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 Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)

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Lindsay
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Lindsay

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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyVen 9 Mar - 3:18

Merci NiNa !!!! Pourquoi veux-tu qu'il arrive un drame ???? Twisted Evil Twisted Evil

Sad Sad Sad

************************************************************

22 h 25

Stella était confortablement installée dans son canapé, un mug de café à la main. Un tas de livres et documents divers était étalé sur sa table basse, photos, rapport d’autopsie, résultats d’analyses, …. Elle était en train de remettre au clair les différents éléments d’une de ses enquêtes afin de pouvoir en rédiger le rapport. Elle but une gorgée du chaud breuvage puis le reposa sur la table. Elle était très concentrée sur sa tâche, écrivant des annotations sur le bord de certains papiers, cherchant à faire se correspondre les résultats de plusieurs analyses, surlignant au marqueur des passages intéressants dans un livre scientifique. Soudain, la sonnerie de son portable se fit entendre. Stella sursauta. Elle ne s’attendait pas à ce qu’on l’appelle à cette heure si tardive et elle soupira fortement. Probablement qu'il s'agissait une fois de plus du boulot. Elle se pressa de se saisir de l’appareil et à sa grande surprise, elle ne connaissait pas le numéro qui s’affichait. Elle fronça les sourcils et décrocha. Rien. Il n’y avait que le silence qui se faisait entendre à l’autre bout du fil.

Stella : Allo ? Qui est à l’appareil ? Répondez ! Qui êtes-vous ?

Stella n’appréciait pas du tout ce genre de situation. Elle détestait ces coups de fil donnés par des petits plaisantins et visant à faire trembler les personnes qui leur répondaient. Elle allait raccrocher quand elle entendit comme un souffle de petits sanglots. Cela ne ressemblait finalement pas à une plaisanterie. Les pleurs étouffés et entrecoupés de silence se firent entendre légèrement plus distinctement. La personne à l’autre bout du téléphone avait l’air d’avoir manifestement besoin d’aide. Stella resta prudente, ne sachant à qui elle avait réellement affaire mais fut néanmoins émue par cette plainte douloureuse qui se propageait jusqu’à ses oreilles.

Stella, sur un ton plus doux : Qui êtes-vous ? Donnez-moi votre nom…
Voix tremblante, entre deux sanglots : Stella…

La voix se tut laissant à nouveau s’exprimait toute sa douleur et sa peine contre lesquelles elle ne pouvait lutter. Stella écarquilla les yeux de stupéfaction et son souffle en fut coupé. Ses yeux commencèrent à devenir brillants. Il lui semblait avoir reconnu cette voix.

Stella, inquiète : Lindsay ? Lindsay c’est toi ?

Mais comme réponse, Stella ne put qu’obtenir une nouvelle salve de sanglots. Il lui semblait cependant qu’elle ne s’était pas trompée.

Stella, de plus en plus inquiète : Lindsay, qu’est-ce qui se passe ? Dis-moi où tu es ?
Lindsay : ….je sais pas. (Elle éclata en sanglots) ….je ne sais pas Stella !!!
Stella, les yeux aux bords des larmes : Ecoute, c'est rien, reste où tu es d’accord. Et surtout ne raccroche pas. Je lance une recherche pour te localiser. Et puis, je viens te chercher !
Lindsay, paniquée, pleurant : Me laisse pas toute seule !
Stella : Ne t’inquiète pas, je ne raccroche pas, je ne te laisse pas mais je dois juste m’éloigner quelques secondes pour lancer la recherche ok ?

Lindsay ne pouvait en dire plus. Les mots lui semblaient si difficiles à prononcer. Stella se hâta de téléphoner de son fixe afin de localiser l’appel qu’elle recevait sur son portable. Quand elle eut en sa possession l’information qu’elle désirait , elle reprit son portable et demanda une fois de plus à Lindsay de ne surtout pas bouger, et lui dit qu’elle arrivait immédiatement. Stella enfila rapidement une veste, prit ses clés et quitta son appartement.

*************************


23 h 15

Danny attendait, seul, le regard vide, l’arrivée de Don. Tout lui paraissait à nouveau tellement irréel. Il repensa au doux réveil qu’il avait vécu avec Lindsay ce matin. Il se revoyait la serrant dans ses bras, sentant sa peau si douce contre la sienne, et se remémora leurs baisers tendres ou passionnés. Il repensa à son parfum si délicieux, à son sourire plein de tendresse, à ses yeux emplis d’amour dans lesquels il aimait se perdre. Il l’aimait d’un amour si incommensurable qu’il lui semblait impossible d’imaginer sa vie sans elle sur cette Terre. Les larmes s’échappèrent de son regard perdu dans le vague, caressant lentement son visage. La sonnerie de son portable retentit mais il resta impassible, comme s’il ne faisait déjà plus parti de ce monde, fixant toujours le vide, et ignorant la sonnerie qui cessa finalement de crier. Mais elle ne tarda pas à se remettre à résonner, obligeant finalement Danny à sortir de sa torpeur. Il tourna la tête lentement vers le siège passager, regarda un instant le téléphone qui brillait en rythme dans l’obscurité profonde de l’habitacle de la voiture. Il s’essuya les yeux, remis ses lunettes, se saisit de l’appareil et décrocha.

Don : Danny, merde ! Pourquoi tu décrochais pas !
Danny : T’appelle pour quoi ?
Don : J’ai des nouvelles de Lindsay ! Et elle est en vie Danny ! Tu m’entends, elle est en vie !

Danny se redressa soudain sur son siège et son regard redevint vif. L’espoir était à nouveau de mise.

Danny : Où est-elle ?
Don : Elle a été admise à l’hôpital de la Pitié il y a pas moins de 10 minutes !
Danny, paniqué : Quoi ? La Pitié ? Comment tu le sais ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui lui est arrivée ? Comment va-t-elle ?
Don, déglutit : J’en sais rien Danny, ils n’ont pas voulu me le dire ! Tout ce que je sais c’est qu' elle est bien en vie.
Danny soupira fortement : J’y fonce tout de suite. Rejoins-moi là bas !

Et Danny raccrocha, mit le contact et démarra à toute allure, direction l’hôpital !

Don : Danny, attends … (s’apercevant qu’il venait de raccrocher) Et merde !

Il composa alors aussitôt le numéro de Mac.

Don : Mac ! Il est en route pour l’hôpital ! J’aurais peut-être dû attendre d’être arrivé pour le lui dire mais… il semblait tellement mal tout à l’heure qu' il m’a foutu les jetons.
Mac, très inquiet : Bon, écoutez, je préviens immédiatement Stella de son arrivée mais il serait quand même préférable que nous arrivions avant lui là bas.
Don, presque en murmurant : Oui, je sais.
Mac : Que lui avez-vous dit au juste ?
Don : Que Lindsay était à l’hôpital et qu’elle était en vie.
Mac : Rien d’autre ?
Don, ému, les yeux brillants : Mac, comment voulez-vous que je lui dise ça au téléphone ? (‘Mac, le visage triste et le cœur serré ne répondit rien) Mais…, quand il va l’apprendre….. Vous auriez dû l’entendre tout à l’heure ! Il était déjà complètement anéanti !
Mac, soupira et serra les lèvres un instant : D’où le fait qu’il vaille mieux que l’on se dépêche.
Don, peiné : Comment va-t-elle ? Vous avez des nouvelles ?
Mac : Non, je n’ai pas eu Stella depuis tout à l’heure alors je ne sais rien de plus pour l’instant. Don, je suis en route pour l’hôpital. Rejoignez-nous-y vite !
Don : Je suis déjà sur la route moi aussi. A tout de suite.
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Tracy
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyVen 9 Mar - 23:09

je viens de rattraper les suites que j'avais de retard et c'est toujous aussi bien j'ai remarqué plusieurs choses study
d'une j'adore ta fic mais je crois que tu le savais déja victoire victoire bong bong 10/10 10/10 study
et de deux pauvre Lindsay
tu vas nous arranger ça hein?
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Lindsay
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptySam 10 Mar - 7:23

Merci Tracy !!!

************************************************************

Un véhicule noir gyrophare tournoyant et sirène hurlante arriva à vive allure aux abords de l’hôpital de la Pitié. Celui-ci s’arrêta après un freinage brutal sur le parking des urgences. Danny sortit de la voiture et se rua à l’intérieur du bâtiment, évitant de justesse, dans sa course, de bousculer des personnes qui se trouvaient sur son passage. Une fois dans le hall, il se précipita vers l’accueil. Manifestement Don et Mac n’étaient toujours pas là. La secrétaire médicale qui s’occupait de l’accueil était en train de classer des papiers. Le jeune expert, le regard impatient et rongé par l’inquiétude, lui signala aussitôt sa présence en frappant plusieurs fois sa main sur le bureau.

Danny ; Excusez-moi !

La femme leva les yeux vers lui. Elle remarqua aussitôt la nervosité et l’angoisse du jeune homme.

Secrétaire : Oui.
Danny, époumoné : Une jeune femme du nom de Lindsay Monroe a été admise ici il y a un peu moins d’une demi-heure et j’aimerais la voir !
Secrétaire : Attendez, je vérifie ça tout de suite. Je viens juste de commencer ma garde.

La secrétaire se hâta donc de rechercher quelles étaient les dernières entrées en urgence dans son ordinateur. Danny attendait, appuyé contre le comptoir, faisant tapoter nerveusement ses doigts sur celui-ci.

Danny, impatient : Alors ?
Secrétaire : Une minute Monsieur. Je cherche.

Danny soupira.

Secrétaire : Oui, il y a bien une Lindsay Monroe qui vient d’être admise.
Danny : Pour quelle raison ? Qu’est-ce qu’il lui est arrivé ?
Secrétaire : Il semblerait qu’il s’agisse d’une agression.
Danny, angoissé : Quoi ? Quel genre d’agression ?
Secrétaire : Rien n’est précisé.
Danny : Où est-elle ? Je veux la voir.
Secrétaire : Non, je suis désolée, vous ne pouvez pas la voir pour l’instant. Les médecins doivent être en train de s’occuper d’elle.
Danny, s’emportant : Comment ça je ne peux pas la voir ? Vous vous foutez de moi !
Secrétaire : Ecoutez Monsieur, je comprends votre inquiétude mais les médecins s’occupent d’elle. Vous devriez vous calmer !
Danny, haussant la voix : Je me calmerais quand vous me donnerez le numéro de cette putain de chambre !
Secrétaire, fermement : Je suis désolée. Je ne peux pas !
Danny, sortant sa plaque : Et avec ça vous pouvez !
Secrétaire : ça, c’est de l’abus de pouvoir ! Et ça ne me fera pas changer d’avis !
Danny , s'énervant : Vous allez me dire où je peux la voir bordel !
Secrétaire : Calmez-vous ou j’appelle la sécurité !

Danny se pencha alors en avant, tourna l’écran de l’ordinateur vers lui sans que la secrétaire s’y attende, et par un bref mais attentif coup d’œil put voir à quel étage et dans quel service se trouvait Lindsay. Aussitôt cette information en sa possession il courut vers les escaliers pour monter à l’étage du service des « soins intensifs ».

Secrétaire, se levant et criant : Non, Monsieur, vous ne pouvez pas monter la voir ! Monsieur ! Attendez !

Danny n’avait que faire de ses appels et ne se retourna pas. La secrétaire se saisit alors de son téléphone.

Alors qu’il gravissait les marches, son cœur palpitait violemment dans sa poitrine et son inquiétude lui nouait toujours plus le ventre. « Agression », ce mot ne cessait de raisonner dans sa tête et d’amplifier son angoisse. Qu’était-il donc arrivé à Lindsay ? Comment allait-elle ? Était-elle grièvement blessée ? Il fallait qu’il sache ! Il fallait absolument qu’il la voie ! Il arriva à l’étage des soins intensifs. Quand il en franchit la porte et commença à s’avancer dans le couloir, il fut très étonné d’y apercevoir une personne qu’il connaissait bien se diriger dans sa direction. Des frissons l’envahirent alors brusquement, sa respiration se bloqua l’espace d’un instant et les traits de son visage se crispèrent marquant son étonnement, son incompréhension et sa crainte. Mais que faisait Stella ici ? Stella avançait, elle, dans le couloir semblant perdue dans ses pensées. Elle ne l’avait pas vu arriver.

Danny, se dirigeant vers Stella, d’une voix pleine d’inquiétude : Stella ? Mais…mais qu’est-ce que tu fais ici ?

Stella soupira et releva la tête à l’entente de son prénom prononcé par la voix de son jeune collègue. Elle stoppa alors net sa progression et le regarda se diriger vers elle avec angoisse. Remarquant les hommes de la sécurité arrivés dans le couloir, elle leur fit signe discrètement de le laisser tranquille. Elle déglutit, serra les dents et ferma les yeux un instant pour se donner du courage. Il fallait qu’elle soit forte pour affronter le regard de Danny. Mac l’avait prévenue de son arrivée imminente mais elle avait vraiment espéré qu’il soit là avant le jeune expert. Elle aurait préféré en effet ne pas se retrouver seule face à lui pour lui annoncer la triste et terrible nouvelle. Comment allait-elle faire pour le lui dire ? Quels mots utiliser ? Elle avait déjà, à maintes reprises, annoncé ce genre de drame dans son boulot, mais cette fois-ci, c’était différent. Ce qui se passait la touchait elle – même profondément et elle devait, qui plus est, se faire l’horrible messagère auprès d’un ami qu’elle affectionnait. Comment allait-il réagir ? Elle savait combien Danny et Lindsay s’étaient rapprochés ces derniers jours et combien ils semblaient s’aimer. Après tout ce que Danny avait vécu durant le mois qui venait de s’écouler, elle craignait par-dessus tout que cette nouvelle épreuve ne le brise totalement. Danny s’arrêta en face d’elle, la fixant droit dans les yeux. Son regard brillant la transperçait et était sans équivoque. Il voulait savoir, il attendait des réponses et il ne bougerait pas ni ne baisserait les yeux avant d’en avoir eu. Stella eut toute la peine du monde à soutenir son regard et à contenir ses larmes, mais elle s’était jurée de ne pas craquer devant lui.

Danny, respiration et voix tremblantes : Stella, dis moi ! Qu’est-ce qui se passe ? Comment va t-elle ? Qu’est-ce qui lui est arrivé ? Quelle ge… quelle genre d’agression ?
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Tracy
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptySam 10 Mar - 12:15

10/10 10/10 victoire victoire
c'est toujours aussi génial bong bong

affraid affraid une agression affraid affraid
pauvre Lindsay
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptySam 10 Mar - 22:44

Merci Tracy !!! Bon et bien maintenant, .... Sad Sad Sad Sad

************************************************************

Danny la suppliait du regard, il la suppliait de lui répondre, de mettre fin à ses interrogations à défaut de pouvoir mettre fin à ses souffrances. Car il le savait, il le lisait dans les yeux de son amie. Ce qui allait sortir de sa bouche allait lui faire mal, très mal, allait probablement même lui arracher le cœur, mais, il ne supportait plus d’être tenu dans l’ignorance. Stella se l’était jurée mais pourtant, elle ne put s’empêcher de faillir à sa promesse. Les larmes qui étaient apparues sur le bord de ses prunelles émeraude se mirent à glisser lentement sur ses joues. Elle ferma les yeux puis les replongea dans ceux de Danny. Après un silence douloureux, elle se décida à parler, la voix emplie de peine. Elle posa sa main sur un des bras du jeune homme et le lui serra.

Stella : Danny, …(elle soupira fortement, les yeux brillants).., Lindsay, ….., Lindsay a été battue …et …. violée.

Un viol. Non. Pas ça. Lindsay, sa douce et tendre Lindsay avait été violée. Quelqu’un avait osé la frapper, …la toucher dans son intimité contre sa volonté. La nouvelle le foudroya sur place. Le monde sembla soudain s’écrouler tout autour de lui. Il fixait toujours Stella, ne détournant pas son regard du sien mais il n’entendait plus rien, ne voyait plus tout ce qui l’entourait. L’effroi et la stupéfaction se lisaient dans ses yeux où commençaient à naître des larmes. Il pensa aussitôt à Lindsay et à la souffrance, la détresse et la terreur qui devaient être les siennes actuellement. Il savait combien le viol pouvait anéantir une personne. Il savait que c’était une horrible empreinte indélébile pour celui ou celle qui le subissait et que Lindsay en serait à tout jamais changée. Elle, qui était si douce, si gaie, si pleine de vie, comment surmonterait-elle cette épreuve si difficile ? Comment quelqu’un avait osé la briser et lui voler cette magnifique étincelle qui brillait dans son cœur et dans ses yeux ! Les larmes déferlèrent sur son visage mais Danny resta immuablement inerte. Stella, inquiète de le voir ainsi assommé, choqué par la nouvelle s’empressa de lui parler mais il ne répondait pas, il ne pouvait pas puisqu’il ne l’entendait pas. Stella insista alors davantage, serrant son bras dans sa main. Danny chancela légèrement. Stella prit peur.

Stella : Danny ! Danny ! Danny mais réponds-moi !

La voix de Stella parvint finalement jusqu’à ses oreilles. Danny cligna des yeux.

Danny, les yeux emplis de larmes et serrant les dents : Où ? Comment ? Qui ? Qui a osé lui faire ça Stella ?
Stella, rassurée qu’il lui réponde enfin, soupira.

Stella : On ne sait pas.
Danny : Comment va-t-elle ?
Stella : Elle est très choquée, tu imagines bien ! Elle ne se souvient pas de tout ce qui s’est passé pour l’instant. Tout ce qu’elle a pu dire, c’est qu’ils l’ont emmené dans un entrepôt près des docks de L’East River où je l’ai retrouvée.
Danny, soudainement effrayé par ce qu’il venait d’entendre : Comment ça « Ils l’ont emmené » ? Ils étaient plusieurs ?

Stella, grimaça. Elle ne s’était pas rendu compte de ce qu’elle venait de dire.

Stella, doucement : Oui. …Trois.
Danny, plein de douleur dans le cœur, écoeuré : Et ils l’ont tous ….
Stella, secouant la tête, les yeux en larmes : Non. Un seul s’en est pris à elle, les deux autres l’ont (Stella ferma les yeux) ....maintenue.

S’en était trop pour Danny qui s’imaginait la scène de deux hommes tenant Lindsay fermement pendant qu’un troisième la brutalisait dans sa chair et abusait d’elle. Dans un geste vif, il retira ses lunettes, détourna son regard et se retourna enfouissant son visage dans ses mains comme s’il voulait effacer de sa tête ces images cauchemardesques qui n’arrêtaient pas d’affluer dans son esprit. Danny se mit à pleurer. Stella baissa la tête puis s’avança vers lui. Elle posa sa main sur son épaule pour le réconforter quelque peu. Il essuya alors ses larmes et se tourna à nouveau vers la jeune femme.

Danny, déterminé : Je veux la voir !

Il essaya alors de contourner Stella pour s’avancer davantage dans le couloir. Mais celle-ci se mit aussitôt au travers de sa route.

Stella : Non, Danny, ce n’est pas une bonne idée. Pas pour l’instant.
Danny : Stella, laisse-moi passer, je veux la voir !
Stella, le regardant avec tristesse : Danny je t’en prie !
Danny : Mais elle a besoin de moi Stella !
Stella : Tu la verras mais pas maintenant. (Stella hésita à poursuivre mais se lança finalement) Elle…elle ne veut pas que tu y ailles.
Danny, surpris et blessé : Quoi ? Pourquoi ? Je ne comprends pas !
Stella : Ecoute Danny. Ce qu’elle a vécu ce soir est une chose terrible et elle est anéantie ! Elle ne désire pas te voir parce qu’elle ne veut pas que tu la vois comme ça ! Elle a besoin de se retrouver, elle va avoir besoin de temps. (Le suppliant à son tour du regard, pleurant) S’il te plait Danny, respecte son choix ! C’est déjà un moment assez pénible à vivre pour elle.

Danny ferma les yeux, laissa s’échapper une nouvelle larme et acquiesça en silence. Le regard de Stella fut soudain attiré vers le fond du couloir. Don et Mac venait de franchir les portes de l’étage. Ils se rendirent aussitôt compte que Danny avait été mis au courant. Ils n’étaient malheureusement pas arrivés à temps et Stella avait dû lui annoncer seule la triste nouvelle. Mac s’en voulait. Il savait qu’elle était déjà très affectée par ce qui était arrivée à Lindsay, ayant été elle-même agressée et il aurait aimé lui éviter ce pénible moment.

Mac, à Don : Ecoutez, vous allez restez avec Danny. Ne le laissez surtout pas seul ! Moi je vais aller voir Lindsay avec Stella pour essayer de comprendre ce qui s’est passé..
Don, inquiet : Ok. Vous pensez que tout ça a un rapport avec les Tanglewoods ?
Mac : Très honnêtement, j’espère que non. Car si toute cette affaire devait se révéler liée à eux, …
Don : Danny aurait beaucoup de mal à le supporter Mac.
Mac : Je sais.

Ils se turent quand ils arrivèrent au niveau de Danny et Stella. Le jeune expert ayant remarqué que le regard de son amie se posait sur quelqu’un derrière lui se retourna. Il vit alors aussi Mac et Don arrivaient jusqu’à eux.

Danny, s’approchant de Don, haussa la voix : Tu le savais hein ! Tu le savais et tu ne m’as rien dit !
Don : Oui je le savais mais je ne pouvais pas t’annoncer ça au téléphone ! ça n’aurait pas été prudent tu crois pas ?
Mac, s’interposant entre les deux hommes : Danny arrêtez ! C’est moi qui lui ai demandé de ne rien vous dire.
Danny, soupira fortement, puis regarda Mac, de la colère dans la voix, bougeant nerveusement : Il faut qu’on coince ces salops Mac !
Mac : C’est ce qu’on va faire. Ils ne nous échapperont pas, je vous le promets, on les retrouvera.
Danny, toujours les yeux humides, fixant le regard de Mac : Je tiens à vous prévenir tout de suite ! Il est hors de question que je sois mis à l’écart de cette affaire !
Mac : Je n’en avais pas l’intention Danny…Néanmoins, vous êtes conscient que ça risque d’être très pénible pour vous.
Danny, s’humectant les lèvres, opinant de la tête : Oui. J’en suis conscient (de la haine mêlé à de la tristesse dans la voix) mais je veux mettre la main sur ces fils de pute !

Mac regarda alors Danny dans les yeux avec insistance comme pour essayer de sonder ses pensées. Quelles étaient ses réelles intentions ? Que ferait-il, une fois face aux agresseurs de Lindsay ? Mac commençait à sérieusement se poser la question et une crainte irrépressible lui emplit le coeur. Il savait que dès lors, il allait devoir le surveiller et peut-être devrait-il l’empêcher de faire un geste qu’il regretterait toute sa vie. Danny baissa les yeux. Il devina que Mac essayait de lire en lui.

Mac : Par contre, j’ai appelé le procureur. Il ne nous laisse la charge de l’enquête que si nous acceptons une personne supplémentaire pour nous aider dans cette affaire.
Danny, exaspéré : Pff ! Pour nous aider ? Pour nous fliquer ouais !
Mac : Ecoutez Danny, je n’ai pas eu le choix ! C’était ça ou on nous retirait l’enquête.
Stella : Et on peut savoir qui il prévoit de nous envoyer ?
Mac : Je n’en sais rien pour l’instant. Nous verrons bien quand cette personne arrivera. (à Stella) Comment va Lindsay ?
Stella : Elle est encore sous le choc. Une infirmière est en ce moment avec elle pour réaliser tous les …. prélèvements.

A l’entente de ces mots qui lui soulevait le cœur et l’indignait, Danny ferma les yeux et soupira de douleur. Il était bien plus facile de parler de prélèvements, d’empreintes, de peau laissée sous les ongles, de …sperme quand il s’agissait d’une personne qui leur était étrangère.

Mac : Très bien. Dès que l’examen sera terminé, j’irais avec toi l’interroger. Nous essaierons de faire remonter à la surface ses souvenirs.
Stella, presqu’à voix basse : Oui.
Mac, se tournant vers Danny : Danny, …, cela m’ennuie beaucoup de vous demander ça mais ça nous permettra de distinguer les profils…(Mac soupira) …Avez-vous eu des rapports avec Lindsay durant les dernières 24 heures ?
Danny, répondit péniblement, les larmes aux yeux : Oui.... La nuit dernière.
Mac, le regard désolé : Bien. Merci.

Le silence commençait à s’installer quand l’infirmière qui s’était occupée de Lindsay arriva à son tour. Elle tendit à Mac un grand sachet, qui renfermait tous les prélèvements qu’elle avait pu faire sur Lindsay ainsi que la tenue qu’elle portait et les clichés de ses blessures. Danny fixa ce sac un instant puis s’en détourna en fermant les yeux. Cette vision lui était douloureuse.

Mac, à Stella : On y va ? (inquiet, posant sa main sur son bras pour le lui caresser) ça va aller Stella ?
Stella : Oui. … Oui, ça va aller, merci. On doit retrouver ces types Mac !

Mac acquiesça.

Mac, à Don et Danny : Vous nous attendez ici. Dès que Lindsay nous en aura dit plus sur les lieux exacts de l’agression, vous vous y rendrez. Danny, vous êtes sûr que ça ira ?
Danny : Oui, faites-moi confiance Mac. Ça ira. Je ne laisserais rien passer.
Mac : Ok.

Stella et Mac commencèrent donc à se diriger en direction de la chambre où était Lindsay.

Danny : Attendez !

Mac et Stella se retournèrent.

Danny : Dites lui que je suis là. Que si elle a besoin de moi j’arrive….(des sanglots dans la voix) .Dites lui que je pense à elle et surtout dites lui que je l’aime.

Mac et Stella acquiescèrent tristement puis continuèrent leur chemin. Danny les regarda s’éloigner puis disparaître au détour d’un couloir sur la gauche. Il aurait tellement aimé aller la voir, la serrait tendrement dans ses bras, lui dire combien il l’aime et soulager la douleur de son cœur et les souffrances de son âme, mais il devait rester loin d’elle, là, à attendre et cela lui était pénible. Don s’approcha de lui, posa une main sur son épaule et la lui serra pour lui transmettre tout son soutien. Il lui indiqua ensuite de la tête les sièges qui étaient le long du mur du couloir et sur lesquelles ils pourraient patienter. Danny se décida donc à suivre son conseil et partit s’y asseoir. Don prit place à côté de lui. Il fallait maintenant qu’ils attendent le signal de Mac et Stella pour pouvoir, à leur tour, commencer à agir.
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Tracy
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyDim 11 Mar - 0:52

que dire de plus bong bong 10/10 10/10

a part que j'adore toujours autant victoire victoire

je sais je radote mais c'est toujours aussi passionnant ton histoire continue comme ça
je veux savoir vite se qu'il va se passer
study
en tout cas c'est tristounet mais c'est super bien

jsuis accro bave mdr
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NiNa
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyLun 12 Mar - 1:30

Alors la question sadisme tu tiens le record je dois dire (on peut pas dire que je suis une grande fan de Lindsay mais la quand meme c'est affraid pale Sad ) t'as fait tres fort Twisted Evil clap Pauvre Danny rien mais alors rien ne lui est epargne pas la moindre tite' chance qu'il soit un peu heureux confused ( Twisted Evil pas que ca me derange loin de la Twisted Evil ) Bref c'est super bong j'ai hate de savoir comment Danny va reagir pour la suite (je te fait confiance thumright rambo )
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Lindsay
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyLun 12 Mar - 2:26

Merci Tracy ! Merci NiNa !!!!

Oui, je sais j'y suis allée fort question sadisme !!! Twisted Evil
Et d'ailleurs, je vous conseille de vous accrocher ( ou de ne plus lire la suite) car, et bien, c'est loin d'être fini. A partir de là commence, si je puis dire, une véritable descente aux enfers pour Danny. Sad Sad Sad Sad


***************************************************************

Danny, à peine assis, se pencha en avant posant ses coudes sur ses genoux et joignant ses mains. Il fixa alors le sol devant lui et soupira, secouant la tête légèrement comme s’il ne voulait pas croire tout ce qui venait de se passer, tout ce qu’il avait entendu. Comment cela pouvait-il être possible ? Comment cela avait-il pu arriver ? Pourquoi tout cela lui était arrivée à elle ? Il se sentait si impuissant et si désorienté ! Il aurait tellement aimé pouvoir l’aider, la soutenir dans cette épreuve traumatisante et lui prouver son amour ! Mais comment faire alors qu’elle refusait de le voir. Quoique surpris, Danny comprenait sa décision, toutefois cette distance qu’elle lui imposait lui était tout simplement insupportable ! Il avait, lui, besoin de la voir, de lui parler, de s’enquérir de son état. Il avait finalement lui-même besoin d’être rassuré et, là, son inquiétude ne faisait que de s’accroître. Il baignait à nouveau dans un véritable cauchemar et se désespérait de savoir s’il réussirait à en sortir cette fois-ci ! Il ferma les yeux et enfouit la tête dans ses mains puis se frotta le visage avant de replonger son regard vers le sol.


Danny, regardant droit devant lui : Un Bocconcini.
Don, tournant la tête vers lui : Quoi ?
Danny, tournant la tête vers Don : Tout à l’heure, tu voulais savoir ce que je lui avais préparé pour ce soir. …Un Bocconcini.
Don, souriant, sur un ton doux : Très bon choix.
Danny, le regard brillant : Elle aurait aimé.
Don : J’en suis sûr. …Danny, …vous en aurez encore des soirées.

Danny détourna le regard à nouveau et baissa la tête.

Danny : Pourquoi refuse t-elle de me voir ?
Don : Tu sais, … il faut la comprendre. Elle est choquée, très certainement complètement perdue et elle doit vouloir t’éviter cette vision d’elle dans cet état. Les victimes de viol sont souvent honteuses bien qu’elles n’y soient pour rien. Elle ne veut que te préserver.
Danny, le regardant : Mais moi, je veux juste la voir, savoir comment elle va !
Don : Je sais Danny…je sais.
Danny, le regardant : Pourquoi ça nous arrive ? C’est pas juste Don !

Don ne sut que répondre et se contenta de regarder son ami tristement puis baissa les yeux.

Danny, détournant le regard et murmurant : C’est pas juste.
Don, après un silence : Tu veux un café ?
Danny : Ouais, …je veux bien et serré s’il te plait.
Don : Ok, alors j’y vais. Deux cafés. Tu ne bouges pas d’accord ?
Danny : Où veux-tu que j’aille ?
Don : Tu as très bien compris.
Danny, se redressant sur son siège : Je reste ici t’inquiète pas. Mais dépêche-toi, le café se fait attendre.

Don sourit puis se dirigea vers l’ascenseur afin d’aller chercher deux cafés.

*************************************


Dans le couloir de l’hôpital, Mac et Stella se trouvaient maintenant proche de la porte de chambre dans laquelle Lindsay était soignée. Stella s’arrêta et respira fortement. Mac la regarda, inquiet.

Mac : Stella, tu es sûre ? Ça va aller ?
Stella : Oui. C’est elle qui a besoin d’aide, pas moi.

Mais, malgré tout, la jeune femme dut s’essuyer les yeux, des larmes ayant envahi son regard. Mac s’avança alors vers elle et lui caressa tendrement la joue. Elle lui sourit tristement et affectueusement, reprit une grande inspiration, sécha ses larmes puis ils s’avancèrent à nouveau vers la porte et entrèrent dans la pièce.

Lindsay était assise sur le lit et portait une blouse d’hôpital. Son regard, tourné vers la fenêtre par laquelle dominait la nuit, était vide, éteint et rougi par toute la souffrance qui s’était déversée le long de ses joues. Les larmes continuaient de s’échapper lentement de ses yeux comme s’il ne lui était plus possible de les faire taire. Elle serrait ses bras tout contre elle et avait repliée ses jambes sous le léger drap qui les dissimulait. Quand Mac et Stella pénétrèrent dans la chambre, elle ne réagit pas, trop plongée dans d’horribles et insoutenables souvenirs. Stella l’interpella doucement. La jeune femme tourna alors la tête vers eux et baissa instantanément ses yeux voilés de larmes quand elle vit Mac, comme si une honte et une culpabilité irrépressibles l’habitaient désormais. Sa pommette droite était coupée et sa lèvre inférieure était tuméfiée par un violent coup qui la lui avait ouverte jusqu’au sang. Un pansement recouvrait également son front, entaillé lui aussi par un coup qui lui avait été asséné. Des hématomes s’étalaient le long de ses bras mais aussi de ses jambes qui étaient cachées aux yeux de ses deux amis experts.
Mac fut extrêmement touché et peiné par la vision de sa jeune collègue et amie, blessée dans sa chair et dans son âme. Stella s’approcha d’elle, s’assit sur le rebord du lit et posa sa main délicatement sur son épaule pour la lui caresser et lui apporter un peu de réconfort.

Stella : Lindsay, je sais à quel point c’est difficile, crois moi,….mais Mac et moi sommes là pour t’aider à te rappeler exactement ce qui s’est passé ce soir.

Lindsay acquiesça puis releva les yeux vers Mac.

Mac, ému : Je suis désolée Lindsay de ce qui vous est arrivé….On va les retrouver, je vous le promets. Mais pour ça on a besoin de votre aide, de vos souvenirs. Vous vous sentez prête ?
Lindsay, soupira : Oui. Allez-y.
Mac : Bien.
Stella : Lindsay, je t’ai rejoint sur les docks de l’East River à côté d’un petit snack qui n’est ouvert que la journée pour les dockers, tu te souviens ?

Lindsay acquiesça en silence, une larme coulant sur sa joue.

Flash Back

Stella se gara sur les docks près de l’endroit où avait été localisé l’appel de Lindsay. On pouvait entendre d’autres voitures de police ainsi qu’une ambulance arriver au loin. La communication avec la jeune scientifique avait été coupée depuis près de cinq minutes. En effet, celle-ci appelait d’un téléphone public à proximité d’un petit snack et les unités de sa carte étaient malheureusement épuisées. Stella avait bien essayé de la re-contacter sur le trajet, mais la ligne sonnait désespérément occupé. Son inquiétude n’avait alors cessé de grandir durant ce laps de silence. Ce qui ne faisait aucun doute pour Stella, depuis l’instant où elle avait entendu la voix pleine de détresse de son amie à l’autre bout du téléphone, c’est que Lindsay avait été victime d’un enlèvement et probablement d’une agression. Elle savait que la jeune femme devait retrouver Danny chez lui ce soir et qu’elle n’aurait manqué cette soirée pour rien au monde. Aussitôt son véhicule immobilisé, elle se précipita vers le snack, cherchant tout autour de celui-ci l’emplacement des téléphones publics, une lampe torche à la main. Elle finit par s’arrêter brusquement quand il lui sembla distinguer, dans l’obscurité de la nuit, une ombre au pied d’un des deux postes téléphoniques. Elle l’éclaira et s’aperçut qu’il s’agissait d’une silhouette humaine. Stella baissa sa lampe et s’approcha doucement, la gorge et le ventre noués par la peine et l’angoisse. Quand elle fut assez près, elle constata que la personne en question était bien son amie. Les larmes lui voilèrent les yeux quand elle découvrit l’état effroyable dans lequel se trouvait Lindsay. Il était évident que la jeune femme venait de vivre l’enfer d’un viol. Elle était en effet complètement prostrée au pied du téléphone, les genoux recroquevillés contre sa poitrine. Son corps tout entier tremblait et était secoué de sanglots étouffés. Elle serrait très fort contre elle le combiné du téléphone comme s’il s’agissait de la chose la plus précieuse qu’elle n’ait jamais possédée. Voilà pourquoi Stella n’avait pu la rappeler. Sa belle robe verte était déchirée, salie de poussière et tâchée de sang tout comme ses bras et ses jambes qui étaient en plus couverts d’ecchymoses. Lindsay était complètement terrorisée et fixait le vide devant elle. Elle avait l’air totalement absente. Stella avança plus près en prenant garde de ne faire aucun geste brusque qui pourrait l’effrayer davantage. Elle s’accroupit à côté d’elle, la regarda avec tristesse et tendit sa main vers son visage pour en écarter les mèches de ses cheveux décoiffés qui le recouvrait. Lindsay eut un petit mouvement de recul au contact de la main de Stella sur sa peau. La scientifique stoppa son geste et essaya de la rassurer.

Stella : Lindsay, c’est moi, Stella. Tu n’as plus rien à craindre.

Lindsay sortit alors quelque peu de sa léthargie et tourna la tête vers son amie. Son visage était inondé de larmes mêlées au sang qui coulait des plaies de son front, de sa pommette et de sa lèvre. Elle la fixa d’un regard meurtri par la terreur, la douleur et la détresse. Ses yeux, emplis de peine, la suppliaient de l’aider. Elle savait que Stella avait compris. Lindsay desserra ses mains lâchant ainsi le téléphone et éclata subitement en de terribles sanglots qui déchirèrent le manteau de silence qui les entourait. Stella la prit instinctivement dans ses bras. Elle la serra bien fort lui caressant les cheveux et la berça pour la consoler. Lindsay laissa alors s’échapper toute sa souffrance et sa peine. Stella ferma les yeux desquels jaillirent des larmes.

Lindsay, pleurant : Pourquoi Stella !!!
Stella, une main posée sur sa tête et la berçant : Chhhh ! chhh ! ça va aller Lindsay. Je suis là maintenant. C’est fini. Il ne t’arrivera plus rien, je te le promets. Chhh ! Calme-toi. On va bien s’occuper de toi.

Mais les paroles de Stella n’eurent aucun effet, Lindsay ne pouvait s’arrêter de pleurer. Des secouristes arrivèrent à proximité des deux femmes. L’aînée des deux releva les yeux vers eux.

Stella, s’écartant légèrement de Lindsay : Lindsay, il faut que tu ailles à l’hôpital. Tu as besoin de soin.
Lindsay, pleurant : Me laisse pas Stella !
Stella : Non, bien sûr que non. Je ne te laisse pas. Je vais t’y accompagner. (Lui caressant les cheveux) On y va ?

Lindsay acquiesça, les lèvres serrées par ses pleurs.
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyMar 13 Mar - 3:06

Stella : Ton agression n’a pas eu lieu à cet endroit. Tu as dû te déplacer jusque là ou alors on t’y a déposé.
Lindsay, se souvenant vaguement : Non, c’est moi. Je me souviens avoir marché. Je cherchais un téléphone. En plus de mon portable, j’ai toujours une carte téléphonique sur moi.
Stella : Où est ton portable ?
Lindsay : Je ne sais pas.
Mac : Vous vous souvenez de quel endroit vous êtes partie ?
Lindsay : non.
Mac : Peut-être alors vous souvenez-vous du temps pendant lequel vous avez marché avant de trouver un téléphone.
Lindsay : Je sais pas….dix peut-être quinze même vingt minutes ! J’en sais rien.
Mac : Ok. Ce n’est pas grave. Vous avez réussi à fuir vos agresseurs ?
Lindsay : Non. Non….C’est eux qui m’ont laissé.
Mac : Et vous avez vu l’un d’eux ?
Lindsay, fronçant les sourcils, se remémorant douloureusement ses souvenirs : Je ne pouvais pas les voir. J’avais les yeux bandés…avec de l’adhésif.
Mac : Qu’ont-ils fait juste avant de partir ?
Lindsay, des larmes silencieuses déferlant sur son visage : Ils….ils m’ont lâché. Celui qui m’a ……, m’a attrapé par les cheveux (pleurant) et j’ai senti la pointe d’un couteau sous ma gorge. Il m’a dit quelque chose à l’oreille, …il m’a dit qu’il avait apprécié le moment. (Ses pleurs redoublant) J’ai cru qu’il allait me tuer…

Stella baissa la tête et s’approcha davantage pour passer son bras autour des épaules de la jeune femme traumatisée.

Lindsay : et puis …et puis, il m’a lâché en me jetant sur le sol et je les ai entendus s’éloigner.
Stella : Qu’as-tu fait alors ?
Lindsay, fermant les yeux : J’ai enlevé l’adhésif de mes yeux et je suis restée assise un long moment à terre… avant de finalement me lever et sortir à la recherche de quelqu’un ou d’un téléphone.
Mac : Vous vous trouviez où ?
Lindsay : Dans un petit entrepôt il me semble.
Stella : Qu’y avait-il dans cet entrepôt ?
Lindsay : Des caisses, beaucoup de caisses, mais il faisait sombre, je n’ai pas bien vu.
Mac : En sortant vous avez vu le numéro de cet entrepôt ?
Lindsay : Je ne me souviens pas avoir regardé….(baissant la tête) J’aurais dû regarder.
Stella, lui caressant les épaules : C’est rien Lindsay… Qu’y avait-il devant toi quand tu es sortie ?
Lindsay, réfléchissant les yeux dans le vague : Des containers.
Mac : Rien d’autres ?
Lindsay, fronçant les sourcils essayant de se souvenir : Si. A gauche, il y avait deux grandes grues identiques et puis pas très loin sur la droite je crois, de grandes citernes cylindriques ou des silos je ne sais pas trop.

Mac sortit alors le plan du port qu’il avait rapporté et le déplia sur le lit. Il chercha où pouvait être l’endroit décrit par Lindsay en se référant à son temps approximatif de marche ainsi qu’à sa description des lieux. Il ne tarda pas à délimiter une zone ne regroupant pas plus de trois entrepôts côte à côte.

Mac : La porte de cet entrepôt est donc restée ouverte quand vous avez quitté les lieux ?
Lindsay : oui…je pense.
Mac, sortant son portable : Bien. Je vais prévenir Flack et Danny. Ils vont essayer de retrouver cet entrepôt.
Lindsay, surprise : Quoi ? Danny est sur l’enquête ?
Mac, soupira : Oui.
Lindsay : Mais Mac ….il ne doit pas…je ne veux pas..
Mac : Lindsay, je comprends votre réticence mais vous savez combien Danny peut être déterminé et surtout s’il s’agit de vous. Il est très affecté par ce qui vous arrive et lui plus que quiconque veut vous apporter son aide. Il m’était impossible de le lui refuser. De toute façon, vous le connaissez, il se serait arrangé pour contourner mes ordres.

Lindsay baissa la tête et acquiesça.

Lindsay, relevant la tête : Vous ne le laisserez pas faire n’importe quoi hein Mac !
Mac : Non, bien sûr que non.
Stella : Il est là si tu veux le voir.
Lindsay, secouant la tête : Non. Je ne veux pas qu’il vienne.
Stella, fronçant les sourcils : Pourquoi ?
Lindsay, regardant avec supplication Mac puis Stella : S’il vous plait ! (pleurant) Je ne veux pas qu’il vienne. Je ….je ne veux pas qu’il me voit comme ça. Non, pas comme ça, pas maintenant. Je ne peux pas le voir maintenant…
Stella : D’accord, calme toi. Il ne viendra pas. …Néanmoins, il veut que tu saches qu’il pense à toi …..et qu’il t’aime.

A ces mots Lindsay baissa la tête en fermant les yeux.

Mac, soucieux face à la réaction de Lindsay vis-à-vis de Danny, détourna son regard et sortit de la chambre.

*******************************


Dans un couloir de l’hôpital, Don était assis, serrant son gobelet de café entre ses mains et observant Danny qui faisait nerveusement les cents pas devant lui. Le jeune lieutenant avait du mal à avaler les dernières gouttes de sa boisson. Un nœud lui serrait la gorge. Il était profondément écoeuré et touché par ce qui était arrivé à Lindsay. Le jeune expert, quant à lui, au contraire de son ami, eut vite fini de boire le chaud breuvage, broyant aussitôt le gobelet dans sa main avant de s’en débarrasser en le lançant dans une poubelle à proximité. Entre deux déplacements, impatient et inquiet, Danny jetait régulièrement un œil vers ce couloir de gauche où avaient disparu Stella et Mac, espérant, à chaque pas qui résonnait contre les murs, les voir réapparaître avec des nouvelles de Lindsay. Les deux hommes ne se parlaient pas. C’était inutile. Que dire ? Don se faisait lui-même beaucoup de souci pour Lindsay et savait qu’aucun mot ne pourrait consoler Danny ou le rassurer en pareille situation. Danny, quant à lui, n’avait de toute façon aucune envie de parler. Il fallait donc juste attendre. Une attente interminable et pesante aussi bien pour l’un que pour l’autre. Ils regardèrent passer un homme, soutenu de béquilles et de sa femme. De nouveaux pas se firent soudain entendre du bout du couloir. Danny regarda dans leur direction, mais ce n’était que deux infirmières qui déplaçaient un chariot médical. Danny baissa la tête en soupirant. Soudain une voix l’interpella…

Mac, s’approchant de lui : Danny !

Le jeune homme releva aussitôt la tête et se précipita vers Mac. Don se leva de sa chaise et en fit autant.

Danny : Mac, vous l’avez vu ?
Mac : Oui.
Danny : Elle a dit quelque chose ?
Mac : Elle commence à se souvenir de plus en plus de détails.
Danny, triste : C’est à se demander si c’est vraiment une bonne chose.
Mac : Pour coincer ceux qui lui ont fait ça. Oui, c’est une bonne chose.
Danny , soupira : Oui bien sûr, je sais.
Don : Et alors ? Elle a su vous dire où son agression avait eu lieu ?
Mac : Non, mais on a pu le déterminer grâce aux descriptions qu’elle nous en a faites.
Danny : Ok. Et c’est où ?
Mac : Sur les docks de l’East River.
Don : Pourquoi l’avoir emmenée sur les docks ?
Mac : Oui, je me suis posé aussi la question. Peut-être parce que c’est loin de l’agitation de la ville…. (Sortant et montrant le plan). A cet endroit, il y a trois petits entrepôts entourés de silos. C’est sûrement l’un des trois. L’entrée a très certainement était fracturée et doit être encore grande ouverte.
Don, s’éloignant en saisissant son portable : Très bien. J’appelle une équipe et on y va.
Mac : Bien. Je retourne près d’elle. Je vous communiquerais les nouveaux éléments par téléphone au fur et à mesure que ses souvenirs referont surface.
Danny : Je peux la voir Mac avant d’y aller ?
Mac, embarrassé : Je suis désolé Danny mais non….Elle n’est pas prête pour ça je pense.
Danny, le regard rempli d’incompréhension : Pourquoi ?
Mac, le regard désolé : Je n’en sais rien. Laissez-lui du temps. Elle finira par demander elle-même à vous voir.

Danny opina de la tête tristement et n’insista pas mais il ne se satisfaisait plus des "semblant" d'explications que chacun s'évertuait à lui donner pour justifier l'attitude de Lindsay à son égard. Un étrange pressentiment le rongeait à présent. Don revint vers eux.

Don : C’est bon. Mes gars sont en route.
Mac : Danny, passez au labo prendre tout ce qu’il vous faut et les personnes dont vous aurez besoin.

Danny acquiesça restant toujours silencieux. Il était présent et absent à la fois. Il avait très bien entendu ce que venait de lui dire Mac, pourtant, ses pensées étaient auprès de Lindsay. Il commençait sérieusement à s’inquiéter de la raison pour laquelle elle refusait de le voir.
Danny et Don se dirigèrent ensuite vers l’un des deux ascenseurs sous le regard tourmenté de Mac. Les deux hommes s’y engouffrèrent et à peine les portes furent-elles refermées sur eux que celles de l’ascenseur voisin s’ouvrirent, laissant un jeune homme en descendre. Mac fronça les sourcils, étonné, à la vue de cette personne qui s’avançait vers lui.

Mac : Lieutenant Kingsley ?
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyMer 14 Mar - 11:11

Le lieutenant Kingsley arriva finalement en face de Mac.

Jack : Lieutenant Taylor.
Mac : C’est vous que le procureur nous envoie ?
Jack, opinant, l’air grave : Oui. Comme nous avons collaboré il y a très peu de temps ensemble…
Mac : Je vois.
Jack, soupirant : J’ai vraiment été abasourdi quand j’ai appris pour le lieutenant Monroe.
Mac, soupira, tristement : Oui, nous le sommes tous.
Jack, attristé : C’est vraiment terrible. Comment va-t-elle ?
Mac : Comme n’importe qui dans son cas. Pas très bien.
Jack : Elle a vu ses agresseurs ?
Mac : Non. Avec le lieutenant Bonasera, nous tentons actuellement d’en savoir plus auprès d’elle. Ses souvenirs sont assez confus.
Jack : Ce qui se comprend. Et où est le lieutenant Messer ?
Mac, fronçant les sourcils : Que vous a demandé de faire au juste Mitford ?
Jack , surpris de la question : Il m’a simplement demandé de vous aider dans l’enquête.
Mac : Et il vous a dit pourquoi ?
Jack : Cette enquête vous touche tous de très près et il veut qu’un regard extérieur à votre équipe se pose sur cette affaire. Il a confiance en vous Lieutenant Taylor mais il a peur que votre jugement ne soit altéré à un moment par l’amitié que vous avez tous pour le lieutenant Monroe. Vous lui avez prouvé vous-même il y a deux jours que cela était possible même avec des personnes en qui il avait toute confiance.
Mac : Hilborne ?
Jack : Oui. Hilborne.
Mac : Il n’y a pas d’autre raison ?
Jack : Non, bien sûr que non.
Mac : Pourquoi me demander aussitôt où se trouve le lieutenant Messer ?
Jack : Je demandais ça parce que d’après ce que j’ai compris lui et le lieutenant Monroe sont plutôt … très proche et vous l’avez malgré tout laissé sur l’enquête.
Mac : Ce genre de chose, c’est à moi d’en juger.
Jack : Je ne dis pas le contraire. Vous vous méfiez de moi ? Je vous assure je ne suis là que pour vous aider. Je ferais ce que vous me demanderez de faire.
Mac : Très bien. Le lieutenant Messer est parti avec le lieutenant Flack sur les lieux de l’agression. Vous, vous allez vous rendre au labo. J’y ai fait transférer les affaires personnelles du lieutenant Monroe ainsi que les prélèvements. Chargez-vous de tout examiner à la loupe. Ne laissez rien passer.
Jack : Comptez sur moi. Je veux autant que vous mettre la main sur ces salops.
Mac : Alors, ne perdez pas de temps.

Jack acquiesça et s’en retourna vers les ascenseurs tandis que Mac partit à nouveaux en direction de la chambre de Lindsay. Il allait mettre la main sur la poignée de la porte quand il entendit une voix qui ne lui était pas inconnue l’interpeller.

Voix : Mac !

Il fronça les sourcils, très surpris d’entendre cette voix ici puis se retourna.

Mac : Hawkes ? Mais que faites-vous ici ? Vous êtes sensés vous faire soigner et vous reposer à l’autre bout de la ville, non ?
Hawkes : Euh … Oui, je sais, mais quand vous m’avez appris pour Linds….je ne pouvais pas rester une fois de plus sans rien faire.
Mac : Et je suppose que vous êtes sortis contre avis médical !
Hawkes : En effet… (Devant l’air inquiet et mécontent de Mac) mais ça ira, je vous assure. Je vais me ménager, je vous le promets. Et puis je veux vous aider. Je veux l’aider. Comment va-t-elle ?
Mac : Elle est complètement abattue et assez perdue pour l’instant.
Hawkes : Et Danny ? Il va comment lui ?
Mac : Pas très bien non plus.
Hawkes : Je suppose qu’il vous a demandé à être sur l’enquête.
Mac : Oui, en effet et je le lui ai accordé.
Hawkes : Il est où en ce moment ?
Mac : Avec Flack, en route pour les lieux de l’agression.
Hawkes : Lindsay a pu vous fournir des infos sur ce qui lui est arrivé et les types qui lui ont fait ça ?
Mac : Non, on n’a pas grand-chose pour l’instant. Avec Stella on essaie de faire ressurgir ses souvenirs. Mais… mais plus on avance, plus toute cette histoire me semble étrange.
Hawkes : Qu’est-ce que vous voulez dire ?
Mac : Je ne sais pas. C’est bizarre. Ils l’ont emmené sur les docks dans un entrepôt, pourquoi ? Seulement un seul des agresseurs a profité de la situation, et puis, ils lui ont bandé les yeux avec de l’adhésif.
Hawkes : En effet, ça me semble être des détails troublants. Vous pensez que son agression n’est pas le fait du hasard ?
Mac : J’en ai bien peur. Tout a l’air d’avoir été prévu.
Hawkes : Mais qui ? Pour quelles raisons faire une telle chose ?
Mac : C’est ce que nous allons tenter de découvrir. Il faut d’ailleurs que j’y retourne Hawkes.
Hawkes : Dites-moi ce que je peux faire Mac !
Mac, souriant : Si je vous dis de retournez à l’hôpital, vous ne m’écouterez pas vous non plus ?
Hawkes, souriant : Y a peu de chance je crois.
Mac : Bon, et bien, en tout cas je ne veux pas vous voir sur le terrain. Allez au labo. J’y ai envoyé toutes les pièces à conviction. Vous y retrouverez le lieutenant Jack Kingsley.
Hawkes : Kingsley, c’est pas le type qui travaille pour Ellen Morgan et qui a enquêté sur l’affaire de Danny ?
Mac : Lui-même.
Hawkes : Mais qu’est-ce qu’il vient faire dans tout ça ?
Mac : C’est le procureur qui nous l’a imposé. Il a peur qu’on laisse notre jugement s’obscurcir parce que Lindsay est des nôtres.
Hawkes : C’est ridicule !
Mac : Oui, d’autant plus que je crois que cela ne soit pas la vraie raison.
Hawkes : Ah oui ?
Mac : Je pense que le but de Mitford est bien plus de faire surveiller Danny, afin de veiller à ce qu’il ne dérape pas.
Hawkes : Il ne nous fait pas confiance pour qu’on s’en charge nous même ?
Mac : Apparemment non.
Hawkes : Bon, je vais aller rejoindre Kingsley alors.
Mac : Oui, mais ne présumez pas trop de vos forces d’accord ? Si à un moment vous êtes fatigués, reposez vous.
Hawkes : Oui, je ferais attention. Dites à Lindsay qu’on pense tous très fort à elle.
Mac : Bien sûr. Je le ferais.

Hawkes quitta alors Mac tandis que celui-ci entra à nouveau dans la chambre.

*************************************


Sur les docks.

Les alentours des entrepôts indiqués par Mac grouillaient à présent de voitures de patrouille dont les lumières rouges et blanches venaient frapper alternativement le béton, les taules métalliques, les containers ou encore les silos à proximité. Des policiers et quelques experts scientifiques avaient pris possession du terrain. Ils n’eurent pas trop de difficultés à retrouver le bon entrepôt. En effet, comme l’avait dit Lindsay, la porte de l’un d’eux était ouverte, les chaînes qui la verrouillaient ayant été brisées. Les scientifiques s’afférèrent donc à l’intérieur du bâtiment tandis que Don mettait en place un périmètre de sécurité à l’extérieur.
L’éclairage y était sommaire et faible. Une multitude de caisses en bois étaient entassées en plusieurs hautes rangées ordonnées. Danny se déplaçait lentement le long des murs poussiéreux ainsi qu’entre les rangées de caisses, une lampe ALS à la main. Ses yeux scrutaient, en même temps que les rayons violets qui se profilaient sur le sol, chaque centimètre carré qu’il avait devant lui. Il était extrêmement concentré sur sa tâche, recherchant le moindre indice lui permettant de localiser l’endroit exact où Lindsay avait été violée. Don entra alors dans l’entrepôt pour donner des consignes aux quelques agents à l’intérieur puis se saisit de son portable afin de lancer une recherche visant à identifier le propriétaire des lieux. Danny longeait un des murs, observant le sol toujours avec une grande attention quand brusquement son regard se figea. Des taches fluorescentes venaient d’apparaître sous le faisceau de lumière. Danny déglutit et balaya la zone avec sa lampe ALS. Sa respiration et les battements de son cœur s’accélérèrent soudain en s’apercevant qu’il avait sûrement bien trouvé l’endroit qu’il cherchait. Des gouttes et des traces qui semblaient être rouges parsemaient le sol entre les taches fluorescentes. Cette vision lui donna instantanément la nausée et lui glaça le sang. Des frissons s’emparèrent de lui et il devint blême. Il prit une forte respiration, ferma les yeux un instant pour tenter de contrôler la douleur et le dégoût qui s’immisçaient insidieusement en lui. Il souffla fortement une fois de plus comme pour exorciser son écoeurement et sa peine. Il devait rester concentré. Il le fallait. Rien ne devait être négligé. Il ouvrit alors les yeux et sortit de sa poche un vaporisateur de Luminol. Il s’accroupit et projeta le produit sur le sol. Celui-ci se mit alors à briller d’un tas de petits éclats roses. Il n’y avait plus de doute. C’était bien là que tout s’était passé. Danny resta immobile, le flacon de Luminol en main, à regarder cette surface de béton tâchée très probablement du sang de Lindsay et de la semence de son violeur. Il enleva ses lunettes, se frotta le visage puis les remit sur son nez. Il tourna ensuite la tête et croisa le regard de Don qui était au téléphone. Danny n’eut rien besoin de dire. L’expression déconfite de son visage et ses yeux qui appelaient Don à l'aide parlaient pour lui. Le jeune lieutenant comprit immédiatement que son ami se tenait face à l’endroit de l’horrible tragédie. Il se précipita aussitôt vers lui. Les deux hommes ne se lâchèrent pas du regard jusqu’à ce que Don s’immobilise près de Danny.

Don : Tu as trouvé ?

Danny ne put répondre que par un hochement de tête puis il détourna son regard pour le replonger à nouveau vers le sol. Il ralluma sa lampe ALS pour exposer aux yeux de Don sa funeste découverte. Celui-ci se sentit lui aussi immédiatement mal à l’aise, et du dégoût empreint de tristesse s’afficha sur son visage.

Don : ça va aller Danny ?
Danny, regardant toujours le sol devant lui : Ouais….. Ça va aller. (Après un silence) Je vais….(il soupira) …je vais commencer à étudier la zone et faire des prélèvements.
Don : Tu crois pas que tu devrais laisser quelqu’un d’autre s’en charger ?
Danny, sèchement : Non. C’est hors de question ! Je m’en charge ! Ça va aller. Je connais mon boulot. Je saurais parfaitement être méticuleux.
Don : Je n'ai aucun doute sur le fait que tu connaisses ton boulot Danny mais …
Danny, haussant le ton, levant les yeux vers lui : Don, je te dis que ça ira ! Personne d’autre que moi s’en chargera tu m’entends ?
Don, surpris par le ton employé par Danny, posément : Ok….c’est bon, c’est pas la peine de t’énerver. Je suis pas contre toi.
Danny, soupirant et détournant son regard : Je sais, excuse moi.
Don, d’un œil inquiet et interrogateur : C’est rien….je vais informer les autres de ce que tu as trouvé et je vais appeler Mac pour lui dire que tu commences à examiner l’endroit.
Danny : Ok. Fais ça. Moi je m’y mets tout de suite.

Don s’éloigna alors du jeune expert, tout en l'observant, inquiet, pour s’emparer à nouveau de son téléphone tandis que Danny se leva pour aller se saisir de son appareil photo et de sa mallette grise qui se trouvaient à l’entrée de l’entrepôt. Quand il revint près de la zone de l'agression, il posa sa mallette sur le sol et l'ouvrit. Il commença par prendre de nombreux clichés de l'endroit puis déposa l'appareil et fixa à nouveau les tâches et marques sur le sol mais ... la lueur dans ses yeux avait changé. Ce n'était plus celle de la peine ou du dégoût. Il serra fortement les poings et une étincelle de haine traversa son regard....
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Tracy
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyMer 14 Mar - 22:30

bong bong 10/10 10/10 victoire victoire
je vies de tout lire
whaouuuuuuuuu
j'adore
affraid affraid pauvre Danny
vivement la suite
je veux savoir ce qu'il va se passer pour l'enquête et Lindsay
vivement la suite 10/10
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NiNa
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyJeu 15 Mar - 2:40

bong clap clap bong C'est super tout ca ! La suite s'avere Twisted Evil a mon avis (tant mieux moi sadique non jamais diablo ) Mon Pauvre Danny que de misere drunken
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Lindsay
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyVen 16 Mar - 0:53

Merci Tracy ! Merci NiNa !!! Wink

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Mac entra à nouveau dans la chambre. Stella était toujours à la même place et Lindsay était en train de se rafraîchir d’un verre d’eau. Une fois désaltérée, elle tendit, les mains tremblantes, le verre à Stella qui le posa sur la tablette à côté du lit. Elles se lancèrent un doux et triste sourire. Mac intervint alors.

Mac : Lindsay, êtes-vous prête à continuer ?

Lindsay tourna la tête vers Mac et acquiesça en silence.

Mac : Très bien. Ils vous ont donc conduit jusqu’à un entrepôt près de l’East River et c’est assez éloigné de l’endroit où vous auriez dû vous trouver !
Stella : Tu devais te rendre chez Danny ce soir c’est bien ça ?

Lindsay, une larme coulant sur sa joue, prononça un « Oui » à peine perceptible.

Mac : Ce qui veut dire qu’ils vous ont emmené dans un véhicule. Avez-vous pu le voir à un moment ?
Lindsay : Non. Je ne l’ai pas vu….
Mac : Vous rappelez-vous du moment de votre enlèvement ? ……Où a-t-il eu lieu Lindsay ?
Lindsay, déglutit, angoissée : Je ne sais plus. Je suis désolée, tout est si confus dans ma tête ! Je ne sais plus !
Stella : C’est rien. Ne t’inquiète pas. On va y arriver. On va t’aider.
Mac, s’approchant davantage du lit : Nous allons reprendre depuis le moment où vous êtes sortie de chez vous. Vous vous en souvenez ? Qu’avez-vous fait ?
Lindsay, des sanglots dans la voix : Oui, ça oui, je m’en souviens. J’ai fermé la porte de mon appartement et j’ai pris les escaliers. En bas, j’ai…..j’ai croisé ma voisine et ses deux enfants. …On s’est dit bonsoir et … et je suis sortie de l’immeuble.
Mac : Vous vous êtes alors rendu chez Danny. (Lindsay acquiesça) Par quel moyen ? En taxi ?
Lindsay : Non., je…., j’avais oublié d’en appeler un, alors j’ai pris le métro. …(versant une nouvelle larme) Pourquoi j’ai oublié d’appeler ce taxi ?

Mac, triste et désolé, baissa les yeux un instant face à la détresse de sa jeune collègue et amie. Stella lui frotta le bras pour la réconforter quelque peu.

Mac, relevant les yeux : Et êtes-vous bien arrivée jusqu’à la station de métro ? Enfin je veux dire, vous ont-ils agressé avant que vous ne soyez dans le train ?
Lindsay : Non. Je me souviens avoir vu dans le train une bande d’adolescentes qui partait probablement faire la fête. (Souriant) Elles riaient et parlaient de garçons.
Stella : S’en sont-ils pris à toi autre part dans le métro ?
Lindsay, fronçant les sourcils, réfléchissant : Non,…, non parce que je me revois sortir de la station et avancer dans la rue.
Mac : Vous êtes descendus à l’arrêt le plus proche de chez Danny ?
Lindsay : Oui.
Mac : Cet arrêt se situe à environ cinq cents mètres de chez lui si mes souvenirs sont bons. Et donc, .... une fois dans la rue, vous vous êtes mise à marcher…. Votre enlèvement a donc eu lieu entre la station de métro et l’immeuble de Danny. Vous ne vous rappelez pas jusque où vous êtes allée ?

Lindsay détourna son regard pour le fixer droit devant elle. Ses yeux emplis de tristesse se voilèrent de larmes qui se mirent aussitôt à glisser le long de son visage. Elle ferma les yeux, baissa la tête en la secouant et serra les draps du lit dans ses poings.

Lindsay, pleurant : Je ne me souviens pas, je ne me souviens pas.

Mac : C’est rien. Vos souvenirs reviendront. Pour l’instant je ferai le trajet de la station jusque chez Danny et je vais voir si je trouve quelque chose.

Lindsay s’essuya les yeux de ses deux mains puis releva la tête pour à nouveau faire face à Mac.

Lindsay : Je ne me rappelle pas l’endroit de la rue où ça s’est passé mais je commence à me souvenir de comment ça s’est passé.
Mac, soupira : Racontez-nous.

Lindsay, regardant dans le vide : Je marchais et puis j’ai senti que quelqu’un était derrière moi. J’ai senti une arme s’enfoncer dans mon dos. (Fermant les yeux) L’homme s’est collé à moi et m’a murmuré à l’oreille de ne surtout pas crier et de ne surtout pas me retourner. Ce que j’ai fait sur le moment. (Regardant Mac) J’ai alors entendu un véhicule arriver et des portes coulissantes s’ouvrir. (Une larme glissa sur sa joue) Quand j’ai compris, j’ai voulu crier mais je n’ai pas pu.... Il avait collé sa main sur ma bouche … et puis dès lors tout s’est passé très vite…. En quelques secondes, je me suis sentie propulsée en arrière et ….. (Ses larmes redoublèrent) et quelqu’un d’autre m’a bandé les yeux avec de l’adhésif….

Lindsay éclata en sanglots. Stella lui serra le bras.

Lindsay, pleurant : J’ai essayé de réagir mais c’était impossible, ils étaient plusieurs …… et ils m’ont vite attaché les mains. Et puis…..et puis j’ai entendu les portes se refermer (essuyant ses larmes) …et là …. (Plongeant son regard dans le vide) j’ai su que j’étais désormais à leur merci.... (Stella et Mac baissèrent les yeux) Durant tout le trajet, j’ai senti le canon d’une arme pointée sur ma tête et je n’arrêtais pas de me demander ce qu’ils comptaient faire de moi, qui ils étaient et pourquoi ils faisaient ça ! (levant les yeux, pleins de détresse vers Mac, ) Pourquoi ils ont fait ça Mac ? Pourquoi ?

Mac, ému : Je ne sais pas. Mais on le découvrira. On les aura Lindsay et ils paieront.

Lindsay baissa son regard sur les draps du lit et se frotta nerveusement ses mains tremblantes.

Lindsay , les larmes affluant sur son visage : Là bas, ils m’ont délié les mains et m’ont allongé sur le sol .... tout en me tenant fermement les bras. ....C’est là que j’ai compris ce qu’ils allaient faire…..(relevant les yeux) J’ai essayé ….. J’ai essayé de me défendre ! Je me suis débattue … (éclatant en sanglots) Mais ils étaient trop forts ! J’ai crié mais personne ne m’entendait !

Stella la serra alors affectueusement dans ses bras en lui caressant les cheveux tandis que Lindsay laissait s’évacuer sur ses joues toute sa douleur.

Un silence lancinant et pesant, entrecoupé des sanglots de la jeune femme, s’installa dans la pièce. Mac et Stella se sentaient si affligés et impuissants face à sa souffrance. Ils auraient aimé pouvoir la lui soulager, la rassurer mais ils savaient pertinemment que les mots n’y feraient rien. Lindsay était blessée dans son fort intérieur bien plus qu’elle ne l’avait été physiquement. Les blessures de l’âme sont les plus pernicieuses et les plus difficiles à guérir. Il allait très certainement falloir beaucoup de temps à la jeune femme pour les panser. Mac déglutit. L’émotion qui l’avait envahi lui avait séché la gorge. Il fallait cependant qu’il trouve le courage de poursuivre.

Mac : Lindsay….

Lindsay se calma progressivement. Elle se détacha de son étreinte avec Stella, s’essuya les yeux et fit face à nouveau à Mac.

Lindsay : Oui ?
Mac : Lindsay, j’aimerais savoir si vos agresseurs vous ont dit à un moment donné quelque chose qui nous permettrait de comprendre pourquoi ils s’en sont pris à vous de cette façon ?

Lindsay soupira douloureusement.

Stella : Lindsay, tu te rappelles quelque chose ?

Mais la jeune femme ne donna aucune réponse.

Stella : On est conscient que ce qu’on te demande est terriblement difficile et que tu préfèrerais sûrement tout oublier mais ….il faut malgré tout que tu réfléchisses bien. C’est important.
Lindsay : Je sais…

Lindsay ferma les yeux et des larmes silencieuses s’échappèrent de ses paupières closes. Elle les rouvrit et fixa intensément le bout du lit.

Lindsay, versant une larme : …Mais je ne me rappelle pas. …Non. En fait, ils ne m’ont rien dit. Tout ce dont je me souviens, ce sont les mots de l’un d’eux juste avant qu’ils ne partent. C’est tout.

Mac fronça les sourcils en regardant Lindsay. Il lui sembla que Lindsay essayait de leur dissimuler quelque chose.

Mac : Nous en avons terminé. Il faut vous reposez maintenant. Vous en avez besoin.
Lindsay : Je ne veux pas rester ici Mac ! Pas à l’hôpital !
Mac : Il faut être raisonnable Lindsay.
Lindsay, le suppliant du regard : S’il vous plait ! Je veux rentrer chez moi ! (des larmes aux bords des yeux) J’ai passé tous les examens, tous les tests et je n’ai plus besoin de soin, vous le savez bien ! Je ne veux plus rester ici !
Mac : Et moi je ne veux pas que vous soyez seule pour l’instant.
Stella, regardant Mac : Elle n’a qu’à venir chez moi !

Mac soupira les regardant toutes les deux et il se dit que c’était probablement la meilleure des solutions.

Mac : Entendu.
Lindsay, à Mac : Merci. (Se tournant vers Stella) Merci Stella.
Stella : Je t’ai dit que je ne te laisserai pas !

C’est alors que la sonnerie de son portable retentit. Mac vérifia de qui provenait l’appel. Quand il lut « Flack » il décida de sortir de la chambre puis il décrocha.

Mac : Taylor.
Don : Mac, Danny a trouvé le lieu précis de l’agression !
Mac, soupira : Très bien. … Et il a décidé de s’en charger, je présume ?
Don : Vous présumez bien.
Mac : Il ne devrait pas Flack !
Don : Vous avez déjà essayé de lui faire entendre raison quand il a une idée en tête ?
Mac, inquiet : Je sais… mais ça va être un véritable supplice pour lui…
Don : J’en suis conscient mais ça servirait à rien que j’insiste ! Je vous assure. Il ne fait confiance à personne pour faire ce job à sa place ! Il me l’a bien fait comprendre d’ailleurs !
Mac : Comment a-t-il réagi exactement?
Don : Il a été un peu déboussolé sur le coup (regardant Danny s’afférer de loin) Il me semble à fleur de peau. Mais là, … il s’est déjà mis au boulot. Je ne sais pas comment il fait ça Mac. Il a l’air si pro que ça en est même inquiétant !
Mac, inquiet : Il refoule ses émotions pour pouvoir faire face à ce qu’il a à faire, alors, …. surveillez-le de près d’accord ?
Don : Oui, ne vous inquiétez pas. Je ne le lâche pas. Vous avez du neuf de votre côté ?
Mac : Pas grand-chose. On a juste appris que Lindsay a dû être enlevée entre l’immeuble de Danny et la station de métro qui se trouve à deux rues de chez lui.
Don : Mac, on pourrait vérifier à nouveau les caméras de sa rue. On ne sait jamais. Ça s’est peut-être passé pas loin de chez lui.
Mac : Oui, j’y ai pensé aussi. Je vais à nouveau faire toutes les démarches pour récupérer les bandes...
Don : J’ai lancé une recherche également sur le propriétaire de l’entrepôt et je ne devrais pas tarder à avoir l’info.
Mac : Bien. Dès que vous l’avez-vous me la transmettez.
Don : Pas de problème.
Mac : Au fait, Lindsay va sortir de l’hôpital. Stella l’emmène chez elle. Il est donc inutile de revenir ici.
Don : Ok. Très bien. ….Je dois vous laisser là, mais je vous tiens au courant.
Mac : Moi de même.

Et les deux hommes raccrochèrent. Mac entra à nouveau dans la chambre.

Mac : Ils ont trouvé. ….Une équipe est à pied d’œuvre pour rassembler le maximum d’indices.

Lindsay baissa les yeux.

Mac : Je vais vous laisser à présent Lindsay. Je vais examiner avec une autre équipe le chemin que vous avez emprunté à la sortie de la bouche de métro.
Stella, regardant Lindsay : Moi, je vais aller régler les détails pour ta sortie d’accord ? Je reviens dans une vingtaine de minutes avec des vêtements.

Lindsay acquiesça en silence. Mac et Stella sortirent de la pièce. Ils se mirent à avancer dans le couloir mais, les yeux de Stella ne tardèrent pas à se noyer de peine et de colère. Elle s’arrêta.

Stella, exaspérée : Mais qu’est-ce qui s’est passé Mac ? Pourquoi lui ont-ils fait ça ? C’est qui ces types ?
Mac, déterminé : Je ne sais pas mais on les coincera !
Stella, exaspérée et peinée : Mais tu l’as entendu comme moi ! Ils l’ont enlevée, attachée et emmenée loin de tout pour qu’un seul d’entre eux la viole ! Ils lui ont bandé les yeux mais nous ont laissé du sperme ! Et puis ils l’ont laissé en vie ! Ce n’est pas logique ! Il n’y a rien de logique là dedans ! Ça n’a rien d’un simple viol !
Mac : C’est aussi ce que je pense. Ce n’est sûrement pas le viol proprement dit qui les a motivés.
Stella : Mais alors quoi ? Pourquoi ?
Mac, soupirant : Stella, il y a certaines choses que je ne t’ai pas encore dites.
Stella : Quoi donc ?
Mac : On a retrouvé les deux types qui ont pénétré chez Danny. Ils ont été froidement exécuté d’une balle dans la tête et l’un d’eux était bien le meurtrier de Rodriguez. Et puis ce n’est pas tout…. D’après Don, quelqu’un a essayé de s’en prendre à Danny ce matin. Une voiture lui a foncé dessus et l’a évité au dernier moment.
Stella, stupéfaite : Quoi ? Qu’est-ce que tu veux dire ? Que tout ça aurait un lien avec les Tanglewoods ? Avec …..Danny ?
Mac : On ne peut pas écarter cette hypothèse.

Stella soupira, ferma les yeux et passa ses mains sur son visage.

Stella, les yeux brillants : Non Mac ! Tu te rends compte de l’impact que ça aura sur Danny si cela s’avérait être vrai ?
Mac, les yeux brillants : Oui, bien sûr et c’est ce qui me fait peur. Il doit de toute façon se poser ces mêmes questions.
Stella : ...et en arriver probablement aux mêmes conclusions que nous. Il est fragile en ce moment avec tout ce qu'il lui est arrivé. Ça va le détruire Mac ! Et Lindsay aussi !
Mac : Je crois que Lindsay se doute déjà de quelque chose. Elle ne nous dit pas tout. Ce type lui a dit quelque chose qui lui a mis la puce à l’oreille, j’en suis sûr !
Stella : Et tu crois que c’est pour ça qu’elle refuse de le voir ?
Mac : Peut-être.
Stella : J’espère qu’on a tord ! (une larme glissant sur sa joue) Je veux qu’on ait tord Mac !
Mac, lui essuyant sa larme : Moi aussi je le voudrais.

Stella poussa un long soupir.

Stella : Je vais aller lui chercher des vêtements, régler toute la paperasse et puis on part chez moi.
Mac : D’accord. Mais reste sur tes gardes. Sois prudente. On ne sait pas à qui on a affaire. Je vais demander à ce qu’une voiture de patrouille reste en bas de chez toi.
Stella, un sanglot dans la voix : D’accord.

Stella eut beau essayer de contrôler ses pleurs, ils finirent par envahir totalement son regard.

Stella, pleurant : C’est pas juste Mac ! Cette petite n’a rien fait pour mériter ça !

Mac, les yeux brillants, prit la jeune femme dans ses bras pour la réconforter. Il posa une main sur ses cheveux bouclés et les lui caressa tendrement. Stella laissa alors se déverser son chagrin sur ses épaules. Tout ce qui était arrivée à Lindsay la bouleversait profondément. Elle savait combien il était difficile de se remettre d’une agression. Elle imaginait aisément dans quel désarroi et quelle angoisse devait se trouver Lindsay, victime, elle, d’une agression sexuelle.
Ils restèrent ainsi blottis dans les bras l’un de l’autre le temps que la peine de Stella s’atténue quelque peu. Elle avait l’impression de puiser dans ses bras toute la force dont elle avait besoin pour tenir le choc et continuer d’aider au mieux leur amie. Puis ils desserrèrent leur étreinte. Mac plongea alors son regard dans celui de la jeune femme et lui caressa les joues pour en effacer les larmes. Ils se sourirent tendrement puis, sans un mot, reprirent leur avancée dans le couloir.
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NiNa
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyVen 16 Mar - 5:19

bong Super bong Pauvre Lindsay(Eh oui suis pas sans coeur quand meme la pauvre Sad ) Mais mon pauvre Danny ca va lui Faire un truc tout ca ! Comment va t'il reagir connaissant son temperament de fey ca promet Twisted Evil revolver rambo boxe lol! Une vrai bombe a retardement mon Danny ! Mais bon on ne le saura que si tu nous met la suite Mr.Red clap victoire
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyVen 16 Mar - 7:51

Merci NiNa !! Euh...oui, je confirme. ça va lui faire un truc à Danny !!!! Sad Sad boxe


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Danny soupira fortement pour tenter d’expulser hors de lui ce sentiment malsain qui commençait à l’envahir et qui l’inquiétait. Il s’accroupit à nouveau et, une lampe torche à la main, riva ses yeux sur le sol dans le but de l’examiner attentivement et de rechercher tous les indices probants. Il trouva aussitôt près du mur le morceau de ruban adhésif ayant servi à bâillonner Lindsay. La gorge serrée, il le prit délicatement entre ses mains gantées et l’enferma dans une pochette plastique. Au bout d’un instant, il fronça les sourcils, ayant remarqué quelque chose d’autre. …Des cheveux…. Il prit alors une pince à épiler et préleva ces quelques petits échantillons capillaires. Il porta la pince à hauteur de son visage et l’observa. Il s’agissait de longs cheveux clairs. Sûrement … ceux de Lindsay. Le jeune expert serra les dents et ferma les yeux quelques secondes puis mit très calmement les cheveux dans un petit sachet transparent. Il déglutit et soupira douloureusement avant de s’affairer à récupérer plusieurs échantillons de sperme et de sang à l’aide de petits cotons-tiges. Une fois cette tâche effectuée, il rangea précautionneusement les prélèvements dans la mallette et se saisit d’un large pinceau et d’un pot de poudre noire. Il coucha alors celle-ci très subtilement à divers endroits sur le sol et sur le mur. Des empreintes de doigts et de petites mains y furent bientôt révélées. Le jeune expert se releva en s’emparant de l’appareil photo et prit quelques clichés de la vue d’ensemble des empreintes puis s’accroupit pour en prendre d’autres sous différents angles. Une fois les photos mises en boîte, l’appareil toujours en main, Danny fixa d’un regard concentré les marques noires qu’il avait fait apparaître. Celles-ci semblaient toutes être de même taille et provenant d’une seule et même personne. Il essaya une fois de plus de se détacher affectivement de ce qu’il avait sous les yeux pour essayer de construire un raisonnement objectif et logique. Il tenta donc d’imaginer et de comprendre, à partir des indices mis en évidence, le comment et le pourquoi des faits. Il regarda obsessionnellement les lieux du viol, analysant la place des empreintes, du sang et du sperme.
Les empreintes étaient toutes à peu près à égale distance autour des autres traces. Cela ne faisait aucun doute pour Danny, il s’agissait de celles laissées par Lindsay alors qu’elle se défendait. Il ferma les yeux un instant pour se re-concentrer sur sa réflexion et ne pas laisser l' émotion s’emparer à nouveau de lui. Pourquoi seulement les siennes étaient-elles visibles ? Les agresseurs devaient donc porter des gants. Mais pourquoi leur avoir laissé un échantillon ADN aussi évident dans ce cas ? Tout cela lui paraissait n’avoir aucun sens. Pourquoi l’avoir emmenée ici, … si loin ? Pourquoi seulement un seul des agresseurs avait abusait d’elle ? Pourquoi tant de précaution et d’organisation ? Danny en vint finalement à conclure que probablement ce qui s’était passé avait été prémédité et que le but était sûrement autre que de commettre une agression sexuelle. Alors quoi ? Une vengeance ? Qui ? Contre qui ? Pourquoi s’en prendre à elle ? Il plongea à nouveau son regard vers le sol et bon nombre de pensées se mirent à affluer en son esprit. Plus il fixait les traces sombres et les gouttes de sang sur le sol, plus des images précises et monstrueuses de Lindsay criant et se débattant se dessinaient devant ses yeux. A celles-ci se mêlèrent soudain celles de la Jaguar qui l’avait pris pour cible dans la matinée et les paroles de Don, dans la soirée, qui lui annonçait la froide exécution des deux Tanglewoods qui avaient pénétré dans son appartement. Exécution, intimidation, agression. Mais quel était le point commun de tous ces événements ? Danny frémit et son visage se déomposa !... Lui…. C’était lui le point commun ! Le jeune homme eut soudainement l’impression de manquer d’air ! Sa poitrine l’oppressait et les nausées le reprirent. Il relâcha subitement son bras qui tenait l’appareil photo et sentit son sang se glacer dans ses veines tandis que tout sembla commencer à tourner autour de lui. Toujours accroupi un genou sur le sol, il perdit l’équilibre et dut poser une main à terre pour se rattraper et éviter de chuter complètement. Il se redressa alors, enleva ses lunettes et se frotta le visage. Il devait se tromper, ça ne pouvait pas être ça ! La seule pensée qu’il puisse être responsable du viol de Lindsay l’horrifiait et le pétrifiait. Danny ferma les yeux et poussa une expiration profonde. Il fallait qu’il reprenne le contrôle de ses émotions. Au bout de quelques interminables secondes, il parvint finalement à amoindrir la panique qui l’avait assailli et vérifia autour de lui que personne ne l’est surpris dans son instant de faiblesse. Il fut soulagé quand il constata que c’était bien le cas. Personne ne l’avait remarqué. Personne … sauf Don qui se trouvait à l’entrée de l’entrepôt et qui jetait régulièrement un œil sur son ami. Il s’avança aussitôt vers le jeune expert mais Danny ne l’entendit pas arriver derrière lui.

Don, inquiet : Danny ça va ?

Danny sursauta légèrement, tourna la tête et leva les yeux vers Don mais il n’eut pas le courage de lui répondre, restant les lèvres légèrement entrouvertes à le regarder. De ses yeux jaillissaient encore l’effroi et les tourments dont il venait d’être la proie et contre lesquels il essayait de lutter. Il détourna alors son regard pour le fixer à nouveau sur le sol souillé de taches.

Danny : Toutes les empreintes sont de petites tailles Don ! Et semblent provenir d’une seule et même personne.
Don : Et tu penses à Lindsay ?

Danny acquiesça en hochant de la tête.

Danny : Ils devaient porter des gants.
Don : On en aura confirmation qu’après analyse des empreintes.
Danny : Je sais mais pour moi ça ne fait aucun doute. Ils avaient des gants… Un seul s’en est pris à elle Don. …..Violer Lindsay n’était pas la réelle finalité de leurs actes, j’en suis sûr ! Il y a autre chose derrière tout ça !
Don : Mais il n’y a rien de certain pour l’instant.
Danny, le regardant : Arrête tu veux ! Je crois que t’en es aussi conscient que moi ! Alors arrête de faire semblant ! Tout ça, tu sais très bien que c’est bizarre ! Pourquoi l’avoir emmené ici ?.... Il y a sûrement une raison ! Tu as vérifié pour le propriétaire ?
Don : Oui.
Danny : Et ?
Don : Et rien pour l’instant. M. Buckley, sans casier. Je lui ai demandé de venir. Il ne devrait plus tarder. Il me renseignera plus précisément sur l’entreprise qui loue l’entrepôt. Et puis, certains de tes collègues se sont chargés d’ouvrir quelques caisses et n’y ont trouvé que des luminaires.
Danny : Et tu as appelé Mac ?
Don : Oui, aussi.
Danny : Et alors ? Quoi de neuf de leur côté ? … Comment va Lindsay ?
Don : Ils n’ont pas appris grand-chose en fait et Lindsay doit être sortie de l’hôpital à l’heure qu’il est.
Danny, haussant les sourcils : Ah oui ? Mais elle ne va pas rentrer chez elle quand même ?
Don : Non, ne t’inquiète pas. Stella l’a emmené dans son appartement. Elle prendra bien soin d’elle Danny.
Danny : C’est bien…tant mieux….et elle….et elle n’a toujours pas demandé à me voir ?
Don, le regard navré : Mac ne m’a rien dit à ce sujet. Je suis désolé.

Danny, les yeux remplis de tristesse et d'incompréhension, baissa la tête, soupira puis se releva. Don constata alors à quel point le fait de ne pas pouvoir voir Lindsay perturbait et blessait son ami.

Danny : Je vais… (Nouveau soupir) je vais fixer toutes ces empreintes sur adhésif et faire une dernière inspection des alentours… et puis après je vais au labo pour y apporter tout ce que j’ai trouvé.
Don : Ok.
Danny, regardant vers l’entrée de l’entrepôt : Tiens ! On dirait bien que le propriétaire est arrivé et qu’il t’attend.
Don, se retournant vers l’entrée : Oui, on dirait bien. … Je vais aller l’interroger mais tu ne quittes pas l’entrepôt sans m’en avertir avant d’accord ?
Danny, un léger sourire aux lèvres : Oui maman, promis.
Don , fronçant les sourcils : Arrête de te foutre de moi Danny, je suis sérieux !
Danny : Je sais. Je te le dirais, t’inquiète.

Don soupira puis s’avança vers M Buckley. Danny, quant à lui, s’accroupit à nouveau et sortit de sa mallette un premier adhésif pour y figer une première empreinte. Il fit de même avec toutes les autres très consciencieusement. Quand il eut terminé, il referma sa mallette et se leva. Il fit alors ce qu’il avait prévu de faire : inspecter les alentours du lieu de l’agression sa lampe torche à la main afin de vérifier qu’il ne soit pas passé à côté d’un indice. Le jeune homme remarqua quelques traces de pas. Il les photographia puis les figea sur un film plastique magnétique. Ceci fait, il continua de scruter le sol et s’approcha à nouveau des rangées de caisses à proximité. C’est alors qu’il s’arrêta net, le faisceau lumineux de sa lampe se reflétant sur un objet se situant entre deux caisses. Danny posa sa lampe et s’efforça de déplacer une de ces lourdes boîtes afin de pouvoir avoir un meilleur accès à l’objet en question. Une fois le passage plus large, il y passa le bras pour atteindre et attraper ce qui avait éveillé sa curiosité. Quand il sortit l’objet de sa cachette sombre, il le reconnut immédiatement. Il s’agissait du téléphone de Lindsay. Celui-ci était éteint. Le jeune homme posa ses yeux, qui s’emplissaient peu à peu de larmes, sur l’appareil qu’il tenait entre les mains. Il avait laissé une dizaine de messages sur ce téléphone pendant que Lindsay…. Danny serra les dents et ferma les yeux pour empêcher sa peine de courir le long de ses joues. Il rouvrit les paupières, et détacha son regard humide du téléphone pour l’accrocher dans le vide. Son cœur blessé le faisait à nouveau souffrir. Il devait la voir. Il ne supportait plus d’être loin d’elle, de n’avoir de ses nouvelles que par personne interposée et puis il voulait savoir…savoir pourquoi elle refusait de le voir ! Le jeune expert reporta alors son attention sur le portable qu’il plaça lui aussi dans une pochette plastifiée. Il chercha ensuite Don du regard. Celui-ci était toujours occupé à interroger le propriétaire des lieux ainsi qu'un autre homme dans un bureau complètement vitré et qui se trouvait dans le fond de l’entrepôt. Il le fixa intensément. Il lui avait promis c’est vrai, mais Danny savait que Don l’empêcherait de faire ce qui lui rongeait l’esprit en ce moment. Il soupira puis se dirigea vers la sortie de l’entrepôt, ne quittant toujours pas son ami policier des yeux. Discrètement, il confia les pièces à convictions qu’il avait recueillies à deux de ses collègues s’apprêtant à partir pour le laboratoire. Il jeta un dernier coup d'oeil sur Don puis prit rapidement la direction de son véhicule. Quelques dix minutes plus tard, Don sortit du bureau et chercha à son tour Danny du regard. Ne le voyant pas à l’intérieur, il porta son attention vers la sortie mais pas de Danny Messer non plus. Il se hâta donc à l’extérieur et ne put que constater l’absence du véhicule du jeune expert. Don poussa un long soupir d’inquiétude et de colère. Il se doutait bien que Danny lui ferait un coup comme celui-là ! Il avait d’ailleurs une idée assez précise de l’endroit où devait être en train de se rendre son ami mais il ne pouvait quitter l’entrepôt sans avoir donné auparavant de nouveaux ordres à ses hommes. Il se saisit donc de son téléphone et composa un premier numéro. Dans la poche intérieure de sa veste, la sonnerie du portable de Danny se mit à retentir. Celui-ci s’empara de l’appareil, regarda le nom qui s’affichait sur l’écran mais ne décrocha pas et remit aussitôt le téléphone en place. Danny gara son véhicule sur le trottoir non loin de l’entrée d’un immeuble. Il descendit du Pick Up noir et constata très vite la présence d’une voiture de patrouille de l’autre côté de la rue. Il commença son avancée vers la porte principale de l’immeuble......
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyVen 16 Mar - 12:14

aaaaaaaa
affraid affraid
t'es vraiment une sadique confirmé
tu ne peux pas t'arrêté là
je veux vite une suite 10/10 10/10
j'adore toujours autant victoire victoire
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyLun 19 Mar - 4:13

Danny arriva face à la porte vitrée du hall de l’immeuble. Il allait taper sur l’interphone le numéro d’appartement de Stella quand il reconnut à l’intérieur le policier qui était chargé de la surveillance à l’entrée. Il s’agissait du jeune homme qui avait eu pour mission de lui remettre les nouvelles clés de son domicile deux jours auparavant. Danny réfléchit. S’il appelait directement Stella, celle-ci refuserait très certainement de le laisser entrer. Voilà pourquoi il se mit à tambouriner à la vitre afin que le jeune policier s’approche, le reconnaisse et lui ouvre. Et Danny eut raison. Aussitôt assez près de la porte, l’agent le reconnut, lui sourit et entrouvrit la porte.

Agent : Bonsoir Lieutenant Messer.
Danny : Bonsoir euh… (Faisant mine de chercher son nom) Je suis désolé mais je ne crois pas que vous vous soyez présenté la dernière fois.
Agent : Non, c’est vrai. Excusez moi. Officier Roberts.
Danny : Et bien bonsoir Roberts.
Agent : Qu’est-ce que vous faites ici ? Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?
Danny : Et bien, … vous devez savoir que je travaille avec le lieutenant Bonasera (l’agent acquiesça) et je dois la voir au sujet de l’affaire pour laquelle on vous a demandé de surveiller l’immeuble.
Agent : Ok. Je vois, mais… il est 5 heures du matin et j’ai ordre de ne laisser passer aucune personne n’ayant le code ou la permission des Lieutenants Bonasera et Monroe !
Danny, ne voyant guère bouger le policier, l’air grave : Oui je sais, mais c’est urgent et puis vous me connaissez, je suis flic comme vous. Il faut vraiment que je vois le lieutenant Bonasera ! Elle est au courant de ma venue, ne vous en faites pas ! Vous me laissez entrer ?
Agent, lui ouvrant la porte plus amplement : Et bien ma foi si c’est urgent et que ça concerne l’enquête. Entrez.
Danny : Merci.

Danny se faufila rapidement dans le hall et l’agent Roberts referma aussitôt la porte derrière lui. Il fronça cependant les sourcils. Manifestement le jeune officier se posait quelques questions, et, alors que Danny commençait à se diriger vers l’ascenseur, il ne put s’empêcher de lui faire part de ses interrogations.

Agent : Mais dites moi, pourquoi n’avez-vous pas appelé l’agent Bonasera directement par l’interphone pour qu’elle vous ouvre ?

Danny s’arrêta, grimaça puis se retourna vers Roberts. Il fallait qu’il trouve rapidement une parade et une bonne excuse.

Danny : Oui, c’est vrai. J’aurais pu … mais comme vous l’avez dit, il est 5 heures du matin et … je ne voudrais pas réveiller le lieutenant Monroe si elle dort. Elle a besoin de repos après ce qui lui est arrivé. (Danny soupira, le regard triste) Alors, …quand je vous ai vu dans le hall, je me suis dit que je pouvais éviter de faire sonner l’interphone.
Agent, un peu gêné d’avoir osé poser la question : Oui, bien sûr, c’est logique, je comprends…..Mais, dites moi, enfin …excusez moi si je suis indélicat ou trop curieux mais … c’est grave ce qui est arrivé au lieutenant Monroe ? Je vous le demande parce qu’on nous a juste dit qu’elle avait été blessée dans une sale affaire.
Danny, fixant l’agent, le regard triste et la voix ne pouvant cacher son émotion : Oui, c’est exact…. c’est assez grave pour qu’on vous ordonne de surveiller l’entrée avec la plus grande vigilance. Alors, …, continuez de bien faire votre boulot d’accord ? Et surtout, veillez à ce que personne d’autre que les résidents de l’immeuble et la police ne rentre ici ok ?
Agent, ayant remarquer l’émotion de Danny : Oui. Comptez sur moi. Vous savez …je ne suis peut-être qu’un bleu comme on dit et je ne connais pas personnellement le lieutenant Monroe mais …qu’on s’en soit pris à l’un d’entre nous, ça me fait quelque chose ! Alors j’imagine aisément combien ça doit être difficile pour vous qui la connaissez bien et qui travaillez tous les jours avec elle ! (Danny soupira) …Excusez-moi Lieutenant, je suis encore trop curieux je crois.
Danny : Non, ne vous excusez pas. La curiosité est une qualité dans notre job. Et vous m’avez l’air juste consciencieux. (Danny déglutit) C’est vrai que c’est difficile mais …on doit retrouver ceux qui s’en sont pris à elle.
Agent : Oui, bien sûr, je comprends et j’espère que vous les coincerez rapidement ! A défaut de pouvoir aider plus, soyez tranquille, je veille sur l'entrée.

Danny esquissa un léger sourire reconnaissant en direction de l’agent Roberts avant de s’avancer à nouveau vers l’ascenseur. Les portes de celui-ci s’ouvrirent et Danny s’y engouffra. Durant le court laps de temps que dura l’ascension vers l’étage où se situait l’appartement de Stella, le jeune homme fut très nerveux. Il avait la hantise que Lindsay refuse une fois de plus de le voir mais par-dessus tout, il était inquiet, très inquiet pour elle, inquiet de ce qu’il allait découvrir. Dans quel état physique et psychologique se trouvait-elle exactement ? Il craignait de ne plus pouvoir lire quoi que ce soit dans ses yeux. Il avait peur que ces monstres aient éteint à tout jamais une partie d’elle. Un léger tintement se fit entendre et les portes de l’ascenseur s’écartèrent. Danny prit une forte respiration et avança dans le couloir. Il se trouvait maintenant face à la porte du domicile de Stella. Il ferma les yeux et serra les poings anxieusement. Son cœur battait terriblement fort dans sa poitrine et son souffle était empreint d’angoisse. De l’autre côté de cette porte se trouvait une réalité qu’il appréhendait et qui le terrorisait. Il leva finalement le poing à hauteur de son visage et toqua. Il entendit quelqu’un arriver et se sentit un instant observer au travers du judas. Il baissa les yeux. C’est alors que la serrure se déverrouilla. Stella, venant tout juste de rengainer son arme, entrouvrit la porte. En voyant son jeune collègue, un double sentiment l’envahit. Elle était à la fois surprise, exaspérée par sa présence inopinée et attristée par son regard si tourmenté.

Stella, surprise : Danny ? Mais …. qu’est-ce que tu fais là ?

Danny soupira douloureusement, s’humecta les lèvres et planta son regard embué de larmes dans celui de la scientifique.

Danny, la voix empreinte de supplication et de peine : Stella, je t’en pris…… il faut que je la vois.
Stella : Tu sais bien que…
Danny, plus insistant : …S’il te plait. … Je ne supporte plus d’avoir de ses nouvelles par les autres ! Je veux la voir, je veux voir comment elle va de mes propres yeux !
Stella, haussant légèrement le ton : Je t’ai dit à l’hôpital que c’était une mauvaise idée ! Tu dois respecter son choix !
Danny : Mais pourquoi ? Dis moi alors pourquoi elle refuse de me voir ! Parce que … je ne comprends pas !
Stella, soupira puis dit fermement : Danny, on vient de rentrer de l’hôpital il y a un peu moins d'une heure. Elle a besoin de repos, tu peux comprendre ça quand même ! Tu la verras demain !

Danny soupira en levant les yeux au ciel puis plongea son regard vers le sol. Rester derrière cette porte, sachant que Lindsay était de l’autre côté, si près, était un véritable supplice pour lui.

Stella, peinée pour lui : Je suis désolée.

Danny n'avait que faire de ses excuses. Il se sentait terriblement mal. Il la regarda alors sans prononcer le moindre mot mais son regard était éloquent. Depuis l’annonce de la tragique nouvelle, un terrible duel s’était engagé en lui et malgré le fait que Danny essayait à tout prix de le réprimer, il était néanmoins là et grandissait sans qu’il puisse réellement l’empêcher. Son cœur lui dictait de pousser cette porte qui le séparait d’elle et d’entrer de force dans cet appartement alors que sa raison lui imposait de faire volte face et de ne plus importuner les deux jeunes femmes. La raison l’emporta. Il baissa les yeux, affligé. Il s’apprêtait à se détourner de Stella quand une douce voix venue du fond de l’appartement vint lui caresser les tympans. C’était sa voix. La voix de celle qui occupait toutes ses pensées. Celle de Lindsay.

Lindsay : Stella…

Il s’immobilisa et une onde de frissons lui longea l’échine tandis que son cœur se mit à tambouriner plus fort dans sa poitrine. Il tendit une oreille attentive et son souffle se suspendit un instant. Quels étaient les mots que Lindsay allait prononcer ? Stella tourna le dos à Danny pour faire face à l’intérieur de l’appartement.

Lindsay : … ça ira… laisse le entrer.
Stella : Tu es sûre ?
Lindsay, murmurant tristement : Oui.

Stella hocha la tête avec un léger sourire aux coins des lèvres tandis que de l’autre côté de la porte, Danny ferma les yeux et poussa un long soupir de soulagement. Il vit alors soudain la porte s’ouvrir complètement, Stella l’invitant à entrer par un petit signe de main avec toujours ce même sourire sur les lèvres. Danny déglutit et s’avança avec angoisse dans le salon se frottant nerveusement les mains. Cela faisait pourtant plusieurs heures qu’il attendait ce moment mais maintenant que celui-ci se présentait, une appréhension irrépressible se mit à l’assaillir. Stella referma la porte......
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Tracy
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyLun 19 Mar - 21:46

oh tu peux pas t'arrêté la affraid

je veux savoir et vite Very Happy Very Happy

les retrouvailles ce qu'ils vont ce dirent enfin tout

vivement la suite 10/10 10/10


j'adore toujours autant continue comme ça
victoire victoire bong bong
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Nina
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyMar 20 Mar - 2:06

clap bong C'est vrai je suis d'accord avec Tracy tu peux pas couper comme ca c'est pas bien de nous laisser dans le noir je veux savoir la suite moi lol bong clap
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Lindsay
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Lindsay

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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyMer 21 Mar - 22:55

Merci le filles !!! La voilà la suite !!!

************************************************************

Danny fit quelques pas dans l’appartement et aperçut Lindsay qui se tenait, debout, au milieu de la pièce, les bras entrelacés nerveusement et serrés tout contre elle. Leurs regards fusionnèrent immédiatement et subitement plus rien ne semblait exister autour, … plus rien …hormis l’effroyable tristesse qui brillait dans leurs yeux. Des larmes commencèrent à y perler sans que celles-ci ne parviennent à s’en échapper. Danny serra les lèvres. La vision du doux visage de Lindsay tuméfié par les coups et ce qu’il put lire au fond de ses belles prunelles noisette le remplirent d’affliction. Il pouvait ressentir la profonde et terrible blessure qui lacérait le cœur et l’âme de celle qui était son autre. Mais Danny y lut bien plus que cette horrible et immense douleur. Il frissonna en comprenant que quelque chose avait changé, que quelque chose s’était brisé, non seulement en Lindsay mais … aussi entre eux. A la place du lien qui les unissait, un immense mur invisible semblait s’édifier devant leurs yeux. Un mur construit de pierres de souffrance et cimenté par la peur. Lindsay, ne pouvant soutenir plus longtemps le regard humide du jeune homme ferma les yeux et baissa la tête avant de laisser glisser une larme silencieuse le long de sa joue et de finalement diriger son regard dans le vide. C’est à ce moment que Stella décida de s’éclipser par un discret « Je vous laisse ». Danny s’avança vers Lindsay sans même avoir entendu ces quelques mots et remarqué l’absence soudaine de leur amie. Les yeux rivés au sol, Lindsay le sentit s’approcher. Quand il fut assez près, il la fixa, regrettant qu’elle baisse ainsi le regard devant lui. Il tendit alors la main vers sa joue dans le but de la lui caresser tendrement et d’alléger quelque peu sa peine. Mais, avant même que Danny ne put toucher sa peau, Lindsay eut un brusque mouvement de recul. Surpris et attristé par cette réaction vive à son égard, il figea subitement l’élan de son geste, ferma les yeux et replia les doigts de sa main pour la refermer. Tout en laissant lentement son bras retomber le long de son corps, il prononça un doux mais douloureux « pardon ». Lindsay tourna la tête, serra les lèvres et ferma les paupières desquelles déferla un nouveau flot de larmes. Elle regrettait de le faire ainsi souffrir mais le laisser la toucher était bien trop difficile pour elle. Le fait même de le voir lui était pour l’instant extrêmement pénible parce qu’il était l’image d’un bonheur qu’on lui avait volé, d’un bonheur qu’elle pensait à tout jamais perdu, mais aussi parce qu’une peur irrépressible lui dictait de ne pas le laisser l’approcher. Le jeune homme pencha la tête pour essayer de capter son regard et tenta à nouveau d’effacer la distance qui les séparait mais, une fois de plus, Lindsay recula et elle se mit soudain à trembler anxieusement. Danny soupira, se redressa et s’éloigna légèrement. Il était maintenant complètement désemparé par l’attitude de Lindsay et ne savait plus vraiment comment agir et réagir face à sa détresse et sa frayeur. « Je te fais donc si peur ? » finit-il par lui dire difficilement. Il balbutia quelques autres mots presque murmurés sur un ton affectueux mêlé de sanglot.

Danny, les yeux emplis d‘inquiétude et d’incompréhension : Lindsay, pourquoi sembles –tu avoir si peur …. de moi ? Tu sais bien que je ne te ferais jamais aucun mal !

Lindsay essuya ses larmes du revers de la main sans détourner ses yeux du sol.

Lindsay : Je sais.
Danny : Alors pourquoi ? C’était qui ces types ? Ils t’ont dit quelque chose ? C’est ça hein ? Ils t’ont dit quelque chose.

Mais à son grand désespoir Lindsay resta muette. Elle ne voulait rien lui avouer. Comment aurait-elle pu d’ailleurs ? Elle en souffrait tellement elle-même. Comment lui révéler les mots cinglants qui résonnaient sans cesse dans sa tête et qui la torturaient ne lui laissant aucun répit. Elle entendait encore la voix perverse de son tortionnaire les lui susurrer avec délectation à son oreille, sentait toujours son souffle chaud et répugnant se répandre sur sa peau et son parfum lui hanter les narines. L’évocation de ces mots prononcés par son agresseur la transporta soudain à nouveau dans cet entrepôt. Elle sentit brusquement les mains gantées de son persécuteur lui caresser les cuisses pour lui relever sa robe, déchirer ses sous vêtements et s’inviter de force dans son corps. Elle ressentit la douleur atroce et lancinante qui s’était alors diffusée dans le creux de ses reins. Tout lui revenait subitement en détails. La souffrance qui s’amplifiait à mesure des mouvements brutaux de va et vient que son violeur exerçait pour s’enfoncer toujours plus en elle, les râles de jouissance durant l’acte, les coups qu’elle avait reçus, ses bras maintenus et serrés fortement par de puissantes mains, les cris qui sortaient désespérément de sa bouche pour qu’on l’entende, ...pour qu’on vienne à son aide…et puis cette image….cette toute dernière image qu’elle avait eu sous les yeux avant qu’on les lui bande et qu’on l’entraîne dans le fond du fourgon de l’enfer. Cette toute dernière image était pleine de douleur et à jamais gravée dans son esprit et son cœur. Pourquoi n'avait-il rien vu ? Lindsay serra les dents, les larmes se remirent à couler le long de son visage et son corps fut de nouveau pris de tremblements.

Lindsay, les larmes s’échappant en silence de ses yeux rivés au sol : Va-t’en ! Va-t’en Danny !
Danny, secouant la tête, les yeux emplis de larmes : Non ! … Non ! Explique-moi avant ! (haussant le ton) Explique-moi ! Ça a un rapport avec moi ? Je veux savoir ! Regarde-moi Lindsay ! Regarde-moi !
Lindsay, pleurant : Danny, laisse-moi ! Va-t’en ! Je t’en supplie, va t’en !

Mais Danny ne bougeait pas. Il restait figé devant elle et était résolu à ce qu’elle lui parle. Lindsay tenta alors de quitter la pièce en le contournant mais Danny la suivit se remettant une nouvelle fois face à elle. Il lui barra le passage et la fixa d’un regard insistant alors qu’elle ne voulait toujours pas lever les yeux vers lui. Lindsay poussa un soupir de désespoir empreint de sanglots. Danny n’abandonnerait pas. Il n’allait pas la laisser en paix tant qu’elle ne lui répondrait pas. Elle se décida donc à lui mentir à demi mot.

Lindsay, des larmes ruisselant sur ses joues : Ils ne m’ont rien dit ! Je ne sais pas qui ils sont !
Danny : Et tu crois sincèrement que je vais te croire ?

Lindsay soupira fortement. Epuisée par cette confrontation douloureuse, elle puisa en elle une dernière once de courage pour relever lentement la tête et affronter le regard tourmenté de Danny. Elle plongea ses yeux humides et rougis dans les siens pour le supplier de ne plus insister.

Lindsay, murmurant en supplication : S’il te plait…

Elle semblait tellement meurtrie, perdue et effrayée que Danny en fut totalement bouleversé et une larme coula jusque ses lèvres. Comment ces salopards avaient osé lui faire autant de mal, comment avaient-ils osé la lui prendre, leur voler leur amour et l’avenir qui s’ouvrait devant eux ! Danny sentit monter avec sa peine la colère. Une colère qu’il essayait désespérément d’endiguer mais qui revenait sans cesse à la charge pour le torturer.

Danny, le regard humide mais déterminé : Je retrouverais les types qui t’ont fait ça ! Et ils paieront !

Lindsay ferma les yeux. Ces paroles, elle redoutait plus que tout de les entendre.

Lindsay, secouant la tête, haussant le ton : Je ne veux pas ! Tu m’entends je ne veux pas ! Promets-moi que tu ne feras rien de stupide !

Danny resta à son tour silencieux. Lui promettre. Comment pouvait-il lui promettre une telle chose. Il ignorait s’il était assez fort pour résister à ce sentiment dangereux qui assombrissait son cœur à mesure que le temps passait.

Lindsay , insistant : Promets le moi !

Danny détourna le regard un instant, s’humecta les lèvres avant de finalement répondre.

Danny, le visage grave : Je te le promets.

Lindsay poussa un long soupir de soulagement. Ses larmes avaient cessé de couler.

Lindsay, épuisée, d’un ton assuré : Très bien. …Laisse moi maintenant.

Danny acquiesça tristement en hochant la tête.

Danny , affectueusement : Si tu as besoin de quoi que ce soit….

Lindsay lui coupa assez durement la parole avant qu’il ne puisse finir sa phrase.

Lindsay, sèchement : … Stella est là.

Danny, stupéfait et coupé dans son élan, resta un instant les lèvres entrouvertes avant de soupirer et de détourner le regard. Une fois de plus, il se retrouvait complètement désarçonné face à elle. Le message était on ne peut plus clair et avait eu l’effet d’une claque.

Danny, doucement : Ok…..ok…. mais sache que….(tristement) Sache que rien n’a changé pour moi….je t’aime.

Lindsay croisa les bras, baissa la tête, ferma les paupières et se réfugia dans le mutisme. Tout ce qu’elle désirait en cet instant c’était que Danny s’en aille, qu’il s’éloigne à tout prix parce qu’elle savait qu'il lui était impossible de lui accorder une réponse. Pas maintenant. Pas la réponse qu'il attendait. Les mots qu’elle aurait voulu lui dire ne pouvaient franchir le seuil de ses lèvres. Devant le silence de Lindsay, Danny déglutit et soupira douloureusement. Il lui fallut quelques secondes pour accuser ce nouveau coup qui venait de le blesser. Il la regarda tristement une dernière fois puis se détourna d’elle pour prendre la direction de la porte. La jeune femme resta prostrée les yeux sur le sol, attendant d’entendre le bruit de la porte s’ouvrir. Danny s’arrêta, sous le chambranle , hésitant à se retourner pour lui jeter un dernier regard. Il serra les lèvres et n’en fit rien. La porte claqua derrière lui.
Ce bruit fit sursauter Lindsay. Elle releva la tête lentement et fixa la porte derrière laquelle Danny venait de disparaître. Instantanément, les larmes reprirent possession de ses yeux. Elle s’avança jusqu’à l’entrée en se frottant les bras. Elle avait si froid tout d’un coup, immensément froid. Elle tendit un bras tremblant vers la porte pour y poser sa main et regarda avec insistance l’objet qui venait tout juste de la séparer du jeune expert. Le visage désormais noyé de peine, Lindsay éclata en sanglots.

Lindsay, sanglotant : Moi aussi je t’aime Danny !

Elle apposa alors son autre main et son front sur la porte avant de se laisser complètement glisser jusqu’au sol le long de celle-ci. Ses jambes ne la portaient plus. Effondrée et toujours blottie contre la porte elle laissa son chagrin déchirait le silence de l’appartement. Ayant entendu sa détresse, Stella ne tarda pas à faire son apparition et fut extrêmement bouleversée par l’état d’affliction dans lequel se trouvait son amie. Elle s’agenouilla à ses côtés et la serra aussitôt dans ses bras en lui caressant les cheveux. Les mots se muèrent en silence. Ils étaient inutiles. Aucun n’aurait pu soulager un tel désarroi. Lindsay se laissa aller à cette étreinte et se blottit contre Stella pour y déverser le trop plein de désespoir, de douleur et d’amertume. Les deux jeunes femmes restèrent, là, assises sur le sol, un long moment, dans les bras l’une de l’autre.


Dernière édition par le Jeu 29 Mar - 3:46, édité 2 fois
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Tracy
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyLun 26 Mar - 20:52

10/10 10/10 bong bong
mais tu ne peux pas t'arrêté là
tu es une sadique
affraid affraid pauvre Linds et Danny je suis tristounet
j'ai comme toujours adorée te lire
j'ai adorée comment tu as retranscris leurs émotions tu as fais du très bon boulot
félicitation
j'en ai pleuré
en tout cas tu auras comprisque j'adore ta fic et que je veux une suite et très vite
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Lindsay
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyMer 28 Mar - 18:52

Merci Beaucoup Tracy !!!

Et je dois avouer que d'avoir réussi à t'émouvoir me ravie !

************************************************************

L’ascenseur était en train d’opérer sa douce descente. Danny, le dos et la tête appuyés contre la paroi fixait, le regard hagard, les portes métalliques qu’il avait devant lui. Ses yeux reflétaient la grisaille de son cœur et les traits de son visage exprimaient toute son amertume. Il pensait à la souffrance de Lindsay, à l’enfer qu’elle avait vécu, à leur amour ébranlé, meurtri et peut-être même …perdu. Et puis il pensait à ces paroles qu’elle avait entendues dans cet entrepôt et qu’elle se refusait de prononcer. Pourquoi ce silence ? Pourquoi le craignait-elle à ce point ? Danny ferma les paupières et déglutit. Sa réflexion le conduisait indéniablement aux mêmes abominables conclusions. La succession des différents événements de la journée, les indices retrouvés sur les lieux du viol et maintenant l’attitude de Lindsay… tout convergeait désespérément pour lui faire comprendre que l’agression de sa moitié n’était pas le fait du hasard. Il s’agissait d’un acte prémédité et réalisé dans un but précis. Il n’y avait malheureusement qu’une seule raison possible à ses yeux. La vengeance. Quelqu’un s’en était pris à elle pour l’atteindre lui … par vengeance ! Le silence et la peur de Lindsay à son égard n’avaient fait que dissiper ses derniers doutes. C’était de sa faute. Tout était encore de sa faute. L’horrible sentiment de culpabilité qui l’avait à nouveau frappé il y a quelques heures ne cessait de s’intensifier, lui poignardant le cœur et lui tiraillant les entrailles. Une larme s’échappa de ses yeux clos. Danny serra les dents et les poings pour contenir sa peine mais aussi la haine qui le consumait de l’intérieur. Il découvrirait quoi qu’il en coûte l’identité de ceux qui avaient décidé de foutre sa vie en l’air en détruisant celle de la personne qu’il aimait le plus au monde. Ils les retrouveraient et il se promit qu’ils paieraient cher, très cher le prix de leur infamie. Le tintement de l’ascenseur, indiquant la fin du voyage jusqu'au rez-de-chaussée, se fit entendre. Danny enleva ses lunettes pour se passer la main sur la figure puis les remit sur son nez. L’épuisement commençait aussi à se lire sur son visage. Les portes s’ouvrirent. Il fut aussitôt dépité par ce qu’il vit ou plutôt par qui il vit dans le hall. Don était là. Il avait manifestement une discussion plutôt vive avec deux agents en uniforme dont l’Officier Roberts. Danny poussa un long soupir de lassitude. Il n’avait aucune envie d’affronter les reproches et les remontrances de son ami, mais il n’allait pas avoir le choix. Il s’avança donc vers eux. Don était furieux. Il agitait les bras devant le coéquipier de Roberts, un homme d’une quarantaine d’années et qui semblait défendre son collègue contre lui. L’officier Roberts, quant à lui, ne disait rien et restait en retrait, ayant la nette impression d’avoir commis une erreur. Il s’en voulait de s’être fait aussi lamentablement abuser par Danny.

Don, furieux : Il me semble que c’était pourtant clair ! Personne hormis les résidents, le Lieutenant Taylor et moi-même !
Agent : Mais c’est ridicule ! Roberts n’a pas commis de faute ! Le lieutenant Messer fait parti de la police non ? Quel risque y avait-il à le laisser entrer ? Moi-même, quand je l’ai reconnu de la voiture, je n’y ai pas vu de danger particulier !
Don : Ce n’était pas une question de danger là ! Bien sûr que les lieutenants Monroe et Bonasera ne courent aucun risque avec lui ! Mais si on vous a donné cet ordre, c’est qu’il y avait une raison !
Agent : Et bien dans ce cas lieutenant, il aurait peut-être fallu nous mettre au courant, nous préciser plus exactement ce qui est arrivée au lieutenant Monroe et nous indiquer que le lieutenant Messer était interdit dans l’immeuble ! Ce que je ne comprends toujours pas !
Don : On ne peut pas vous donner tous les détails de l’enquête pour l’instant…
Agent : Alors, ne venez pas nous dire qu’on fait mal notre boulot !
Roberts, intervenant timidement : Ecoutez lieutenant, je suis désolé. Il m’avait l’air sincère. Il m’a dit qu’il était là au sujet de l’enquête et que le lieutenant Bonasera l’attendait.
Don, le fixant dans les yeux, sur un ton acerbe : Et bien vous n’auriez pas dû l’écouter Roberts !
Danny : Arrête de les engueuler tu veux ! Ils n’y sont pour rien !

Les trois hommes tournèrent subitement la tête en direction de Danny. Don le fustigea du regard.

Danny : C’est moi, je suis entièrement responsable !
Don, le fixant dans les yeux, furieux : Ah ben oui, ça tu peux le dire ! On peut savoir ce que tu fous ici ?
Danny : Je crois que tu le sais.

Danny fuit alors le regard de son ami pour le tourner vers l’agent Roberts. Une expression de regret s’affichait son visage.

Danny : Je suis désolé de vous avoir menti mais ….. je devais absolument monter. C’était important, je vous assure.

L’officier Roberts l’observa attentivement. Il fut alors partagé entre deux sentiments vis à vis du jeune expert : la rancœur et la compassion. Il n’avait pas apprécié de se faire ainsi manipuler mais Danny lui semblait tourmenté et réellement désolé. Il acquiesça donc silencieusement en signe d’acceptation de ses excuses.

Don : Mais tu savais bien que tu ne devais pas ! (haussant le ton) Et puis, c’est quoi ce que tu m’as fait à l’entrepôt ? Partir comme ça sans rien me dire ! Tu m’avais promis Danny !
Danny : Je sais.

Oui, Danny savait. Il savait bien qu’il n’avait pas agi correctement avec Don et il s’en voulait pour ça, mais il n’avait pu faire autrement. Et puis, il savait aussi que, si son ami était furieux, c’était simplement parce qu’il était inquiet. Les deux hommes se fixèrent intensément dans les yeux puis Danny finit par baisser les siens. Sans dire le moindre mot, il se dirigea vers la sortie en passant au milieu des trois policiers qui l’observèrent quitter les lieux. Don remarqua immédiatement son expression affligée et fut surpris par son manque de réaction. Il se tourna rapidement vers les deux officiers, leur rappela les consignes qu’ils devaient respecter à la lettre cette fois-ci et se précipita à la suite de Danny à l’extérieur.
Dans la rue, Danny partait en direction de son véhicule quand Don, qui sortait de l’immeuble, l’interpella.

Don : Danny attends !

Danny arrêta alors sa progression et soupira avant de se retourner lentement.

Don, agacé : J’avais pas fini là ! Mais enfin, pourquoi t’as fait ça ? T’éclipser comme ça, comme un voleur ?
Danny : Tu m’aurais laissé venir jusqu’ici ?

Don soupira et baissa un instant les yeux en guise de réponse négative.

Danny, haussant les épaules : Tu vois ! Voilà pourquoi j’ai fait ça.
Don : Mais t’introduire de cette façon jusque l’appartement de Stella, pour y voir Lindsay, c’était sûrement pas la meilleure chose à faire ! (décolérant, sur un ton compatissant) D’ailleurs, … on dirait bien que tu t’en es rendu compte toi aussi. Tu l’as vu ?

Danny acquiesça tristement par un léger hochement de tête et Don s’approcha davantage de lui.

Don : ça s’est si mal passé que ça ?

Le jeune expert baissa les yeux. Il revit le visage de Lindsay bleui par les coups. Il la revit sans cesse le fuir dans le salon, refusant de le laisser la toucher et même de l’approcher de trop près. Il repensa à sa souffrance, à ses supplications pour qu’il s’en aille, à son silence pesant qui avait enveloppé douloureusement les trois mots d’amour qu’il avait prononcé et qui s’étaient évanouis dans la pièce. Et puis, il repensa à cette terrible peur qu’il lui inspirait et qui l’habitait désormais….Alors oui, on pouvait dire que ça s’était mal passé. Danny releva ses yeux humides vers Don, se décidant à lui parler.

Danny, des sanglots restant coincés dans le fond de sa gorge : Elle a peur de moi…
Don, soupira, ému : C’est normal Danny, après ce qu’elle a vécu….enfin je veux dire…..c’est normal qu’elle ait peur, qu’elle refuse peut-être…. que tu la touches ….pour l’instant en tout cas. Il faut que tu lui laisses du temps.
Danny, secouant la tête, la respiration devenant tremblante : Non, c’est pas ça. Tu comprends pas ! Je lui fais peur Don ! Ce n’est pas qu’elle ne veuille pas que je la touche ! (haussant le ton progressivement) Elle ne veut pas que je l’approche, elle veut que je reste loin d’elle ! Ces fils de pute lui ont dit quelque chose ! Ils lui ont dit pourquoi ils s’en sont pris à elle, j’en suis sûr !
Don, fronça les sourcils, ayant peur de comprendre : Et à quoi tu penses exactement ?
Danny : Pourquoi je l’effraie tellement à ton avis ?!
Don, secouant la tête : Non Danny, ce qui lui est arrivé n’est pas forcément lié à toi !

Danny laissant s’échapper un rire d’agacement.

Danny, la voix muée par la peine et la colère : Mais vous allez arrêter de me prendre tous pour un con ! Tout ça a un rapport avec moi ! Ça crève les yeux et tu le sais bien ! Vous le savez tous ! La Jaguar hier matin, l’exécution des deux types qui ont voulu me piéger et maintenant Lindsay ! Ose me dire que vous n’êtes pas arrivés à cette conclusion toi, Mac et Stella !

Don ne sut que répondre. Pouvait-il à nouveau essayer de nier l’évidence face au regard déterminé et désespéré de son meilleur ami ? Non. Parce qu’il savait bien que, malheureusement, Danny avait raison. Tout leur laissait penser en effet que le viol de Lindsay était une façon cruelle et détournée d’atteindre Danny en plein cœur, de lui faire mal et de lui faire perdre pied. Ils n’auraient pas pu s’y prendre mieux pour le démolir. Don savait à quel point il aimait Lindsay, à quel point il avait mis tous ses espoirs dans cette relation naissante, pour pouvoir enfin remonter la pente et surmonter les dures épreuves de ces derniers jours ! Le silence figea, durant quelques secondes, cet instant pendant lequel le regard océan de Don se plongea dans celui de son ami et devint brillant. Il avait tellement mal pour lui, pour Lindsay, pour eux. Et il avait peur aussi. Danny avait déjà tellement souffert ! Et là, on venait de lui voler son avenir, ce qu’il lui restait de bonheur et d’espoir de lendemains meilleurs. Hormis sa vie, il n’avait désormais plus rien à perdre. Alors, serait-il capable de faire encore la part des choses ? De se raisonner ? De ne pas se venger à son tour ? Don craignait que non. Il craignait que son esprit ne soit trop hanté par la vision de Lindsay blessée dans sa chair, meurtrie dans son âme et effrayée par sa présence. Il craignait que son cœur ne soit trop assombri par la douleur et la colère pour ne plus distinguer clairement justice et vengeance, pour ne plus mesurer les conséquences de ses actes.

Danny, d’une voix posée : Tu vois… On est d’accord finalement….Et maintenant, tout ce qui m’intéresse, c’est de savoir qui !
Don, reprenant de l’aplomb : Et tu comptes faire quoi une fois que tu sauras ?
Danny : Quelle question ! Les retrouver bien sûr !
Don, haussant le ton : Et après les avoir retrouvés ? Tu comptes faire quoi Danny ? … Hein ? Dis-moi ? Quand ils seront en face de toi !

Danny fixa Don en serrant les dents. Il mourrait d’envie de lui balancer à la figure ce qu’il comptait faire de ces types qui avaient éteint l’étincelle qui brillait dans les yeux de celle qu’il aimait et détruit sa vie … mais il se retint. Il savait combien sa réponse déplairait à son ami et n’avait aucune envie de l’entendre lui faire la morale.

Danny : Je dois retourner au labo.

Danny se retourna et reprit sa progression pour se diriger vers sa voiture, mais Don n’avait pas l’intention de lâcher l’affaire aussi facilement. L’enjeu était bien trop important. Il le suivit pour finalement lui faire face et lui barrer la route, ce qui désespéra Danny.

Don : C’est pas une réponse ça !
Danny, tentant de garder son calme : Ecoute Don, laisse-moi passer, je n’ai aucune envie de m’engueuler avec toi.
Don : Tu ne veux pas me parler ? Soit. Mais tu vas quand même écoutez ce que j’ai à te dire. Je sais à quel point ça doit être difficile pour toi …
Danny, les yeux brillants à nouveau : Non……non, tu sais pas !
Don : Alors disons que j’arrive très bien à l’imaginer… mais la vengeance Danny…la vengeance n’apporte jamais rien de bon. Alors je t’en supplie, même si t’en crève d’envie, ne laisse pas ta colère guider tes actes ! Tu m’entends ? Ou tu risques de faire quelque chose que tu regretterais toute ta vie !
Danny, des sanglots étranglant sa voix : C’est ce qu’ils lui ont fait par ma faute que je regretterais toute ma vie…. Laisse-moi passer. Je dois aller au labo.
Don : Ok. Alors dis-toi que Lindsay ne serait pas d’accord avec ça.

Danny baissa les yeux. Don avait raison. Elle ne le voulait pas. Elle lui avait d’ailleurs bien fait comprendre et lui avait fait promettre qu’il ne tenterait rien de stupide pour la venger mais…serait-il réellement capable de respecter son engagement ? Il l’ignorait lui-même parce qu'il sentait que sa colère et son désir de vengeance était en train de prendre le pas sur sa raison. Il contourna alors Don sans lui répondre quoi que ce soit. Celui-ci le laissa passer en le suivant du regard jusqu’à ce qu’il atteigne son véhicule situé seulement à quelques mètres.

Don : Je vais au labo moi aussi.
Danny, stoppant l’ouverture de sa portière : T’as décidé de me coller comme mon ombre ou c’est Mac qui te l’a demandé ?
Don : Un peu des deux je dois dire.
Danny : Vous n’allez pas me lâcher si je comprends bien ?
Don : Non. C’est vrai. … On ne te lâche pas Danny.

Danny fut ému par ces paroles à double sens. Il comprit que ses amis feraient tout pour l’empêcher de commettre l’irréparable si ce moment venait à se présenter, feraient tout pour l’empêcher de gâcher sa vie, si tant est qu’elle puisse être pire qu’en ce moment. Mais il comprit aussi l’autre message de Don, celui qui disait qu’ils étaient là pour lui, qu’ils ne le laisseraient jamais tomber, qu’il pouvait compter sur eux et leur faire confiance. Danny soupira.

Danny, les yeux brillants : Ok. On se voit au labo alors.

Don acquiesça en silence avant de se diriger lui aussi vers son véhicule. Il entendit le moteur du Pick-up de Danny se mettre en marche derrière lui et le vit passer alors qu’il était en train d’ouvrir à son tour la portière de sa voiture. Il soupira, espérant que ses paroles ne resteraient pas vaines et que Danny les avaient bien entendues et comprises.
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Tracy
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptySam 31 Mar - 23:58

a oui faut pas qu'il fasse ça!!!!!!!
love j'adore love
j'espère que ça va s'arranger
en tout cas je veux vite la suite
victoire 10/10 10/10 je suis totalement accro bave
continue comme ça j'adore
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Lindsay
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyVen 6 Avr - 5:18

Merci Tracy!!! ça me fait super plaisir !!! Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

Désolée d'avoir été si longue à poster mais j'ai eu pas mal de boulot. La suite de ce chap, c'est par contre pour ce Week-end ! Wink


************************************************************


6 h 15

Les deux amis étaient face aux portes coulissantes de l’ascenseur qui les menait au 38ème étage du laboratoire. La tension entre eux était palpable et l’un comme l’autre semblait vouloir s’éviter du regard. Le jeune expert trépignait nerveusement. L’ascenseur n’en finissait pas d’éterniser sa course or, Danny avait désespérément et prestement besoin de savoir et de comprendre. Il avait hâte que les portes s’ouvrent, hâte d’avoir enfin un début de réponse à ses questions, d’obtenir enfin des informations sur les salopards qui avaient osé s’attaquer à Lindsay ! Et puis …il avait hâte aussi de sortir tout simplement de cet ascenseur, parce que l’atmosphère oppressante qui y régnait l’étouffait. Il sentait que Don épiait et interprétait chacun de ses gestes, chacune de ses respirations et cela l’insupportait. Il soupira d’impatience et d’agacement. Don le regarda du coin des yeux. Lui, ressentait très nettement le malaise de Danny et ne cessait de penser à sa réaction une fois qu’il connaîtrait le nom des responsables. Il avait beau essayé de chasser cette idée de son esprit, celle-ci était tenace et revenait toujours le hanter. Danny n’avait même pas cherché à nier sa soif de vengeance devant lui. Cela ne pouvait signifier qu’une chose. Des représailles faisaient bien partie de ses projets. Don soupira à son tour. Il ne le laisserait pas faire. Il était hors de question qu’il le laisse foncer droit dans le mur sans s’interposer pour tenter de l’en empêcher et peut-être même pour le sauver de lui-même.

Arrivés à destination, les deux hommes s’aventurèrent au milieu de la fourmilière de blouses blanches qui arpentaient les couloirs. Ils commencèrent à se diriger vers le bureau de Mac mais n’eurent pas le temps de le rejoindre. En effet, le chef de la scientifique, les ayant aperçus de son bureau, les avait devancés et marchait maintenant dans leur direction. Mac avait l’air soucieux et quelque peu mécontent. Danny devina aisément la raison de son exaspération quand il le vit poser son regard sur lui. Il était déjà au courant, c’était une évidence et le jeune homme se dit qu’il allait très sûrement devoir essuyer une fois de plus des reproches au sujet de sa conduite. Mac se planta devant Danny et le fixa avec insistance dans les yeux. Cela n’eut pas l’effet escompté. Le jeune expert soutint malgré tout son regard de façon déterminée, attendant que la foudre s’abatte à nouveau sur lui. Don resta légèrement en retrait observant toute la scène attentivement.

Mac, fermement : Vous n’auriez pas dû y aller ! Vous saviez bien que vous ne deviez pas y aller !
Danny, fermement : Si….si je le devais Mac ! J’avais besoin de la voir !
Mac : Mais vous êtes allés à l’encontre de ce qu’elle désirait. Vous vous en rendez compte ? Elle n’était pas prête à vous voir, je vous l’avais pourtant dit ! Et vous l’y avez obligée !
Danny : Elle a accepté que j’entre….sinon…. sinon je serais parti.
Mac : Elle a accepté mais ce n’est pas ce qu’elle souhaitait. Votre visite l’a complètement bouleversée !

Danny soupira et perdit soudainement son assurance. Il déglutit, ému.

Danny : Ce n’est pas ce que je voulais.
Mac, soupirant : Je me doute.
Danny, ému : Mac, …. il fallait que je lui parle, que je sache pourquoi elle refusait de me voir…
Mac, plus posément : Danny, je comprends mais …. Vous auriez dû attendre. A quoi cela vous a-t-il avancé d’agir ainsi ?
Danny, les yeux brillants : Maintenant je sais.

Mac fronça les sourcils lui lançant un regard interrogateur. Il savait. Mais il savait quoi ? Que lui avait dit Lindsay ? Mac allait lui poser la question quand brusquement l’attention de Danny se porta derrière lui, vers l’entrée d’une des salles du laboratoire où une personne venait d’y pénétrer. Mac remarqua aussitôt le changement d’expression sur le visage du jeune expert. Son regard tantôt brillant devint subitement méprisant et marqué de stupéfaction.

Danny, regardant derrière Mac : Mais qu’est-ce qu’il fout ici celui-là ?

Mac, surpris, tourna la tête pour apercevoir la personne dont il était question et qui avait l’air de tellement agacer Danny. Don regarda également dans la même direction et haussa les sourcils de surprise.

Mac : Vous voulez parler du lieutenant Kingsley ?
Danny, regardant à nouveau Mac : Oui, bien sûr que c’est de lui dont je parle !
Mac : Et bien, c’est lui que le procureur nous a envoyé pour nous épauler dans l’enquête.
Danny : Quoi ? Lui ? Il est au courant pour Lindsay ?
Mac : Oui Danny puisque je vous dis qu’il est avec nous sur l’enquête ! (suspicieux) ...Y aurait-il un problème ?
Danny, soupirant : Non. Aucun problème. Vous l’avez chargé de quoi au juste ?
Mac : Il s’occupe d’examiner ses vêtements.
Danny : Ses vêtements …

Danny plongea ses yeux dans le vide. Il repensa à ce que, lui, avait trouvé sur la scène du viol et réalisa qu’il allait de nouveau devoir affronter des indices et preuves à conviction qui l’écœuraient et le rendaient malade. Mais il devait, une fois de plus, passer outre ses émotions sous peine d’être écarté de l’enquête. Mac se rendit compte immédiatement du malaise et de la soudaine absence de son protégé.

Mac, inquiet : Danny ? Ça va aller ?
Danny, le regardant à nouveau : Oui, ne vous inquiétez pas, ça va ! …Il a ….il a trouvé quelque chose ?
Mac : Je ne sais pas. Je viens moi-même à peine de rentrer.
Danny, fronçant les sourcils : Mais…ça fait un moment déjà que Lindsay et Stella sont sorties de l’hôpital !
Mac : Oui, en effet, mais je n’étais plus à l’hôpital.

Mac jeta un œil sur Don qui était au courant de ses investigations dans la rue de Danny. Le jeune expert remarqua aussitôt l’échange de regard et comprit qu’on lui cachait quelque chose. Il fixa Don puis à nouveau Mac.

Danny : Quoi ?
Mac : Je suis allé refaire le trajet que Lindsay a parcouru hier soir … de la sortie du métro jusque chez vous.

Danny déglutit s’humecta les lèvres et prit une respiration tremblante.

Danny, les yeux brillants : ça s’est passé si près de chez moi ?

Don baissa la tête légèrement tandis que Mac fit face à Danny et acquiesça tristement avant d’ajouter quelques mots.

Mac , s'adressant aux deux hommes : Mais je n’ai rien trouvé qui nous permette de déterminer l’endroit exact où elle a été enlevée . (à Danny) Par contre, j’ai demandé à avoir accès à nouveau aux bandes vidéo de votre carrefour et de votre rue. On y voit peut-être quelque chose.

Le fait que Mac puisse trouver quelque chose sur ces vidéos l'horrifiait parce que cela signifierait que Lindsay aurait été kidnappée à seulement une cinquantaine de mètres de chez lui, presque sous ses yeux...

Danny, déglutit de nouveau : Oui…. C’est possible. Et pour les résultats ADN ?
Mac : Rien encore mais je vais aller aux nouvelles.
Danny : Ok…et bien… moi je vais….je vais aller saluer le lieutenant Kingsley et voir s’il a mis la main sur un élément important.

Mac acquiesça en silence et Danny le quitta pour se diriger vers la salle où se trouvait Jack. Don, regardant Danny s’éloigner, s’approcha alors du scientifique qui le fixa avec mécontentement.

Mac, furieux : Il vous a filé entre les doigts Flack ! Je l’avais laissé sous votre responsabilité !
Don, soupira : Oui je sais, mais j’étais occupé avec les propriétaires et locataires de l’entrepôt et c’est là qu’il en a profitait !
Mac : On ne peut plus se permettre la moindre erreur ! La prochaine fois, ce ne sera sûrement pas pour aller voir Lindsay qu’il essaiera de nous fuir !
Don : J’en suis conscient Mac !
Mac, se calmant : Vous avez des renseignements sur l’entrepôt ?
Don : Non je n’ai rien trouvé qui en vaille la peine pour l’instant. Je dois retourner à la brigade pour faire des recherches.
Mac : Très bien.
Don : Et vous avez du nouveau à m'apprendre sur les deux types qu'on a retrouvé morts ?
Mac : Non, rien non plus pour l'instant mais tout est à l'analyse.
Don , regardant Danny : Ok. Je vous le laisse alors. J'y vais.

Don s’apprêtait à se retourner pour partir quand Mac l’interpella.

Mac : Don…

Don interrompit son déplacement et revint faire face à Mac.

Mac : Danny a dit que maintenant il savait. Il sait quoi ? Lindsay lui a parlé ?
Don : Non, justement. Il m’a dit qu’elle avait… qu’elle avait peur de lui et il est persuadé que les salopards qui lui ont fait ça lui ont dit pourquoi.
Mac : Je pense aussi que Lindsay ne nous raconte pas tout. Je ne crois pas qu’elle sache quoi que ce soit sur l’identité de ses agresseurs mais ils lui ont certainement fait comprendre pourquoi ils l’ont violée. Et si elle refuse de le dire et qu’elle a peur de Danny…
Don : … C’est que tout ça est en rapport avec lui…. Danny en est lui aussi arrivé à cette conclusion.
Mac, grave : Et malheureusement je crois qu’il n’a pas tord.
Don : Je sais … mais j’aurais voulu qu’il en soit autrement.
Mac : Moi aussi.

Don soupira et baissa les yeux.

Mac : Et, quel est le souci avec le lieutenant Kingsley ?
Don, relevant les yeux : Ah oui ! Ça !

Mac, ne comprenant pas, invita Don d’un simple regard à lui donner de plus amples explications.

Don : En fait, je dirais que Danny … ne peut pas l’encadrer !
Mac, soupira et haussa les sourcils : Il ne manquait plus que ça ! Et la raison ?
Don : La raison se trouve chez Stella.
Mac : Ok, je vois. Merci. Je préfère être au courant.... Pas étonnant que le lieutenant Kingsley ait accepté cette mission de surveillance.
Don : De surveillance ?
Mac : Oui, je pense qu’il a été envoyé par Mitford pour veiller à ce que Danny se tienne à carreaux et pour lui relater ses éventuels dérapages !
Don : ... et bien … déjà qu'il ne supporte pas que moi, je sois sur son dos mais alors lui ! N'en parlons même pas ! ça risque de pas être triste !
Mac : Je me serais bien passé de sa présence mais il va falloir qu'on fasse avec. Nous n'avons pas le choix !
Don : Oui, en effet, on n'a pas le choix… Bon, je dois y aller. Je reviens dès que j’ai des infos.
Mac : Entendu.

Don se dirigea alors vers l’ascenseur tandis que Mac prit le chemin du service « analyse ADN ».
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 EmptyLun 9 Avr - 10:33

Mac arriva dans le service « Analyse ADN » pour s’enquérir de l’avancée des recherches en ce qui concerne le sperme et aussi la peau, prélevée sous les ongles de Lindsay. Quand il pénétra dans la pièce, Jane était en train de lancer l’impression des résultats. L’ayant entendu entrer, elle se tourna vers lui, une expression grave sur le visage.

Jane : Justement j’allais vous appelez Mac.
Mac, impatient : Vous avez des résultats ?
Jane : Oui. Je viens de finir pour le sperme et pour les résidus de peau.
Mac : Et alors ?
Jane : En ce qui concerne la peau retrouvée sous ses ongles, je n’ai rien obtenu de concluant…par contre pour le sperme…
Mac, surpris : Vous avez une correspondance dans le fichier ?
Jane : Oui….

Le bip de l’imprimante se fit entendre. Jane prit la feuille qui venait d’en sortir et la tendit à Mac.

Jane : …mais je crois que vous devriez y jetez un coup d’œil vous-même !

Mac fronça les sourcils en regardant Jane. Il prit le papier entre ses mains et son regard se figea d’effroi sur le nom qu’il y lut. Des frissons se mirent soudain à envahir son corps et son souffle en fut brusquement coupé. Il secoua légèrement la tête comme s’il se refusait à croire ce qu’il avait sous les yeux. Comment était-ce possible ? Non, ça ne pouvait pas être lui ! Pas lui ! Mac releva la tête vers Jane.

Mac, les yeux remplis d’inquiétude : Vous êtes sûre ?
Jane : Oui. Aucun doute possible.

Mac soupira fortement et se passa les mains sur le visage.

Mac : Je dois passer quelques coups de fils urgents. Pas un mot pour l’instant à qui que ce soit !
Jane : Comptez sur moi.

Mac quitta alors la pièce précipitamment avec la fiche des résultats ADN du sperme. Il se saisit aussitôt de son téléphone et composa un premier numéro.
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MessageSujet: Re: Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.)   Prisonnier du passé (suite de l'Inn. Ass.) - Page 8 Empty

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