Forum sur la série Les Experts: Miami
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez
 

 Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
AuteurMessage
valm.csi
Expert


Nombre de messages : 3399
Age : 39
Date d'inscription : 05/07/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyJeu 20 Juil - 14:10

victoire

_________________
Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Remban10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
millie8
CSI niveau 3
millie8

Nombre de messages : 442
Age : 34
Localisation : Toujours là où il faut quand il faut (enfin presque...)
Date d'inscription : 13/06/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyJeu 20 Juil - 18:12

Attention j'arriiiiiiiiive zaterrit
(je crains un peu l'atterrissage quand même Laughing )


3ème jour:

« Bonjour New York il est 6h00. Les températures aujourd’hui s’annoncent caniculaires, préparez-vous à affronter un soleil de plomb. Tout de suite les infos… »

« Ferme-la » cria-t-il à l’adresse de l’appareil duquel s’échappait la voix qui l’avait sortit de sa rêverie, ou plutôt de son cauchemar. Il empoigna le radio-réveil, tira violemment sur le cordon pour le débrancher et l’envoya valser à l’autre bout de la pièce. Tout en se levant péniblement de son lit, il jeta un regard mauvais au réveil qui était allé finir sa course contre le mur avec fracas avant de retomber au sol.
« y en a marre de ce con qui radote -pesta-t-il intérieurement- ce soir je rachète un réveil et je programme une autre station ».
A l’instant même où l’idée d’un bon café corsé lui effleurait l’esprit il sut qu’il se retrouverait face à une cafetière désespérément vide. Il nota mentalement d’acheter une cafetière programmable en plus du réveil avec la désagréable sensation que la liste des choses à acheter allait s’allonger encore d’ici la fin de la journée. Pendant que la machine lui préparait le breuvage salutaire, il partit en direction de la salle de bain. A peine avait-il tourné le robinet qu’il devina, encore une fois, que l’eau chaude ne le resterait pas longtemps, moins d’une minute plus tard bien que préparer à cette éventualité il ne put retenir un cri de surprise suivit de près par un juron lorsqu’il sentit le jet d’eau glacé glisser sur son corps.

Passablement énervé, il quitta son appartement en songeant à sa prochaine conversation avec son proprio, qui promettait d’être plus que houleuse. Il en était là de ses réflexions et considérations domestiques quand une idée surgit de nulle part s’imposa à lui.
« Il ne manquerait plus que je croise la voisine »
Il était dans le hall, tout prêt de la porte, il s’arrêta et fut sur le point de faire demi-tour dans l’idée de passer par la sortie de secours quand il entendit la voix haut perchée de sa « vieille voisine aux mille matous » comme il l’avait surnommé entre autres choses. Poussant un soupir à fendre l’âme, il revint sur ses pas et poussa la porte pour rejoindre la vieille dame en bas des escaliers.
C’était bien ce qu’il pensait, encore une fois son Roméo avait fait le mur et se trouvait dans une situation si périlleuse que bien évidemment lui seul pouvait le sortir de là.
« Là » , c’était la benne à ordure qui était pleine à craquer et empestait à des kilomètres à la ronde. Il ouvrit le couvercle pour se retrouver face à un Roméo particulièrement hostile. N’avait-il pas fait exactement la même chose la veille?
Résolu à ne pas mettre un seul pied dans le monceau de détritus cette fois ci, Danny regarda autour de lui à la recherche d’un bâton quelconque qui l’aiderait à faire sortir ce chat du container nauséabond. Il aperçu finalement un manche à balai en bois et s’en empara. Il agita l’objet devant le chat qui ne tarda pas à se jeter dessus et à s’y agripper, alors Danny en profita et souleva le manche à balai mais le félin qui ne comptait pas se laisser faire aussi facilement, sauta sur le torse de Danny qui se tenait dans un équilibre précaire sur le bord de la benne. Ce dernier bascula en arrière et s’affala lourdement sur le sol. Il maudit intérieurement tous les chats de la terre et toutes les vieilles dames collectionneuses de ses maudits matous par la même occasion.
Grimaçant de douleur, il se releva tant bien que mal. Le matou avait rejoint les bras protecteurs de sa maîtresse qui avait déjà repris le chemin de son appartement sans même un remerciement pour le jeune homme.
« La prochaine fois tu te débrouilles toute seule vieille pie » songea Danny avec amertume en la regardant s’en aller.
Il vit le chat qui le zieutait par dessus l’épaule de sa maîtresse comme pour le narguer et il lui renvoya un regard noir. « Voilà que j’essaye d’intimider un chat maintenant. Y a un truc qui tourne pas rond chez moi aujourd’hui ».
La sonnerie stridente de son bipper le rappela à l’ordre. Il jeta un œil navré à sa veste qui était déchirée de part en part après avoir subit les assauts de la bête, de plus malgré ses efforts l’odeur néfaste des poubelles s’était imprégnée dans ses habits. Il ne pouvait prendre le temps de se changer, n’avait-il pas déjà été en retard la veille et peut-être même l’avant-veille tenta-t-il de se rappeler en fronçant les sourcils. Mac risquait de lui passer le savon du siècle s’il ne se mettait pas en route immédiatement.

La trajet qui le menait aux locaux de la police scientifique, renforça son impression de déjà vu et le malaise qu’il ressentait depuis le matin. Il ruminait les évènements passés et songeait à l’accueil que ne manqueraient pas de lui réserver ses collègues, il songeait particulièrement à un certain Don Flack qui ne raterait pas une occasion de rappeler ce jour à son bon souvenir. Pour la énième fois il jeta un œil à sa veste et grimaça en pensant à la réaction qu’aurait sa mère si elle apprenait ce qu’il avait fait à la veste qu’elle venait de lui offrir tout juste une semaine auparavant « Elle va m’étriper ». Ne voulant pas subir les foudres de la colère maternelle il rajouta à la liste l’achat d’une nouvelle veste, identique bien sûr.

Arrivé au QG de la police scientifique, il fila résolument tout droit, direction la salle de réunion en faisant, autant que faire se peut, abstraction des regards intrigués voire complètement hébétés que suscitait son entrée. Il était plus énervé que jamais.
-Vous êtes en retard, l’accueillit Mac.
-J’avais pas remarqué, répliqua-t-il du tac au tac en jetant un coup d’œil vers ses collègues qui le détaillaient des pieds à la tête avec un air ahuri comme s’il débarquait de la planète Mars. Le grand sourire qu’il vit naître sur les lèvres de son meilleur ami ne fit qu’attiser sa colère.
-Comment?
Il se tourna vers un Mac tellement surpris par sa réponse qu’il ne semblait pas fâcher.
Danny lâcha tout de même un « désolé » du bout des lèvres, avant d’entendre une voix derrière lui:
-Charmante odeur. On a un problème d'égouts? Intervint la voix de Hawkes, qui venait de faire son apparition dans la pièce.
Alors que Danny devenait blanc comme un linge en réalisant qu’il semblait vraiment vivre la même journée que la veille, voire celle d’avant aussi, ses amis eux éclatèrent franchement de rire.
-S’il vous plaît, dois-je vous rappeler que nous avons du travail? Comme à chaque fois que leur patron intervenait le calme revint instantanément.

Mac leur attribua donc les dernières affaires en date. Lindsay, Stella et Hawkes étant tous déjà parti sur les lieux d’un crime, il ne restait plus que Danny et Flack.
-Dites rien, on s’occupe de la paperasse et vous… vous vous réservez la dernière affaire restante, dit Danny d’un ton grinçant tout en sachant qu’il ne devrait pas parler à Mac de cette façon.
Ce dernier ne se laissant pas décontenancé aussi facilement par l’attitude de son subalterne répondit sur le même ton:
-C’est pour ça que je suis le patron.
Alors que Flack et Danny étaient sur le point de sortir il ajouta:
-Une dernière chose, prenez une douche avant de commencer.
-Qu’est ce qui s’est passé au juste? voulut savoir Don une fois dehors.
Danny ne prit même pas la peine de répondre.


Cela devait bien faire dix minutes qu’il se trouvait devant la machine à café et il n’avait même pas fait mine de mettre une pièce car il savait qu’elle ne marcherait pas. Comment et pourquoi il savait tout ça il n’en avait pas le moindre début d’explication. Du moins une explication plausible et suffisamment réaliste à ses yeux pour que son esprit l’assimile et l’accepte. La journée était loin d’être terminée et son malaise ne cessait de grandir. Chassant ses pensées négatives, il saisit son téléphone pour vérifier ses messages en se disant que tant qu’il restait là, il ne pouvait pas lui arriver grand-chose. C’était sans compter sur son cher ami Don Flack, dont l’arrivée soudaine le fit sursauter et lâcher son téléphone. « J’aurais dû le savoir » fulmina le jeune homme en lançant un regard courroucé à son ami. Le téléphone fonctionnait encore mais une longue fissure barrait l’écran en diagonale.
-Désolé, lui dit son ami craignant des représailles. Mais rien ne vint Danny était trop abattu pour réagir.

Après des heures de travail acharné, ils avaient enfin réussi à faire un dossier bien ficelé, sans aucune faille, et il pouvaient être fiers d’eux. Don poussa un soupir satisfait mais ravala très vite le sourire qu’il affichait lorsqu’il vit Danny revenir vers lui et se précipiter sur l’ordinateur pour effectuer une sauvegarde du fichier.
-Mais qu’est-ce que t’as aujourd’hui? T’es aussi tendu que la corde d’un arc.
-Vois par toi-même, lui répondit Danny en désignant l’écran d’un geste de la tête puis il sortit de la pièce.
-Danny, attends, cria Don qui tentait de le rattraper dans le couloir.
Son ami s’arrêta pour l’attendre.
-Comment t’as su p… Il fut interrompu par la main de Danny qui l’agrippa et le poussa sur la droite. Il eu tout juste le temps de voir la réceptionniste qui frôlait Danny manquant de peu de le percuter.
-Eh, t’as piqué les pouvoirs de madame Irma ou quoi?
-Ou quoi, lui répondit Danny que la situation n’amusait pas du tout.
-En tout cas elle a pas l’air de t’aimer beaucoup celle là, dit -il en faisant référence à la réceptionniste.
Alors qu’il s’attendait à une répartie cinglante, ou même une tape derrière la tête, il vit pour la première fois de la journée un sourire franc sur le visage de son ami.
-T’es vraiment bizarre aujourd’hui. Je peux savoir en quoi l’idée que cette femme ne puisse pas te voir en peinture est réjouissante?
« C’est pas ce que tu pensais hier » songeait Danny.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
millie8
CSI niveau 3
millie8

Nombre de messages : 442
Age : 34
Localisation : Toujours là où il faut quand il faut (enfin presque...)
Date d'inscription : 13/06/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyJeu 20 Juil - 18:13

Il reprit son chemin toujours en souriant quand l’image d’une peau de banane remonta des bas-fonds de sa mémoire, alors il stoppa net, juste à temps. Malheureusement Don le suivait de trop près et n’eu pas le temps de stopper son élan, il heurta son ami de plein fouet. Danny sentit une intense douleur parcourir son dos déjà bien meurtrit pas sa chute de la benne mais il parvint à rester debout. A son grand soulagement il ne s’était pas étaler par terre car ça aurait été la goutte d’eau faisant déborder la vase.
La chance commencerait-elle à pointer le bout de son nez? Après tout il avait réussi à éviter la réceptionniste et surtout le plus ridicule à ses yeux la glissade sur la peau de banane.
-Danny, c’est pas ton téléphone qui est tombé là? Lui demanda Don en lui désignant l’appareil du doigt.
Le jeune homme entendit des pas qui s’approchaient.
-Attent…
Trop tard une personne venait de poser son pied sur l’objet qui glissa sous la chaussure faisant faire une chute magistrale à celui qui avait osé l’écraser.
-M…Mac ça va? Demanda Danny qui était devenu aussi blanc que la chemise propre qu’il avait enfilé un peu plus tôt.
Son supérieur lui jeta un regard qui lui glaça le sang.
-Ca pourrait aller mieux. C’est à vous ça ? Il lui tendit le téléphone qui cette fois était définitivement hors service.
Danny entendait le rire de Don qui se cachait derrière son dos « elle est belle l’amitié » songea-t-il exaspéré. Il récupéra son téléphone qu’il ne jeta pas car il voulait en retirer la puce. Il ajouta donc un nouvel objet à sa liste: un téléphone portable, et s’il pouvait en trouver un résistant à ses rencontres avec Don Flack et au piétinement de son patron ça serait vraiment cool pensa Danny. S’il continuait sur sa lancée, son salaire du mois allait y passer en une seule journée.
-Bon bah, c’est pas tout mais faut que je retourne au bureau moi, décréta Flack en laissant son ami seul face à Mac.
Il avait bien vu l’expression furieuse sur le visage de Danny et il se promit de le rejoindre sur la prochaine scène de crime et tenter de se faire pardonner.



Lorsque Mac était venu le voir et lui avait donné l’adresse du restaurant où il venait d’y avoir lieu une fusillade, Danny avait inexplicablement sentit comme un étau qui lui enserrait la poitrine. Il n’était plus inquiet, il était carrément angoissé par ce qui l’attendait.
Et maintenant il était là, à l’intérieur du bâtiment, essayant vainement de se rappeler les raisons de son angoisse. Il avait le souvenir de trois cadavres et c’était bien ça, il y en avait trois juste là sous ses yeux, baignant dans leur sang. Il releva la tête et rencontra les yeux bleu de son meilleur ami qui l’observait. Il sentit la panique poindre le bout de son nez sans en connaître la raison. Il prit une profonde respiration et tenta de garder l’esprit clair.
Flack était inquiet du comportement de son ami, il avait encore l’air furieux mais il y avait aussi autre chose dans les yeux de Danny, il avait cru y voir…de la peur. Il chassa cette pensée ridicule, il avait sûrement mal interprété le regard appuyé de son ami. C’était certainement de la fureur, Danny était furax car il avait joué un rôle dans ses malheurs et surtout il l’avait laissé seul pour affronter Mac. Il finit par s’approcher de son ami pour lui apprendre ce qu’il savait, mieux valait se contenter de parler boulot pour l’instant.
-Content de te voir Messer.
Danny ferma les yeux, la même phrase que la veille il en était sûr. Flack fronça les sourcils devant la réaction de son ami mais continua néanmoins:
-Jewel Campbell, la serveuse blonde que tu vois dans le coin, est arrivée à 17h00 et a trouvé le restaurant et ses patrons dans cet état. Elle a pu identifier les corps, il s’agit de la famille Powter. Les parents Harry et Sally et le fils aîné Morgan. Apparemment il manque le second fils et leur petite fille, Jake et Emily. Melle Campbell était de service ce soir ce qui explique qu’elle soit arrivée si tôt.
Attendant une réaction de son ami qui ne vint pas il continua:
-Le braqueur a sans doute voulu récupérer la recette du service de midi, il n’y a plus rien dans la caisse.
Danny se contenta d’acquiescer d’un signe de tête, les mots de son ami étaient exactement les même il en était persuadé et il sentait qu’un souvenir était sur le point de remonter à la surface. Il espérait juste qu’il arriverait à temps car quelque chose lui disait que c’était d’une importance capitale.
-Danny, ça va? Demanda Flack qui ressentait lui aussi une nervosité sans fondement depuis son arrivé sur les lieux.
-Je sais pas trop, lui avoua Danny.
-Il va se passer un truc, je le sens, déclara Don.
-C’est tellement dingue tout ça.
-De quoi tu parles?
Mais Danny était aussi songeur que son ami était perplexe. Il sembla ne même pas avoir entendu la dernière question de Flack.
-Je vais aller inspecter la ruelle derrière le restaurant, le prévint alors celui-ci.
A cet instant Danny ressentit une peur sans nom.
-Pas question.
-Quoi, mais qu’est-ce qui te prends?
-N’y va pas…je sais pas pourquoi mais n’y va pas.
-Tu m’inquiète vraiment vieux tu sais?
-Je…, mais Danny ne fini pas sa phrase.
Pour dire quoi? J’ai peur mais je ne sais même pas de quoi alors s’il te plait ne sort pas d’ici, depuis ce matin je suis capable de prévoir presque tout ce qui va arrivé, comme si j’avais des prémonitions…Ridicule il n’y croyait pas lui-même.
-Ecoute, je sais pas ce qui te tracasse à ce point, t’as pas l’air de le savoir toi-même d’ailleurs…Enfin bref, il y a une bonne demi douzaine de flics dehors, y a aucun risque. Occupe-toi plutôt d'eux ok?
Il laissa Danny seul au milieu de la pièce qui contemplait les cadavres qui jonchaient le sol. Danny se prit la tête dans les mains en fermant les yeux. Il fallait qu’il se concentre vite, une chose terrible allait arrivé incessamment sous peu. «il y a une bonne demi douzaine de flics dehors »,« Occupe-toi plutôt d'eux » . La mémoire lui revint d’un coup. Il se précipita vers la sortie en criant le nom de son ami. Il sut que le coup de feu viendrait de sa droite. Tout se passa très vite. Don tournait le dos au tireur si bien qu’il ne pouvait l’apercevoir. Danny se jeta sur son ami à l’instant même où le premier coup de feu retentit, il ressentit comme une immense décharge dans sa poitrine et s’affala sur son ami. Il entendit d’autres échanges de tirs entre les policiers et le tireur puis enfin un silence de plomb.

Il se sentait partir, la douleur fulgurante s’était atténuée pour être remplacée par une sensation de froid, il devait faire 40°C à l’ombre et il grelottait de froid. Il eu bientôt la sensation d’être comme dans du coton, il ne ressentait plus rien, C’est tout juste s’il entendait la voix de Don qui le suppliait de rester…quoi? Avec lui, « Oui ça doit être ça, il dit: reste avec moi » songea Danny. « Est-ce que Don est entrain de pleurer? ». Puis il entendit un dernier cri de désespoir « Danny non ».
« Désolé vieux frère » fut sa dernière pensée avant le néant.

Il se réveilla en sursaut, un long cri sortant de sa bouche, la respiration entrecoupée comme s’il venait de courir le marathon de New York. Son cœur battait la chamade sous les effets de la peur qui ne l’avait pas encore quittée. Il ne put empêcher un nouveau sursaut au son assourdissant d’une voix qu’il commençait à détester furieusement:

« Bonjour New York il est 6h00. Les températures aujourd’hui s’annoncent caniculaires, préparez-vous à affronter un soleil de plomb. Tout de suite les infos… »


Voilou, alors dites moi, atterrissage réussi?? Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
valm.csi
Expert


Nombre de messages : 3399
Age : 39
Date d'inscription : 05/07/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyJeu 20 Juil - 19:31

J'adore le début, j'adore le milieu, j'adore la fin!!!! bong bong bong 10/10
Quel aterrissage!!!! thumleft C'est impressionnant clap

Les filles, faut pas vous sous-estimer comme ça! Shocked Faites comme moi, prenez la grosse tête, gonflez vos chevilles, aimez-vous, et aimez ce que vous faites!!! Mr. Green Mr. Green Mr. Green
Tiens! ça me fait penser à une citation de film! Je m'en va vous la proposer dans le topic adéquat Wink

Bravo millie, et MERCI pour ta formidable et généreuse participation! victoire

_________________
Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Remban10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
millie8
CSI niveau 3
millie8

Nombre de messages : 442
Age : 34
Localisation : Toujours là où il faut quand il faut (enfin presque...)
Date d'inscription : 13/06/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyJeu 20 Juil - 20:20

Punaise je crois que mes chevilles et mon crâne ont doublé de volume dingo lol!

MERCI valm pout tes encouragements si précieux pompom
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lagentillefan
La fleur la plus bleue de toutes les fleurs bleues du monde
lagentillefan

Nombre de messages : 2966
Age : 37
Localisation : à supplier l'inspiration
Date d'inscription : 22/09/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyJeu 20 Juil - 22:08

bravo Millie!!c'est superbe 10/10

_________________
Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Csimia10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
millie8
CSI niveau 3
millie8

Nombre de messages : 442
Age : 34
Localisation : Toujours là où il faut quand il faut (enfin presque...)
Date d'inscription : 13/06/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyJeu 20 Juil - 22:58

Merci beaucoup Embarassed je suis contente que ça plaise flower
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
yumi
CSI niveau 1
yumi

Nombre de messages : 110
Age : 29
Localisation : Sous le soleil breton (la pluie? connaît pas)
Date d'inscription : 03/07/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyJeu 20 Juil - 23:13

aller j'y met aussi mon grain de sel: CONTINUE Exclamation Exclamation Exclamation c'est super (ça a déja été dit, non Question scratch )
Enfin bref je trouve ça génial, en plus le changement de style entre chaque narrateur donne un effet vraiment original 10/10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
millie8
CSI niveau 3
millie8

Nombre de messages : 442
Age : 34
Localisation : Toujours là où il faut quand il faut (enfin presque...)
Date d'inscription : 13/06/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyVen 21 Juil - 14:08

Merci yumi, c'est gentil
(tiens je fais des rimes maintenant) Boulet Arrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
valm.csi
Expert


Nombre de messages : 3399
Age : 39
Date d'inscription : 05/07/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyMar 12 Sep - 0:30

remonte!

Dites les filles! Je pourrais poster ce challenge sur ff.net? Je préciserai vos noms, bien évidement, et s'il y a des reviews, je vous les ferai parvenir Wink Vous voulez bien? what?

De nouveaux participants? De nouvelles rédac'?? What the fuck ?!? Hop hop hop!! trocool

_________________
Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Remban10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
millie8
CSI niveau 3
millie8

Nombre de messages : 442
Age : 34
Localisation : Toujours là où il faut quand il faut (enfin presque...)
Date d'inscription : 13/06/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyMar 12 Sep - 0:56

Pas de problème, tu as ma bénédiction valmounette Wink

Sinon, bah je crois que j'y ai pris goût alors je vais peut-être tenter d'écrire une nouvelle journée. Je vais y réfléchir... scratch
Pas sûr que ça vaille la peine d'être lu encore une fois What the fuck ?!?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
valm.csi
Expert


Nombre de messages : 3399
Age : 39
Date d'inscription : 05/07/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyMar 12 Sep - 1:48

Tu te trompes colere !!! Je t'assure que ça en vaudra la peine!! Wink Telle que tu peux m'imaginer, je me roule par terre, en te suppliant d'écrire une nouvelle journée bong rendeer geek pompom brlbrl !!! SSIILLTEPLAAAIT!! triste Exauce ma prière!! respect bizz
Au fait, merci pour ta bénédiction Millimillie! bizz pompom pompom


Et n'oubliez pas!
RECHERCHONS ACTIVEMENT TOUT NOUVEAU PARTICIPANT!!
Approchez, approchez!! Venez tentez votre chance!
C'est gratuit, et à tous les coups on gagne!!!fete

pompom tchin! pompom
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
Lexie
Balle Rebondissante
Lexie

Nombre de messages : 644
Age : 35
Date d'inscription : 31/05/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyMar 12 Sep - 8:29

Pas de soucis pour moi non plus, tu peux y aller thumright
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://metamorfose.site.voila.fr/index.html
valm.csi
Expert


Nombre de messages : 3399
Age : 39
Date d'inscription : 05/07/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyMer 20 Sep - 0:04

Je suis en train de me demander si j'avais vu ton message, Lexie... scratch
Hum! Si vous avez un petit mot d'introduction à votre fic, je l'ajouterai pour vous quand je la publirai sur ff.net Wink Faites-le moi savoir!
Et puis je vais en profiter pour recruter d'autres participants taptap
Merci les filles!!!!!! fete

J'ai du mal à finir ma 35ème journée, ça avance touuut doucemmennt I don't want that

_________________
Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Remban10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
valm.csi
Expert


Nombre de messages : 3399
Age : 39
Date d'inscription : 05/07/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyMer 20 Sep - 19:38

Tellement doucement que j'en ai mis un gros coup!! study
Voilà ce que ça donne:


Jour 35

"Bonjour New York il est 6 heures . Les températures auj …"

"LA FERME!!" brailla Danny en abattant plusieurs fois son poing rageur sur son radio-réveil, jusqu'à ce qu'il tombe sur le bouton d'arrêt, et que la voix nasillarde du présentateur s'éteigne.
"Mais qu'est-ce que j'ai fait?!" se désespéra-t-il en lui remettant un autre coup de poing. "Qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour mériter un truc pareil?"
Il se retourna ensuite et s'étala sur son lit, ses yeux fixant le plafond dans un instant de méditation.
"EST-CE QUE CA VA S'ARRETER UN JOUR??!!!" beugla-t-il une dernière fois, histoire de se défouler complètement avant d'affronter cette énième putain de même journée.
La précédente s'était encore terminée de la pire des façons qui soient. Cette fois, il avait essayé de devancer les faits. Ce n'était pas sa première tentative. Ni son premier échec. Il avait même l'impression d'empirer chaque jour les choses, à force de vouloir tout arranger, tout contrôler. Mais comment se résoudre à abandonner? Comment se résigner à ne rien faire pour sauver la vie de son meilleur ami? Il ne s'imaginait pas une seule seconde assister aux événements sans rien tenter pour en changer le cours.
Il était terrorisé à l'idée d'abandonner Don à son sort, et de se réveiller vraiment le lendemain.
Il préférait revivre cette journée encore des centaines de fois, voire des milliers, plutôt que de reprendre le fil de ses jours, sans Don. Plutôt que d'avoir à l'enterrer, pour ensuite pleurer sur sa tombe, sous le poids de sa propre culpabilité. Ou peut-être était-il condamné à voir mourir son ami, voire à mourir lui-même chaque jour, pour l'éternité. Peut-être était-il mort, et que ce qu'il endurait à présent était sa damnation. Il était en enfer et il n'y avait aucune issue.
En tout cas, ça allait finir par le rendre complètement fou.
Mais jamais il n'abandonnerait.

Il se leva, et alla directement sous la douche. Le seul moyen pour lui de profiter d'un peu d'eau chaude avant que son crétin de voisin ne l'utilise à outrance. Plus tard, il dévora un reste de pizza, sorti de son frigo, et but un verre de jus de fruit. Un café, c'était pas une bonne idée. Trop énervant. Son cœur ne tiendrait pas le choc. Et sa vieille voisine risquait de ne pas y survivre.
Dès qu'il fut prêt à partir, il ouvrit le placard sous l'évier, et récupéra le seau qui s'y trouvait chaque matin. Il le remplit d'eau froide, évidemment, et sortit de chez lui.
Et bla bla bla, la vieille lui parla encore de son Roméo, coincé dans la benne à ordures. Alors Danny descendit les marches avec elle, tout en faisant semblant de l'écouter, et fonça tête baissée dans la ruelle qui bordait leur immeuble.
"Qu'est-ce que vous faites avec ce seau plein d'eau?" l'entendit-il s'égosiller, tandis qu'elle trottinait à sa suite, espérant le rattraper avant qu'ils n'atteignent la benne. "Oh mon Dieu!" comprit-elle finalement. "Arrêtez!! Vous allez tuER MON ROMEO!!"
Elle fut interrompue par le bruit de l'eau se déversant brusquement dans la poubelle. Le chat, trempé comme une éponge, s'extirpa alors de sa cachette dans un rugissement strident, toutes griffes dehors, ses petites pattes humides battant frénétiquement l'air, tels des moulinets incontrôlables. Il s'enfuit au fond de la ruelle, et s'enfila sous un amas de vieux cartons.
Danny balança le seau dans la benne, lança un regard noir à sa voisine, la défiant de polémiquer sur le sujet, voire de le frapper comme elle l'avait fait quelques jours plus tôt, avec ses petits poings osseux, et puis il partit.

Le trajet en métro lui parut encore plus long que d'habitude. Mais paradoxalement, c'est lui qui franchit le premier la porte du bureau de Mac. "Est-ce que ça va?" lui demanda ce dernier, l'air soucieux. "Vous me semblez bien sombre…"
Danny s'assit face à lui, avec l'impression d'émerger de sa rêverie. Il se dit que sa journée ne faisait que commencer, ici et maintenant. Mac venait à l'instant de lui offrir sa première surprise. En plus d'un mois, jamais son supérieur n'avait paru aussi inquiet à son sujet. "C'est rien, tout va bien", le rassura-t-il.
Heureusement, il n'eut pas à lui mentir plus longtemps. Ses collègues entrèrent à leur tour dans la pièce, Stella, Lindsay, puis Flack, et enfin Sheldon. La répartition des tâches se fit de façon tout à fait semblable aux jours précédents. Calmement. Ça changeait des premières fois, où Danny était arrivé en retard, ou couvert d'immondices, et de griffures. Ça changeait de la fois où il était arrivé en trombe au labo, en disant qu'il savait tout ce qui allait se passer aujourd'hui, et en essayant vainement de le prouver. Ce jour là, rien ne s'était vraiment passé comme prévu, et quand il avait annoncé à Don qu'il allait mourir, son ami l'avait carrément suspecté d'être défoncé. A tel point que Danny avait définitivement renoncé à se comporter de cette façon.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
valm.csi
Expert


Nombre de messages : 3399
Age : 39
Date d'inscription : 05/07/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyMer 20 Sep - 19:39

"Don, il faut que je te parle", annonça Danny d'un air grave, après avoir finalisé, puis sauvegardé leur travail.
"Vous n'êtes pas Danny Messer, vous êtes… Superman ou un truc dans le genre?!" fit Don, complètement sidéré.
"Ecoute-moi", insista Danny.
"Tu te rends compte que ça aurait dû nous prendre une bonne heure de plus?"
"Je sais."
Don croisa les bras, soudain très intrigué par la personne qui se trouvait à côté de lui. Qu'est-ce qu'il pouvait bien mijoter? Que signifiait son étrange comportement de ce matin, et son expression à la fois fatiguée mais déterminée. Cette lueur dans ses yeux, n'était-ce pas de l'anxiété? Don n'avait pas la moindre idée de ce que tout cela présageait, mais n'allait plus tarder à être fixé. Quand Danny fut certain d'avoir toute l'attention que nécessitait cette conversation, il lui annonça: "Tu vas mourir. Aujourd'hui."
Don eut un petit mouvement de recul, et lui lança un regard tout à fait incrédule. Comme si Danny venait de lui apprendre qu'il quittait New York, et démissionnait de la Police Scientifique pour rejoindre la troupe d'un cirque nomade, ou un éléphant volant faisait un numéro incroyable en sautant d'un immeuble en feu.
Mais ça n'avait tellement pas l'air d'une plaisanterie que Don fut incapable de répondre quoi que ce soit.
"Quoi que je fasse", lui expliqua Danny, "j'arrive pas à empêcher ce type de te descendre."
"Mais enfin", protesta Don. "Qu'est-ce que tu racontes?"
"Il va y avoir un braquage sur la 16ème. Des gens vont y laisser la vie. J'ai essayé de les appeler, pour les prévenir de ce qui allait se passer, je suis allé là-bas plusieurs fois, mais ça ne sert à rien parce que le braquage a toujours lieu, là-bas ou ailleurs. Le problème, c'est ce type. J'arrive pas à savoir qui il est, et à l'arrêter avant qu'il passe à l'acte. Et c'est toujours nous qu'on envoie sur place, et à chaque fois, le résultat est le même. Je sais plus quoi faire, j'ai tout essayé, Don. J'en peux plus!
"Danny…"
"Je veux plus te voir mourir, tu comprends? Je veux plus…"
"DANNY!" l'interrompit le détective, en le saisissant par les bras et en faisant pivoter sa chaise de bureau pour l'avoir bien en face de lui, les yeux dans les yeux. "Explique-moi."
"Je revis tous les jours la même journée", lui avoua alors Danny.
Il baissa la tête. Combien de fois devrait-il lui raconter la même histoire, combien de fois devrait-il lui expliquer tout ça, et lui prouver qu'il n'était pas cinglé?
Don haussa les sourcils, sceptique. Mais Danny n'était pas si bon comédien que ça. Et il n'irait pas inventer un truc pareil, juste pour s'amuser? Etait-ce néanmoins une raison pour le croire?
"Viens avec moi", lui dit Danny après avoir jeté un coup d'œil à sa montre.
"Pourquoi?" voulut savoir Don en le suivant jusqu'à l'entrée de la pièce.
Ils se mirent à attendre, sur le seuil de la porte. Don trouvait ça très bizarre, mais il y avait dans l'attitude de Danny quelque chose de tout à fait frappant. Une sorte de lassitude. Comme si… c'était effectivement le cas. Comme s'il avait à recommencer tout le temps, et sans arrêt la même chose. Tous les jours.
"La réceptionniste", expliqua Danny.
Don observait le couloir vide du labo, tout en écoutant attentivement son ami.
"Elle a une pile de dossiers à ramener aux archives." Il regarda sa montre une nouvelle fois, et ajouta: "Elle passe ici toutes les fois à la même heure. Dans… deux minutes et… dix-sept secondes, pour être exact."
Il se mit à fixer le coin du couloir d'où elle était censée surgir, imité par Don, qui gardait encore vaguement au fin fond de son esprit l'idée probable d'un canular. Il jaugea Danny du coin de l'œil.
"Non, je me fous pas de toi, Don."
Le détective tressaillit. Danny avait lu dans ses pensées.
Ou plutôt non, il voyait l'avenir. Du moins il l'avait déjà vu. Evidemment, pour lui, c'était du passé. Et merde! Ça n'avait pas le moindre sens! Mais c'était là, devant lui, en train de se passer.
"Et elle ne m'aime pas", lui affirma ensuite Danny.
"La réceptionniste?" s'étonna Don. "Si, bien sûr que si."
Danny n'en revint pas. C'était la chose la plus stupide qu'il semblait lui avoir dite jusque là. Il insista: "Regarde la bien. C'est pour toi qu'elle en pince."
Don fit une moue dubitative, mais n'entra pas plus loin dans le débat. Après tout, Danny voyait l'avenir, et le passé, ou alors il délirait, ou lui faisait la plus incroyable des blagues qu'il avait jamais vue, peu lui importait, en fait. Restait plus qu'à attendre, et à espérer que ce ne soit pas aussi grave que ça en avait l'air.
Quand Danny commença le décompte à cinq secondes, et que la réceptionniste apparut à zéro, les bras chargés de dossiers, Don émit un petit son étranglé, et réalisa bien vite qu'il était presque totalement convaincu. Quand elle passa près d'eux, avec un petit sourire poli, et des joues toutes roses, il ne put que constater l'évidence.
Il sentit le regard de Danny posé sur lui. Du genre je-te-l'avais-bien-dit.
La jeune femme avait fondu comme neige au soleil, et s'était teintée d'un rouge éclatant, à l'instant où elle s'était rendue compte que l'objet d'attention du détective, c'était elle, et seulement elle.
"J'arrive pas à le croire."
Danny était habitué. Il fallait toujours une demi-minute à son ami pour bien réfléchir à tout ça, effacer ses derniers doutes et accepter l'impossible. Et puis quelques secondes de plus avant de poser sa question. Toujours la même.
Mais Danny lui laissait volontiers ce moment pendant lequel il en profitait pour trouver une réponse, toujours différente des autres jours. Une réponse qui s'avérait parfaitement absurde et ridicule à chaque fois, mais à laquelle il tenait. Peut-être parce que c'était là que se tenait le tournant de l'histoire.
"Qu'est-ce qui se passe, ensuite?" demanda Don.
Danny soupira, et songea au scénario original. Machine à café défectueuse, peau de banane et compagnie. Ensuite Don rentrait au central, et ils finissaient tous les deux par être appelés sur les lieux du braquage. Là où tout prenait fin. Finalement, la seule chose qui n'avait jamais changé, c'était que Don y laissait la vie. Danny se rappelait qu'il était mort lui aussi, plusieurs fois, et que parfois, Don était à ce moment-là toujours en vie. Mais il avait acquis la certitude que son meilleur ami le suivait immanquablement de près dans l'au-delà.
"J'aurais au moins appris une chose", lui confia Danny. "Le destin, c'est pas quelque chose qu'on peut facilement contrôler…"
"Et si j'allais pas là-bas?" proposa Don.
Danny songea alors à toutes ses tentatives infructueuses pour éloigner le détective du sort qui l'attendait chaque jour. "J'ai passé mon temps a essayer de t'en ai empêcher", lui apprit-il. "Je t'ai enfermé dans les toilettes, j'ai provoqué des accidents, dont un carambolage monstrueux à un carrefour qui t'a coûté la vie, je t'ai drogué avec des somnifères, empoisonné pour te rendre malade, enfermé dans le coffre de ta voiture", énuméra-t-il. "Je suis même devenu tellement parano que j'ai fini par dégommer un type qui voulait seulement te demander une clope. La balle a ricoché je ne sais pas trop comment, et … il n'y a rien à faire, Don. Il faut toujours que tu te retrouves au mauvais endroit, au mauvais moment. Même si tu te planquais dans un bunker au Pentagone, je suis sûr que tu trouverais le moyen d'y rester. J'en suis arrivé au point de ne plus supporter te voir manger quoi que ce soit, et surtout pas ce beignet qui t'attend dans ta voiture, tellement j'ai peur que tu t'étouffes avec!"
Don eut un petit rire en pensant au succulent beignet qui l'attendait effectivement dans la boîte à gants de sa voiture. C'était une preuve supplémentaire que Danny ne le menait pas en bateau. C'était l'ultime confirmation de l'incroyable situation dans laquelle il se trouvait. Dans laquelle ils se trouvaient.
Don s'appuya contre l'encadrement de la porte: "T'es super flippant, comme mec. Mais on est amis, et si tu me dis que je suis destiné à mourir aujourd'hui, et que personne ne peut rien faire pour moi, je te crois."
"Tu vas pas baisser les bras?" fit Danny, incrédule. "C'est seulement ta première journée!"
"Je vais pas baisser les bras," le rassura aussitôt le détective. "Même si apparemment je suis vraiment mal barré, ça veut pas dire que je tiens pas à la vie. Et puis il y a le fait que je tienne aussi beaucoup à toi, et que tu es prêt à tout pour sauver mes fesses…"
"Oh, mais c'est parce qu'elles le valent bien!"
Don éclata de rire, et accueillit le grand sourire de Danny avec un immense soulagement. Ça faisait vraiment du bien de détendre un peu l'atmosphère, avant de replonger dans le vif du sujet.
"Qu'est-ce que tu proposes?" lança Don.
Mais Danny n'avait rien à proposer. Rien de mieux que tout ce qu'il avait fait jusque là. Il avait le sentiment d'avoir déjà tout tenté, et se désespérait de trouver LA solution. "J'ai épuisé toutes mes idées, je pensais que tu pourrais me donner un peu d'inspiration."
Don croisa les bras. "Je crois que tu as déjà tenté pas mal de trucs…" fit-il remarquer. "Mais si tu pouvais éviter de me descendre, à l'avenir, j'apprécierais beaucoup."
Danny acquiesça, un peu mal à l'aise de lui avoir ôté lui-même la vie, alors que c'était la seule chose qu'il voulait éviter. La seule chose qui le faisait se lever chaque jour, au son nasillard de la voix du présentateur de radio.
"Je suis vraiment désolé, Don."
"Ne le sois pas."
"Tu sais quoi?" lui confia Danny. "Il y a une semaine de ça, je me suis présenté à l'hôpital pour me faire interner, et figure-toi qu'ils n'ont eu aucun doute sur la fragilité de ma santé mentale."
Don haussa les sourcils. Wahou! Danny avait vraiment tout tenté.
"Qu'est-ce qui s'est passé?" voulut-il savoir.
"J'ai pété un câble. J'étais complètement désespéré, et fatigué de tout ça. Et même si ça me rendait réellement dingue de savoir que de l'autre côté de la ville, tu te dirigeais probablement tout droit vers ta propre mort, même si je savais que tu allais mourir, j'ai rien fait. Je me disais qu'en me faisant enfermer, j'apporterai pas le malheur sur toi. Mais ça ne m'a pas empêché que tu te fasses descendre. Parce que sinon, je me serai pas réveillé dans mon lit le lendemain. Ou plutôt le matin même…"
Don réalisait combien cette situation devait être difficile pour lui. S'il voyait son meilleur ami mourir chaque jour, de toutes les façons qu'il était possible d'imaginer, avec la peur de se réveiller chaque matin et d'avoir à tout recommencer, ou même de se réveiller, le jour d'après, et de ne plus pouvoir revenir en arrière, ça le rendrait définitivement bon pour la camisole de force et la cellule capitonnée.
"Et si on y allait? Sur les lieux du braquage", précisa-t-il. "On va pas rester là à discuter alors que des gens vont se faire tuer?"
"Je déteste quand tu fais ça", marmonna Danny.
"Quoi?"
"Quand tu m'écoutes attentivement, quand tu connais les risques, que tu sais ce qui t'attends, mais qu'au bout du compte, tu n'en fais qu'à ta tête."
"Ça me rappelle quelqu'un", le railla gentiment Don.
Danny eut un petit rire, mais celui-ci était teinté d'amertume. Mais si cette fois, c'était la bonne? Et si cette fois, la journée prenait définitivement un tournant différent des autres jours?


Dernière édition par le Mer 20 Sep - 19:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
valm.csi
Expert


Nombre de messages : 3399
Age : 39
Date d'inscription : 05/07/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyVen 22 Sep - 16:21

"Tu as vu ce film, avec Bill Murray? "Un Jour Sans Fin"?"
"Il y a longtemps", lui répondit Danny.
"Et tu te rappelles comment ça se termine?"
"Plutôt bien, je crois."
Don hocha la tête. Comme il s'en doutait, le film avait eu le droit à une happy end, alors pourquoi pas eux? Il suivit le regard de Danny, et reprit avec lui sa surveillance. Planqués dans la voiture du détective, les deux hommes couvraient les alentours du resto de la 16ème rue, aussi bien l'entrée principale que le seul accès à l'arrière du bâtiment.
Don essayait de creuser dans sa mémoire, pour retrouver quelques souvenirs du film, mais rien de précis ne lui revint. Toutefois, il était presque certain que la clé du problème se situait à un niveau plus spirituel que matériel. Comme Danny l'avait dit lui-même plus tôt dans la journée, il était impossible de contrôler le destin. Ça revenait à se battre contre des moulins à vent. Ce qu'il fallait à Danny, c'était pas d'accomplir l'irréalisable, en essayant d'intervenir directement sur le cours des événements, mais de changer de perspective. De modifier sa perception des choses. Sa façon de se comporter face à l'inévitable.
Tout ça ne reposait peut-être que sur un détail.
"Peut-être que ce qu'on est en train de faire, c'est pas la bonne solution."
Danny abandonna instantanément le restaurant de l'autre côté de la rue, et fixa Don d'un regard perçant, oscillant entre l'étonnement et l'espoir. Ce dernier lui expliqua alors ce qu'il avait vaguement à l'esprit depuis quelques minutes: "Tu devrais peut-être pas me dire tout ça. Savoir que je vais mourir ne va pas me sauver la vie."
"T'as une meilleure idée?"
"Pas vraiment..."
"On n'a plus le temps, Donnie", le coupa son ami. "Alors soit tu me proposes un truc maintenant, soit tu la fermes, OK? Ne me dis pas qu'on fait fausse route si tu as rien de mieux à proposer."
Danny paraissait non seulement déçu, mais carrément démoralisé. Don avait l'impression de lui avoir arraché son dernier espoir. Cependant, même s'il était trop tard pour aujourd'hui, il savait qu'il leur restait encore un peu de temps pour s'occuper du lendemain.
"Ecoute-moi", reprit Don. "Il ne s'agit peut-être pas de modifier ce qui doit arriver. Peut-être qu'il s'agit de toi, et de la façon dont tu penses les choses."
"Où tu veux en venir, exactement?" l'interrogea Danny, incertain. "En quoi ça va empêcher ce type de te tirer une balle entre les deux yeux?"
"J'en sais rien. Mais si on se plante encore cette fois, tu devrais essayer… C'est pas le fils Powter, là-bas?"
Danny tourna la tête vers le bâtiment de l'autre côté de la rue. Effectivement, il s'agissait bien de l'adolescent, retrouvé plusieurs fois mort avec ses parents, sur le sol couvert de sang de leur restaurant. Les deux enquêteurs observèrent le jeune Morgan Powter s'engouffrer dans la petite ruelle qui donnait sur l'arrière du bâtiment, et disparut.
"Ses parents ne vont pas tarder", lui apprit Danny. "Essayer quoi, au juste?"
"De laisser les choses se dérouler comme c'était prévu depuis le début", proposa alors Don.
Son ami le fusilla du regard, et en tira la conclusion qui s'imposait: "Tu veux que je fasse comme si je savais pas ce qui allait se passer. C'est bien ça que tu veux?"
"Pourquoi pas?"
"Jamais."
Ils échangèrent alors un long regard appuyé.
"Tu as déjà tout essayé", lui rappela Don. "Tout sauf ça."
"Même si je le voulais, j'en serai pas capable."
"Bien sûr que si. Tu peux peut-être pas l'ignorer totalement, mais tu peux au moins faire semblant."
Danny se détourna afin de reporter à nouveau son attention sur ce qui se passait de l'autre côté de la rue. Il semblait obstiné, mais Don savait qu'au fond, il réfléchissait sérieusement à cette alternative. Ce n'est pas parce qu'on est pas convaincu de l'efficacité d'une solution qu'on ne doit pas la tenter. Et ce n'était pas à Danny qu'il allait l'apprendre.
Une modeste berline américaine se gara non loin de là, sur une place de parking, et monsieur et madame Powter en descendirent, pour se diriger vers l'endroit précis où leur fils s'était volatilisé quelques minutes auparavant. Le temps pressait.
"Tu es à bout de force, Danny. On dirait que tu viens de passer six mois au fond d'un trou, sans voir la lumière du jour. Tout ce que tu as fait jusqu'à présent a échoué. Qu'est-ce que tu as à perdre?"
"Toi!" lui fit remarquer Danny, excédé. "Et eux!" ajouta-t-il en désignant le restaurant. "Je dois aussi les laisser se faire descendre?"
Don secoua la tête, lui aussi désespéré: "Putain, Danny, j'en sais rien! Mais il faudra bien que ça se termine un jour!"
"Là, on est d'accord."
Entre les deux hommes, l'atmosphère devint électrique. Un lourd silence s'était installé subitement, pendant lequel les alentours du restaurant demeurèrent extrêmement paisibles, sans le moindre rôdeur suspect. D'un côté, Danny voulait croire que cette fois serait la bonne, malgré la persistance de Don à vouloir le convaincre du contraire. De l'autre, Don restait persuadé que ça allait mal tourner pour lui aujourd'hui. C'était la première fois qu'il vivait cette journée, mais quelque part, il ressentait avec Danny le poids des mêmes jours qui défilaient, se répétant inexorablement, apportant avec eux leur lot quotidien de malheur. Et la mort.
Tu as déjà tout essayé, se répétait Don. Tout sauf ça. Tu n'as rien à perdre, fais-le au moins une fois. Fais au moins semblant…
"C'est lui."
Le détective émergea de ses réflexions et demanda: "Où?"
"Près de l'arrêt de bus", lui apprit Danny, le regard fixé sur le rétroviseur intérieur. "Il est planqué dans un coin sombre, entre les deux immeubles."
"Tu crois qu'il nous a repéré?"
"Possible."
Don le localisa finalement, grâce à un bout de chaussure qui dépassait de l'endroit d'où il se terrait, attendant son heure. "Tu es prêt?" demanda-t-il à son coéquipier, tout en armant son flingue.
"Comme à chaque fois", lui répondit Danny. "C'est quoi, le plan?"
Don ouvrit sa portière, mais avant de poser le pied à terre, lui suggéra: "On se présente, et s'il sort une arme, on le descend."
Danny sortit à son tour son flingue, et acquiesça avec le sourire: "Pas mieux", se réjouit-il.
En quelques secondes, ils se rejoignirent près de l'arrêt de bus, puis se dirigèrent tout droit vers le passage entre les deux immeubles.
"Fais attention à toi", le supplia Danny.
"Et toi, n'oublies pas tout ce que je t'ai dit", le pria Don.
Ils se refusaient tous les deux à croire qu'ils vivaient là leurs derniers instants de complicité. C'est pour cette raison qu'ils progressèrent rapidement, et en confiance, à l'entrée du passage. Se faire des adieux maintenant, c'était absurde. Car trop tard.
L'homme mystérieux leur tournait le dos. Il s'enfuyait dans la direction opposée, pas loin d'atteindre le haut muret de séparation qui, s'il le franchissait, le conduirait directement dans la rue parallèle à celle qu'ils venaient de quitter.
"NYPD! Arrêtez-vous!!" le somma fermement Don.
Face au muret, l'homme stoppa sa course.
"Les mains en l'air!" lui ordonna ensuite Don, s'approchant de lui, mètres par mètres, son arme braquée sur lui.
A ses côtés, Danny semblait prêt à tirer, à la milliseconde où le type déciderait d'amorcer le moindre geste menaçant.
L'homme leva les mains en l'air. Il était pris au piège. Dans sa main droite apparut un revolver.
"Tournez-vous lentement et lâchez votre arme", exigea Don sans plus avoir à crier. Ils ne se trouvaient plus qu'à une petite dizaine de mètres de leur cible.
"On devrait le buter tout de suite", siffla Danny entre ses dents. "J'ai jamais été aussi près de l'avoir."
"On le tient", lui assura Don. "Fais pas de connerie."
L'homme se retourna lentement, comme le détective le lui avait demandé. Danny trouvait ça bien trop facile. Quelque chose allait se passer. Ça ne pouvait pas se terminer de cette façon. Aussi simplement. Après tout ce qu'il avait fait, tout ce qu'il avait traversé, la solution ne pouvait pas être aussi évidente…
Un coup de feu retentit brusquement, déchirant l'air dans un éclat de poudre noire.
Don réalisa que c'était l'homme qui venait de tirer, en l'air. Suivi de très près par Danny, mais lui ne rata pas sa cible. L'homme eut un mouvement de recul, il était touché à l'épaule. Il s'écroula à genoux sur le sol, abaissa ses mains. Et puis Danny tira encore une fois. La balle atteignit l'homme à la poitrine. Mais ça n'empêcha pas celui-ci de riposter. Deux fois, lui sembla-t-il. Sûrement deux fois de trop.
Danny vida alors son chargeur sur cette pourriture, et une fois certain de l'avoir tué, se retourna vers Don, la peur au ventre.
Mais son meilleur ami était encore debout.
Le visage de Danny s'illumina d'un large sourire, et puis il s'approcha de lui pour le serrer dans ses bras. Tout était enfin terminé.
"Dan…" articula faiblement le détective.
"Quoi?" s'inquiéta Danny, dont le sourire s'évapora comme par enchantement. "Don, qu'est-ce que tu as, pourquoi tu…"
Son meilleur ami tituba jusqu'au mur à côté de lui, s'y appuya, et puis glissa jusqu'au sol. Une traînée de sang se dessina sur le mur.
Danny se précipita vers lui. "Don, non! Ne me fais pas ce coup-là!"
Il y avait tellement cru, que ça ne pouvait pas être vrai. Don était touché, mais ça ne pouvait pas être aussi grave que ça en avait l'air.
"C'est rien", le rassura Danny. "Tu m'entends? C'est pas grave."
Mais il croisa le regard de son ami. Un regard bleu, vitreux. De plus en plus absent. Un regard qui sombrait dans les abîmes de l'inconscience, et dans ses bras, un corps qui se mourait.
"Me lâche pas!" lui cria Danny avec colère.
"… comme si c'était la première…" murmurait Don. "… accepte… que tout ne se passe pas toujours comme tu le voudrais… d'accord?"
"Mais ça, Don! Ça, je peux pas l'accepter!"
"… promets…"
"Reste avec moi!"
Mais il s'éteignait avec l'implacabilité d'une flamme qui meurt. Il n'y avait plus rien à faire. A part peut-être…
"Je te le promets, Don. Je vais essayer", lui jura Danny, les yeux plein de larmes. "Je te le promets…"
Et pour la énième fois depuis plus d'un mois, Don Flack expira son dernier soupir dans les bras de son meilleur ami, qui le serrait très fort contre lui. Pour qu'il ne parte pas tout seul.

Danny se réveilla à 5h59 avec l'ombre d'une promesse planant au-dessus de lui et des larmes coulant sur ses joues… Cette journée, il la détestait plus que tout, mais il l'espérait chaque matin. C'est avec un grand soulagement qu'il accueillit la voix désagréable du présentateur à la radio.

"Bonjour New York il est 6h00. Les températures aujourd’hui s’annoncent caniculaires, préparez-vous à affronter un soleil de plomb. Tout de suite les infos…"


__________________
Voilààà!! J'espère que ça vous plaît!! trocool
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
Lexie
Balle Rebondissante
Lexie

Nombre de messages : 644
Age : 35
Date d'inscription : 31/05/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyVen 22 Sep - 18:32

Suite très sympathique Valm, j'aime beaucoup 10/10 10/10 10/10 . Ca sent la fin.
Par contre tu as posté ta troisème partie deux fois.

Et vu que je suis en pleine forme après une journée passée avec mes CE1, je vous en fais profiter. Réjouissez-vous, voici la trente-sixième journée.

« Bonjour New York il est 6h00. Les températures aujourd’hui s’annoncent caniculaires, préparez-vous à affronter un soleil de plomb. Tout de suite les infos… »


Il était réveillé bien avant que le réveil ne sonne. Pour la 36ème fois, sa journée allait se répéter. Assis sur son lit dans l’obscurité de sa chambre ,les bras resserrés autour de ses genoux et le dos collé au mur, Danny Messer pensait à ce qui l’attendait: le chat, la panne informatique, la machine à café, la peau de banane et la réceptionniste et le pire de tout bien sûr. L’Événement qui faisait que cette putain de journée recommençait sans cesse, comme si il était voué à chercher jusqu’à la fin des temps la solution pour sauver la vie de son meilleur ami. Sauf que voilà, des solutions il en avait trouvé 36 et pas une seule n’avait mis fin à son calvaire. 36 jours qu’il voyait mourir Don. 36 jours qu’il cherchait désespérément à mettre fin à tout cela. 36 jours qu’il échouait. Danny reprit pieds dans la réalité et se précipita sous la douche, conscient que si il attendait encore quelques minutes de plus, quelques minutes de trop, son voisin aurait pompé toute l’eau chaude, contraignant ainsi le reste de l’immeuble à se doucher à l’eau froide. Aujourd’hui encore, il fit impasse sur le café, avalant les restes de pizza et de jus d’orange qui trainaient dans son frigo. Enfin, armé de son seau de froide, il descendit, résigné, les escaliers, croisant au passage sa voisine et s’engouffra dans la ruelle bordant son immeuble.
Elle le regardait horrifié, comprenant à quoi allait servir le seau.
"-Qu'est-ce que vous faites avec ce seau plein d'eau?" l'entendit-il s'égosiller, tandis qu'elle trottinait à sa suite, espérant le rattraper avant qu'ils n'atteignent la benne. "Oh mon Dieu!" comprit-elle finalement. "Arrêtez!! Vous allez tuER MON ROMEO!!"
Danny se planta devant elle, excédé. Si il était condamné à revivre cette journée autant se faire plaisir.
« - Madame Ramirez, votre attardé congénital de chat commence à me gonfler sérieusement. Celui-ci comme les 15 autres d’ailleurs. Vous nous pourrissez la vie avec vos sacs à puces, l’immeuble pue l’urine, vos teignes font leurs griffes sur toutes les portes de l’immeuble sans compter les miaulements à toute heure du jour et de la nuit. Alors soyez gentille, fermez la et laissez moi sortir votre stupide animal de là. »
Le jeune homme balança l’eau dans la benne, donna le seau à sa vieille voisine, médusée, et reprit son chemin en direction du métro.

Bien sûr il arriva en avance. Ca devenait une habitude pour lui qui avait toujours été en retard. Il prit place sur le canapé et se pencha en avant, la tête dans les mains, savourant le calme avant la tempête. Il ne l’entendit d’ailleurs pas entré et fut un peu surpris d’entendre sa voix.
« - Qui que vous soyez, sortez de ce corps, vous n’êtes pas Messer, il n’arrive jamais à l’heure.
- Très drôle Don. »
Le détective Don Flack observa son meilleur ami, assis sur ce canapé, une fatigue extrême inscrit sur ses traits. Il n’y avait pas que la fatigue, il y avait autre chose. Danny semblait…résigné. Mais résigné à quoi?
« -Danny? Quelque chose ne va pas? »
Le jeune expert n’eut pas à répondre, le reste de l’équipe faisant son entrée dans la pièce. De toutes façons qu’aurait-il bien pu répondre? Expliquer la situation à nouveau? Comme d’habitude, Don ne l’aurait pas cru. Et devant toutes les preuves que Danny lui apporterait au cours de la journée, il finirait par admettre que son ami avait raison, qu’il n’était pas cinglé et qu’il allait bel et bien mourir.
Il reprit donc ses habitudes, laissa Mac répartir les enquêtes. Bien sûr il se retrouva avec Don. Bien sûr ils furent obligés de taper leur rapport et bien sûr, Danny prit les devants et sauvegarda leur travail avant que l’ordinateur ne plante.
Danny s‘apprêtait à sortir. Sa combativité et son amitié pour Don reprirent le dessus. Comment pouvait il se résigner à laisser mourir Don? Comment pouvait il baisser les bras et laisser la journée se dérouler en assistant les bras croisés, comme un simple spectateur. Et si jamais cette journée était la dernière et qu’il ne la revivrait pas? Il s’en voudrait toute sa vie de ne rien avoir tenter, de ne rien avoir tenter pour sauver Don. Il se retourna et fit donc face à son meilleur ami, plantant ses yeux dans celui de l’homme qui lui faisait face et qui comptait plus que tout pour lui.
"- Tu vas mourir. Aujourd'hui.
- Très drôle Messer, tu fais dans l‘humour macabre? C‘est censé m‘amuser?
- Tu vas la boucler Don, tu vas m‘écouter sans m‘interrompre, jusqu‘à ce que j‘ai fini. Ensuite tu pourras me dire que c‘est complètement dingue. Mais pour le moment tu reste assis et tu m’écoute."
Jamais Danny ne lui avait parlé comme ça et c’est pour cette raison et pour tout ce qu’il pouvait lire dans ses yeux que Don l’écouta sans broncher même si tout cela lui paraissait complètement loufoque, même si au fur et à mesure du récit de son ami, l’envie d’attraper celui-ci par les épaules et de lui dire de redescendre sur terre se faisait de plus en plus forte.
« Je sais très bien que tu n’as qu’une envie c’est de m’attraper, de me secouer et de me dire que je suis cinglé et qu’il faudrait que je redescende sur terre. Ce que je sais aussi, c’est que je vais te prouver dans les 15 minutes qui suivent que tout ce que je viens de te raconter est réel et va vraiment se passer. Ce que je sais aussi c’est qu’invariablement, tu vas mourir et que je vais devoir assister à ça, encore. J’avais décidé ce matin de laisser les choses se dérouler, sans intervenir, parce que je sais que ça ne sert à rien. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas te laisser mourir et rester là les bras croisés, à attendre que ça se passe. Alors je vais faire comme j’ai fais ces 36 putains de jours, je vais tout faire pour éviter que ce salop t’approche et te tue. Maintenant Don Flack, tu vas lever ton cul de cette chaise et tu vas regarder attentivement ce qui se passe dans le couloir. Une fois que tu seras convaincu, on parlera de tout ça. »

suite au prochain épisode Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://metamorfose.site.voila.fr/index.html
valm.csi
Expert


Nombre de messages : 3399
Age : 39
Date d'inscription : 05/07/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyVen 22 Sep - 23:20

Génial ma Lexie pompom clap !!! J'adore ce putain de challenge victoire thumright !! Danny est remonté colere , c'est vachement bien! Très réussie, cette journée! Elle commence très bien! J'ai hâte de lire la suite, mais vraiment vraiment vraiment hâte! bong bong HAHAHAAA! Viiiiiiiiite!!

_________________
Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Remban10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
Lexie
Balle Rebondissante
Lexie

Nombre de messages : 644
Age : 35
Date d'inscription : 31/05/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptySam 23 Sep - 21:52

Merci pour ton enthousiasme ma Valm bizz euh par contre, n'attend pas la suite trop vite parce que de un, elle n'est pas écrite et de deux, on arrive à la partie mélodramatique et ça j'ai énormément de mal triste
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://metamorfose.site.voila.fr/index.html
valm.csi
Expert


Nombre de messages : 3399
Age : 39
Date d'inscription : 05/07/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyDim 24 Sep - 11:27

Ah? Sad
Bon, ben je vais patienter... De toute façon, je reprends le boulot demain ( affraid ) et je vais sûrement pas pouvoir récupérer mon PC de sitôt... pleurs
Alors à dans bientôt!! coucou!

PS: j'essaye de revenir ce soir, p'têt demain matin, mais après chaipô sorry (si la situation traîne en longueur, je donnerai de mes nouvelles via ma deubie Wink )

_________________
Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Remban10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
millie8
CSI niveau 3
millie8

Nombre de messages : 442
Age : 34
Localisation : Toujours là où il faut quand il faut (enfin presque...)
Date d'inscription : 13/06/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyLun 25 Sep - 21:08

@valm: clap clap génialissime ma valmounette victoire ya pas à dire t'es douée pompom pompom j'ai adoré quand danny raconte à Don tout ce qu'il a pu lui faire subir pour essayer de le sauver, tentatives qui échouent toujours...lamentablement ptdrxxl ptdrxxl ptdrxxl ptdrxxl ptdrxxl ptdrxxl ptdrxxl ptdrxxl ptdrxxl ptdrxxl ptdrxxl

@lexie:j'adore danny à l'air furax et déterminé, j'attend la suite avec impatience bong bong bong
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lexie
Balle Rebondissante
Lexie

Nombre de messages : 644
Age : 35
Date d'inscription : 31/05/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyLun 25 Sep - 23:05

Bon ça n'a pas été simple et je ne suis absolument pas satisfaite du résultat Mad

Il n’en revenait pas. Alors c’était vrai. Il allait vraiment mourir aujourd’hui, pour la 36° fois selon Danny. Et ça faisait 36 fois que Danny assistait, impuissant à sa mort. Il comprenait mieux maintenant la fatigue de son ami et sa colère. Lui réagirait probablement pareil à sa place. Sauf qu’il n’était pas à ça place. Il n’était pas à sa place et il ne savait pas quoi faire pour aider Danny. Il ne pouvait rien faire pour empêcher sa mort mais il pouvait au moins faire en sorte que les choses soient moins difficiles pour Danny. En même temps comment pouvaient-elles être moins difficiles? Il le voyait mourir depuis plus d’un mois. Et si jamais cette situation se répétait à l’infini, Danny le regarderait mourir jusqu’à la fin de ses jours? Il y avait forcément une solution pour mettre fin à tout ça, mais laquelle? D’après ce que Danny lui avait raconter, empêcher sa mort avait toujours été soldé par un échec. Ce n’était donc pas cette variable du problème qu’il fallait modifier. En attendant il fallait essayer de sauver la famille Powter et e n’est pas en restant au labo qu’ils allaient y parvenir.
Ils étaient tous les deux assis dans la voiture de Don, observant la façade du restaurant où allait se dérouler le drame, où il allait se faire tuer. Danny avait vraiment l’air enragé, il s’en rendait compte sans même avoir à le regarder.
« - Tu as vu ce film, avec Bill Murray? "Un Jour Sans Fin"?
- Oui Don, je l’ai vu. Tu crois vraiment que c’est le moment de me sortir tes références cinématographiques? Et ne t’avise surtout pas de me dire que le film se fini bien, on n’est pas dans un putain de film Don. Tu vas crever, arrête de faire comme si ce n’était rien. »
Ce n’était pas rien et ils en avaient tous les deux conscience.

La colère lui semblait être l’attitude la plus salutaire. Peut être pas la plus efficace mais être en colère le soulageait. Il ne savait pas après qui il en avait, le destin, Dieu s’il existait, le type qui invariablement mettait fin à la vie de son meilleur ami, Don qui tentait à nouveau de lui faire croire qu’il y aurait un happy end ou bien après lui qui n’arrivait pas à sauver la vie de son meilleur ami et à mettre fin à tout cela. Don s’apprêtait à nouveau à ouvrir la bouche.

« - Je serais toi, je la bouclerais. Je ne veux pas entendre que ce que nous faisons n’est pas la bonne solution. Et ne vas surtout pas me sortir ton truc stupide sur le spirituel. Ca n’a pas fonctionné hier, ça ne fonctionnera pas aujourd’hui.
- Tu devrais pourtant y penser, c’est peut être ça la solution.
- TU TE FOUTRAIS PAS UN PEU DE MOI?
- Danny, calm…
- NE ME DIS PAS DE ME CALMER. CA FAIT 36 JOURS QUE JE TE REGARDE MOURIR, QUE JE N’ARRIVE PAS A EMPECHER CA. TU CROIS QUOI, QUE JE VAIS LAISSER SE FAIRE LES CHOSES SANS AGIR? QUE JE VAIS TE LAISSER TE FAIRE TUER SANS AGIR? Tu ne le ferais pas si j’étais à ta place alors n’essaie pas de me convaincre que c’est la meilleure solution. Il y a forcément autre chose. Forcément. Il faut qu’il y ait autre chose. »

La voix de Danny n’était plus qu’un murmure que Don parvenait malgré tout à entendre. Danny avait raison, du moins en partie. Lui non plus n’aurais jamais laissé son meilleur ami mourir sans agir. Et pourtant, il restait persuadé que c’était peut être ça la solution. Non pas de rester assis et assister à tout cela en simple spectateur, mais peut être accepter que les choses devaient forcément se dérouler ainsi et accepter.
Danny se tendit. La berline des Powter arrivait. Rien ne changerait cette fois encore. Il allait à nouveau voir Don mourir sous ses yeux, impuissant. Et tout recommença.

"NYPD! Arrêtez-vous!!" le somma fermement Don.
Face au muret, l'homme stoppa sa course.
"Les mains en l'air!" lui ordonna ensuite Don, s'approchant de lui, mètres par mètres, son arme braquée sur lui.
Il fit demi-tour, une lueur meurtrière dans le regard que Danny ne lui connaissait que trop bien. Danny trouvait ça bien trop facile. Quelque chose allait se passer. Ça ne pouvait pas se terminer de cette façon. Aussi simplement. Après tout ce qu'il avait fait, tout ce qu'il avait traversé, la solution ne pouvait pas être aussi évidente…
Un coup de feu retentit brusquement, déchirant l'air dans un éclat de poudre noire.
Danny su avant même de le voir que Don avait été touché. Cette fois-ci, contrairement à la veille, ils n’avaient pas vu l’homme sortir son arme. Lui n’avait rien vu venir, il avait échoué, encore une fois. Il assista à la même scène pour la 36° fois. Don s’écroula sur le sol. Il se précipité à ses côtés, tirant sur le cambrioleur en avançant. Il ne jette même pas un regard au corps de l’homme, son regard et toutes ses pensées étaient tournés vers son ami qui luttait pour vivre, étendu sur le sol dur et sale de cette ruelle.
« - Danny » articula péniblement Don, « promets-moi… »
Danny savait quelle promesse Don voulait lui arracher et il savait qu’il ne partirait pas en paix si il ne se pliait pas à sa volonté. Alors il accepta cette fois-ci encore. Il promis à son ami d’essayer d’accepter sa mort. Mais il savait que bien des journées encore s’écoulerait avant qu’il n’y parvienne, avant qu’il ne veuille il parvenir. Il ferma les yeux, serrant le corps sans vie de son ami contre lui, les larmes coulants sur sa joue.

"Bonjour New York il est 6h00. Les températures aujourd’hui s’annoncent caniculaires, préparez-vous à affronter un soleil de plomb. Tout de suite les infos…"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://metamorfose.site.voila.fr/index.html
valm.csi
Expert


Nombre de messages : 3399
Age : 39
Date d'inscription : 05/07/2005

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyLun 9 Oct - 10:48

Je trouve que ça se défend! En fait, à défaut de faire avancer le schmilblick, ça renforce cette idée de... désespoir qui hante Danny pleurs Un jour de plus, et rien ne change... C'est super difficile pour lui, et il s'enfonce dans son entêtement, big dilemme!!
En fait, c'est une super 36ème journée, pleine de colère et de tension, avec un Flack tout hésitant, mais en même temps déterminé à mettre un terme à tout ça, tout comme Danny évidemment, et qui me donne envie d'en faire une 37ème Wink
Continue, ma Lexie!! 10/10 bong bong

_________________
Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Remban10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.csi-fanfics.com/
Lexie
Balle Rebondissante
Lexie

Nombre de messages : 644
Age : 35
Date d'inscription : 31/05/2006

Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 EmptyLun 9 Oct - 20:51

Merci beaucoup ma Valm' love love love love . En fait j'estimais que ta dernière journée était très bien pour être l'avant dernière et je voulais clore le cycle. Et puis je me suis dis que ça serait dommage de se priver d'autres journées
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://metamorfose.site.voila.fr/index.html
Contenu sponsorisé




Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty
MessageSujet: Re: Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin   Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin - Page 3 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Challenge n°3 - Un Jour Sans Fin
Revenir en haut 
Page 3 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
 Sujets similaires
-
» 2 février, le jour de la marmotte
» Contre-Jour sans Contre-Temps
» Sauté au goût du jour (sans sel)
» Challenge Focus Numérique
» [Jeu] Les phrases cultes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Experts: Miami :: Fanfictions :: Autour des fanfics-
Sauter vers: