dans un silence de plomb. Les éclairs n'allaient pas tarder à déchirer le ciel au-dessus de leurs têtes...
"Tu sais, Danny", tenta Stella. "Pour nous, ça ne va rien changer..."
"Absolument rien", confirma Sheldon.
"Mais vous comprenez pas que pour moi ça change tout?!" leur rétorqua sèchement Danny.
Le ciel s'assombrissait dangereusement. Voyant émerger une expression très gênée sur le visage de ses deux collègues, et réalisant à quel point il avait plombé l'ambiance, il décida que ce serait mieux pour tout le monde si c'était lui qui partait.
"Je vous en veux pas", expliqua Danny à ses deux coéquipiers. "C'est juste que... c'est trop. Je voudrais vraiment que ça s'arrête, maintenant."
Et, tout en continuant à ignorer Don et Olivia, il se leva et se dirigea vers la sortie. "Je veux plus être différent", furent ses derniers mots, à peine prononcés, comme s'ils avaient devancé sa pensée.
Stella et Sheldon, ainsi qu'Olivia Stipe, en eurent un pincement au coeur. Quand à Don, il s'élança presque aussitôt à la poursuite de son ami.
Il le rattrapa sur le trottoir, alors que celui-ci s'apprêtait à héler un taxi.
"Tu dois des excuses à Olivia."
"Don, Olivia", les cita Danny avec mépris. "Vous êtes devenus très proches, on dirait?"
Excédé, Don le tira vers lui, afin de l'éloigner du bord du trottoir, et donc de son intention de se défiler. "Danny, tu changeras pas. T'inquiètes. Tu seras toujours le roi de l'évasion."
"Et toi, t'es le roi des enfoirés", cracha Danny. "Tu comptes le dire à qui, maintenant? Lâche-moi!" s'énerva-t-il, avec un mouvement du bras.
"Tu aurais préféré que doc l'apprenne de la même façon que Lindsay?" lui reprocha Don en lâchant prise.
"C'est pas ce que j'ai dit! Mais tu crois pas que c'était à moi de lui en parler?!"
"Oh oui, tu l'aurais fait! Mais dans combien de temps?"
"Je t'emmerde!" lâcha Danny en lui tournant le dos et en partant à pieds.
Certains passants se retournaient vaguement sur eux, croyant à une simple altercation entre potes. Ils devaient penser qu'ils se chamaillaient à cause d'une fille. C'était pas loin d'être le cas, d'ailleurs...
"Dis-moi, comment ça s'est passé avec Lindsay, aujourd'hui?" voulut savoir Don.
Le bad boy en colère s'arrêta, et refit face à son ami. "Très mal", lui apprit-il en revenant sur ses pas. "Mais bizarrement, ça s'est très vite arrangé. Qu'est-ce que t'as à voir là-dedans?"
"Moi, rien."
Danny fronça les sourcils. Ses yeux lançaient toujours des éclairs, mais au moins il ne fuyait plus. "Stipe?" supposa-t-il.
Don acquiesça. Et Danny fulmina: "C'est pour ça que tu l'as amené ici? Pour qu'elle règle nos problèmes?"
"Tu devrais vraiment lui faire tes excuses. T'avais pas à lui parler comme tu l'as fait", insista Don.
C'est à cet instant que la sonnerie de son portable se mit à retentir. Il décrocha, et échangea quelques mots avec son interlocuteur. Ensuite il raccrocha et dit: "Je dois y aller. On en reparle plus tard."
"Pas ce soir, j'ai rendez-vous", lâcha Danny.
Don marqua un temps d'arrêt. Il pensa à la bête de sexe... et savait que Danny y pensait très fort aussi.
"Très bien", fit Don, posément, ignorant le défi que lui lançait Danny. "Si tu changes d'avis, tu sais où me trouver."
Et il tourna les talons afin de rejoindre sa voiture, garée un peu plus loin.
"Qu'est-ce qu'elle lui a dit?" lui cria Danny.
"J'en sais rien!" lui répondit Don. "Tu n'as qu'à lui demander!"
"Enfoiré", marmonna Danny en le regardant s'éloigner, et en jetant un coup d'oeil vers l'entrée du bar.

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyMer 23 Aoû - 15:26

Hop là!
2 chapitres d'un coup! Wink

Chapitre 15 (ultime confrontation)

Stella et Sheldon ressortirent de chez Sullivan, l'air pressé. Eux aussi avaient dû être appelés.
"Qu'est-ce qui se passe?" leur demanda Danny quand ils arrivèrent à sa hauteur.
"Nos résultats d'analyse viennent de tomber", lui apprit Stella. "On retourne au labo voir ce que ça a donné", ajouta Sheldon, avec une impatience difficilement contenue.
"OK", fit seulement Danny. "On se voit demain?"
"On se voit demain", confirma Stella. "Bonne soirée!" le salua ensuite Sheldon, sans la moindre arrière-pensée.
C'était une façon très banale de se quitter. Mais c'était celle qu'avait tant espéré Danny.
Il refit son entrée chez Sulli.
"Vous devez me détester", appréhenda-t-il en s'asseyant à la table, face à Olivia Stipe.
"Non, au contraire. Je vous aime beaucoup."
Danny n'y croyait pas une seconde. Ça semblait si ironique. "En plus de ça, vous vous foutez de moi", constata-t-il.
Elle haussa les sourcils d'étonnement: "Jamais de la vie", lui assura-t-elle d'un ton sans réplique.
Entre eux se trouvaient encore les verres de leurs amis déserteurs. Seul Stella avait vidé le sien. Sheldon avait sans doute été trop remué par ce qu'il avait apprit pour penser à boire, tandis que Don... il avait simplement manqué de temps.
"Je crois qu'on est vraiment partis sur de très mauvaises bases", regretta Stipe. "J'en suis affreusement navrée."
"Rien que ça?"
Elle éclata brusquement de rire, et pointa à son tour un doigt vers lui: "Là, vous vous foutez de moi!" lui fit-elle remarquer, rieuse, ce qui eut pour effet instantané d'arracher un sourire à Danny.
"Alors comme ça, on embête les jolies dames?" fit une voix.
C'était celle de la serveuse. Brune, avec des mèches grises, la quarantaine, elle était vêtue d'un tablier couleur indigo parfaitement repassé, sous lequel on pouvait apercevoir le tissu fleuri de sa robe légère.
"Michelle, ma belle!" s'exclama Danny. "Comment va Ringo Star?"
"A cause de cette foutue chaleur, le pauvre chou traîne sa langue par terre toute la sainte journée! Je vais finir par le raser entièrement!" ronchonna-t-elle en débarrassant les verres de la table qui n'avaient plus de propriétaires. "Qu'est-ce que je te sers, joli coeur?"
"Un café, s'il te plaît." Il leva deux doigts, à l'attention de Stipe, avec un air interrogateur, et elle acquiesça avec plaisir. "Deux cafés", corrigea-t-il.
La serveuse se tourna vers Olivia Stipe qui précisa: "Avec deux sucres et un nuage de lait, merci."
Celle-ci s'en retourna donc, mais auparavant glissa quelques mots à la jeune femme: "Faites-moi signe s'il vous fait des misères, d'accord?"
"Je n'y manquerai pas!" s'amusa cette dernière.
Mais quand elle reporta son attention sur Danny, elle se rendit compte que son air méfiant et la lueur de colère qui brillait dans ses yeux n'avaient pas encore tout à fait disparus. "Qu'est-ce que vous avez dit à Montana?" lui demanda-t-il.
L'artiste finit son verre, tranquillement, avant de prendre la parole: "Je lui ai raconté une petite histoire."
Danny l'observa fixement, armé de sa plus grande patience. La serveuse réapparut un bref instant, afin de leur apporter les cafés.
"Merci, ma déesse", fit-il d'un ton jovial.
"Y'a pas de quoi, mon prince!" répondit Michelle en s'éloignant avec légèreté.
Et hop! A peine les yeux de Danny se posèrent sur Stipe que son sourire et sa bonne humeur se ternirent aussitôt.
"J'ai été fiancée", commença donc Olivia. "Il s'appelait Jason. Nous avions de grands projets, et un grand lit."
Il fronça les sourcils mais comprit bien assez tôt où elle voulait en venir. Elle poursuivit: "Un jour, je l'ai surpris avec son meilleur ami, Mike. Dans mon lit. Ils faisaient l'amour. Ça m'a complètement anéantie."
Derrière son air songeur ne transparaissait aucune haine, ni aucun ressentiment. Seulement une grande tristesse. Danny la laissa prendre son temps.
"J'ai pensé très sérieusement à me suicider", avoua-t-elle au bout d'un moment d'absence. "Mais je ne l'ai pas fait. Même pas essayé. Au lieu de ça, j'ai décidé de surmonter cette épreuve, et de me venger."
Elle sirota quelques gorgées de son café brûlant, imité par Danny. Il voyait en elle la souffrance qu'elle avait du endurer, et celle qui la tenaillait encore aujourd'hui, rien que d'en parler.
"J'ai fait en sorte que sa famille et ses collègues sachent qui il était en réalité. Je voulais lui faire autant de mal qu'il m'en avait fait." Elle soupira. "C'est lui qui a fini par se donner la mort. Il s'est enfoncé un couteau dans le coeur."
Elle réfléchit, et finit par dire: "Je crois qu'il a agit sur un coup de tête. Il était désespéré. Le couteau traînait là, et..." Elle ne termina pas sa phrase, mais alla néanmoins au bout de son raisonnement: "Il était comme ça, impulsif et enragé. Un peu comme vous."
Un peu? pensa Danny. Disons plutôt beaucoup, et même à la folie...
"J'ai fait le mauvais choix!" déplora-t-elle. "J'ai détruit ce que je ne pouvais plus avoir."
Muet comme une tombe depuis le début de son histoire, Danny ne savait même pas quoi lui dire. A part peut-être qu'il était désolé pour elle? Mais venant de lui, ça semblait futile, et convenu. Stipe continua: "Pour tout vous dire, Mike a intenté un procès contre moi, mais il a fini par abandonner les poursuites, tellement je faisais pitié, à cette époque. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même."
Elle plongea son regard dans le liquide fumant qui tournoyait dans sa tasse, comme pour y noyer toute sa douleur et sa tristesse. C'est alors que Danny, n'étant pas plus doué pour les excuses que pour les paroles réconfortantes, opta pour ce qu'il savait faire de mieux. Il se pencha un peu, glissa sa main sur la table, et prit doucement celle de Stipe dans la sienne. Elle la lui serra, agréablement surprise par ce geste, et le changement radical dans son regard. La tendresse et l'amitié remplaçaient à présent la colère et la méfiance.
"Je sais que je devrais m'occuper plus souvent de mes affaires", reprit-elle avec du baume au coeur. "Mais je me devais de parler à votre collègue. Elle et moi avions tant à partager."
"C'est uniquement pour ça que vous avez fait tout ce chemin?"
Elle hocha la tête: "C'est pas si loin que ça, et franchement, ça en valait la peine."
Ils restèrent ainsi main dans la main, encore quelques secondes, avant de reprendre leurs cafés.
"Vous vous êtes disputé avec Don?" l'interrogea-t-elle au bout d'un moment. "Je parie que c'est à cause de moi."
"Pas seulement", lui révéla-t-il. "Faites pas comme moi."
"C'est-à-dire?"
"Voir le mal partout, même là où il n'est pas."
Elle l'approuva avec une petite moue affirmative. "Vous avez raison. Dites-moi, Ringo Star, c'est bien... un chien?"
"Disons que ça y ressemble", confirma-t-il en songeant à cette espèce de boule de poils informe que Michelle, la serveuse, transportait parfois avec elle. Un bâtard adorable qu'il avait, un beau jour, sauvé de la noyade, et qu'il lui avait donné. "Je peux vous poser une question?"
"Allez-y", lui répondit-elle, sans crainte.
"Votre fiancé, Jason", se rappela-t-il. "C'est lui que vous dessinez?"
"Pas vraiment. Mais quand je dessine, je pense beaucoup à lui. Mon art, c'est ma thérapie. Au fait!" se réjouit-elle subitement. "Comment c'était, les yeux bandés?"
"Vous détournez la conversation?" vérifia-t-il, pour la forme.
"Oui... Alors?"
Elle vit des petites étoiles scintiller dans le fond de ses yeux, et son sourire réapparut, mais c'était le plus beau, et le plus sincère qu'elle avait vu jusqu'à présent sur son visage: "Intense", lui confia-t-il d'un air rêveur, comme s'il était sur un nuage. Son nuage.
"Vous êtes fait l'un pour l'autre", se réjouit Stipe, attendrie. "Ça crève les yeux."
"Je vous crois. Mais il faudrait vraiment que je pense à me faire pardonner."
"Vous savez bien quelle est la meilleure façon de se réconcilier..." murmura-t-elle.
Il hocha la tête, encore tout sourire. C'était pas encore dans la poche, pour lui, mais cette soirée, il la sentait plutôt bien.
Quand ils se retrouvèrent finalement dehors, prêts à se quitter, chacun de leur côté, elle lui remit un paquet: "Quand vous le verrez, donnez-lui ça. Il est parti si vite qu'il l'a oublié."
"Qu'est-ce que c'est?"
"Un petit cadeau, pour la pizza de tout à l'heure. Ça devrait lui plaire. Surtout si ça vient de vous."
Sur ce, elle lui fit un clin d'oeil, et commença à s'éloigner: "A bientôt! Et passez une bonne nuit!"
Elle fit quelques pas, et puis se sentit stoppée dans sa progression.
"Je peux vous appeler Olivia?"
"Bien sûr", bredouilla-t-elle, surprise, face à Danny qui la retenait doucement par la main.
"Alors... merci, Olivia", lui dit-il, avant d'embrasser furtivement sa joue, de lui faire un petit signe d'au revoir qui ressemblait à un salut militaire, et de finalement s'éloigner de son côté.
Olivia était conquise. Décidément, elle avait un gros faible pour les hommes qui aimaient les hommes. Quoi que ces deux-là n'étaient pas réellement attirés par les hommes en général. Ils étaient seulement tombés amoureux l'un de l'autre, fous amoureux, comme par accident.
Comme quoi les accidents révélaient parfois d'exceptionnelles évidences...

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyJeu 24 Aoû - 0:56

deux superbes chapitres que tu nous a écrit là!!un Danny en pétard qui finit par se rendre compte de son erreur.Et pauvre Olivia...
Par contre,il va galérer pour se réconcilier,non?Tel que je te connais Twisted Evil ...
Et c'est quoi le cadeau? What the fuck ?!?
argh!vivement demain pour la suite!!!(mais c'est long d'attendre Sad )

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyJeu 24 Aoû - 10:34

Merci Eli! love love love
And now, la réconciliation!
AVERTISSEMENT: disons.... pig pig pig (au bas mot! lol! )


Chapitre 16 (troisième mi-temps)

Sur sa porte était accroché un petit message: "J'ai annulé mon RDV. Si je dors pas encore, on pourrait peut-être se faire un match?"
Don froissa le papier dans sa main, et entra dans son appartement. Près de l'entrée, bien en vue sur un meuble, il remarqua la présence d'un cadre, retourné contre le mur. Il s'en approcha, et le retourna. Il reconnut aussitôt la photo qu'il avait un instant observée à l'atelier. Deux hommes enlacés, qui s'étreignaient avec passion. Deux hommes qui lui avaient rappelé des gens qu'il connaissait bien. Tellement bien... C'était le cadeau que lui avait offert Olivia Stipe, un cadeau qu'il avait bêtement oublié chez Sulli, et que lui rapportait la seule personne à avoir le double des clés de son appartement. Ce qui voulait dire que Danny n'avait en fin de compte pas sauté tout de suite dans un taxi, et que lui et Olivia avaient eu au moins une petite discussion...
Tout en se dirigeant silencieusement vers sa chambre, il se déshabilla entièrement.
Arrivé sur le seuil de la porte, il décrocha un second message. "Stipe a accepté mes excuses..." et au dos, il lut "J'accepte les tiennes."
Il eut un petit rire. C'était du Danny tout craché. Appuyé contre l'encadrement de la porte, il contempla le spectacle qu'il aimait tant. Une minute, deux minutes. Avant d'aller s'allonger sur son lit.
Il laissa s'écouler encore quelques secondes, puis glissa sa main entre les cuisses de son amant, et le caressa avec douceur. Danny était étendu sur le ventre, entièrement nu, les yeux fermés, mais il ne dormait pas. Il faisait juste semblant. Alors Don remonta lentement vers son entre-jambe, et le sentit frémir, presque imperceptiblement.
Les couvertures du lit étaient roulées à leurs pieds. Dehors il faisait chaud. La fenêtre était ouverte, mais les stores baissés. Les rayons du soleil couchant filtraient à travers les lames, doucement balancées par la brise légère du soir.
Don se pencha vers Danny et l'embrassa juste au creux des reins, avant de lécher sa peau, nue et douce, en bas de son dos et sur ses fesses. Glissant sa main encore un peu plus haut le long de ses cuisses, il commença à lui écarter peu à peu les jambes.
Danny poussa un léger et long soupir d'extase, et se laissa faire, toujours les yeux fermés. La langue de Don explorait lascivement son entre-jambe, montait et redescendait entre ses fesses, s'attardant là où ça lui filait le plus de frissons. Don le connaissait par coeur. Mieux que quiconque. Si Danny avait su que sa vie allait prendre un tel tournant, il y a deux ans, il aurait probablement sombré dans l'alcool avant de se jeter du haut de Brooklyn Bridge, ou de s'enfoncer un couteau dans le coeur, guidé par la peur et l'angoisse. Mais il n'avait rien vu venir, et Don lui donnait à présent envie de tout, sauf de mourir.
Il gémit plus fort quand la main de Don s'enfonça plus profondément entre ses cuisses, que ses doigts s'introduisirent en lui, le caressant avec de plus en plus d'intensité. Danny frotta son front contre le drap, serra ses poings jusqu'à enfoncer ses doigts dans le matelas. Le sang lui montait à la tête, il ouvrit la bouche en grand pour s'oxygéner à fond. Surtout pas oublier de respirer dans ces cas-là... Don était si doux, et si tendre. C'était si bon!
Don remonta sa langue le long de la colonne vertébrale de son ami, jusqu'à embrasser langoureusement ses épaules, et sa nuque. Il suça avidement sa peau au creux de son cou, lui laissant une marque bien distinctive, et puis se dirigea ensuite lentement un peu plus haut. Il lui lécha le lobe de l'oreille, le mordilla un peu, et lui parla tout bas. Ça faisait partie de ces petites choses qui gonflaient comme par magie l'excitation de Danny.
Celui-ci ouvrit enfin les yeux. Il voyait déjà les étoiles... Il se cambra, et écarta les jambes un peu plus. Don retira sa main, pour prendre appui sur le lit. Puis, aussi léger et électrisant qu'une couverture fraîche sur la peau brûlante de Danny, il monta sur lui. Il lui caressa le bras, jusqu'à atteindre son poing fermé, et la main de Danny s'ouvrit comme une fleur, et il entrecroisa ses doigts dans les siens.
Don le pénétra en douceur.
Danny soupira avec force, son souffle se transformant en gémissement de plaisir quand Don effectua ses premières allées et venues. Tout son corps était entre les mains de son amant, sous son contrôle absolu. Il n'y avait que dans ces moments-là qu'une telle soumission lui était envisageable. Rien n'était plus grisant que de se laisser dominer, parfois. Et personne ne le faisait mieux que Don, c'était absolument certain.
Le silence les enveloppait. Leur parvenait seulement le souffle léger de leurs profondes respirations, le bruit de leurs gémissements, du froissement des draps, de leurs caresses, et de leurs deux corps entrant en contact.
Danny attrapa un des coussins du lit, et le glissa sous son ventre. Don passa sa main dans l'intervalle brûlant. Il effleura les abdominaux de son amants, déjà humides de transpirations, puis descendit un peu plus bas, pour sentir son érection dans sa main. Il continuait à embrasser ses épaules, à lécher sa nuque.
Danny s'enflammait lentement à l'intérieur. Il sentait le souffle chaud de Don près de son oreille. Les mouvements incessants de ce dernier gagnaient en intensité et en profondeur, en même temps que ses râles et ses gémissements qui ne faisaient que s'amplifier.
Don accéléra ses coups de reins, ainsi que ses caresses, de haut en bas le long de la verge tendue et sensible de son amant, le consumant d'un feu ardent. Danny s'arqua un peu plus, pencha sa tête en arrière, et révulsa ses yeux. Il se mit à haleter, sans pouvoir s'arrêter, et Don l'accompagna bientôt.
Danny serra le coussin tout contre lui, entre ses bras, et bougea sous son ami, afin de s'offrir davantage à lui, comme si c'était encore possible. Don se redressa, appuya ses coudes de chaque côté du corps de son amant et s'enfonça un peu plus en lui à chacun de ses va-et-vient. Chaque fois plus profond, chaque fois plus long, chaque fois plus fort. Et Danny qui s'essoufflait en gémissements de plus en plus bruyants... Jusqu'à crier le nom de son amant.
Il n'en fallut pas plus à Don pour que jaillisse l'amour, et que survienne l'orgasme. Puis, hors d'haleine, il posa sa tête entre les épaules de Danny, reprenant son souffle. Leurs peaux luisantes de transpiration ne faisaient plus qu'une.
Pendant quelques secondes, ils demeurèrent ainsi, immobiles. Puis, Danny attrapa la main de Don, l'attira vers lui et lui lécha les doigts. Alors, lentement, Don reprit ses caresses. Il était toujours en lui, sur lui, son souffle caressait la nuque de Danny, qui irradiait de fièvre. Et puis Danny glissa une main sous lui, tandis que Don accélérait son mouvement de haut en bas, et bougeait en lui, en lui suçant le lobe de l'oreille. Son amant ne tarda pas à venir, lui aussi. Entre ses mains.
Don déposa ensuite sur sa peau nue quelques baisers de plus, et puis finalement se retira, et s'allongea à côté de lui.
"Tu vas me tuer", lui murmura Danny, épuisé, en échangeant avec lui un regard de braise et un sourire béat.
"Je crois que tu m'auras avant..." lui fit savoir gentiment Don. "Viens par là."
Danny se débarrassa du coussin, se tourna sur le côté et posa sa tête au creux de l'épaule de son amant. Il se serra ensuite tout contre lui, et frôla avec ses doigts les muscles de son torse soulevé régulièrement par sa respiration encore un peu essoufflée. Don l'entoura de son bras, et l'embrassa longuement sur le front. Puis il posa sa main sur celle de Danny, la serra doucement dans la sienne.
Il songea au bonheur qu'il était en train de vivre. Jusque là, il n'aurait jamais imaginé qu'un homme puisse être aussi comblé qu'il l'était en ce moment.
"Je t'aime, Don."
Danny redressa la tête et plongea le bleu de ses yeux dans ceux de son amant, histoire de voir sa réaction.
"Tu me l'avais jamais dit", lui fit remarquer Don, presque innocemment.
"Il y a des choses qui doivent parfois changer."
Don fit mine d'y réfléchir et trancha: "Je suis d'accord."
Danny sourit, lui déposa un baiser léger comme un papillon sur les lèvres et reprit sa position confortable, tout contre lui. Don lui caressa tendrement la main: "Je t'aime aussi", murmura-t-il en fermant les yeux.
"Tu le fais aussi bien que tu le dis," se réjouit doucement Danny, d'une voix ensommeillée.
Finalement, au bout d'un long et agréable moment de silence, les deux amants s'endormirent, un sourire dessiné sur leurs lèvres.


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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyJeu 24 Aoû - 15:12

bong 10/10 love victoire clap thumright thumleft pompom fete
Est-ce assez clair?
Non???
Et comme ça?
fete pompom thumleft thumright clap victoire love 10/10 bong

J'ai lu les quatre derniers chapitres d'un coup et au cas où tu n'aurais pas tout à fait compris J'AI ADORE

A quand la prochaine? Wink Arrow
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyJeu 24 Aoû - 15:26

Merci, Millie bong !!!!!!!! Tout ce petit monde me réchauffe le coeur! love love love

La prochaine? What the fuck ?!?
Je prépare la suite des "Etats-Unis", mais c'est encore à l'état de brouillon... study
Et puis il y a une mini-fic slash en préparation qui relatera la "première fois" de Danny et Flack... df (comment on dit? une préquelle à cette dernière fic, "Confrontations" Wink )
Et je commence à réfléchir à un cross-over entre CSI:NY et Criminal Minds Exclamation Un projet qui me tient à coeur, je dois dire! bave
ET il y a toujours quelque part sur un de mes calepins le brouillon du jour N°35 du challenge #3 commencé par Lexie (Lexie, t'es où??!! cyclops ) et que j'ai pas oublié clap

Mais te dire laquelle arrivera en premier, ce serait dessiner un plan sur la comète! zaterrit
En plus, je vais être partie une semaine, très loin! Et je vais pas avoir une seule minute pour penser à tout ça! what? Je crois que ça me faire du bien, d'ailleurs Cool Je vais revenir toute fraîche et pleine d'idées! m'enfin j'espère!! Mr. Green
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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyVen 25 Aoû - 2:50

10/10 victoire quelle superbe fic!!encore une fois,bravo Valm!!!j'ai adoré love !!
bon,et bien vivement ta prochaine fic(la mini,ça serait bien :DD ...Pas la peine de pousser,je connais la sortie dejadehors )

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyVen 25 Aoû - 14:55

Merci Eli! love love love
Je m'étonne de voir que tu veux d'abord la mini-fic! Shocked Quoi que... c'est ton côté flower qui s'exprime, non? Exclamation Mr. Green Mr. Green

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MessageSujet: Re: Les Experts: Manhattan / Confrontations   Les Experts: Manhattan / Confrontations - Page 3 EmptyVen 25 Aoû - 16:08

bé...Oui.Difficile de m'en décrocher de ce côté flower ... lol!

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