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 [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance

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Lexie
Balle Rebondissante
Lexie

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MessageSujet: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMar 12 Déc - 11:51

On prend les mêmes et on recommence.
Nouveau Roundrobin donc avec pour participantes à l'heure actuelle: Anna, Val et moi-même. Il s'agit d'une liste non-exhaustive, vous êtes les bienvenues.

Titre: Dépendance
Disclaimer: Les personnages de CSI: NY ne nous appartiennent pas, nous ne faisons que jouer avec pour le plaisir et sans fins commerciales. Etc, etc...
Edit du 20/12/2006: Melle Quinn est l'entière propriété de sa créatrice.


Dépendance


Chapitre 1


Des jours qu’il le cherchait, qu’il lui courait après. Et il l’avait enfin trouvé. Ne restait plus qu’à lui mettre la main dessus. De toutes les rues de New York, il avait fallu qu’il en choisisse une étroite et complètement obscure. De vagues tâches de lumières lui permettaient de distinguer les obstacles que l’homme qu’il poursuivait s’évertuait à placer sur son passage, avec l’espoir de le ralentir. L’homme savait comment semer un flic, rien de bien étonnant.
Danny se rapprochait de plus en plus, il allait enfin pouvoir l’arrêter.
« STOP ! Arrête toi ! »
L’homme arrêta brusquement sa course et obtempéra. Danny ne pouvait voir que son dos. Il semblait tout aussi essoufflé que lui.
« Pourquoi tu n’as pas laissé tomber ? »
La question le prit par surprise. La voix était froide, cassante, méconnaissable.
« Retourne toi. » lui dit simplement Danny.
C’était plus une demande qu’un ordre mais l’homme s’exécuta. Il pivota lentement et se retrouva face à l’expert, plongeant ses yeux dans les siens. Danny fut étonné des changements opérés chez cet homme qu’il connaissait depuis plusieurs années. Son visage était aussi froid que sa voix, ne reflétant rien d’autre qu’un profond détachement et autre chose d’indéfinissable.

« Tu n’as pas répondu Messer. Pourquoi tu n’as pas laissé tomber ? »
« Tu l’aurais fais ? »
Ca suffisait, pas besoin d’en dire plus. Ils savaient l’un et l’autre pourquoi ce jeu du chat et de la souris avait commencé et pourquoi il continuait. L’un d’entre eux allait pourtant devoir y mettre fin.

Danny vit la lumière se refléter sur l’arme de l’homme. Il restait persuadé qu’il ne s’en servirait pas contre lui, à tord. L’homme qui lui faisait face leva son bras à hauteur du cœur et tira. La détonation déchira le silence de la nuit, une acre odeur de poudre les entoura. L’homme regarda le flic s’effondrer sur le sol, une lueur d’incompréhension et de tristesse dans le regard.
« On aurait jamais dû en arriver là. »
L’homme rangea son flingue et reprit son chemin.
Donald Flack Junior venait d’abattre son meilleur ami, de sang froid.


Dernière édition par Lexie le Mer 20 Déc - 23:58, édité 2 fois
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valm.csi
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 13 Déc - 0:56

Chapitre 2


Un désagréable bruit de succion venu des tréfonds de sa conscience lui parvint faiblement. Mais il le ressentit plus qu'il ne l'entendit. Ça se passait dans sa gorge. Quelque chose l'empêchait de crier, de parler. Ou même de respirer, tout simplement.
Le bruit de succion se poursuivit. Et quelques secondes après, il parvint à son grand soulagement à prendre une laborieuse inspiration. Ça restait cependant très encombré, du côté de sa trachée.
"La sat' remonte", entendit-il, au loin.
Il nageait dans le flou le plus complet. Aussi bien au niveau de sa vue que de son esprit.
"Docteur Clayton, il est conscient."
Le néon du plafond illuminait la pièce d'une atmosphère froide et stérile. A contre-jour apparut alors le visage d'un homme.
"Danny? Vous m'entendez?" questionna le visage.
Le docteur Clayton, supposa Danny. Il se dit qu'il existait en ce monde des personnes telles que cet homme, utiles et admirables, mais qu'il était préférable de ne jamais rencontrer. Des hommes vêtus de blouses blanches, et qui tenaient entre leurs mains les destins d'autres hommes, tel que lui.
Clayton, et tout ce qui l'entourait devenait peu à peu évident. Danny tenta de lui donner une réponse, mais au lieu de pouvoir articuler le moindre mot, dut se contenter d'un épouvantable goût de sang qui l'envahit de toutes parts. Sa bouche, son nez, sa gorge, et même tout l'intérieur de sa tête.
Pris de panique à l'idée que le docteur disparaisse sans savoir qu'il pouvait les entendre, et les comprendre, Danny cligna des paupières une fois, très fort. Histoire de se faire comprendre autrement.
Et Dieu bénisse Clayton, parce que le docteur reçut le message.
"C'est très bien", sourit-il. "Très bien, Danny, continuez comme ça. Tout va bien, on s'occupe de vous."
Danny lui répondit en clignant à nouveau des yeux.
Il se sentait à présent bien réveillé. Même si tout était flou et confus autour de lui. Même s'il ne sentait plus vraiment son corps et que dans son esprit, le brouillard persistait.
Clayton disparut, en emportant avec lui son sourire rassurant. Et Danny vit, au-dessus de lui, des poches de liquides, et des instruments non identifiés, passer d'un côté à l'autre, entre des mains rapides et sûres.
"Naty, allez me chercher deux autres culots de O-Nég."
"Je pense qu'il est assez stable pour monter au bloc."
"Je pense pouvoir extraire la balle."
"Flynn, est-ce que vous avez entendu ce que je viens de dire?" demanda alors la voix autoritaire du docteur Clayton.
"J'ai entendu", lui répondit aussitôt Flynn. "Mais moi je vous dis que la balle est juste là, à droite du sternum, juste sous la clavicule, et que je vais l'extraire avant qu'on le monte au bloc."
"Flynn..."
"Préparez-moi un champ", coupa celui-ci.
Danny baladait son regard de l'un à l'autre, sans pouvoir les discerner précisément. Mais il n'avait pas besoin de les voir pour les entendre très clairement se chamailler. Et tandis qu'ils débattaient à son sujet, il se demanda ce qu'il faisait au milieu de tout ça, avec une balle dans le corps. Tout ce qu'il voyait en baissant un peu la tête au niveau de son épaule droite, c'était le rouge de son sang. Et tout ce qu'il ressentait, c'était le liquide qui se répandait tout autour, jusque sous lui, et la douleur cuisante de sa blessure.
Soudain, le coup de feu résonna à ses oreilles. Comme un écho bien tardif, mais aussi cinglant que la première détonation.
Don.
C'était lui qui lui avait tiré dessus.
Danny avait croisé son regard. Celui d'un inconnu.
Pourquoi j'ai pas laissé tomber? Tu le sais, Don! Qu'est-ce qui t'arrive?!
"Danny, calmez-vous, d'accord?" le rassura le docteur Clayton en lui maintenant le bras gauche sur le lit, et en se penchant une nouvelle fois au-dessus de lui. "Non non non!" ajouta-t-il en secouant la tête et en lui reposant le bras droit de force sur le lit. "Vous n'irez nulle part. Maggie, augmentez le débit de la perf d'un cran. Et vous Flynn, laissez tomber ce scalpel, vous voulez bien?"
Mais loin ce cette agitation, Danny ne voulait qu'une seule chose. Comprendre.
Il tenta de se débattre pour échapper à l'emprise de ces médecins, et pour retourner là-bas, dans la ruelle. Là où il l'avait vu pour la dernière fois. Où il lui avait parlé. Là où tout avait pris fin.
Peut-être le retrouverait-il au même endroit? Peut-être qu'il l'attendait là-bas. Et peut-être qu'ils pourraient alors faire marche arrière...
Mais petit à petit, ses gestes s'évanouirent, ses bras et ses jambes s'alourdirent, et son esprit s'embrouilla de nouveau un peu plus. En quelques secondes, il ne fut plus capable du moindre geste, et tout ses vains espoirs s'envolèrent.
Laissez-moi...
Mais aucun son ne sortait de sa bouche. Il n'y avait que ce goût de sang.
... retourner là-bas...
Il implora Clayton du regard, parce qu'il l'avait déjà compris une fois, et qu'il pouvait encore le comprendre pour ça. Mais sa respiration se bloqua brusquement, il convulsa et du sang jaillit de sa bouche.
"Aidez-moi à le tourner sur le côté! Maggie! Le plateau d'intubation!"
Danny se voyait mourir. Il en avait même pleinement conscience. Il s'étranglait avec son propre sang, qu'il crachait convulsivement sur le drap blanc et jusqu'au sol, tandis qu'il était maintenu sur le côté par les mains des médecins et infirmières.
Il voulait des réponses, mais ne pouvait même pas poser les questions. Il voulait Don, le revoir, lui parler. Mais c'était impossible.
Et plus que tout, il ne voulait pas croire que le meilleur ami qu'il ait jamais eu ait voulu le tuer. C'était insensé. Totalement inconcevable.
Et pourtant... il avait tiré. Il l'avait tué. Et sa vie prenait fin, à cet instant.
Mais Danny ne voulait pas partir comme ça. Pas maintenant. Il ne voulait pas mourir sans savoir. Sans comprendre. Sans Don. Son ami. Cet inconnu.

De l'autre côté des portes battantes, Mac Taylor entendit sa prière.
Lui non plus ne voulait pas voir Danny y rester. Lui non plus ne voulait pas croire ce qui s'était passé. Et pourtant...
Alors son coeur se mit à vouloir battre pour deux. Non seulement pour que Danny s'en sorte, mais aussi pour que Don ne devienne pas son meurtrier.
Parce que ça ne devait pas se terminer de cette façon.
Parce qu'il ne fallait pas que ça se termine comme ça.

_________________
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Dernière édition par le Mer 13 Déc - 15:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 13 Déc - 9:31

affraid oh bah mes aieux!


Ben je sais pas quoi dire tellement c'est criant de vérité. C'est tout simplement époustoufflant!
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 13 Déc - 16:11

Voilà, c'est à moi Embarassed

Chapitre 3


Il lui fallait sa dose. Il le sentait, en avait besoin.

Don retournait toute sa chambre, ou plutôt sa piaule, de fond en comble depuis près d’un quart d’heure. Il avait l’impression de chercher depuis déjà trois ans. Plus le temps passait, plus il se sentait mal, plus il avait besoin de la trouver. Ce n’était pas juste un désir, ce n’en était plus un, c’était vital. Et la pensée de la sensation qu’il aurait lorsqu’il l’aurait trouvée augmentait l’intensité et la rapidité de ses gestes. Il n’y avait plus que cela qui le contrôlait. Cette envie, ce besoin.

Penché au dessus de son lit, il retirait les draps, les tournait entre ses mains puis les reposait pour fouiller les oreillers, la couverture et tout ce qui lui tombait sous la main.

Il sentit soudain son manque augmenter. Ses mains se mirent à trembler. Il se releva un instant, tentant de se calmer. Il ne supportait pas d’être comme ça. Il ne supportait pas ces crises. Il détestait ces tremblements, ces nausées, ce sentiment étrange que son corps ne lui appartenait plus. Ca lui faisait mal, ça lui démangeait. Toutes les pores de sa peau l’insupportaient. Et pire que tout, c’était dans ces moments-là qu’il reposait les pieds sur terre et que tous les malheurs lui revenaient. Aujourd’hui, il avait de quoi être très mal.

Il me faut ma dose.

Danny.
Il avait tiré sur Danny, sur son meilleur ami.

Où est cette putain de dose ?!

Il se remit à fouiller, ses mains tremblaient de plus en plus, son corps lui échappait plus que jamais, son esprit aussi. Et la scène se déroulait encore et encore dans sa tête. Une partie de son cerveau, celle qui ne réclamait pas de la drogue, semblait avoir enfoncé la touche « répétition ». Cela accentuait son malaise. Il voulait oublier, ne plus revoir ces saletés d’images, ne plus rien avoir à l’esprit. Il voulait juste… planer.

Il me la faut, maintenant !

Il n’y avait rien dans le lit. Don se redressa et regarda tout autour de lui. La penderie. Il s’y précipita et commença à tout vider, jetant les vêtements sans même s’en soucier. Il savait que tant qu’il n’aurait pas ce qu’il voulait, il ne penserait qu’à deux choses. L’objet de son désir, son besoin et son meilleur ami. Or il ne le voulait pas.

Il s’adossa contre le grande porte de bois un instant, tentant une nouvelle fois de calmer ses tremblements. Il se sentait soudain triste, désespéré. La douleur qui n’était que physique jusque là atteignait son mental. Parce qu’il avait tiré sur Danny. Il n’était pas mort. Du moins, il l’espérait. Il n’avait jamais voulu en arriver là, tout était allé beaucoup trop loin. Il en était arrivé à devoir sacrifier son meilleur ami, le meilleur ami qu’il n’ait jamais eu. Celui avec lequel il pouvait plaisanter, pleurer, hurler.

C’est à ce moment-là qu’il sentit la colère l’envahir. Une colère sourde, une rage folle. Cette fois, cela n’avait rien avoir avec ce qu’il recherchait. Non. Il détestait soudain Danny. Pourquoi être triste ? Pourquoi éprouver de la tristesse pour cet enfoiré ? Il lui avait dit de laisser tomber. Danny n’avait qu’à s’en prendre à lui-même. Tout était de sa faute. Il n’aurait pas eu besoin de tirer s’il lui avait fichu la paix.

Il glissa sa main dans sa poche, histoire d’en oublier les tremblements et sentit quelque chose contre ses doigts. Il sortit l’objet et se mit à le fixer. Le petit sachet avec de la poudre brune à l’intérieur. Sa clé vers la liberté… pour quelques heures. Il allait pouvoir s’envoler.

-Là haut, tu viendras pas me saouler Messer. Dit-il alors qu’il commençait à perdre pieds

Maintenant, il n’avait plus rien dans la tête, comme il l’avait espérer et imaginé, et surtout pas tout ce qui s’était passé. Il évitait enfin les phases de remords, d’amitié puis de haine par lesquelles il ne cessait de passer depuis des heures.

Il avait enfin sa dose.
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 13 Déc - 20:10

Anna on sent tout le travail de recherche. Excellent chapitre ma Belle, nous n'aurions pas mieux fait!

Chapitre 4



Ils étaient tous là, rassemblés dans ce couloir étroit et trop blanc, attendant que quelqu’un veuille bien leur en dire plus sur l’état de santé de leur ami. Stella jeta un regard sur ses collègues qui semblaient aussi perdus et mal à l’aise qu’elle. Anxieux aussi. Qu’est ce qui avait bien pu se passer ? Pourquoi Danny ? Qu’est ce qu’il faisait dans cette ruelle en pleine nuit ?
Les questions se bousculaient dans sa tête. Ca devait probablement être le cas pour Lindsay et Stella. On ne leur avait rien dit. Mac ne leur avait rien dit. Il leur avait téléphoné et leur avait simplement dit que Danny s’était fait tiré dessus et était au bloc. Sheldon avait senti l’inquiétude dans sa voix et autre chose qu’il n’avait su définir. Comme si Mac se sentait responsable. Quelle idée stupide. Ce n’est pas lui qui avait envoyé Danny dans cette ruelle. Il y avait d’ailleurs fort à parier qu’il n’était même pas au courant des agissements de son protégé. Comme d’habitude.
Ils se retrouvaient encore à l’hôpital. Ils étaient encore assis à attendre dans ce couloir qui lui fichait la chair de poule. Elle détestait les hôpitaux. Lindsay frotta ses épaules de ses mains pour chasser le malaise qui s’emparait d’elle. Elle sentait que quelque chose n’allait pas. Attendre la rendait folle. Elle aurait aimé pouvoir faire quelque chose. Trouver celui qui était responsable de tout ça. Celui qu avait tiré sur Danny.
Il les vit tous les trois, assis sur ces chaises inconfortable si typique des hôpitaux. Ils semblaient tous perdus, abasourdis. Il regrettait d’être celui qui leur annoncerait ça. Celui qui annoncerait la terrible nouvelle. Celui qui allait chambouler leur vie de façon irréversible.
« Des nouvelles ? » lui demanda Stella quand elle le vit arriver.
« Rien pour l’instant. Ils sont toujours avec lui. »
Mac Taylor baissa un instant la tête, regardant avec insistance le dossier brun qu’il tenait dans ses mains. Comme si celui-ci allait lui donner la force de tout leur dire, de leur annoncer que…
« Don a tiré sur Danny. »
« Quoi ?! »
« Mais c’est impossible ! »
« Don n’aurait jamais fais ça Mac ! »
Il leur laissa le temps de protester, de s’étonner, de s’habituer à cette idée. Quand le silence se réinstalla, pesant, lourd de sens, Mac reprit la parole.
« Je crois qu’il est temps que vous sachiez certaines choses. Je préfère vous le dire tout de suite, ce que je vais vous apprendre va vous paraître irréel, impossible et pourtant c’est la vérité. Une chose cependant. Rien de ce que vous apprendrez ce soir ne doit sortir d’ici. Absolument rien. »
Alors il se lança dans son récit, expliquant aux trois personnes qui lui faisaient face comment le vie de Don Flack et aujourd’hui celle de Danny, avaient basculées.

« Il y a quelques mois, une enquête a été ouverte sur Don. Certains bruits couraient, mettant en doute son intégrité. Ces bruits étaient tous fondés. Don a commencé par renseigner certains trafiquants de drogue notoires sur les descentes de ses collègues, les informant sur les progressions de l’enquête dont ils étaient l’objet. »
« Voyons Mac, on parle de Don. Il n’aurait jamais fais une chose pareille. Pas lui. » L’interrompit Stella.
« J’ai bien peur que si. Il ne s’est malheureusement pas arrêté là et a fini par se servir lors des perquisitions. Quelques jours avant qu’il ne quitte la police de son plein gré et ne disparaisse, on a retrouvé dans son casier une seringue et un sachet de diacétylmorphine. »
« Autrement dit de l’héroïne. »
« Exact. Danny a été chargé d’enquêter de façon officieuse. Ce qu’il a trouvé n’a fait que renforcer tous nos soupçons. »
« Pourquoi ne nous avoir rien dit ? Pourquoi nous avoir laissé croire que Don avait été muté du jour au lendemain ? ». La voix était calme et pourtant Mac savait que Sheldon était furieux.
« Parce que nous n’étions sûr de rien. »
« Vous êtes sûr que c’est bien Don qui a tiré sur Danny ? » Lindsay s’était enfin décidé à lever les yeux sur Mac. Elle ne semblait avoir retenu que cette information. Elle aussi était en colère. En colère pour s’être laissé berner par Don, en colère contre Danny qui avait encore agi sans réfléchir, en colère contre Mac et tous ceux qui ne leur avaient rien dit.
Mac acquiesça.
« Il n’y a aucun doute possible. Je suis désolé. J’aurai aimé vous dire que ce n’était pas lui, j’aurai aimé que personne n’assiste à ça et ne puisse l’identifier avec certitude, j’aurai aimé que Don ne nous tourne pas le dos. »
« Qu’est ce qu’on fait maintenant ? »
« La chasse à l’homme est ouverte. On retrouve Don et on tente de limiter les dégâts. »
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 13 Déc - 21:22

Merci Lex! Super chapitre toi aussi! Vraiment très très bien les réactions de tout le monde! Chapeau!

Chapitre 5


Il passa une de ses mains dans les poches de son jean et traversa la route pour rejoindre l’homme qui l’attendait, appuyé nonchalamment contre un mur. Il savait vraiment y faire. Comment paraître suffisamment suspect à ses yeux mais totalement invisible à ceux de la population et de certains policiers. Une attitude indifférente mais un look qui ne trompait pas. Surtout pour les membres du « groupe ».

Serrant son café noir bien chaud dans sa main gauche, Don s’appuya aussi contre le mur, à côté de lui.

-Caféine plus héroïne, c’est pas un très bon mélange tout ça. Lui fit remarquer l’homme
-La ferme Brad, je fais ce que je veux.
-Tu disais ça aussi à tes copains les flics ?

Don tourna la tête vers lui d’un coup, le fusillant de son regard bleu. Brad Curtis rencontra ses yeux et y planta ses pupilles noires. Ils restèrent ainsi de longues minutes à se fixer, silencieux, dissimulés derrière l’effervescence des passants qui ne se souciaient pas d’eux. L’ancien détective avait rapidement appris cette règle plus qu’élémentaire dans ce nouveau milieu. Ne jamais baisser le regard, c’était une preuve de faiblesse et ne pas trop regarder de haut, c’était un bien trop grand défi.

Finalement, Brad laissa tomber pour éclater de rire.

-Je me demande comment t’as tenu chez les flics pendant dix ans.

Don haussa les épaules et en profita pour boire une longue gorgée de café. Il ne savait pas lui non plus comment il avait tenu aussi longtemps. Il savait surtout comment il en était parti, comment tout avait dérapé et à quel point il ne regrettait pas son départ. Parce qu’il en avait marre des flics.

Il but une nouvelle fois. Et soudain, il se souvint d’une conversation qu’il avait eu avec Danny sur le café. Ce dernier s’était mis dans la tête de lui faire un cours pour le dissuader de continuer à boire plus de quatre gobelets par jour. Il y avait des alcaloïdes dans le breuvage. Des espèces de molécules dont il ne se souvenait plus de l’utilité. Et évidemment, il lui avait parlé de la caféine qui avait des effets néfastes. Entre autre l’insomnie, l’excitation et la nervosité. Don correspondait au trois catégories à présent.

Il termina rapidement son gobelet, voulant effacer une nouvelle fois le souvenir de Danny. Mais il était peut-être temps d’en parler.

-J’ai tué un flic. Dit-il d’un ton neutre.

Brad sembla ne pas le croire.

-Un flic qui tue un flic ! S’exclama t-il, moqueur
-Je te dis que j’ai butté un flic. Rétorqua Don, acerbe
-Vaut vraiment mieux pour toi que tu plaisantes. Parce que s’il est vraiment mort, on va avoir ses petits copains sur le dos.

Don leva les yeux au ciel. Bien sûr qu’il n’avait pas réfléchit au conséquences lorsqu’il avait tiré sur son meilleur ami. Il l’avait juste fait.

-Ecoute, les flics remonteront pas jusqu’à toi, ok ?
-Je me fais pas de soucis pour moi, mais n’oublies pas d’où tu viens mon pote. T’es dans la ligne de mire s’il se passe quelque chose. T’es la cible… des deux côtés.

Il sentit l’irritation monter. Il le savait tout cela, il en était parfaitement conscient, même si, ces temps-ci, il était rarement complètement conscient. Dans tous les cas, il savait très bien que ses nouveaux patrons ne le louperaient pas s’il commettait la moindre erreur. Et il savait qu’il avait abandonné la police mais les avait aussi trahit en devenant lui même un criminel. De son plein grès.

-Lâches moi un peu tu veux ?!
-Tu fais ce que tu veux de ta vie, ça c’est clair mais quand ça nous concerne tous, évites de faire n’importe quoi. Ok, Don ?

Ce dernier ne répondit pas, trop occupé à tenter de calmer ses nerfs. Il devenait de plus en plus irritable depuis quelques temps. Depuis qu’il prenait de la drogue, en fait.

Brad se tourna complètement vers lui et le saisit par le col de sa veste.

-Ok ? Insista t-il
-Ouais c’est bon. Lui répondit Don

Il se dégagea de sa poigne et s’éloigna, de sombres pensées en tête. Il savait surtout une chose à présent, sa vie était devenue un véritable enfer. Pire encore, il comprenait les criminels qui passaient du mauvais côté à cause d’un simple événement. Il faisait parti de ce groupe là.
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyLun 18 Déc - 21:04

Chapitre 6


Il avait réussi à les convaincre de s’en aller, non sans peine. Lorsqu’il s’agissait de l’un d’eux, ils étaient tous aussi têtu que Danny en temps normal. Comme si il n’avait pas assez à faire avec une tête de mule. Il détacha son regard du parking de l’hôpital pour le poser sur l’homme étendu sur ce lit. Danny paraissait tellement fragile en ce moment qu’il sentit son cœur se serrer. Il aurait dû empêcher tout ça. Il aurait dû savoir que Danny n’abandonnerait pas. Don n’était-il pas son meilleur ami ? Il serra son poing de colère. Il avait envie d’hurler. Après Danny pour se jeter en permanence au devant du danger et après Don pour les voir laissé. Sa colère se tournait contre lui aussi, il s’invectivait pour ne pas avoir agi, pour ne pas avoir freiné Danny dans ses recherches, pour ne pas l’avoir accompagné, pour ne pas avoir vu que Don n’allait pas bien et qu’ils le perdaient. Il ne savait plus quoi faire pour arranger les choses. Mac Taylor était perdu.

« Qu’est ce qui s’est passé ? »
Danny venait de rejoindre Sheldon Hawkes au Central.
« L’arrestation du gosse a mal tournée. » lui répondit l’ancien légiste.
Danny s’alarma immédiatement.
« Don ? »
« Il va bien, aussi bien qu’on peut aller quand on a descendu un gosse. »
« S’il a tiré c’est qu’il n’avait pas le choix ! » s’emporta Danny.
« Je le sais. J’étais là Danny. »
« Où il est ? »
Sheldon lui indiqua la porte des toilettes.
« Il y a une chose que tu dois savoir. »
« J’t’écoute. »
« Don a déraillé. »
« Comment ça ? »
« Le gamin était mort Danny. Il s’est acharné sur lui, prêt à tout pour le ranimer. »
Danny médita l’info quelques secondes puis franchit les quelques mètres qui le séparaient encore de son meilleur ami. Don allait avoir besoin de lui, et il serait là.

Le détective était debout devant le lavabo, regardant l’eau s’écouler en même temps que le sang. Il semblait incrusté sur ses mains, comme s’il refusait de partir, comme s’il voulait lui rappeler ce qui s’était passé. Don n’avait pas besoin d’une preuve supplémentaire, il était là, c’est lui qui avait tiré. Il entendit la porte s’ouvrir et leva la tête. Il croisa le regard bleu de son meilleur ami dans la glace.
« Est-ce que ça va ? »
« A ton avis ? Est-ce que ça a l’air d’aller ? »
Don leva son poing et l’abattit sur le miroir. Les éclats de verre se répandirent autour de lui. Il entendit Danny s’approcher et le vit prendre sa main.
« Bien joué. Tu te sens mieux ? »
« Non. »
Il le força à glisser sa main sous le jet d’eau froide. La douleur lui arrache un cri mais Danny tenait bon, il n’avait pas l’intention de le laisser filer.
« Tu t’en sors bien. »
« Tu trouves ? J’ai tué un gosse Danny ! »
« Tu n’avais pas le choix. »
« Qu’est ce que tu en sais ? »
« C’était lui ou toi. C’est une raison suffisante pour moi. »
Danny laissa le silence s’installer entre eux. Il finit par lâcher la main de Don qui s’écarta, mettant le maximum de distance entre eux. Son ami se laissa glisser contre le mur et prit sa tête entre ses mains. Danny devina alors qu’il faudrait du temps à Don pour s’en remettre. Tuer quelqu’un n’était jamais simple, ça l’était encore moins quand il s’agissait d’un gosse.
« Tu veux en parler ? »
« Non. »
« Bien. »
Don releva la tête. Il connaissait suffisamment Danny pour savoir que celui-ci n’abandonnait jamais aussi facilement.
« Bien ? »
« Oui. Quand tu voudras en parler, je serais là. N’importe quand, je serais là. »
Danny s’approcha de lui et lui tendit la main.
« Allez viens, je te raccompagne chez toi. »
Don attrapa la main tendue, se hissa sur ses pieds et suivit Danny.



« Il n’est jamais venu. »
Mac plissa les yeux. Danny était réveillé et lui parlait. Sa voix était faible, hésitante. Les somnifères allaient l’happer à nouveau dans le sommeil. Mac s’approcha du lit.
« Qui ça Danny ? Qui n’est jamais venu ? »
« Don. Je lui avais dis de venir me parler du gosse quand il serait prêt. Il n’est jamais venu. »
« On ne lui en a pas laissé le temps Danny. Les choses sont allées trop vite. »
« On aurait dû faire quelque chose. C’est de notre faute Mac. » murmura Danny avant de sombrer à nouveau dans le sommeil.
« Non Danny, tu te trompes. On ne pouvait pas prévoir. »
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyLun 18 Déc - 22:52

Waaaa Shocked ! Je suis sur le biiiiiiiip! Vivement la suite! Je me meurs!! affraid
Très beau boulot, les filles! Excellentissime!! Bravo! clap thumright

Ici, nous avons un chapitre de moi-même, co-écrit avec mon adorée, Anna (qui a fait une excellente (décidément!) intro et la conclusion! (merci pour ton aide précieuse bizz respect )

_________________________________


Don se laissa tomber sur le canapé à côté d’une fille qu’il connaissait à peine. Du moins, il n’était pas en état de la reconnaître. Le squat, ou la chambre ou peu importe son nom, vide un peu plus tôt dans la journée était à présent occupé par quatre autres personnes. Des étrangers, ou presque. Ils avaient au moins tous un point commun. La drogue.

Sa seringue tomba sur le sol en même temps qu’il sentit l’angoisse monter. Et il n’eut que le temps de deviner ce qui lui arrivait. Bad trip. Contrairement à la sensation d’envol qu’il ressentait d’habitude, il eut l’impression d’être tiré en arrière vers un gouffre sans fond, vers un endroit bien pire que l’enfer dans lequel il vivait déjà, au quotidien.

Tout devenait noir autour de lui. Les visages, les sons, la main de la fille posée sur son bras, l’odeur de la cigarette mélangée à celle de l’alcool, tout s’estompait. Et son cœur battait de plus en plus fort, il n’entendait plus que cela, ne voyait plus que du noir. Il ne ressentait plus que la peur, comme si c’était cela qu’il s’était injecté dans les veines quelques secondes plus tôt.

Puis finalement, il se retrouva, bien malgré lui, propulsé dans un lieu, à un moment, qu’il aurait préféré oublier…

***


Vue de l'extérieur, la grande salle semblait plongée dans une sombre atmosphère, mais une fois à l'intérieur, les néons au plafond et les lueurs des écrans, ajoutés à la lumière naturelle qui s'engouffrait par les parois vitrées de l'entrée, suffisaient à éclairer convenablement l'endroit.
Une multitude de bruits plus différents les uns des autres les assaillirent de toutes parts. Des bips, des bourdonnements stridents, des claquements, des coups sourds, des crissements, quelques éclats de voix et de rire, ponctués de bruits de coups, de sirènes, de froissements de tôle, et de coups de feu.
La salle de jeux grouillait de monde. Des jeunes, et quelques moins jeunes, qui s'amusaient à se bastonner, à conduire toutes sortes d'engins sur terre, sur mers, ou dans les airs, à affronter des tas d'ennemis différents, tels que des équipes de football ou de basket-ball, des commandos armés, des monstres préhistoriques, sortis de l'enfer, ou des morts-vivants, à l'aide de leurs manettes et de leurs armes factices.
Don et son collègue de la scientifique, Sheldon Hawkes, s'adressèrent directement à un des vigiles de l'établissement après s'être identifiés à lui.
"Nous recherchons ce gamin", lui dit Don en lui montrant une photo. "Il s'appelle Denis "Tank" Mitchell. Il paraît qu'il vient ici très souvent. Vous l'avez vu traîner dans le coin aujourd'hui?"
Le vigile jeta un œil sur la photo et dit: "Ouais, je le reconnais. Il était là il y a deux minutes."
Les deux hommes dissimulèrent leur contentement, et Sheldon demanda: "Par où est-il allé?"
Le vigile leur fit un signe vers le fond de la salle et précisa: "Du côté des toilettes."
Ils le remercièrent, et se dirigèrent dans la direction indiquée.
Si Tank Mitchell se trouvait ici, alors qu'il avait été aperçu sur les lieux d'un crime à peine deux heures plus tôt, ça ne pouvait signifier que deux choses. Soit il n'avait rien à voir avec le meurtre, et continuait sa vie avec l'insouciance d'un gamin de quatorze ans qui voyait des types se tirer dessus tous les jours, pour de vrai. Soit il était directement impliqué, et il continuait sa vie avec l'insouciance d'un membre de gang qui se sentait au-dessus des lois, et invincible face à ceux qui étaient chargés de les faire respecter.
Dans un cas comme dans l'autre, il était connu pour être armé, et avait appris à détester les flics. Donc soit ça se passait pas trop mal, soit ça cassait.
"Regarde qui voilà!" se réjouit discrètement Don, alors qu'à quelques mètres de là, Tank Mitchell sortait des toilettes en remontant la fermeture éclaire de son pantalon.
Les deux hommes chargés de lui mettre la main dessus se tinrent alors prêts à toute éventualité. Celle qui se présenta ne fut pas la meilleure de toutes, mais elle était loin d'être la pire, surtout dans un endroit bondé comme celui-ci. En effet, dès que Mitchell leva la tête vers eux, et qu'il vit à qui il avait à faire, il s'empressa de faire demi-tour, pour aussitôt se mettre à courir et rejoindre une issue de secours.
Ni une ni deux, Don et Sheldon s'élancèrent à sa poursuite.
Ils rejoignirent très vite l'extérieur. Le changement brutal de luminosité les éblouirent quelques secondes, mais ça ne les retarda pas plus que le gamin. Peut-être même un peu moins, étant donné qu'ils n'avaient passé que très peu de temps à l'intérieur de l'établissement sombre, et que contrairement au fuyard, ils ne s'étaient pas rendus aveugles à force de fixer les écrans de jeu. 
Ils quittèrent la ruelle, qui longeait le flanc de l'établissement, pour rejoindre la rue principale.
"Prend la voiture, doc!!" cria Don en continuant à courir après le gamin.
L'expert continua donc tout droit à la sortie de la ruelle, et traversa la voie de circulation pour tenter de les rattraper en voiture.
Mitchell était un sacré sprinter, mais il ignorait à qui il avait affaire. 
"Police! Arrête-toi!!" lui ordonna Don, non pas tellement pour se faire obéir, mais par respect pour la procédure.
Ils croisèrent quelques passants à pleine vitesse. Tandis que Mitchell les dégageait sans ménagement de son passage, Don les évitait en les contournant le plus possible. Ce qui ne faisait gagner de temps ni à l'un ni à l'autre.
Mitchell disparut subitement au coin de la rue pour s'engager dans un passage, entre deux immeubles. Une petite ruelle dans laquelle la voiture ne pouvait espérer se faufiler sans encombres. Sheldon s'en aperçut rapidement et continua tout droit afin de faire le tour du pâté de maison, dans l'espoir d'intercepter le gamin à la sortie opposée.
Mais Mitchell décida de la jouer autrement.
Au lieu de filer tout droit pour rejoindre la rue parallèle, il repéra un autre petit passage à angle droit, dans lequel il s'engouffra.
Don ralentit, et dégaina son arme. En plus d'être hors de vue, Mitchell était sûrement dans un cul de sac. Et un gangster pris au piège était rarement enclin à déposer les armes.
Don se mit en position de tir et, tandis qu'il reprit son souffle, s'aventura dans l'axe du passage.
Mitchell était de dos, à vingt mètres de lui, devant un mur insurmontable. Il se retourna lentement, sans que le détective ait à lui demander.
"Tank Mitchell?"
"Qu'est-ce que je peux faire pour toi, connard?" lui lança le gamin.
Quatorze ans, et un regard de tueur. Du préfabriqué, peut-être, mais un vrai mépris pour l'autorité. Don ne craignait pas cette petite racaille, mais seulement les réactions inconsidérées qu'il pouvait avoir. Les truands de son âge étaient imprévisibles. Surtout quand ils se trouvaient dos au mur. Si les plus malins se rendaient sans résistance, les autres tentaient parfois le tout pour le tout.
Et Tank Mitchell était de la race des audacieux.
"Les mains en l'air", lui ordonna Don en s'approchant prudemment.
Mitchell sourit avec arrogance, sans faire le moindre geste. Il était si jeune… et si bête. Son assurance excessive s'apparentait à de la pure inconscience.
Don fit encore quelques pas vers lui. "Joue pas au con, d'accord? J'ai seulement quelques questions à te poser sur ce que tu as vu tout à l'heure."
"J'ai rien vu."
Don eut un petit rire incrédule. A cet instant, au loin, il entendit appeler son prénom. En retour il indiqua sa position à Sheldon en lui criant: "Doc! Par ici!"
Une seconde plus tard, il comprit qu'il était trop tard: "Ne fais pas ça!!" déconseilla-t-il cependant à Tank Mitchell.
Mais celui-ci, sans doute pris de panique à l'idée de se retrouver subitement en infériorité numérique, avait déjà plongé sa main à l'intérieur de sa parka pour en sortir son arme.
Don lui tira dessus.
A une dizaine de mètres de lui, le gamin s'écroula sur les fesses, tenant toujours son arme à la main. Don s'approcha alors, en le maintenant en joue. Ça sentait la poudre. Au sens propre comme au figuré.
"Lâche ton arme! Je te le répéterai pas deux fois!!"
Mais le gamin, touché à l'épaule, reprit son geste et pointa le canon de son arme vers Don.
Alors le détective tira, une seconde fois. "Putain de merde!" ragea-t-il.
Mitchell était si jeune.
Arrogant, bête, menaçant et dangereux.
Mais si jeune…
Don parvint finalement à sa hauteur. Il éloigna l'arme de Mitchell du pied, et s'agenouilla à ses côtés. Le gamin était non seulement touché à l'épaule, mais aussi à la poitrine. Son sourire arrogant avait disparu. A sa place se trouvait une grimace de douleur ensanglantée. Du sang lui sortait de la bouche. Son corps était secoué de convulsions. Son regard, fixé sur Don, transpirait de peur.
"Tu écoutes jamais ce qu'on te dit?!" lui reprocha celui-ci, complètement désarçonné.
Il tenta bien de comprimer sa blessure la plus grave, à la poitrine, mais le gamin perdait beaucoup trop de sang. Une artère était touchée, sans le moindre doute.
Mitchell ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais rien n'en sortit. Il grelottait. Et dans ses yeux, cette peur qui enflait de plus en plus, jusqu'à devenir terreur. Il savait qu'il allait mourir, et il réalisait bien tard qu'il partait sans pouvoir dire au revoir à ceux qu'il aimait. Sans avoir rien fait de bien dans sa vie.
"Doc! Appelle une ambulance!" cria Don à Sheldon qui accourait.
Puis il se pencha à nouveau au-dessus de Tank Mitchell, mais celui-ci perdait rapidement connaissance.
"Bats-toi, petit con!" s'emporta Don, en le frappant à la poitrine, et en comprimant aussi fort qu'il le put ses plaies béantes pleines de sang. Bien inutilement, d'ailleurs.
Quand Sheldon raccrocha, il réalisa l'état de Mitchell. Il n'y avait malheureusement plus rien à faire pour lui.
"Don, laisse-le..."
Mais celui-ci, aveuglé par sa colère envers ce gamin qui l'avait obligé à tirer sur lui, ne l'entendit pas…

***

« Don… Don… Don ! »
Prêt à frapper la poitrine de ce sale gamin une nouvelle fois, il ne sentit que ses cuisses lorsque son poing s’abattit. Il n’y avait plus de Tank Mitchell, plus de Hawkes qui lui criait de s’arrêter, plus rien. Il frappa encore une fois pourtant. Mais, finalement, il sortit de son souvenir en même temps que les effets du bad trip se dissipaient. Il était de retour sur terre mais cela n’avait rien de rassurant. Il venait de revivre le pire moment de sa vie, ce qui avait tout fait basculer.
« Don ? »

La fille à côté de lui était inquiète. Elle ne planait pas encore au moment où il était descendu en enfer, elle avait vu toute la scène… d’un différent point de vue. Il cligna plusieurs fois des yeux, histoire de bien sortir de ce cauchemar et se releva. Puis il sortit sans un mot, il avait vraiment besoin de prendre l’air.

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 20 Déc - 18:42

Chapitre 8



Mac avait fini par quitter à son tour l’hôpital. On ne lui avait pas réellement laissé le choix, les infirmières l’avaient mis à la porte. Plutôt que de rentrer chez lui et ressasser encore et encore ce qu’il savait déjà, il avait décidé de rejoindre son équipe au labo.
Un flot de questions l’avait assaillit à peine les portes franchies. Stella, Lindsay et Hawkes voulaient tout savoir de l’état de santé de Danny. Il les vit se détendre lorsqu’il leur annonça que le pire n’était plus à craindre. Chacun reprit alors son travail, cherchant à localiser Don.
« Au fait Mac, une jeune femme t'attend dans ton bureau. » lui apprit Stella.
Il la remercia d’un signe de la tête et prit la direction de son bureau.

Il l’observa un moment avant de lui signaler sa présence. Elle lui tournait le dos, semblant parfaitement à son aise dans ce bureau qu’elle ne connaissait pas. Pour le peu qu’il voyait d’elle, elle semblait magnifique. Et il fut conforté dans cette idée lorsqu’elle se retourna. Il ne su pas ce qui le frappa en premier, la froideur qu’elle affichait ou sa beauté. La jeune femme posa son regard émeraude sur lui et attaqua.
« Le spectacle vous plait ? »
« A qui ai-je l’honneur ? »
« Sacha Quinn et je crois que vous allez avoir besoin de moi. »
Mac leva un sourcil, surprit par la voix froide et pleine d’assurance autant que par les paroles de la jeune femme.
« Ne soyez pas sceptique Monsieur Taylor. Si je suis ici ce n’est pas par hasard. »
Mac contourna la jeune femme et s’assit.
« Et si vous m’expliquiez ce que vous faites ici. »
Sacha se retourna et prit place face à Mac.
« J’ai cru comprendre qu’un de vos…amis avait quelques soucis. »
Elle le mettait mal à l’aise, il avait beau la sonder du regard, il n’arrivait pas à déceler chez cette femme une once de chaleur, d’humanité. Sans compter qu’elle semblait savoir des choses qui n’avaient pas transpiré du labo et que seule son équipe connaissaient.
Il attendit qu’elle poursuive mais visiblement la jeune femme semblait vouloir prendre son temps. Il l’observa avec attention. Sa beauté était indéniable mais froide, intrigante. Ses longs cheveux blonds étaient remontés en une longue queue de cheval et retombaient jusqu’au creux de ses reins. Quant à ses vêtements, ils annonçaient la couleur : « attention danger ». Elle portait un jean noir qui soulignait ses longues jambes et une sorte de tunique grise qui accentuait encore la pâleur de sa peau. Ces couleurs sombres la rendaient encore plus mystérieuse et accentuait l’impression de danger qui émanait de la jeune femme.


Sacha Quinn sourit discrètement et laissa le lieutenant Taylor poursuivre son examen. Il cherchait à savoir qui elle était.
« Je n’existe pas, il sera donc absolument inutile de faire une recherche sur ma personne quand je sortirai d’ici. Pas plus qu’il ne sera utile de me rechercher. C’est moi qui vous contacterais. En attendant si nous parlions de Don Flack. »
Mac silla. Que savait-elle à propos de Don ?
« D’après ce que je sais, votre ami serait passé de l’autre côté de la barrière et aurait tiré hier soir sur une de ses collègues. Daniel Messer, actuellement en soins intensifs si je ne me trompe pas. »
« Vous m’avez l’air bien informé. »
« Je sais beaucoup plus de choses que vous ne semblez l’imaginer Monsieur Taylor. On ne m’a pas envoyé ici pour vous apprendre des choses que vous savez déjà. »
« Alors pourquoi êtes vous ici ? Et qui vous envoie ? »

Sacha observa Mac Taylor en silence. Il se sentait mal à l’aise sous le regard persistant de la jeune femme. Elle savait pertinemment l’effet qu’elle produisait sur les gens avec une telle attitude et en profitait délibérément pour les déstabiliser. Lorsqu’elle fut absolument certaine d’avoir toute l’attention de Mac, elle se lança dans son récit. Mac Taylor su alors qu’ils avaient peut être une chance de récupérer Don.


Dernière édition par Lexie le Mar 26 Déc - 14:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 20 Déc - 23:20

Chapitre 9.



Taylor la regardait sortir, elle pouvait sentir son regard posé sur elle. Elle ne se retourna pas, ne lui donna pas la satisfaction de voir qu’elle pouvait être troublée par le regard inquisiteur de l’homme avec lequel elle venait de passe une heure. Sacha Quinn adressa un vague sourire à la femme qui l’avait fait entrer dans le bureau de Taylor. Elle lut sur son visage toute sa curiosité et une très grande méfiance. C’était toujours pareil, les gens se méfiaient toujours d’elle. Et ça ne la touchait pas. Ca ne la touchait plus. Elle avait appris à s’endurcir. Quand on exerçait le dangereux métier d’agent infiltré il fallait apprendre à se détacher du monde, se forger une carapace. Et la sienne était excessivement solide. Elle accéléra le pas et sortit du bâtiment. Le soleil l’éblouit un instant, se reflétant dans les surfaces vitrées des immeubles environnants. Elle chaussa ses lunettes de soleil rapidement et se fondit dans la foule. Son prochain rendez-vous l’attendait. Elle grimpa dans un taxi, donna l’adresse au chauffeur et s’appuya sur le dossier de la banquette arrière. Elle profitait des quelques minutes qui s’offraient à elle pour se remémorer sa rencontre avec le fameux Mac Taylor.

« D’après ce que je sais, votre ami serait passé de l’autre côté de la barrière et aurait tiré hier soir sur une de ses collègues. Daniel Messer, actuellement en soins intensifs si je ne me trompe pas. »
« Vous m’avez l’air bien informé. »
« Je sais beaucoup plus de choses que vous ne semblez l’imaginer Monsieur Taylor. Mais on ne m’a pas envoyé ici pour vous apprendre des choses que vous savez déjà. »
« Alors pourquoi êtes vous ici ? Et qui vous envoie ? »
« Qui n’est pas le plus important. Tout ce que vous devez savoir c’est que j’ai la possibilité de faire rentrer Flack au bercail. Mais il va falloir me laisser faire. »
« Vous vous doutez bien que ses anciens collègues ne laisseront pas tomber. Ils sont bien décidés à lui mettre la main dessus. »
« Arrangez vous pour qu’ils traînent en route. »
« Pourquoi faites-vous ça ? Qu’est ce que vous y gagnez ? »
« Moi ? Absolument rien. Mes employeurs eux ont tout à y gagner. Je vous ramène Flack et vous nous laissez nous charger du réseau auquel il appartient désormais. Ce que vous comptez faire ensuite de votre ancien collègue nous importe peux. Il n’est pas assez important pour que nous nous focalisions sur lui. »
« Vous ne faites donc pas partie de l’IGS. »
« Ne cherchez pas à savoir qui je suis. Contentez-vous d’accepter mon offre. »
« Rien ne me dis qu’il ne s’agit pas d’un piège. »
« Vous êtes toujours aussi méfiant ? »
« Non sans raison. Je ne sais rien de vous. Pourquoi vous ferais-je confiance ? »
« Parce que si vous ne le faites pas, vous anéantissez le peu de chances qu’il vous reste de ramener le Lieutenant Flack parmi vous. »
« Flack ne fait plus parti des nôtres. »
« Vraiment ? »
Ca n’était pas une question. Taylor l’avait bien compris. Il avait compris qu’elle savait.
« Comment allez vous vous y prendre ? »
« Ca non plus vous n’avez pas besoin de le savoir. Tout ce que vous avez à faire c’est de tenir votre équipe en laisse et de me laisser l e champ libre. »
Elle s‘était levée, mettant ainsi fin à la discussion.

« Une dernière chose Monsieur Taylor, je dois rencontrer Messer. J’ai besoin de savoir ce qu’il a découvert. »
« Pourquoi ? »
Elle n’avait pas répondu, il en savait déjà suffisamment. Le reste viendrait en temps et en heure. Mac Taylor avait donné son assentiment d’un signe de tête et elle avait quitté son bureau non sans une dernière recommandation.

« Je me doute parfaitement que vous chercherez à savoir qui je suis. Je vous le répète Monsieur Taylor, les ombres n’existent pas. Vous ne pourrez pas me contactez, je vous ferais signe quand le moment sera venu. »

Sacha avait tourné les talons et était sorti du bureau, saluant d’un sourire dénué de chaleur, le bras droit de Mac Taylor.



« Vous êtes arrivée Mademoiselle. »
Le chauffeur de taxi l’avait tiré de ses pensées. Elle le remercia d’un signe de tête, le paya et sortit de la voiture climatisée. Elle traversa la place bordée d’arbres et entra dans la grande tour noire. Elle monta dans l’ascenseur et regarda s’égrener les étages un par un. Elle en profita pour se vider la tête et elle fut prête lorsque les portes s’ouvrirent au vingt et unième étage.
Un grand homme brun, d’origine hispanique, l’attendait assis sur un canapé de cuir blanc. Sa main droite qui jouait négligemment avec son briquet trahissait son impatience.
« Où tu étais ? »
Sacha Quinn, agent double reprenait sa place auprès d’Alberto Costa, trafiquant de drogue notoire.
L’homme s’était levé à son approche, avait passé un bras possessif autour de sa taille et déposé un baiser, semblant de marque d’affection, au creux de son cou.
« Qu’est ce que ça peut bien faire. Je suis là maintenant. »
Alberto n’apprécia par la remarque de sa compagne et ne se gêna pas pour lui faire comprendre. La gifle atteignit la jeune femme de plein fouet. Sacha réprima un cri de douleur et ancra ses yeux à ceux du trafiquant.
« Ne t’avise pas de me parler à nouveau sur ce ton Sacha. J’ai beau énormément apprécier ta compagnie, je ne verrai absolument aucun inconvénient à me séparer de toi. Est-ce que c’est clair ? »
La jeune femme opina de la tête.
« Bien, je te préfère docile. Allons-y, Brad nous attend. »
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 20 Déc - 23:44

ICH BIN SUR LE BIIIIIIIIIP!!! lol! Bravo pour cette suite! 10/10

Didonc, t'aurais pas un peu du mal à faire confiance à l'équipe de Mac Taylor? Les héroïnes sorties de nulle part semblent être ta grande spécialité!!! Mr. Green Voyons ce que ça va donner! clap

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 20 Déc - 23:48

Absolument pas, j'ai une excellente confiance en Don (ouais enfin peut être plus maintenant) et Danny. Et en Mac aussi parce que pour le moment il est bien présent je trouve. Et puis je fais ce que je veux d'abord brlbrl C'est plus facile de jouer avec des persos que personne ne connait comme ça t'entends pas "ah ouais mais truc dans la série il aurait jamais fais ça!".
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 20 Déc - 23:51

Fais comme tu le sens, chérie! Mr. Green Je préfère Eléa et cette Sacha, à Lindsay... par exemple... fufufu

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 20 Déc - 23:53

Ouais mais ça c'est facile, me connaissant tu sais pertinemment qu'elles n'approcheront jamais Don ou Danny au point d'en arriver à les connaître bibliquement. Alors oui, tu m'étonnes qu'Eléa et Sacha aient ta préférence Very Happy
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyMer 20 Déc - 23:54

Tu lis en moi comme dans un livre ouvert! affraid ............................ lol!

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyJeu 21 Déc - 0:00

De toute façon Melle Quinn n'est pas l'héroïne de cette fic ni son sujet principal. Le principal c'est le côté obscur de Don, sa descente en enfer, etc, etc...

Et puis c'est moi qu'écris d'abord, si j'ai envie que Bozzo le Clown vienne rendre visite à Danny à l'hôpital, Bozzo le clown viendra, NA! Mr. Green

Autre chose?
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyJeu 21 Déc - 0:24

Non non! Rien à ajouter!! Mais euh.... je ne comprends pas... J'ai dis quelque chose qu'il fallait pas? queeoi?: Bon, alors OK! Je vais tenter de sauver les meubles! lol Je dis donc vive Bozzo! Euh... Vive Don et Danny! Vive toi, et tout ce que tu fais! J'adore!!! Et vivement la suite!! pompom Youplaboum! pompom

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyJeu 21 Déc - 13:52

Ne te raccroches pas aux brindillettes. C'est fragile une brindillette, c'est une petite brindille alors ça casse vite.

Bref, trêve de plaisanterie, j'ai juste pas assez utilisé de smileys comme d'hab'.

Et le mot de la fin: Vive Bozzo! Mr.Red
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyJeu 21 Déc - 14:24

J'ai remarqué que c'était super fragile, une brindillette! Mais t'inquiète, je suis légère comme une plume! lol
Vive Bozzo! clown victoire

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyJeu 21 Déc - 19:50

valm.csi a écrit:
Et vivement la suite!!

Ca, c'est dans mes cordes! Voilà justement la suite Wink

Chapitre 10


Stella resta quelques instants devant le bureau de Mac, songeuse. Cette jeune femme, au sourire aussi froid que la glace, l’intriguait énormément. Cet aura qui émanait d’elle la mettait mal à l’aise, chose très rare pourtant. Elle la regarda s’éloigner et finit par sortir de ses pensées pour reposer les pieds sur terre.

La scientifique entra finalement dans le bureau de Mac. Il était de dos, observant les autres travailleurs se hâter pour terminer leurs expériences, pour mettre des criminels en prison. Et Stella réalisa que si d’habitude elle faisait cela avec le sourire, aujourd’hui, chaque résultat qui s’affichait sur son ordinateur lui donnait envie de pleurer, de briser le premier objet qui tomberait entre ses mains.

-Mac ? Appela t-elle

Son supérieur se retourna et elle fut frappée par l’inquiétude que reflétaient son visage et son regard.

-Qui était-ce ? Ne put-elle s’empêcher de demander avec un signe de tête vers la porte

Il y eut un moment de silence. Mac ne savait pas quoi répondre. Et cela pour deux raisons. Tout d’abord parce qu’il ne savait pas lui même qui était cette jeune femme. Leur passeport vers la fin du cauchemar ? Ou leur entrée en enfer ? Il savait que le diable pouvait murmurer le plus doux des chants et celui de cette mystérieuse personne y ressemblait énormément.
D’autre part, si cette femme lui avait clairement précisé de tenir son équipe à distance, il ne pouvait confier le peu qu’il savait à Stella. Parce que, tout au fond de lui, il voulait que Flack soit de retour. Même amoché, drogué, tueur, il voulait le revoir. Ne serait-ce que pour lui donner la punition qu’il méritait. Mais surtout pour comprendre.

Stella cligna des yeux, attendant une réponse. Elle se doutait du sujet de la conversation entre Mac et cette femme. Flack. Elle sentit la rage monter à cette simple pensée. Comment ? Comment avait-il pu tous les trahir, tous les abandonner ? Comment un jeune homme aussi attaché à la justice avait-il pu lui désobéir de façon définitive ? Elle se surprit à souhaiter que tout cela ne soit qu’un très mauvais rêve. Qu’elle se réveille pour le voir passer la porte du bureau, un nouveau dossier à la main, fier de sa trouvaille et prêt à aller arrêter un nouveau suspect. Par simple réflexe, elle jeta un coup d’œil vers cette même porte. Mais il n’y avait pas de Flack, pas de moue heureuse, il n’y avait que le vide et, derrière, le couloir du laboratoire.

-Cette jeune femme… peu importe qui elle est. J’ai une nouvelle piste pour Flack.

Stella haussa les sourcils. Elle connaissait suffisamment Mac pour savoir que cet air qu’il affichait n’avait rien de naturel, tout comme le ton de sa voix. Quelque chose n’allait pas, elle le sentait, sa dernière visite l’avait perturbé. Mais il était avant tout son supérieur. Elle acquiesça, attendant la suite.

-Je veux que tu ailles voir du côté de Chinatown, un nouveau réseau de trafic de drogue fait beaucoup parler de lui depuis quelques temps. Ils sauront peut-être quelque chose.
-Très bien, je vais y aller avec Fl… Lindsay.

Stella baissa un instant la tête et la releva. Elle avait faillit dire Flack. Même s’il n’était déjà plus là, plus avec eux, depuis quelques temps, le fait qu’il refasse surface, d’une façon très inattendue, remuait beaucoup de choses. Tout était différent à présent. Et elle savait que le reste de l’équipe était comme elle. Ils lui en voulaient, pour tant de choses. Mensonge, trahison. Pour avoir baissé les bras devant un obstacle. Mais avant tout, ils voulaient savoir, revenir en arrière pour le suivre dans sa descente aux enfers. Et comprendre pourquoi ils n’avaient rien vu, rien su, rien compris.

Mac se laissa tomber sur sa chaise, sa tête entre ses mains. Les paroles de l’inconnue ne sortait plus de son esprit. Tout comme ce que lui avait dit Danny un peu plus tôt. Cette histoire avec le gosse, avait affaiblit Flack, il le savait. Mais il n’aurait jamais pensé que le jeune homme puisse en arriver là, puisse souffrir à ce point.

Stella prit une profonde inspiration et se dirigea vers la sortie.

-Je te tiendrai au courant. Furent les derniers mots qu’il entendit avant qu’elle ne disparaisse dans l’agitation du couloir

Mac soupira. Il espérait vraiment avoir pris la bonne décision. A présent, il comptait sur cette mystérieuse inconnue pour l’aider, parce qu’entre temps, il contribuait lui-même à l’échec de son équipe sur cette affaire.
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyJeu 21 Déc - 20:36

Ma pauvre Stella qui croit encore que Flack va revenir... L'espoir fait vivre, on le sait tous Sad M'enfin! Moi aussi, il me reste un peu d'espoir! Mr. Green
Bravo Anna pour ce chapitre! thumright Et merci pour la suite qui va suivre, svp merci Mr.Red

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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyJeu 21 Déc - 22:37

Chapitre 11


Brad Curtis était déjà là quand ils arrivèrent. Sacha précédait Alberto, comme d’habitude. Une sorte d’assurance vie. Elle tourna la tête sur sa droite et le vit, debout, adossé nonchalamment contre le mur. Elle se rendit compte très vite qu’il n’était pas au meilleur de sa forme. Et il y avait fort à parier qu’Alberto s’en rendrait compte rapidement lui aussi. Elle reporta son attention sur Brad et avança dans sa direction.
Il frémit quand il rencontra son regard. La compagne de Costa lui apparaissait comme ses grands fauves, prêts à vous sauter dessus dès que vous aviez le dos tourné. Il garda une attitude qui se voulait sereine alors que tout son corps était tendu, fébrile, réclamant un assouvissement qu’il ne pouvait lui donner. Il retint de justesse un soupir de soulagement lorsqu’elle le lâcha des yeux.
« J’espère pour toi que c’est important Brad. »
La voix d’Alberto était douce et pourtant la menace était bien présente. Sacha avait appris à la déceler rapidement. Elle laissa le trafiquant poser ses mains autour de sa taille, de façon très possessive lorsqu’il vit le regard appréciateur que Brad posait sur elle. « Mauvaise idée Brad » pensa-t-elle.
« Tu la trouve à ton goût ? »
Brad se crispa, sentant qu’il venait de s’attirer des ennuis. C’était le moment ou jamais de leur parler du dernier coup d’éclat de Flack afin de détourner l’attention de lui.
« Notre ami ici présent, a sérieusement merdé. »
Alberto lâcha sa compagne et posa pour la première fois depuis son arrivée, les yeux sur Don.
« A quel point ? »
« Il a descendu un flic. »
« Vraiment ? Qui aurait pu prédire que l’ex détective Flack allait descendre un de ses anciens collègues ? »
Il approcha de Flack, doucement et s’arrêta à quelques centimètres de lui. Le jeune homme pouvait sentir toute la rage qui émanait du trafiquant, rage entièrement tournée vers lui. Il ne vit rien venir. Alberto le plaqua brutalement contre le mur, sa main enserrant son cou et accentuant peu à peu la pression. L’air lui manquait, il peinait pour respirer. Il allait crever là à cause d’une stupide erreur. A cause de Danny.


« Laisse le moi.»
Flack vit Alberto sourire et l’étreinte se desserrer. L’air afflua à nouveau dans ses poumons. Il réalisa alors que passer entre les mains de Sacha Quinn n’était peut être pas préférable à la mort. Tous savaient que la compagne de Costa était d’une cruauté sans limite. Alberto s’écarta, restant à une distance raisonnable afin d’empêcher toute velléité de fuite. Don vit alors Sacha se pencher et sortir un couteau de sous son jean. L’arme était accrochée à sa cheville et ne demandait qu’à servir. Il vit la lumière se refléter sur la lame. Il allait passer un très mauvais quart d’heure. Le dernier à avoir rencontré la lame de Sacha Quinn s’était trouvé privé de l’usage de ses doigts. De façon définitive. Don frissonna. Au manque de plus en plus présent s’ajoutait à présent la crainte irraisonnée d’un morceau de métal. Enfin pour être exact, ce n’est pas le couteau qui lui faisait peur mais plus la lueur déterminée qu’il voyait briller au fond des yeux de Sacha et quelque chose de plus indéfinissable. De l’exaspération ? Oui c’est ça, elle avait l’air furieuse de devoir se servir de son arme fétiche contre lui.
Don vit la lame acérée approcher peu à peu de son cou. Il sentit le contact froid du métal sur sa peau et sentit le souffle chaud de la jeune femme sur son oreille. Elle lui murmurait quelque chose que lui seul pouvait attendre. Il se concentra et parvint à comprendre ce qu’elle lui disait.
« Vous ne pouviez pas vous tenir tranquille. »
De quoi parlait-elle ? Elle avait l’air de faire de tout cela quelque chose de personnel.
Don sentit la lame descendre le long de son cou et Sacha s’écarter.
« Faites donc asseoir Monsieur Flack, lui et moi allons avoir une petite conversation. »


Dernière édition par Lexie le Ven 22 Déc - 22:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyVen 22 Déc - 9:16

Chapitre 12


En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, Don se retrouva assis sur un bloc de pierre, forcé par Brad. Il jeta un regard mauvais à ce dernier lui signifiant clairement qu’il n’avait pas apprécié d’être vendu ainsi. Seulement, son « acolyte » n’en avait que faire, l’ancien détective n’était pas en mesure de donner des ordres pour l’instant. Il ne l’était plus. Maintenant, il était celui qui subissait, qui souffrait et qui se pliait. Il devenait l’esclave. Et, la pire des choses, l’esclave de Sacha Quinn.

Don releva alors la tête pour rencontrer deux yeux émeraude, froids. Il frissonna une nouvelle fois. Il avait réveillé sa colère et il savait qu’il allait payer le prix fort pour cela. Tous ceux qui étaient passés avant lui l’avaient amèrement regretté, il n’allait pas y échapper. Il ne ferait pas l’exception, c’était certain.

-Ca doit vouq faire bizarre de vous retrouver là, hein ? Cette fois, ce n’est pas vous qui menez l’interrogatoire. Vous deviez être minable comme flic. Se moqua Sacha, sèchement

La lame remonta lentement le long de son cou puis s’arrêta contre sa joue, juste sous l’œil droit. Sacha promenait son regard sur tout son visage avant de l’ancrer dans ses yeux bleus puis de lâcher son regard pour observer la lame de son couteau. La colère qu’elle ressentait à son égard augmentait crescendo. Sa main se serrait autour du manche, se crispait. Et la lame s’enfonça lentement dans sa chair.

Don sentit une vive douleur au niveau de sa joue puis le sang commença à couler. Le liquide était chaud mais cette sensation contre sa peau était des plus désagréables. Il tenta de ne pas y faire attention. Ses mains commençaient à trembler sérieusement, ce n’était pas le moment. Alors il repensa aux paroles de la jeune femme.

Flic minable… J’étais pas un flic minable… Non, j’en n’étais pas un… Ce gosse n’était qu’une petite ordure… Danny est une belle enflure. Je suis pas minable.

-Vous croyiez quoi en tirant sur un flic ? Ils sont à vos trousses maintenant. J’espère pour vous que ça va pas tout gâcher.

Sa voix était dure, sèche, cruelle. Elle reflétait toute la colère qu’elle ressentait. Une colère sourde, muette, dissimulée tout au fond d’elle qui augmentait à chaque seconde qui passait. Et n’importe quel élément était prétexte à accroître ce sentiment de haine. Peu à peu, elle perdait le contrôle de cette colère. Du moins en apparence. Ses yeux lançaient des éclairs, ses dents se serraient, la lame s’enfonçait davantage. Rien ne pouvait la calmer et sûrement pas ces deux yeux bleus posés sur elle.

Don retint un gémissement lorsque la lame descendit le long de sa joue, restant toujours profondément enfoncée. Les gouttes de sang se faisaient plus nombreuses, plus rapides à couler. Et la douleur était lancinante. Ce n’était pas la pie qu’il ait connue mais une des plus vicieuses. Bizarrement, la lame, froide au départ, lui semblait bouillante tout à coup, comme si elle avait été passée dans de la braise juste avant de le toucher.

Sacha retira finalement son arme. Elle resta de longues minutes à fixer la lame maintenant dégoulinante de sang.

-Vous êtes qu’un minable, flic ou pas.

Je suis pas un minable… va te faire foutre.

Don sentait ses mains trembler de plus en plus. Sa colère, sa rage commençaient à pointer le bout de leur nez, poussées par l’état de manque dans lequel il s’enfonçait. Il se contenait difficilement, sentant tous ses membres trembler.

Sacha se pencha vers lui pour lui murmurer à l’oreille, sa voix soudain doucereuse.

-T’es qu’un pauvre minable et tu finiras par rejoindre tous tes anciens copains. T’es pathétique.

N’y tenant plus, ne se contrôlant plus, Don se releva subitement, toisant Sacha de toute sa taille. Mais Brad et Costa étaient toujours là et chacun avait fait un pas vers lui, prêts à le retenir, le tabasser ou même le tuer.

Ils n’en avaient même pas besoin. Ce geste avait aussi enragé Sacha. Sans que personne ne s’y attende, elle planta la lame de son couteau dans les côtes de Don et la retira aussitôt. Il cria de douleur et retomba sur sa chaise. Mais la jeune femme n’en resta pas là. Son couteau vint se planter dans la cuisse du jeune homme. Elle la laissa dans sa chair et la fit lentement tourner. Il tint bon, ne faisait que siffler au départ. Seulement, lorsqu’elle l’enfonça un peu plus, il ne put s’empêcher de hurler. Le sang coulait de sa joue, au niveau de ses côtes et sur sa jambe. Lentement, doucement, cela lui brûlait la peau, lui faisait mal, comme ce couteau planté dans sa chair.

-Vous êtes minable. Reprit-elle, le vouvoyant à nouveau

Elle retira son arme pour tracer un sillon ensanglanté le long de son bras gauche. Elle partit de l’épaule pour descendre jusqu’au coude. Il resta silencieux mais sa respiration était sifflante, douloureuse, irrégulière. Il avait mal. Il était juste trop mal pour l’exprimer autrement.

Finalement, Sacha s’arrêta et se retourna pour partir, sans un regard de plus vers Don. Costa la regarda s’éloigner. Après qu’elle ait fait quelques pas, il se tourna vers le jeune homme et posa sa main sur sa blessure aux côtes pour l’appuyer le plus fort possible. L’ancien détective serra les dents, sa respiration se faisant plus difficile que jamais.

-Si tu fais encore une erreur de ce genre, t’es mort.

Mais je le suis déjà. Je suis déjà mort.

Alberto s’éloigna à son tour. Bientôt il ne fut plus qu’une silhouette floue, lointaine. Brad ne bougeait pas, debout à quelques mètres de Don. Ce dernier se pencha en avant, ses mains parcourues d’incessants tremblements. N’en pouvant plus, il finit par se laisser tomber sur le sol, des larmes coulant sur ses joues.
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyVen 22 Déc - 21:12

Anna elle nous laisse jamais torturer Flack parce qu'elle a toujours peur qu'on lui fasse du mal. Laissez moi rire Mr. Green

Très bon chapitre ma bichette et quelle garçe quand même.

Chapitre 13.


Elle avait laissé Costa quelques heures plus tôt sans qu’il n’y voit d’inconvénient. A croire que son petit coup d’éclat ave Flack l’avait adouci. Elle attendait maintenant, assise dans la pénombre et ressassait ce qui s’était passé. Elle n’aimait pas torturer et encore moins tuer un être humain sans une raison valable. Le faire lui demandait toujours un effort considérable. Non pas que l’acte en lui-même soit difficile à exécuter mais faire du mal volontairement c’était déjà plus difficile. Il lui avait fallu des années pour qu’elle y parvienne et force était d’admettre qu’elle le faisait maintenant à la perfection. Sauf qu’en temps normal, les types qui subissaient sa cruauté étaient des pourritures. Elle n’était pas certaine que Flack fasse parti de cette catégorie. Elle s’enfonça un peu plus dans son fauteuil et caressa la lame de son couteau. Elle adorait cet objet et la puissance qu’il lui apportait. Pathétique. Elle puisait sa force dans un objet. Elle quitta la lame argentée du regard sans pour autant cesser de jouer avec. Elle s’impatientait. Les médecins lui avaient assuré qu’il avait repris connaissance et pourtant il s’obstinait à garder les yeux fermés. Elle attendit quelques minutes supplémentaires et finit par se lever. Elle approcha du lit, lentement, sans jamais lâcher sa proie du regard. L’homme avait l’air fragile, prêt à se laisser charmer par la grande faucheuse. Il était loin de la description qu’on lui en avait faite. Daniel Messer n’était que l’ombre de lui-même. « Quoi d’étonnant ? » songea Sacha. « Son meilleur ami lui a tiré dessus et ce n’est que la face cachée de l’iceberg. Messer a sa part de responsabilité dans tout ça. »

« Vous comptez vous en servir contre moi ? »
Elle ne l’avait pas vu ouvrir les yeux et fut surprise par la lueur qu’elle vit briller dans ses prunelles bleues. Si un regard avait pu tuer, elle serait morte sur le champ.
« Pas si vous vous montrez coopératif. »
« Il vous envoie finir le boulot ? »
« Je suppose que par il vous faites allusion à votre ami. »
« Ce n’est plus mon ami. »
« Pourquoi est-ce que je ne vous crois pas ? Je me suis pourtant laissé dire que vous étiez quelqu’un de particulièrement fidèle en amitié. »
« On vous a menti. »
« Je ne crois pas non. Vous n’auriez jamais autant persévéré pour lui mettre la main dessus si son sort vous importait aussi peu que vous voulez me le faire croire. Vous n’auriez pas absolument voulu descendre de la table d’opération pour retourner le chercher si Don Flack ne représentait plus rien pour vous. »
«Vous avez l’air d’en savoir des choses. »
« C’est le cas. »
« Qu’est ce que vous me voulez ? »
« Rassurez vous, je ne suis pas là pour vous descendre. »
« Vraiment ? »
Sacha entendit la note sarcastique dans sa voix et avisa le regard de Danny posé sur son arme.
« Je suppose que ceci ne vous aide pas à me croire. »
Elle agita un instant le couteau, captant quelques éclats de lumière et consentit enfin à s’en séparer.
« J’ai besoin que vous me parliez de Flack. Ne me cachez absolument aucun détail. Je veux connaître ses forces, ses faiblesses et à quel point il est dépendant. »
« Pourquoi ? »
« Parce que je peux vous le ramener mais qu’il va falloir m’aider. Et parce que votre patron me fait confiance. Enfin confiance n’est peut être pas le mot le plus adéquat. Disons qu’il consent à me laisser agir comme je l’entends. »
« Je ne suis pas Mac, si vous voulez des infos sur Don trouvez les vous-même. »
Sacha soupira et respira lentement. Surtout ne pas s’énerver.
« Vous vous êtes donnez le mot pour me compliquer la tâche n’est ce pas ? »
« Vous ? »
Elle le fixa intensément, attendant qu’il comprenne de qui elle voulait parler. Lorsqu’il le réalisa, elle vit ses yeux s’écarquiller et une lueur d’espoir remplacer la haine.
« Vous avez vu Don ! Où est-il ? »
« Vous vous doutez bien que je ne peux pas répondre à cette question. Disons simplement qu’il n’est pas très loin de l’endroit où vous l’aviez localisé. »
« Est-ce qu’il va bien ? »
Sacha eu un sourire amusé.
« Oui, décidément, Don Flack ne fait plus parti de vos amis. C’est indéniable. »
« Vous ne m’avez pas répondu. »
« Disons que nous avons eu un léger différent mais qu’il va bien. »
« Qui êtes vous ? Et pourquoi je devais vous faire confiance ? »
« Je ne vous demande pas de me faire confiance Messer, j’en sais suffisamment sur vous pour ne pas espérer en arriver là dès notre premier tête à tête. Je vous demande de me laisser agir à ma façon pour que Flack revienne parmi vous. »
« Vous n’avez répondu qu’à une seule de mes questions. »
« Sacha Quinn. »
Sa réponse ne semblait pas avoir satisfait sa curiosité.
« Très bien. Disons que Flack et moi avons une chose en commun et que contrairement à lui j’ai choisi d’approcher Alberto Costa de mon plein gré. »
« Si vous me connaissez si bien que ça vous devez vous douter que je ne me contenterai pas de si peu. »
« En effet. J’appartiens à un département spécial et très secret de la DEA. Il va s’en dire que si ce que je vous raconte sort de cette pièce et que ma couverture tombe, vous pouvez dire adieu à votre ami. Je n’aurai absolument aucun problème à mettre moi-même un terme à son existence. »
« Les flics ne tuent pas d’autres flics. »
« Vraiment ? Votre ami a pourtant tenté de vous descendre. Dites vous bien que je n’existe pas Messer et que si l’envie m’en prenait de tuer Flack, personne ne chercherait à me mettre la main dessus. Mes supérieurs me laissent une liberté d’action indéfinissable. Ce que je fais pour arriver à nos fins et comment je le fais leur importe peu. Seul le résultat compte. Et peu importe si la police de New York doit subir certaines pertes. »
« Votre corps est aussi un moyen de parvenir à vos fins. »
« Ca c’est cruel Messer. Mais oui, si il faut en arriver là je n’hésite pas. »
« Agent de la DEA et prostituée. Intéressant. »
Il entendit un sifflement près de son oreille et eut tout juste le temps de baisser la tête avant que le couteau de la jeune femme ne vienne se planter dans le mur.
« Aurais-je touché un point sensible ? »
« Pas particulièrement. Evitez simplement de porter un jugement sur une chose que vous ne pouvez pas comprendre. Oh et pour information, si j’avais voulu vous tuer, je n’aurais pas raté ma cible. »
« J’en doute pas une seconde. »
Danny sentit la jeune femme se pencher au dessus de lui et retirer le couteau fiché dans le mur. Elle s’écarta et reprit sa place dans le fauteuil.
« Il serait peut être temps d’arrêter de me tester et de me dire ce que je veux savoir Messer. Dois-je vous rappeler que votre ami est dans la ligne de mire des flics de New York et du cartel de Costa ? »
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MessageSujet: Re: [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance   [CSI:NY] Roundrobin 2 ~ Dépendance EmptyVen 22 Déc - 22:16

Et Lex s'occupe à merveille de la garce qu'est Sacha!

Chapitre 14



Don se redressa légèrement et s’appuya contre le mur. Son sang coulait abondamment et il était assez intelligent pour savoir qu’il allait devoir arrêter l’hémorragie le plus vite possible. Histoire d’éviter de mourir d’exsanguination. Mais il savait aussi qu’aller à l’hôpital était complètement inconsidéré et surtout impossible. Il y avait trop de gens qu’il connaissait, trop de témoins. Et il y avait peut-être Danny.

Brad était toujours derrière lui, le regardant souffrir. Il était l’exemple de la punition qui les attendait à la moindre bêtise. Il était le modèle à ne pas suivre. Et l’expression de son traître de nouvel ami signifiait clairement ce qu’il pensait. « Je te l’avais bien dit ». Ce dernier quitta tout de même le silence dans lequel il s’était muré depuis de longues minutes.

-Tu devrais faire quelque chose, le sang sur tes vêtements ça fait désordre.

Don ne lui accorda même pas un regard.

-En tout cas, j’ai ma confirmation, Sacha Quinn est vraiment une garce. Continua Brad, se souciant peu de savoir s’il parlait tout seul ou non
-Non, tu crois. Ironisa Don

Il sentait encore l’atroce douleur, la lame enfoncée dans ses côtes, tournant dans sa cuisse et faisant couler son sang sans jamais s’arrêter. Il voyait encore son regard si froid et pénétrant, son sourire cruel, sadique. Il finit par déchirer un pan de son tee-shirt pour le nouer autour de sa jambe. Puis il utilisa un autre morceau pour comprimer sa deuxième plaie. Sa coupure à la joue pouvait vraiment attendre.

-Je me demande comment Monsieur Costa fait pour la maîtriser. Tu crois qu’elle est comment au lit ?

Don grimaça en passant le tissu sur ses côtes.

-Tu viens de me balancer au patron. Tu crois que j’ai vraiment le temps de fantasmer sur sa copine ?
-T’as changé de monde Don, t’es plus avec tes copains les flics réglo. Ici c’est chacun pour sa peau, j’ai sauvé la mienne.
-Et tu m’as vendu à la place.
-Assumes tes erreurs.

Don soupira après avoir fait une nouvelle grimace. La douleur ne le quittait plus. Et il ne supportait plus de rester avec cet enfoiré. Si Sacha Quinn lui avait appris quelque chose quelques instants plus tôt, c’était bien de toujours tout faire pour sauver sa peau. En l’occurrence, il valait mieux ne faire confiance à personne. Personne de ce nouveau monde.

-Et toi laisses moi tranquille.

***


Quelques minutes plus tard, Don se retrouvait à errer dans la rue. Il boitait légèrement, chaque pas lui arrachant un sifflement de douleur mais il se fondait parfaitement dans la masse. Personne ne faisait attention à lui ni à son état. Il était en manque, c’était de plus en plus évident pour lui. La sueur perlait sur son front, son corps était parcouru de frissons souvent violents. Il avait besoin d’une nouvelle dose. Mais plus que ça, il avait besoin d’aide. Il avait commis trop d’erreurs et ne savait plus vraiment quoi faire. Peut-être était-ce les effets secondaires dus à son manque ? Peu importe, il se sentait soudain perdu. Comme lorsque tout avait commencé.

Don s’arrêta en plein milieu de la rue, prenant un passant de cours qui faillit le percuter. Ensuite, il sortit son portable et composa un numéro, le premier auquel il avait pensé. Il appuya sur la touche appel, sans vraiment y réfléchir, et porta l’appareil à son oreille. Mais au bout d’une sonnerie, il raccrocha. Il serra le portable entre ses mains, hésitants. Mais il comprit bien vite qu’il n’avait plus que cette solution. S’il voulait vivre, survivre, il ne lui restait que ça à faire. Il rappela son correspondant, bien décidé à lui parler cette fois-ci.

-Taylor. Dit la voix du chef de la scientifique

Don resta muet, sa voix coincée quelque part au fond de sa gorge. C’était si bizarre de l’appeler, de l’entendre, de lui parler. Il se sentait honteux, il trouvait cela stupide.

-Qui est à l’appareil ?
-Je… c’est… Flack.

Il y eut un silence pendant lequel il se demanda si Mac n’avait pas raccroché. Mais un soupir lui parvint. Mais rien d’autre. Taylor s’obstinait à garder le silence, attendant que ce soit lui qui fasse le premier pas.

-J’ai besoin d’aide. Finit-il par avouer
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