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 CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)

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Lindsay
CSI niveau 2
Lindsay

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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyMer 8 Aoû - 22:51

Chapitre 9



Il avançait vers le salon, la boule au ventre, et il avait la désagréable et ridicule impression de se retrouver vingt cinq ans en arrière, quand il était gamin, quand lui et son frère devaient se résoudre par la force des choses et sous l’insistance de leurs parents, à avouer une bourde dont ils n’étaient absolument pas fiers. Ça lui était d’ailleurs arrivé plus souvent qu’à Louie, parce que Danny avait pris très tôt la fâcheuse habitude de couvrir son grand frère et de payer les pots cassés à sa place. Ça ne s’était pas arrangé avec le temps. Il ne comptait même plus le nombre de fois où il avait dû le sortir du pétrin dans lequel il s’était fourré, le nombre de fois où il avait dû se débrouiller pour régler sa caution et lui éviter de passer la nuit en cellule. S’attirer des ennuis était décidemment une tare familiale. Danny n’avait jamais rien attendu de son frère en retour. Cependant, un jour, et sans qu’il s’y attende, Louie lui avait rendu la pareille, en le sauvant à son tour de la prison. Il en avait été extrêmement touché, parce que ce jour-là, son frère en avait payé le prix fort, parce que ce jour-là, il s’était rendu compte à quel point il l’aimait. Danny s’immobilisa. Il se rappela soudain que cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu, longtemps qu’il n’était pas allé lui rendre visite à l’hôpital dans lequel il purgeait, en quelque sorte, sa détention provisoire jusqu’à son procès. Il baissa la tête et déglutit péniblement. Que penserait-il lui aussi de tout ça ? Il l’engueulerait probablement. Et puis, il serait déçu aussi … terriblement déçu. Tout comme Mac. Peut-être même plus que Mac. Parce que Louie avait placé beaucoup d’espoir en lui, parce qu’il s’était imaginé qu’il aurait un avenir brillant, qu’il ne suivrait pas ses traces en accumulant les conneries, parce qu’il s’était imaginé tout simplement que son petit frère deviendrait un mec bien. Et où était passé ce mec bien aujourd’hui ? Nulle part. Il avait disparu. A la place … un junkie. Un pauvre type qui n’avait pas su faire face aux dures épreuves que la vie lui avait imposées. Un pauvre con qui ne désirait plus qu’une seule chose : pouvoir s’envoyer en l’air avec sa dope. Misérable. Danny se sentait affreusement misérable. Perdu dans ses lointaines pensées, il lui sembla soudain entendre imperceptiblement le son d’une voix. Il releva les yeux. Sheldon était en face de lui en train de lui parler et il ne l’avait même pas remarqué.

- Pardon ? lui dit-il le regard un peu désorienté.
- Je te demandais si la douche avait été bonne. … T’es sûr que ça va ? S’inquiéta t-il.
- Ouais. J’étais juste ailleurs. Mac est là ? Fit-il en désignant d’un mouvement de tête l’entrée du salon.
- Il est au téléphone avec Stella je crois. Ajouta t-il après avoir acquiescé en silence.
- Bien. Répondit-il dans un soupir.
- Tiens. Je pense que ça peut t’être utile. Lui dit Sheldon en lui tendant ses lunettes.
- Merci. Répondit-il à son interlocuteur en les saisissant et les remettant sur son nez.
- Vas-y Danny. Il t’attend. De mon côté, je vais te préparer un truc à manger. … ça fait combien de temps que t’as pas pris un vrai repas ? Je veux dire, en dehors des semblants de sandwichs que t’ingurgites en vitesse ces temps-ci ?
- Oula ! ça doit faire au moins … une éternité ! … J’ai plus vraiment d’appétit….
- C’est pas étonnant …
- Je sais …. C’est l’héro. Le coupa t-il avant qu’il n’ait le temps de le lui faire remarquer.
- T’inquiète pas. On va te réhabituer à manger comme quatre ! Lui rétorqua t-il en souriant.

Danny lui rendit son sourire avant d’extirper un dernier souffle.

- Bon, et bien … Quand faut y aller … fit-il en passant devant Sheldon qui lui asséna une tape dans le dos pour l’encourager.

Danny s’arrêta sous l’encadrement de la double porte du salon. Il y aperçut aussitôt Mac, manches de chemise retroussées, qui s’affairait à faire les cents pas, son portable à l’oreille. Le jeune expert ne signala pas sa présence, voulant retarder la confrontation le plus longtemps possible et se contenta d’observer Mac. Il était en conversation avec Stella et le ton de sa voix était grave.

- …. d’après Sheldon, ça va mieux maintenant. Il est en train de prendre une douche. …. Non, je ne sais pas. On n’a pas encore eu l’occasion d’avoir cette discussion. Oui, bien sûr je te tiens au ….

Mac s’interrompit soudain, venant de croiser le regard du jeune expert qui se tenait debout à l’entrée de la pièce. Pris d’angoisse, Danny déglutit et se passa la langue sur les lèvres.

- … Non, tout va bien. Danny est là. Je te laisse. Bye. Finit-il rapidement.

Il raccrocha et remit son portable dans sa poche avant de fixer à nouveau Danny dans les yeux. Les deux hommes s’échangèrent dans un silence oppressant un regard plein de tourment et d’amertume. Ce fut Mac qui engagea le dialogue.

- C’était Stella.
- Elle sait ?
- Oui. Je suis désolé mais j’ai dû le lui dire. … Vous avez un peu meilleure mine.
- Merci. Ça doit être l’effet de la douche.
- Vous allez mieux ?
- Disons que les vomissements ont cessé.
- Tant mieux. Sheldon …..

Danny soupira en baissant la tête. L’atmosphère qui régnait dans la pièce commençait sérieusement à l’étouffer. Il ne supportait plus d’attendre que Mac se décide enfin à lui dire ce qu’il avait sur le cœur. Il releva donc les yeux vers lui et trancha dans le vif du sujet.

- … m’a dit que …
- Arrêtons de tourner autour du pot Mac ! Balancez ce que vous avez à me dire ! Le coupa t-il soudain durement.

Sous la surprise de l’intervention brutale de Danny, le regard et les paroles de Mac se figèrent. Mais bientôt les traits de son visage se durcirent laissant paraître toute sa colère, sa déception et son incompréhension. Danny ne voulait plus tergiverser. Soit. Mac cessa aussitôt d’essayer de le ménager et aborda sans détour ce qui les intéressait tous les deux.

- Pourquoi Danny ? Débuta t-il sur un ton acerbe. Vous êtes loin d’être un imbécile, alors comment cette idée stupide vous est passée par la tête ? Fulmina t-il en le fusillant du regard.
- Je suis pas aussi fort que vous le croyez.
- Ce n’est pas ce que je vous demande. Je conçois que vous ayez du mal à vous relever de ce qui s’est passé, mais ce que je ne comprends pas, c’est comment vous en êtes arrivés à vous droguer ! Je commence à bien vous connaître. Je sais que vous êtes capable de vous foutre dans les emmerdes les plus tordues, mais honnêtement, j’ai beaucoup de mal à croire que vous ayez pris l’initiative d’aller acheter votre première dose ! déclara t-il, la voix empreinte de colère.

Danny passa anxieusement sa langue sur ses lèvres une nouvelle fois et baissa les yeux. En effet, Mac avait raison. Il n’aurait probablement jamais pensé à se shooter si le destin ne s’était pas amusé à mettre à sa portée ce premier petit sachet de came. Mais comment lui expliquer ? Comment lui faire comprendre qu’il n’avait pas vraiment eu le choix ?

- Je répète. Poursuivit Mac devant le silence que s’obstinait à garder son interlocuteur. Comment cette idée stupide vous est passée par la tête ? Comment vous êtes vous procuré de l’héro ? Qui vous en a proposé ? Où ? Vous en avez volé au labo ? Haussa t-il de plus en plus le ton.
- Non ! Réagit-il aussitôt en le fustigeant. Non. J’aurais jamais fait ça !
- Alors expliquez-moi. Aidez-moi à y voir plus clair. Lui répondit-il plus calmement mais toujours aussi fermement.

Le jeune homme joignit nerveusement ses mains. Il prit une profonde respiration et planta à nouveau son regard angoissé dans celui de Mac. L’heure des aveux avait sonné. Il prit son courage à deux mains et se lança.

- C’est ici que je l’ai trouvée.
- Quoi ? S’étonna Mac en fronçant les sourcils avant de le laisser poursuivre et de l’écouter avec attention.
- Oui, c’est ici, dans la salle de bain. … avoua t-il d’une voix hésitante. Les deux Tanglewoods qui étaient venus planquer une arme … l’un d’eux était dealer. La doublure de sa veste était pleine de doses d’héro. Et … souvenez vous, elle était déchirée. Je suppose que pendant qu’ils cherchaient une cachette, une des doses est tombée à terre et s’est faufilée sous la commode … parce que c’est là que je l’ai trouvée, en cherchant à y récupérer autre chose.
- Et vous l’avez gardée !!? S’étonna Mac. Vous n’avez pas cherché à vous en débarrasser ? Fulmina t-il en s’approchant plus près de Danny.
- Si, … au début.
- Et bien vous auriez dû vous en débarrasser ! Reprit Mac de plus belle en agitant les bras devant le jeune homme. Pourquoi l’avoir utilisé Danny ? Pourquoi ? Vous n’ignorez pas les dégâts que cause cette saloperie ! Vous vous rendez compte de la galère dans laquelle vous vous êtes fourrés une fois de plus ?!! Acheva t-il, essoufflé par son énervement.

Danny serra les lèvres pour contenir son désarroi et l’envie de se foutre en rogne à son tour. Il choisit une autre option. Celle de la totale franchise. Il plongea alors son regard brillant, sombre et résolu dans celui de Mac. Il fallait qu’il comprenne. Il fallait qu’il sache. Il se mit alors à parler, calmement, d’une voix légèrement éraillée, sur un ton qu’il voulut dur, franc et sans équivoque.

- Mac, … ce soir-là, … si je n’avais pas trouvé cette came, … si je ne m’étais pas fait cette injection … j’aurais pris mon arme, … je l’aurais chargée, …. Et je me serais tiré une balle dans la tête.

Le fixant toujours, Mac sentit sa gorge se serrer. Une lueur d’effroi traversa soudain ses yeux et une vague de frissons lui parcourut l’échine. Les aveux de Danny le bouleversèrent tellement qu’il fut comme médusé et ne sut que répondre.

- Voilà pourquoi j’ai fait ça.

Le regard empli de larmes, le jeune expert extirpa un rictus amer avant de poursuivre son monologue.

- C’est ironique vous trouvez pas ? Parce que finalement, cette saloperie, elle m’a sauvé la vie … en quelque sorte, …, enfin tout du moins, elle m’a permis de m’accorder un sursis.

Il ferma les yeux et, ne pouvant contenir plus longtemps le désespoir qui l’assaillait, laissa courir quelques larmes silencieuses le long de ses joues. En le voyant craquer, Mac soupira d’affliction.

- Je comprends, mais ce n’était pas la bonne solution Danny. dit-il finalement, d’une voix sereine et attristée.
- Je sais. Lâcha Danny dans un sanglot.

Il était inutile que Mac lui rappelle qu’il avait pourtant des amis qui auraient pu l’aider, parce que Danny le savait. Alors, s’il ne les avait pas appelés ce soir-là, c’était sûrement parce qu’il n’en avait pas trouvé le courage. Admettre qu’il était dépassé, qu’il ne pouvait plus faire face à la vie, qu’il avait besoin d’aide, c’était s’avouer vaincu. Une chose qu’il s’était toujours refusé d’accepter.


Dernière édition par le Ven 10 Aoû - 11:02, édité 2 fois
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Lindsay
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyMer 8 Aoû - 22:52

- Allez venez, on va s’asseoir. Lui proposa alors Mac en posant une main sur son bras. J’ai d’autres questions à vous poser.
- Je me doute. Rétorqua le jeune homme en s’essuyant les yeux et le nez du revers de sa main.

Les deux hommes se dirigèrent vers le canapé. Mac s’y installa tandis que Danny préféra s’asseoir sur la table basse. Il se pencha en avant pour poser ses coudes sur ses genoux et passa ses mains sur son visage tout en poussant un profond soupir. Il allait devoir tout déballer et cela ne l’enchantait guère.

- Je vais être direct. Je veux coincer le type qui vous fournit.
- A quoi ça sert ? Il sera remplacé de toute façon ! répondit Danny d’un air désabusé.
- Danny, je veux savoir qui vous fournit ! Insista Mac
- Très bien. Lâcha t-il dans un soupir résigné … C’est un mec qui se fait appeler « Magic ».
- Où peut-on le trouver ?
- En général dans Harlem sur la 135è … mais, il change assez souvent de place.
- Et vous l’avez connu comment ? Pourquoi lui ?
- Pourquoi pas ? Lança Danny d’un ton amer. Vous savez, j’ai pas vraiment choisi. C’est lui que des junkies m’ont conseillé pour me procurer de l’héroïne blanche. Il vagabonde souvent sur la ligne de métro de Harlem quand il n’est pas sur la 135è. C’est pour ça que je vous dis qu’il se déplace beaucoup
- Son nom ?
- J’en sais rien. Il est pas répertorié comme dealer dans nos fichiers. Il doit être dans le circuit depuis trop peu de temps.
- Vous avez donc essayé de vous renseigner sur lui.
- Oui j’ai essayé c’est vrai. Au début, je voulais savoir à qui je donnais mon fric ….et puis … c’est vite devenu … sans importance. Ajouta t-il, aigri.
- Vous pouvez peut-être me donner son signalement alors ?
- Afro-Américain. Un peu plus grand que moi. Il a un tatouage sur l’avant bras gauche. Une araignée noire. Et un putain de sale regard !
- Ok. Merci.
- Vous êtes bien conscient qu’il est hors de question que je témoigne !
- Oui, je sais.

Danny baissa la tête pour poser son regard sur ses mains jointes. Autre chose le préoccupait.

- Et pour le boulot ? ça va se passer comment ? S’intéressa t-il en relevant les yeux vers Mac.
- Déjà, vous et Sheldon avaient deux semaines de congés. Ensuite, si vous arrivez réellement à vous passer de l’héro, je vous réintégrerais. Seulement, ne comptez pas reprendre immédiatement toutes vos fonctions.
- Oui, évidemment. Lança t-il déçu.
- Ce n’est pas une sanction Danny, c’est de la prévention, pour votre bien et celui du labo. Il est hors de questions que je vous laisse analyser quelques substances que ce soit quand vous reviendrez. De même, vous pouvez dire adieu au terrain pendant quelques temps, sans oublier que je vous surveillerez de près et que vous subirez des tests aux narcotiques deux fois par semaine.
- Vous avez tout prévu. Vous m’avez l’air bien sûr que je serais apte à revenir … dans deux semaines … lui répondit Danny, incrédule.
- Vous pas ? S’étonna Mac, inquiet de la réponse de son jeune protégé.
- J’en sais rien. … J’espère. … parce que … j’aime vraiment ce boulot Mac. Avoua t-il tristement en fixant Mac dans les yeux. … Au fait, je suis désolé pour ….

Danny, honteux, ne put terminer sa phrase, se contentant de désigner d’un geste sa lèvre.

- Oh, ça ? fit-il en portant une main sur sa mâchoire. C’est rien. Mais …faites-moi penser quand même de vous faire une retenue sur salaire ! poursuivit-il en lui envoyant un sourire.

Ce à quoi Danny répondit de la même façon. Ce simple et franc sourire qui vint fendiller les lèvres du jeune homme réconforta Mac. Ce dernier avait en effet été très ébranlé par les terribles événements qui avaient marqués ce début d’après-midi. Les images de Danny déchaîné et atrocement prisonnier de sa douleur hantaient toujours son esprit et il entendait encore l’écho de ses cris déchirants frapper les murs.

- Moi aussi je devrais m’excuser. Je vous ai un peu malmené. Ajouta t-il sur le même ton détendu.
- Un peu ? Se mit à rire Danny en se frictionnant l’épaule gauche. Je crois qu’à l’avenir, je vais éviter de vous attaquer de front !
- Mais, vous l’aviez cherché !
- Mea culpa ! Se résigna Danny en se redressant tout en levant les mains en l’air.

Les deux hommes s’échangèrent alors à nouveau un sourire avant diriger leur regard vers Sheldon qui s’avançait vers eux, un verre d’eau à la main.

- Je vois qu’on rigole bien par ici pendant que d’autre bosse ! Lança t-il en jetant un regard amusé sur ses deux amis. Tiens, prends ça Danny. Fit-il en tendant à Danny le verre d’eau accompagné de deux petits cachets de couleur.
- C’est quoi ? Demanda le jeune patient en s’emparant de ce que Hawkes lui présentait.
- Juste des compléments nutritionnels. Avale ! Ordre du médecin.

Danny acquiesça et ne se fit pas prier plus longtemps. Il avala d’un coup sec les deux cachets et prit une gorgée d’eau. Sheldon agita ensuite devant lui un tube de crème.

- Enlève ton Sweat pour que je t’applique ça avant que la douleur ne se réveille.
- Ok Doc.

Sans ne plus attendre, Danny se saisit du bas de son sweat et l’enleva d’un mouvement rapide. Sans réfléchir. Laissant ainsi se révéler aux yeux de Mac son torse amaigri mais aussi et surtout … ses bras … couverts de piqûres et d’ecchymoses.
Il ne s’en rendit pas immédiatement compte. Mais quand il s’aperçut que les stigmates de sa descente aux enfers étaient à nues, il devint blême, déglutit d’angoisse et n’osa plus relever les yeux vers Mac. Il le sentait. Son regard ténébreux était à nouveau posé sur lui.
Danny, en cet instant, aurait voulu disparaître. Parce qu’il avait honte, terriblement honte de ces traces, signes incontestables de sa faiblesse, de sa détresse et de sa bêtise. Hawkes, ayant ressenti lui aussi le malaise naissant, regarda d’un air attristé Danny, puis Mac. Ce dernier, en effet, ne souriait plus. Il avait devant lui la preuve irréfutable de son manque de vigilance et de discernement et cela le blessa. Comment avait-il pu le laisser se détruire pendant si longtemps sans ne rien remarquer ? Sans tenter d’y mettre un frein ? Il ragea intérieurement. Comment avait t-il pu être aveugle au point de se laisser convaincre que Danny allait mieux ? Le jeune homme se tint les bras, s’humidifia nerveusement les lèvres, soupira puis se décida à affronter le regard de son supérieur. Et il n’y lut pas ce à quoi il s’attendait. Les yeux de Mac étaient non pas emplis de déception ou de reproche mais plutôt de tristesse et de remords.

- Je sais, c’est moche. Lâcha finalement Danny en baissant les yeux.

Mac serra les lèvres. Il aurait voulu lui dire combien il était désolé de ne rien avoir vu, combien il était désolé de l’avoir laissé s’enfoncer, de l’avoir abandonné, mais il n’en eut pas la force. Ce n’était pas encore le bon moment. Il trouva donc un moyen de s’esquiver.

- Je dois passer un coup de fil. Je vous laisse. Annonça t-il en se levant avant de quitter la pièce.

- Bon allez, à nous deux ! S’empressa d’ajouter Sheldon sur un ton enjoué pour briser l’ambiance pesante qui venait de s’installer.

Il ouvrit alors le tube et commença à appliquer la crème dans le dos de son ami. Sous l’effet du léger massage que lui offrait Sheldon, Danny commença peu à peu à se détendre. Il ferma les yeux et poussa même un soupir de bien être. Soudain, un sourire se dessina sur son visage.

- Tu sais que t’as des doigts de fée Sheld ! Je comprends que tu nous l’ais caché ! Trop peur qu’on te réclame des séances de kiné au labo ! En tout cas, ça doit être d’enfer avec les filles ! S’amusa t-il …. Aooh ! Cria t-il soudain en faisant la grimace.
- Et là, c’est toujours d’enfer ? S’amusa à son tour Sheldon, en massant l’épaule de Danny plus vigoureusement.
- Non là, un peu moins d’un coup …. Si ça te dérange pas, je préfère la douceur.
- Oui, mais comme les bonnes choses ont une fin, tu peux te rhabiller ! Dit-il en lui assénant une tape sur l’épaule.

Danny, toujours souriant, enfila à nouveau son Sweat, avant de se lever et de se diriger vers le minibar où Hawkes lui avait préparé un petit plat de patte, accompagné d’un steack. Le jeune homme fit la moue tout en s’approchant.

- J’ai pas faim Sheld. Se plaignit-il.
- Il faut que tu manges Danny.
- Je sais mais à quoi ça sert si je dégueule tout après.
- Arrête, tu veux, t’as besoin de reprendre des forces et c’est pas l’héro ni la méthadone qui te nourriront. … Allez, fais un effort ! J’ai pas mis une grande quantité !

Danny soupira et prit place sur un des tabourets. Il se saisit alors des couverts et commença à couper le steak. Il piqua un morceau de viande qu’il observa longuement en tapotant la fourchette dans l’assiette avant de finalement la porter à sa bouche. Danny mâcha lentement cette première bouchée puis l’avala sous le regard scrutateur de son ami médecin qui se tenait de l’autre côté du bar.

- Alors ? Demanda ce dernier.
- C’est mangeable. … Mais j’ai pas faim …

Sheldon soupira d’exaspération en roulant des yeux.

- C’est pas un caprice Sheld ! Se justifia Danny … Je sens que si je bouffe tout ça, je vais être malade !
- Ok. La moitié alors. Tu manges la moitié et après je t’emmerde plus.
- Va pour la moitié. Je vais essayer. Souffla Danny
- Bien. Répondit Sheldon en jetant un œil derrière son ami.

Mac venait de réapparaître dans le salon et lui fit un signe de tête pour lui faire comprendre qu’il avait besoin de lui parler.

- Continue. C’est bien mon garçon. Encore une bouchée. Dit-il à Danny en souriant et en tapant le bar de sa main avant de se lever.

Il s’avança alors vers Mac en lui envoyant un regard interrogateur.

- Je viens d’appeler Don. Je l’ai mis au courant de ce qui s’est passé tout à l’heure.
- Ok. Vous avez bien fait.
- Il m’a dit que c’était plutôt calme à la brigade aujourd’hui et que normalement il devrait sortir à l’heure. Il sera là vers 21 h je pense.
- Parfait.
- J’ai aussi prévenu Stella que je restais ici jusqu’à ce que Don arrive.
- Non, c’est pas la peine. Vous pouvez y aller Mac. Ne vous inquiétez pas. Il va bien là.
- Ce n’est pas vraiment à Danny que je pense. Avoua Mac en regardant Sheldon dans les yeux. … Je crois sincèrement qu’il est préférable que nous soyons toujours deux pour veiller sur lui dans cet appartement.
- Mais Mac, c’est ridicule, il ne me fera rien. C’est parce qu’il était en manque tout à l’heure !
- Oui, je sais … Mais n’oubliez pas que même sans le manque, son esprit est toujours celui d’un héroïnomane.
- Vous avez raison. C’est mieux. Admit Sheldon … Vous voulez boire quelque chose ?
- Un soda, ce sera très bien.
- Venez. Allons lui tenir compagnie.

Mac acquiesça et se dirigea vers le minibar pour prendre place aux côtés de Danny qui s’efforçait tant bien que mal à respecter son engagement. Après avoir sorti les boissons du frigidaire, Sheld les rejoignit à son tour et, pour éviter d’engager une discussion trop intimiste, les trois hommes se mirent, autour de trois bons sodas, à parler de ce qu’il connaissait le mieux : le boulot !
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyVen 31 Aoû - 1:47

Plus personne ne suit ??? Sad

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Chapitre 10



Discuter boulot était bien plus qu’une manière d’occuper le temps des trois hommes. C’était une véritable nécessité. En effet, Danny et Sheldon laissaient en plan du jour au lendemain, pour ne pas dire d’une heure à la suivante, l’affaire dont ils avaient la charge. Mac avait donc absolument besoin de faire avec eux une mise au point qui lui permette de transmettre le dossier à d’autres collègues.
Sheldon avait heureusement pensé à ramener du labo tous les documents indispensables pour faire un bilan de l’enquête et rédiger un rapport préliminaire.
Danny, qui faisait équipe avec lui avant ses deux jours de repos, tenta lui aussi de se remettre dans le bain et de se remémorer les informations et indices qu’ils avaient récoltés. Il parvint, au début, à faire abstraction de la raison réelle qui les réunissait dans son appartement et, en parfait professionnel qu’il était, réussit à donner le change presque comme s’il s’agissait d’une discussion de boulot tout à fait ordinaire. Mais au bout d’un moment, ces faux semblants ne furent plus suffisants pour maintenir son attention. C’est alors que son esprit s’embrouilla et se mit à vagabonder loin, très loin de la conversation qui se tenait devant lui. Il ferma les yeux et essaya de se concentrer une fois encore, … mais en vain. Des brides de souvenirs sombres et douloureux commençaient à l’assaillir et avec eux, l’envie grandissante de les effacer, … de les oublier, de ne surtout pas les revivre. Il tenta de ne pas laisser paraître son angoisse naissante mais ce fut peine perdue. Sheldon et Mac, aux aguets du moindre signe alarmant, remarquèrent rapidement son regard tourmenté. Ils interrompirent aussitôt leur discussion pour l’observer mais Danny, trop absent et plongé dans de pénibles pensées, ne s’en rendit pas compte. Ses deux amis s’échangèrent un regard inquiet avant que Mac ne le fixe à nouveau et ne cherche à s’enquérir de son état.

- Danny ?

Mais celui-ci n’eut aucune réaction.

- Danny ! Répéta alors Mac avec plus d’insistance.

Le jeune expert tressaillit soudain intérieurement, cligna des yeux et les leva vers son interlocuteur, comme s’il venait brusquement de s’éveiller.

- Vous allez bien ? S’inquiéta Mac.
- Oui … ça va. Répondit-il dans un soupir.

Le ton peu convaincant de son affirmation valut que se posent sur lui deux regards persistants et suspicieux.

- Arrêtez de me regarder comme ça ! Lança t-il en jetant un œil sur les deux hommes. Je vous assure que je vais bien ! Je suis juste un peu … fatigué. Tenta t-il de les rassurer.
- Si tu le dis. … Intervint Sheldon. Je pense qu’on a fait le tour du sujet de toute façon. Mac, je taperai le rapport cette nuit et vous l’aurez demain matin.
- C’est parfait.
- Bon, et bien, comme on a terminé, si on se détendait un peu ? Un billard messieurs, ça vous dit ? Lança le jeune médecin en souriant.
- Oui … pourquoi pas ! Répondit Mac.
- Je suis partant aussi ! fit à son tour Danny en sautant du tabouret, motivé et ravi de pouvoir se changer les idées d’une façon plus ludique. On parie quoi ?
- Danny, s’il te plait, ne parie surtout pas de fric ! Je crois pouvoir affirmer sans trop me tromper que tu n’en as plus trop les moyens ces temps-ci ! Ajouta Sheldon, amusé, en le fixant dans les yeux.
- Touché ! … surtout que ce cher Don s’est barré avec tout ce qui me restait ! répondit-il sur un ton aigri. … Mais dis moi, t’as l’air bien sûr de toi Sheld ! Tu sais que je risque de te mettre une sacrée dérouillée ?
- Ah oui ? Tu m’en diras tant ! Je voudrais bien voir ça !
- Pas de problème, je vais me faire un plaisir de te le montrer !
- Que diriez-vous si les perdants se devaient d’organiser une petite soirée foot pour le prochain match des Giants ! Proposa alors Mac.

Les deux jeunes hommes occupés à se défier, furent pour le moins surpris par son intervention et se retournèrent instantanément sur lui.

- Vous aimez le foot Mac ? S’étonna Danny en haussant les sourcils.
- Mais bien sûr Danny ! C’est si surprenant ? Qu’est-ce que vous vous imaginiez ? Que je ne connaissais rien au sport ? Lui rétorqua Mac en souriant.
- Non … euh … J’ai jamais dit ça ! Essaya t-il de se rattraper tant bien que mal. … Ok. Ça marche ! Les perdants organisent une soirée foot.
- ça me convient aussi ! Confirma Sheldon. Préparez déjà les casquettes, les bières et les chips !
- Ta trop grande confiance te perdra Sheld ! Se moqua aussitôt Danny.

Les trois hommes se dirigèrent alors vers la table de billard et se munirent chacun d’une queue. Ils décidèrent que le vainqueur serait celui qui remporterait deux manches puis, par tirage au sort, désignèrent le premier joueur. Ce fut Sheldon qui gagna le droit d’ouvrir la partie ! Il plaça alors les quinze boules de couleur au milieu du tapis et, après avoir minutieusement positionnée la boule blanche, amorça le premier coup en cassant le triangle de boules colorées. Les hostilités venaient de commencer et personne ne se ferait de cadeau. Chacun fit preuve d’astuces, d’habileté et de self control, usant de stratégies diverses, marquant des points grâce à des « bottes secrètes » et en perdant aussi, à vouloir être trop ambitieux. Ce fut une bonne première manche. Les scores finaux furent serrés mais bien évidemment il y eut un gagnant. Ils entamèrent aussitôt la seconde partie, les vaincus se jurant de tout faire pour écraser leur redoutable adversaire ! Quelques petites remarques caustiques, railleuses ou d’autosatisfaction résonnèrent dans la pièce au cours du jeu mais cela n’entacha en rien la bonne humeur du moment, bien au contraire.
La deuxième manche toucha bientôt à sa fin. L’un d’eux avait la victoire à porter de main mais le dernier coup qu’il devait tenter pour gagner était sans nul doute l’un des plus délicats et des plus difficiles qu’il n’eut jamais à réaliser. Il fronça les sourcils, examina attentivement la position des deux boules restantes sur le tapis et calcula leur probable trajectoire. Les deux autres joueurs, bien qu’absolument admiratif de la virtuosité qu’avait développé leur adversaire durant cette manche, restaient tout à fait perplexes quant à la réussite de ce dernier coup. Et quelle ne fut pas leur stupéfaction quand celui-ci fut couronné de succès, signant du même coup leur écrasante défaite ! Ils en restèrent un instant complètement médusés et sans voix, fixant inexorablement le tapis vert et les trous dans lesquels venaient de disparaître les deux dernières boules de billard. Il fallait qu’ils se rendent à l’évidence. Ils avaient perdu par deux fois et avaient trouvé bien plus fort qu’eux.

- Le prochain Match des Giants, c’est la semaine prochaine je crois ? Déclara Mac, un sourire ravi sur les lèvres.
- Oui, il me semble … Fit Danny encore ébahi. Sheld, je crois qu’on vient de se faire légèrement …
- Ecraser, battre à plate couture, assassiner, pulvériser… continua Sheldon en regardant la table de billard.
- Ouais, un peu tout ça en fait. Reprit le jeune expert en souriant.


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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyVen 31 Aoû - 1:48

Les rires qui s’en suivirent s’estompèrent progressivement lorsqu’ils entendirent une clé s’insérer dans la serrure de la porte d’entrée. Ils tournèrent instinctivement la tête vers celle-ci qui commençait à s’ouvrir et virent bientôt Don apparaître dans l’entrebâillement.
A la vue de son meilleur ami, Danny perdit définitivement son sourire et les traits de son visage s’assombrirent instantanément. Sa respiration s’accéléra, le fond de ses yeux se voila de colère et le sang qui parcourait ses veines se mit à bouillir. L’atmosphère de la pièce qui était, il y a encore quelques secondes, chaleureuse, devint brusquement glaciale quand Danny s’avança vers Don et commença à l’incendier de propos assassins.

- Qu’est-ce que tu viens foutre ici ? Casse-toi ! Je veux plus que tu foutes les pieds chez moi ! Lui cracha t-il au visage en le fustigeant.
- Charmant l’accueil ! Je suis content de te voir aussi Dan ! Ironisa Flack, un léger sourire aux coins des lèvres.
- Qu’est-ce que t’as pas compris dans ce que j’ai dit ? Fous le camp ! poursuivit Danny rageusement.
- Dis moi Messer, tu m’en veux pour quoi au juste ? Pour la lettre et les photos ? Ou alors …… pour avoir trouvé et emporté ta dernière dose ? Martela Don sur un ton acerbe en fixant froidement son ami dans les yeux.

Danny serra les dents et les poings en le mitraillant d’un regard inondé de haine mais ne répondit rien.

- J’ai visé juste hein Dan ? Avoue ! C’est pour ta dope que tu me détestes !

Cette fois-ci le jeune expert ne resta pas sans réaction. Il s’approcha fougeusement de Don dans le but de lui sauter à la gorge et de lui faire ravaler ses mots et son sourire. Mais Mac, qui s’était approché d’eux, l’en empêcha vigoureusement et le retint in extremis.

- Danny, calmez vous ! Lui ordonna ce dernier sans complaisance en le repoussant.
- Mêlez –vous pas de ça Mac ! C’est entre lui et moi !
- ça suffit j’ai dit ! Hurla t-il en lui envoyant un regard autoritaire. Et quant à vous Don, inutile d’envenimer les choses ! Ajouta t-il en le fixant à son tour avant de s’adresser sèchement à son jeune protégé.. … Il va falloir que vous vous fassiez une raison Danny parce que, quelque soit vos différends, il est hors de question que Flack sorte d’ici ! C’est clair ?

Danny balança alors un dernier regard méprisant en direction de Don avant de plonger une nouvelle fois ses yeux dans ceux de Mac et de s’humidifier rageusement les lèvres.

- Très clair ! Mais qu’il ne m’approche pas ! Déclara t-il froidement, atrocement irrité de devoir se plier à des exigences qu’il réprouvait.

Le jeune expert, furieux, se détourna des deux hommes pour se diriger vers le canapé et s’y laissa lourdement tomber. D’un geste brutal, il se saisit de la télécommande posée sur la table basse et alluma la télévision en poussant un profond soupir d’agacement. Remarquant d’un regard en coin ténébreux que ses trois amis engageaient conversation près de l’entrée, il poussa le volume un peu plus fort. Il se doutait bien qu’ils allaient parler de lui et de sa soudaine saute d’humeur et n’avait aucune envie pour l’instant de les entendre mener débat à son sujet.

- Mais qu’est-ce qui s’est passé ce matin Flack ? Demanda Mac sur un ton empli de reproches.
- Oh ! Doucement Mac. J’ai fait ce que je devais faire pour qu’il me dise où était sa came ! Rien de plus ! J’avoue. J’y suis pas allé de main morte. Mais si j’avais agi autrement, il ne m’aurait rien dit … et vous le savez parfaitement !

Après cette justification plus que fondée, Mac ne put que se contenter d’acquiescer par un triste hochement de tête.

- Et c’est quoi cette histoire de lettre et de photos ? Tu ne m’en as pas parlé tout à l’heure ! Intervint Sheldon.
- C’est … Soupira t-il … C’est ce que j’ai utilisé pour le faire craquer. Il s’agissait d’une lettre et de photos de Cécilia.
- Je vois. Fit Mac. Il m’a vaguement parlé de cette lettre.
- Je vous assure que ça m’a pas fait plaisir de le manipuler et de le faire souffrir mais j’ai pas eu le choix. J’ai été obligé d’en passer par là.
- Je comprends. Vous avez bien fait. … Mais évitez de le provoquer maintenant. Il en a vraiment bavé tout à l’heure et là … il semble à nouveau à fleur de peau.
- Oui, merci, j’avais remarqué ! … Comment supporte t-il le sevrage ?
- ça va mais il a parfois des absences et il refuse de nous parler de ce qui le perturbe. Répondit le jeune médecin. Et puis, comme tu as pu si bien le constater, il est aussi de plus en plus nerveux. Les symptômes physiques du manque ont peut-être disparu mais il ne faut pas oublier qu’il se faisait quatre injections d’héro par jour. C’est pas rien, et ni son corps ni son esprit ne peuvent l’oublier du jour au lendemain. Surtout que l’héro le faisait planer. La méthadone non. C’est ce que les toxicos détestent dans le traitement et c’est ce qui les fait aussi très souvent rechuter.
- Autrement dit, il risque encore de nous casser les couilles pendant un moment. Conclut Don à sa façon.
- Euh … oui. T’as tout compris. C’est assez bien résumé. S’en amusa Sheldon. En fait, il faut surtout qu’on reste vigilent durant les trois jours à venir et qu’on l’occupe pour qu’il évite de penser à ce qu’il a perdu en arrêtant de se shooter. D’ailleurs demain, s’il se sent bien, il faudrait qu’on sorte un peu de l’appartement.
- Bonne idée. Fit Mac. Prendre l’air lui fera du bien.
- Oui mais, à ce propos, on va peut-être avoir un problème.
- Lequel ? demanda Mac intrigué.
- J’étais normalement de repos cette nuit et demain mais ce con de Meyers et son équipier ont eu la bonne idée d’avoir la crève en même temps. Du coup Sinclair m’a collé d’astreinte. S’il y a une urgence, je serais obligé d’y aller.
- ça peut en effet poser un problème pour la nuit. Je ne pourrais pas revenir ici avant demain matin. Il faut absolument que je retourne au labo ce soir.
- Non, c’est rien. Ne vous inquiétez pas pour cette nuit. Ajouta Sheldon. Il a prit sa dose de Méthadone il y a un bon moment déjà. Avant qu’il ne dorme, je vais pouvoir lui donner quelque chose qui le tienne tranquille pendant quelques heures.
- Vous êtes sûr ?
- Oui, sûr et certain.
- Bien, dans ce cas, j’y vais. … Sheldon, profitez que Don soit là pour vous reposer un peu.
- Pas de problème. Je le ferais.

Mac prit alors la direction du canapé où il avait laissé sa veste. Il s’en saisit puis, avant de l’enfiler, s’installa un instant sur la table basse pour parler à Danny. Celui-ci avait bien remarqué sa présence à ses côtés mais s’obstinait à vouloir garder les yeux rivés sur l’écran devant lui. Son entêtement à vouloir l’ignorer fit soupirer Mac. Malgré tout, il tenta de se faire entendre.

- Danny. Vous n’en avez peut-être pas conscience mais … vous blesser n’était pas le but de Don … il a agi comme il l’a fait pour votre bien.
- Pff ! Pour mon bien ! Lança Danny dans un rictus amer et incrédule sans lâcher l’écran des yeux. Vous me faites marrer ! Il peut rester ici mais … qu’il ne s’attende pas à ce que je lui adresse la parole ! Continua t-il durement en regardant finalement Mac.

Mac fronça les sourcils. Il ne comprenait pas pourquoi Danny développait tant d’animosité envers Don. Tant de rancune ne lui ressemblait pas. Lui et Sheldon, eux aussi, lui en avait fait baver en début d’après-midi et pourtant, il n’avait pas l’air de leur en vouloir. En tout cas, pas autant. Mac ne put alors s’empêcher de penser que le comportement de son jeune protégé cachait autre chose, qu’il y avait très certainement une autre raison à cette rancœur, une raison plus profonde, plus sournoise et qui ne trouvait pas son origine dans ce qui s’était passé aujourd’hui. Seulement voilà, les événements de la matinée avaient fourni à Danny l’opportunité d’exprimer sa rancœur et de décharger contre Don sa hargne probablement trop longtemps refoulée.

- Pourquoi vous lui en voulez tant ? Je crois que vous devriez peut-être y réfléchir.
- C’est tout réfléchi ! lui répondit froidement le jeune expert en lui lançant un regard résolu.
- Danny, je vous assure que …
- Vous ne deviez pas partir ? Le coupa t-il aussitôt, refusant d’en entendre plus.

Mac soupira tristement et serra les lèvres. Danny ne voulait pas admettre que quelque chose clochait dans son attitude envers son ami et cela l’inquiétait.

- Si. … Je vais y aller. Se résigna t-il devant l’obstination du jeune homme.…. Tenez le coup d’accord ? et … ne faites pas de connerie ! Ajouta t-il en se levant.

Danny se passa la langue sur les lèvres en fermant brièvement les yeux puis acquiesça en hochant légèrement la tête, son regard restant irrémédiablement impassible. Mac se décida alors à rejoindre la sortie. Il prit à son tour le double des clés de l’entrée et salua Don et Sheldon, n’omettant pas de leur faire promettre qu’ils le tiennent au courant si quoi que ce soit se passait en son absence. Puis il finit par quitter l’appartement. Don enleva alors sa veste pour se mettre plus à son aise, laissant se révéler son harnais armé et sa plaque de flic accrochée à sa ceinture. Il jeta un œil sur Danny qui avait posé et croisé ses pieds sur la table basse, s’efforçant à chercher sans grande conviction une chaîne qui lui convienne. Le jeune flic se dirigea ensuite vers la cuisine où Sheldon venait de commencer à s’activer pour préparer le repas du soir.


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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyVen 31 Aoû - 1:48

- Tu veux un coup de main ? Proposa t-il.
- Pour le repas ? Je crois que je m’en sortirais. Pizza à réchauffer au micro onde. ça devrait aller ! lui dit-il en souriant. T’as qu’à t’occuper des boissons si tu veux.
- Ok..

Tout en ouvrant la porte du frigidaire, Don observa Sheldon qui était en train d’enfourner la pizza dans le micro onde. Il aurait aimé lui demander des précisions sur ce qui s’était passé dans l’après-midi mais ne savait pas trop comment aborder le sujet. Il hésita un moment, pensant qu’il n’aurait peut-être pas très envie d’en parler, puis finalement se lança.

- Mac m’a raconté … pour … sa crise de manque.
- Oui, je sais qu’il t’en a parlé.
- ça n’a pas dû être facile. Compatit-il.
- Non. En effet. Pour personne. Il a beaucoup souffert … physiquement je veux dire. … et nous… on pouvait rien faire pour le soulager, sinon il aurait fait une overdose.
- J’y connais pas grand-chose en médecine et en désintox mais … il va encore en avoir des crises aussi violentes ? S’inquiéta t-il.
- S’il respecte son traitement, non. Ça ne devrait plus se reproduire.
- Tant mieux … fut-il soulagé.
- Et s’il nous avait dit la vérité dès le départ, ça ne se serait pas produit tout court !
- Pourquoi ça ne m’étonne pas !

Don soupira, plongea la tête dans le réfrigérateur puis en claqua brusquement la porte avant même d’en avoir sorti les boissons, faisant du même coup légèrement sursauter Hawkes.

- Bordel, j’arrive pas à croire que j’ai rien vu Sheld ! Fulmina t-il contre lui-même en essayant malgré tout de ne pas élever la voix.
- C’est Danny. Tu le connais mieux que moi. Il sait très bien tromper son monde. Ce qui compte maintenant, c’est de le sortir de là. Ça sert à rien de culpabiliser. Moi non plus j’ai rien vu, et pourtant, je suis médecin. Je connais les symptômes. Je t’assure qu’il a été très malin sur ce coup là.

Le « bip » du micro onde retentit soudain et Sheldon en ouvrit aussitôt la porte. Il déposa la pizza sur un plateau qu’il prit en main.

- Allez viens. On va essayer de lui faire manger un morceau.

Flack opina de la tête, se saisit finalement de trois sodas et il suivit Sheldon dans le salon. Ils s’avancèrent vers le canapé. Danny était toujours devant la télévision mais ils constatèrent rapidement qu’il était l’objet d’une nouvelle absence. Cette fois-ci, son regard était brillant et nébuleux. Il ne prêtait absolument pas attention aux images futiles qui défilaient devant ses yeux fatigués et rougis mais nul doute que son esprit torturé se chargeait de lui en imposer d’autres.

- Hey Danny ! Vire tes pieds. On passa à table. Lui signala Sheldon en bousculant légèrement ses jambes avec les siennes afin de le faire sortir de sa léthargie pernicieuse.

Celui-ci déglutit puis leva lentement les yeux vers son ami médecin sans même remuer la tête. Il soupira de lassitude et finit par accepter d’enlever nonchalamment ses pieds de la table basse. Le plateau pizza et les boissons y furent déposés. Sheldon s’installa aux côtés de Danny sur le canapé et Don sur une chaise en face d'eux. Le jeune expert fixa alors immédiatement ce dernier d’un regard méprisant, épiant le moindre de ses gestes. Il l’observa se servir une part de pizza et commencer à l’engloutir. Don se sentit rapidement scruter. Il tenta, au début, d’en faire abstraction mais ce petit jeu stupide finit vite par le déstabiliser et l’exaspérer. Il plongea alors un regard glacial dans celui terriblement vindicatif et déterminé de son ami.

- J’ai quelque chose sur le nez ? demanda t-il soudain, agacé.

Mais Danny ne cligna pas d’un cil, continuant inexorablement à le dévisager avec mépris.

- Tu devrais bouffer au lieu de passer ton temps à me reluquer parce que, si tu veux mon avis, t’as vraiment une mine à faire peur !

Le jeune expert serra les dents et les traits de son visage se crispèrent davantage mais il ne répondit toujours rien.

- Don a raison Danny. Tu devrais manger. T’as pas énormément touché à l’assiette que je t’avais préparé tout à l’heure.
- J’ai pas faim. Répondit-il sèchement sans quitter Don des yeux. … Quelque chose ou plutôt …. Quelqu’un … m’a coupé l’appétit. Ajouta-il sur un ton acéré.
- Tu cherches quoi Danny ? A me foutre en pétard pour que je me casse ? C’est ça ? Fatigue toi pas, ça marchera pas !

Danny ne baissa pas le regard et ne décrocha aucune réponse. Don soupira en le regardant. Il détestait quand son ami jouait à ça. Et puis, il ne comprenait pas non plus cette hargne farouche qu’il s’entêtait à lui vouer. Il savait bien qu’il n’avait pas été tendre avec lui aujourd’hui mais son attitude si rancunière à son égard le surprenait fortement. Il se dit alors que peut-être Danny attendait simplement une explication et des excuses pour ce qu’il lui avait fait subir dans la matinée. Don n’était pas vraiment doué pour ça et, à vrai dire, ne savait pas trop comment s’y prendre, surtout avec, en face de lui, une paire d’yeux dans lesquels brûlaient les flammes de la haine. Mais malgré tout, pour sauver leur amitié, il décida de ravaler sa fierté, de prendre son courage à deux mains et de s’expliquer.

- … Pour la lettre et les photos, …. Je suis désolé. … J’ai pas voulu te blesser. Avoua t-il sincèrement.
- Ah Ouais ? T’as pas voulu ? Décrocha finalement Danny dans un rictus amer. Et ben, ça y ressemblait drôlement dis donc, parce que, il me semble que t’étais tout à fait au courant de ce qu’elles représentaient pour moi. Continua t-il hostilement, sa respiration devenant de plus en plus haletante.
- C’est vrai, je le savais … mais comprends moi Danny, c’était le seul moyen.
- Bien sûr, je devrais en plus te comprendre ! Don Flack Junior ! Peu importe les moyens, pourvu qu’il arrive à ses fins ! Rétorqua t-il, les yeux et la voix dévorés par la colère
- Je m’y suis peut-être pris comme un con, mais en effet, tout ce qui comptait pour moi, c’était que tu me dises où tu planquais ta saloperie de came ! Répondit sèchement Don sans ménagement. Et je suis encore désolé si j’ai dû te blesser pour ça, mais il le fallait !
- J’en ai rien à foutre de tes excuses ! Tu peux te les mettre où je pense ! … Je t’ai tout confié sur elle, et toi, qu’est-ce que t’as fait ? Tu t’en es servi contre moi !
- Mais bordel Danny, ouvre les yeux, c’était pas contre toi ! T’as pas l’impression d’en faire un peu trop là ? Tout ce que je voulais, c’est t‘aider !
- M’aider ? … Comme t’as voulu aider Jim peut-être ? Lança t-il cruellement.

Le visage de Don se figea soudain et devint blême. Il en eut presque le souffle coupé et ses yeux commencèrent à scintiller de peine. Comment avait-il osé ? Comment avait-il osé faire ressurgir du passé cette histoire si douloureuse juste pour se venger ? Don ne s’attendait vraiment pas à ce que Danny abatte une carte aussi cruelle et fut profondément écœuré quand il vit étinceler dans le fond de ses yeux une lueur de jubilation.

- T’es dégueulasse ! Lui lança t-il, écœuré.

Danny se réjouissait de voir Don se décomposer devant lui, d’avoir réussi à le toucher, à le blesser, d’avoir enfin le dessus. « Œil pour œil », pensa t-il. « C’est tout ce que tu mérites ». Et le jeune expert ne s’arrêta pas en si bon chemin, sa cruauté n’ayant d’égal que la souffrance croissante qui étreignait son cœur et son esprit. Il ne pouvait pas s’en empêcher, bien trop décidé à lui faire payer le mal qui le dévorait à petit feu depuis qu’il avait cessé de se shooter. En effet, il avait essayé de le dissimuler mais au fil des heures des images, des voix, des souvenirs toujours plus monstrueux les uns que les autres venaient le hanter sans relâche.

- Sheld, t’as pas connu Jimmy toi ? dit-il en se tournant vers Hawkes, stupéfait par la tournure que prenait la conversation. Ben vas-y Don ! Raconte-lui donc comment t’as su si bien aider ce pauv’ Jimmy ! Enfonça t-il encore le couteau dans la plaie.

Don déglutit et sentit soudain son souffle devenir haletant. La colère commençait à enfler irrémédiablement dans son cœur. Il fixa d’un regard noir le bleu des yeux de Danny, se leva et s’approcha de lui en serrant les poings, essayant de contenir la fureur qui s’emparait de lui.

- Tu mériterais que j’t’en foute une. T’es qu’un sale petit con Messer ! Lui cracha t-il au visage. Danny lui répondit en esquissant instantanément un sourire provocateur. Un sourire qui voulait aussi lui signifier que cette fois-ci c’était lui qui avait gagné. Don fit volte face et s’éloigna en direction de la cuisine.

Son intention n’était pas de fuir. Loin de là. Mais il savait que s’il ne prenait pas de la distance, il y avait de forte chance pour que ses paroles se changent rapidement en actes violents et incontrôlés. Il appuya ses mains sur le plan de travail, ferma les yeux et souffla profondément pour chasser de sa tête l’envie irrésistible de retourner dans le salon et de lui foutre son poing dans la gueule. Et puis il se souvint de Jimmy. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait plus pensé à ce terrible événement. Il aurait le même âge que lui aujourd’hui. Ils s’étaient rencontrés à l’académie de police et en était sorti la même année. Par le pur des hasards, ils s’étaient retrouvés à bosser dans la même brigade. Jimmy avait été un peu pour Don ce que Cécilia avait été pour Danny même s’il ne l’avait pas connu aussi longtemps. C’était un type bien qu’il avait toujours beaucoup apprécié. C’était un collègue remarquable et un ami fidèle. Une larme pointa dans le coin de ses yeux mais Don ne la laissa pas courir, se frottant rageusement la figure comme s’il ne pouvait se permettre de laisser s’exprimer sa peine. Il entendit soudain résonner dans sa tête le grondement sourd d’une détonation et sentit se répandre autour de lui l’odeur de la poudre chaude et du sang …


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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyVen 31 Aoû - 1:48

Dans le salon, le sentiment de satisfaction qui illuminait le visage de Danny laissa place à une douleur insidieuse. Danny rageait contre Don mais en même temps se sentait terriblement minable. Une larme silencieuse s’échappa bientôt de son regard vengeur et roula le long de sa joue.

- Mais qu’est-ce qui te prend Danny ? S’étonna Sheldon en colère lui aussi. T’as perdu la tête ? Je sais pas qui est ce Jimmy mais apparemment t’es arrivé à ce que tu voulais ! T’es content ? … J’te comprends pas. Don est ton meilleur ami !
- Non ! Fulmina t-il un sanglot dans la voix en le regardant. Il a perdu ce droit !
- Désolé, mais là, je me dois de te signaler que tu déconnes complètement ! T’es en train de bousiller une amitié de plusieurs années ! Tu t’en rends compte au moins ? Tu crois que ça vaut vraiment le coup ? Lui fit remarquer Sheldon sur un ton plus calme.
-J’en ai plus rien à foutre de son amitié ! Fous-moi la paix. Je veux plus t’entendre ! S’énerva Danny.
- Très bien, je te fous la paix, commença son ami médecin en se levant…mais je vais quand même te dire une dernière chose. Don ne s’y prend peut-être pas toujours très bien, mais son unique intention est de te faire sortir de la merde dans laquelle tu t’es mis, tout comme moi … et Mac.

Danny détourna son regard noyé de colère et de souffrance. Il s’essuya le visage d’un mouvement rapide sur la manche de son sweet. Sheldon le regarda un moment en silence puis se retourna et quitta la pièce pour se rendre dans la cuisine et y retrouver Don. Celui-ci était en train de s’ouvrir une cannette de bière, ce qui étonna plutôt Sheldon.

- T’es pas d’astreinte ?
- Si pourquoi ? Demanda t-il jusqu’à ce qu’il remarque le regard insistant de Sheldon posé sur sa bière. Arrête, c’est pas pour une ! Fit-il agacé … ça me détend ! Parce que sinon, je sens que je vais …

Il souffla à nouveau pour tenter de se calmer et Sheldon s’approcha de lui.

- Prends pas tout ce qu’il dit pour argent comptant.
- Ouais, t’inquiète, je sais.
- J’ai pas compris grand-chose à ce qui s’est passé, mais … Jimmy, … est mort, n’est-ce pas ?

Don plongea son regard océan dans celui de Sheldon et acquiesça en baissant tristement les yeux.

- C’était un collègue, … un ami, mais j’ai pas envie d’en parler. Ajouta-il.
- ok. Comme tu veux.

Soudain, l’attention des deux hommes fut alertée par un bruit provenant du salon. Quand ils comprirent ce qui venait très probablement de se passer, leur inquiétude redescendit d’un cran.

- Je crois bien que notre plateau pizza est à terre. Fit remarquer Sheldon en haussant un sourcil.
- Merde, il fait chier, j’en avais mangé qu’une part !

Les deux hommes sourirent mais bientôt d’autres bruits étranges se firent entendre. Des cognements très violents … provenant de la porte d’entrée. Et ça, c’était plus inquiétant. Don posa sa bière sur le plan de travail derrière lui et les deux hommes se précipitèrent en direction du vacarme.
Danny était en train de s’acharner sur la porte, la frappant de ses poings et de ses pieds, lui assénant férocement des coups d’épaule.

- Mais ça va pas ? Qu’est-ce que tu fais ? Demanda sèchement Don.

Le jeune expert se retourna vers eux. Son souffle était tremblant, et tout son corps trahissait une nervosité extrême.

- Ouvrez-moi cette porte, je veux sortir ! Martela Danny avec rage.
- ça, c’est hors de question ! Surtout dans l’état où tu es ! Lui répondit Sheldon.
- Ouvre-moi cette putain de porte !!!! Répéta t-il en hurlant. J’étouffe ici, j’ai besoin de sortir ! Continua t-il en portant ses mains tremblantes sur sa tête.
- Ah oui, et pour quoi faire au juste ? Te shooter ? Poursuivit le jeune médecin.

Danny le regarda et ses yeux s’emplirent de larmes.

- J’en ai besoin ! Tu comprends, j’en ai besoin ! Finit-il par avouer la voix éraillée de sanglots. Y a que ça qui me fasse de l’effet ! Y a que ça qui me soulage ! Donne-moi les clés !
- Non tu les auras pas. On n’ouvrira pas cette porte !

Danny, en colère, fondit sur Sheldon mais fut stopper immédiatement par Flack qui s’interposa en lui agrippant son Sweet. Monumentale erreur. Dans l’action, Don avait oublié qu’il avait toujours dans son étui son arme de service. Il aurait dû y prêter garde parce que Danny, lui, n’avait pas omis ce petit détail. Il s’en empara dans un mouvement habile et rapide, repoussa violemment Don et recula aussitôt vers la porte en pointant l’arme sur eux.
Les deux hommes qu’il avait en face de lui furent soudainement comme pétrifiés. Ils le regardèrent fixement tout en retenant leur souffle.
« Et merde ! » Se dit intérieurement Don, affreusement inquiet par ce que Danny tenait désormais dans ses mains.

- Donnez-moi les clés. Répéta froidement ce dernier en les menaçant l'un après l'autre.

Don se redressa totalement, sans geste brusque. Il avait carrément merdé et maintenant, il fallait à tout prix qu’il rétablisse la situation à leur avantage. Son arme était chargée. Danny complètement désorienté. Ces deux faits réunis ne faisaient pas bon ménage. Mais il se persuada que Danny, quoique pas vraiment dans son état normal, ne tenterait jamais rien qui puisse leur ôter la vie. Il leva donc ses mains et les mit bien en vue en signe d’apaisement.

- Tu le feras pas. Affirma Don très calmement en le fixant dans les yeux. Je te connais, t’es incapable de nous tirer dessus, c’est que du bluff ! Ajouta t-il sur un ton convaincu. Allez, donne moi ce flingue, ça sert à rien ce que tu fais, tu le sais bien.

Danny déglutit, s’humidifia nerveusement les lèvres et remua ses doigts moites autour de l’arme pour en avoir une meilleure prise.

- T’as raison. Ça, je le ferais jamais … vous tirez dessus, je peux pas … mais … répondit Danny presque à voix basse.

Don sentit brusquement une vague de frissons déferler dans son corps et son visage se liquéfia quand il vit Danny diriger l’arme sur sa propre tempe.

- … contre moi, ça me pose pas de problème.

L’assurance et la confiance qu’avait acquises Don au départ furent instantanément balayées et remplacées par une angoisse qui lui tordit le ventre. Sheldon déglutit. Il ne pouvait plus détacher ses yeux du canon de l’arme collé contre la tête de Danny et de cette détente qu’il caressait dangereusement du doigt. Un silence oppressant envahit la pièce, ne laissant poindre que le son sourd de la télévision qui fonctionnait toujours et celui du frigidaire qui se mit en marche.

- Arrête ! Qu’est-ce que tu fais ? S’inquiéta horriblement Don.
- Ouvrez-moi la porte !
- Tu sais bien qu’on ne peut pas te laisser partir alors arrête ce jeu stupide, c’est pas drôle !
- Parce que tu penses que je suis pas sérieux ?

Don ne répondit rien, ayant bien trop peur que Danny ne se décide à lui prouver qu’il avait tord.

- Mais vous comprenez rien bordel !!!!! Se mit à hurler le jeune expert en laissant s’échapper des larmes de ses yeux rougis. Vous comprenez pas que je suis pas assez fort ! Que je supporte pas ces putains d’images qui défilent sans arrêt dans ma tête !

Il serra les dents et se mit à pleurer davantage.

- Et cette voix … la voix de ce fils de pute ! Elle est toujours là. Sanglota t-il en pressant et en faisant glisser le canon de l’arme contre sa tempe. Elle veut pas disparaître ! … je l’entends toujours ricaner, j’entends toujours ses soupirs bestiaux, ragea t-il, …. je l’entends prendre son pied … et puis, gémit-il presque à voix basse, le visage éploré … je l’entends elle aussi !, …. Elle crie, elle pleure, et elle appelle au secours …

Tel un aliéné, Danny serra les paupières et se mit soudainement à se frapper violemment la tête avec le poing qui serrait l’arme. Don et Sheldon tressaillirent à le voir agiter le flingue de cette façon. Ils craignaient par-dessus tout que ses gestes irraisonnés ne le fasse appuyer sur la détente sans même qu’il s’en aperçoive.

- Je veux qu’elles sortent de ma tête ! Faites les sortir de ma tête !!!! Hurla t-il en continuant de se frapper !!
- Danny, calme-toi. Tenta de le raisonner Sheldon à son tour. Ces voix et ses images finiront par disparaître mais pour ça il faut que tu acceptes de les affronter. Tu ne peux plus continuer à les fuir. Tu verras, avec le temps la douleur s’atténuera, elle s’atténue toujours. Je te le promets.
- Tu me promets ? S’exclama t-il, incrédule en décochant un rictus amer. Comme tu m’as promis que la méthadone me soulagerait ? Continua t-il sèchement. Elles valent quedal tes promesses ! Trente minutes !!!!! hurla t-il. Je peux te dire que je les ai vues défiler !
- Je suis désolé, soupira Sheldon. Mais j’avais …
- Quoi ? Toi aussi tu vas me sortir le refrain de « J’avais pas le choix Danny ! C’était le seul moyen ! »
- Ecoute, fit Don en faisant un pas vers Danny.
- T’approche pas où je me fais exploser la tête ! Hurla t-il en replaçant correctement le flingue sur sa tempe.
- Ok. J’approche pas. Rétorqua t-il doucement en stoppant son avancée. Mais tu sais, Sheld a raison. Tu apprendras à vivre avec.
- T’es mal placé pour me filer des conseils … tout ça … c’est de ta faute salopard ! lui balança t-il au visage avec hargne.
- Quoi ? S’étonna Don qui ne comprenait pas ce que Danny lui reprochait.
- Oui, c’est de ta faute. Si tu m’avais pas appelé ce soir-là, j’aurais sûrement vu ce qui se passer en bas de chez moi ! Sanglota t-il. Mais au lieu de ça, j’étais en train de te parler !

Don fut stupéfait et ne sut que répondre face à de tels reproches. C’était donc ça. C’était donc pour ça qu’il avait développé tant de haine à son encontre. Son regard devint brillant de larmes mais il ne lui en voulait pas. Non. Il était plutôt terriblement désolé et triste pour lui.

- Danny, t’es injuste là. Intervint Sheldon. Don n’y est pour rien. Ça n’aurait rien changé. Même si tu avais vu le fourgon embarquer Lindsay, le temps que tu descendes, il aurait été trop tard.
- Mais non ! ça aurait pu changer quelque chose ! S’insurgea t-il. J’aurais pu signaler le fourgon, on l’aurait recherché dans toute la ville et on l’aurait peut-être retrouvé avant qu’ils ne la …..

Danny serra les lèvres et ne put terminer sa phrase, prononcer à nouveau le mot « viol » lui étant extrêmement pénible.

- Mais comme tu dis, maintenant il est trop tard. J’ai plus rien ni personne ! Sanchez m’a tout volé ! …. Et puis pourquoi tu l’as pas laissé me buter Don ? cria t-il en s’adressant à Don, de plus en plus touché et inquiet par l’état désastreux de son ami. T’aurais dû le laisser me flinguer ! J’aurais pas eu à vivre tout ça ! …. J'aurais pas eu à supporter tout le malheur que j'ai semé autour de moi ! .... Je veux plus continuer. Je veux plus vivre. Murmura t-il soudain tristement.
- Danny, dis pas de conneries ! Tu sais très bien que c’est faux, sinon ça ferait longtemps que tu te serais tiré une balle dans la tête. Voulut lui ouvrir les yeux Don. Allez, donne moi ce flingue !

Sheldon resta silencieux. Il sentait bien que si quelqu’un pouvait réussir à faire revenir Danny sur le chemin de la raison, c’était bien Don.
Le jeune expert plongea ses yeux dans ceux de son ami, se calma, ne laissant paraître sur son visage que la lueur du désespoir.

- Je suis fatigué …
- S’il te plait Danny, donne moi ce flingue… répéta Don, les yeux emplis de crainte.
- Dis moi Don, je te fais peur là hein ? Demanda Danny, le regard soudainement froid.
- Oui, … oui tu me fiches la trouille. Si c’est ce que tu voulais, t’as gagné. Lui dit-il sèchement en ne pouvant dissimuler le sanglot qui étranglait sa gorge. Alors maintenant arrête ! ça suffit ! Haussa t-il le ton.
- Tu penses me convaincre là ? En m’engueulant ? C’est comme ça que t’as fait avec Jimmy ?

Don serra les lèvres et une larme glissa sur sa joue.

- T’as pas le droit de me dire ça !

Don se sentit soudainement propulsé six ans en arrière dans les vestiaires de la brigade, Jimmy pointant son arme de service sur sa tempe, comme Danny le faisait actuellement. Il se souvint de ce terrible coup de feu qui avait fait écho dans la pièce, du sang chaud qui avait frappé son visage, ses mains et imbibé ses vêtements, et puis il revit ce corps inerte et sans visage tomber à ses pieds. Non. Il ne voulait pas revivre ça. Pas avec Danny.

- Je te laisse une chance. Une chance de te rattraper. Le défia le jeune expert.
- T'es injuste, j’ai essayé avec Jimmy … mais tout ce que j’aurais pu dire n’aurait rien changé, tu le sais bien ! Il allait très mal depuis la mort de sa femme et de sa fille. C’était pas ma faute ! déclara t-il, très ému. … Qu’est-ce que tu veux que je te dise pour te convaincre à part que ce que tu comptes faire est une belle connerie ! … Et puis t’es pas tout seul, c’est pas vrai, on est là nous ! Et puis pense à Louie merde !

A l’évocation du prénom de son frère, Danny tressaillit et la lueur dans ses yeux commença à changer. Il se mit soudain à réfléchir et à penser aux conséquences de son geste. Don sut alors qu’il était sur la bonne voix.

- … Il a failli mourir pour que tu vives ! Il aurait fait tout ça pour rien ? Il compte sur toi ! Il t’aime ! Il n’a plus que toi Danny ! Qu’est-ce qu’il deviendrait si t’étais plus là ? C’est ceux qui restent qui souffrent. C’est pas moi qui vais te l’apprendre. T’as pas envie de lui faire ça hein ? Pas après tout ce qu’il a fait pour toi ! Ce serait dégueulasse !

Danny ferma les yeux, desquels s’échappèrent quelques larmes silencieuses, et soupira profondément. Doucement, il éloigna le canon de l’arme de sa tête et baissa son bras. Sheldon s’autorisa alors à respirer à nouveau normalement. Puis, Danny desserra ses doigts de la crosse et tendit l’arme vers Don. Celui-ci s’en saisit avec un incroyable soulagement.

- Je suis sincèrement désolé Danny. … Pour tout. Tenta encore de s’excuser Don.

Mais Danny plongea ses yeux dans les siens et le regarda froidement.

- T’as gagné, … cette fois-ci. Lui lança t-il durement les yeux encore humides avant de détourner son regard et de s’éloigner pour se diriger vers la chambre.

Don baissa la tête, attristé que Danny lui en veuille toujours. Il avait pourtant espéré, quand il l’avait vu baisser l’arme que les choses entre eux auraient pu s’arranger.

Dans la chambre, Danny s’assit sur le lit, se pencha en avant et enfouit sa tête dans ses mains. Rien n’avait changé. Il entendait toujours ces voix pernicieuses résonner dans sa tête. Il fut rejoint presque immédiatement par Sheldon qui lui tendit une fois de plus un cachet. Trop fatigué, il le prit sans faire d’histoire, le mit dans sa bouche, avala le verre d’eau puis le rendit à son ami. Celui-ci lui conseilla de dormir. Il lui dit que ça lui ferait du bien et que demain matin il aurait les idées plus claires. Puis il sortit et le laissa seul dans la chambre.
Danny s’allongea sur son flanc, recroquevilla ses genoux contre lui et fixa le mur de ses yeux humides. Il approcha l’une de ses mains devant sa bouche … et recracha le cachet ….


Dernière édition par le Dim 2 Sep - 0:20, édité 1 fois
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lyly
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptySam 1 Sep - 20:34

j'adore!!! que va nous faire encore Danny en recrachant ses médoc!?

vite met vite la suite je suis trop impatiente de connaitre ce qu'il va ce passer
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gaelle
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyDim 2 Sep - 16:54

Waouw quelles suites Very Happy
Bien sur qu'il y en a encore qui suivent ta fic !!

J'adore ! Merci beaucoup !
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soann
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptySam 8 Sep - 17:56

alors là, merci !
je viens de lire les 3 fics précédentes et j'ai adoré ! j'ai aussi pleuré comme une madeleine!
vivement la suite !
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lyly
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyMer 12 Sep - 16:46

la suite please bong
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bevin
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyLun 8 Oct - 20:01

chui une nouvel jconné pa tro lé forum mé chui contente davoir essayé jvien de lire ta quadrilogi é g adoré alor stp mé la suiteeeeeeeeeeeee!!!!!!!!!!!
jaimeré ossi ke tu fasse une otre suite distoir mé ou danny et lindsay son ensenble é kils soien (surtou elle ) en dangé ( mé san viole ni meurte ) mé bon c komme tu ve
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lyly
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyMar 9 Oct - 10:46

une suite une suite please pompom pompom pompom
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gaelle
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptySam 13 Oct - 16:42

Bah elle est où la suite ?? Shit

Tu nous as pas oublié j'espère ?! pleurs
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Lindsay
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Lindsay

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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyLun 15 Oct - 20:25

Ne vous inquiétez pas je ne vous ai pas oublié !!!

Ma fic a été en suspens durant quelques temps parce que j'ai eu énormément de boulot et puis aussi pleins de soucis qui se sont petit à petit résolus. Là, le chap suivant est en cours d'écriture et j'espère pouvoir le poster d'ici le WE prochain.

Voilou ! Encore désolée Embarassed pour l'attente et merci d'être toujours là ! bizz ça me fait vraiment plaisir. Very Happy bong
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gaelle
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyMar 16 Oct - 19:37

Ahhhh ! Very Happy
J'attends le WE avec impatience Mr. Green Mr.Red
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Lindsay
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Lindsay

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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyLun 22 Oct - 2:52

Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii pour votre patience et vos encouragements !!!!!!!!!!!!!!!!!

bizz bizz bizz bizz bizz bizz bizz bizz bizz

Voilà enfinnnnnnnnn la suite !!!! Elle n'est pas très longue (désolée ) mais j'espère qu'elle vous plaira. Wink



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Chapitre 11



Deux heures trente huit du matin. Installé sur la table de la cuisine, ses lunettes sur le nez, Sheldon terminait de rédiger le rapport d’enquête qu’il avait promis à Mac. Il feuilleta une fois de plus les documents en sa possession afin d’y relever des résultats puis tapa sur son PC portable quelques dernières lignes. Il referma ensuite consciencieusement le dossier de l’affaire et soupira de soulagement. Enfin il avait fini, enfin il allait pouvoir se reposer un temps soit peu après cette rude journée ! Le frigidaire se remit brusquement en marche, brisant le silence feutré de l’appartement. Il enleva ses lunettes et se frotta le visage. Ses pensées le projetèrent immanquablement quelques heures plus tôt dans la soirée. Il avait eu si peur. Si peur d’être le témoin impuissant du suicide de son ami … Il revit Danny s’agiter devant la porte, le visage baigné de larmes et crispé de souffrance mais … le regard résolu. Il revit le canon du flingue collé sur sa tempe et ses doigts frôler dangereusement la détente. Le jeune médecin frémit. Le désespoir qu’il avait alors pu lire dans ses yeux était si profond que, pendant un instant, il avait réellement cru qu’il se tirerait une balle dans la tête…. Et puis finalement et fort heureusement … non. Parce que Don avait réussi à le convaincre que quelqu’un avait encore besoin de lui ici bas, parce qu’il avait su trouver les mots justes pour le ramener à la raison. Sheldon repensa alors aux paroles blessantes et injustes que Danny avait prononcées à l’égard de Don et à l’horrible drame qu’il avait évoqué et qui s’était manifestement déroulé quelques années auparavant. Quel supplice cela avait dû être pour le jeune policier que de revivre ce tragique et douloureux moment au travers de Danny et quel cruel défi celui-ci lui avait imposé. Ce comportement ignoble ne lui ressemblait tellement pas. Cette saloperie d’addiction faisait décidément rejaillir les traits les plus sombres de sa personnalité. Sheldon, soucieux et fixant le vide devant lui, se dit que même s’il avait cédé cette fois-ci en baissant son arme, cela ne signifiait malheureusement pas qu’ils avaient gagné. Loin de là. Il était clair pour lui que Danny n’avait pas fait une croix sur l’héroïne. Il leur fallait donc rester extrêmement vigilants. Soudain, un léger cognement le fit tressaillir et sortir de ses pensées. Il tourna la tête vers le bruit. Don était debout, pieds nus, dans l’encadrement de la porte, habillé d’un pantalon de survêt noir et d’un Tee-shirt qu’il avait apportés pour se sentir plus à son aise.

- Désolé. Je ne voulais pas te faire peur. Fit doucement celui-ci.
- Qu’est-ce que tu fais debout ? S’étonna Sheldon.
- J’arrive plus à dormir. … avoua t-il en soupirant. T’as fini de rédiger ton rapport d’enquête ?
- Ouais. Je pourrais le donner à Mac demain matin… enfin, … plutôt tout à l’heure.
- Tant mieux. … Dis moi … Je suis pas allé voir Danny. Comment il va ? Demanda-t-il après un silence hésitant.
- Je ne l’ai pas entendu. Il dort … Et vu ce que je lui ai donné, il en a encore pour un bon moment.

Don serra les lèvres en acquiesçant avant de se diriger vers la cafetière.

- La caféine te fera sûrement pas retrouver le sommeil ! Poursuivit Sheldon.
- J’men fous, de toute façon j’arriverai plus à fermer l’œil ! Répondit Don en préparant sa mixture.

Sheldon soupira tristement puis l’observa chercher une dosette de café dans le placard, la placer dans la cafetière et mettre la machine en marche. Il s’aperçut vite à quel point le jeune homme était tourmenté. Il aurait aimé qu’il se confie mais savait pertinemment qu’insister pour qu’il le fasse ne servirait à rien. Don était un peu comme Danny. Têtu comme une mule et laissant la plupart du temps porte close à l’expression de ses émotions. Il ne se livrait que très rarement et s’il le faisait, cela n’était que de sa propre initiative. Or, cette nuit-là, Don avait apparemment jugé bon de confier ses doutes, ses craintes et ses regrets …

- Et s’il avait raison ? Lança t-il soudain en regardant le breuvage fumant se déverser dans le mug qu’il s’était préparé.
- Quoi ? … s’étonna Sheldon. A propos de quoi ?
- Et si je l’avais pas appelé ce soir-là ? Poursuivit-il en tournant la tête vers le jeune médecin. Tu crois que les choses auraient pu être différentes ?
- Mais qu’est-ce que tu racontes ? Protesta son interlocuteur. Arrête tu veux ! Tu vas pas commencer à entrer dans son jeu ! C’est ridicule ! Tu sais très bien que t’y es pour rien ! Appel ou pas appel, les seuls responsables, ce sont les enfoirés qui ont enlevée Lindsay… et qui l’ont violée … Danny le sait lui aussi !
- Il le sait ? Lança Don dans un rictus amer … Alors s’il le sait, pourquoi j’ai l’impression qu’il me déteste ?
- Il ne te déteste pas. Tenta de le rassurer Sheldon. Tu sais, lui non plus n’y est pour rien dans tout ce qui s’est passé cependant, je crois que la culpabilité le bouffe tellement qu’elle en est devenue insupportable !
- Et c’est pour ça qu’il a commencé à se droguer …
- Oui, je pense. Et c’est aussi la raison pour laquelle il est si odieux avec toi.
- Je comprends pas … Répondit Don en fronçant les sourcils.
- Tout ce qu’il ressent, c’est bien trop pesant pour ses seules épaules …, surtout s’il ne peut plus trouver refuge dans la drogue. Commença à expliquer Sheldon sur un ton rassurant. Je pense qu’il a besoin de partager un peu de sa douleur avec ceux qui l’entourent. Toi, tu es son meilleur ami, et il a vite trouvé une, entre guillemets, bonne raison de t’en vouloir. Tu sais, quand on se sent défaillir, c’est toujours plus facile de tenir le coup en étant en colère contre quelqu’un plutôt que contre soi-même … et puis, cette rage lui permet quelque part de se sentir encore vivant !
- En gros, ce que t’essaies de me dire, c’est qu’il m’a choisi comme Punching-ball …
- C’est un assez bon résumé …
- Et tout ça pour qu’il se sente mieux ?
- Qu’il se sente mieux, non. J’irais pas jusque là … mais éviter qu’il se tire une balle dans la tête … oui. Sûrement.
- Je suppose que je devrais être flatté … rétorqua durement Don, mais c’est pas le cas … j’aurais préféré qu’il s’en prenne à quelqu’un d’autre. Parce que ses reproches, ses attaques, sa colère,… tout ça, c’est bien réel ! Il ne fait pas semblant ! Poursuivit-il sèchement, ses yeux se mettant à briller de colère et de peine.
- Je sais. Répondit Sheldon sur un ton désolé.
- J’ai déjà perdu un ami … une fois … d’une façon tout à fait atroce … continua Don en essayant d’étouffer un sanglot. … Et je ne veux pas en perdre un autre …
- Jimmy s’est suicidé si j’ai bien compris … En déduit Sheldon tristement.
- Ouais … Murmura son ami en fixant le vide, des images de ce pénible événement venant à nouveau le frapper, je revois encore sa tête exploser… J’oublierai jamais …
- Et … ça s’est passé où ? Demanda doucement Sheldon.
- A la brigade, dans les vestiaires. J’ai rien pu faire. … lui confia –t-il en laissant s’échapper une larme de son regard meurtri. Sa femme et sa fille étaient mortes dans un accident de voiture le mois précédent. Un chauffard. Ivre. La petite Alison …. avait à peine 18 mois. Jimmy était orphelin, c’était sa seule famille …

Don s’interrompit et serra les lèvres, ne pouvant en dire plus. Il ferma les yeux desquels jaillit une autre larme avant qu’il ne passe brusquement le revers de sa main sur son visage pour l’effacer. Sheldon déglutit et baissa le regard devant l’affliction de son ami. Il se rendit compte que, malgré la grande assurance et parfois même l’apparente froideur qu’il affichait, Don avait lui aussi comme tout a chacun, sa part de douleur et de cauchemar à gérer. Le jeune médecin n’avait jamais entendu parler de ce terrible drame qui avait eu lieu dans les locaux de la brigade. Pas vraiment étonnant. A l’époque, il ne faisait pas encore partie de l’équipe médicolégale sans oublier que le « suicide » est plutôt un sujet tabou chez les flics.

- ça … ça n’a pas dû être évident de surmonter tout ça. Lui dit-il sur un ton plein de sollicitude.
- Non en effet. Ça n’a pas été facile, Avoua Don. Mais quelqu’un m’a aidé à remonter la pente.
- Danny ?
- Oui … Il connaissait Jimmy lui aussi. Tous les deux voulaient entrer dans la police scientifique. C’est d’ailleurs après la mort de Jimmy qu’on est devenu de bons amis Danny et moi. … Je veux pas perdre son amitié Sheldon … ajouta t-il le regard à nouveau submergé de larmes. Tu crois qu’il me pardonnera ?
- Oui. … Pas tout de suite évidemment, mais quand il ira mieux, qu’il aura retrouvé sa lucidité, je suis persuadé qu’il viendra même te présenter des excuses.
- J’espère que t’as raison. Fit-il gravement avant d’extirper un profond soupir. Allez, assez parlé de moi. Tu devrais penser à aller te reposer, t’as vraiment l’air crevé. Et quelque chose me dit que le p’tit enfoiré qui dort dans la pièce d’à côté n’a pas fini de nous en faire voir ! Dit-il en esquivant un léger sourire.

Sheldon, dont les paupières semblaient en effet devenir de plus en plus lourdes, lui répondit en opinant de la tête.

-Tu me laisses le canapé alors ? Lui demanda t-il en souriant.
- Ouais vas y, prends tes aises ! Danny doit avoir des journaux ou des magazines dans le coin. Je vais lire ça pour passer le temps !
- Ok mais si tu veux regarder la télé, sache que ça me dérange pas. Suffit juste que tu baisses le son.
- C’est noté. Je verrais.

Sheldon se leva alors pour prendre la direction de la porte quand il s’arrêta brusquement et se retourna vers Don.

- Mais … tu me réveilles s’il y a un problème.
- Quel problème il pourrait bien y avoir ? Il doit dormir encore quelques heures non ?
- Euh … oui … Confirma Sheldon.
- Donc y en aura pas … Allez dégage d’ici. Vas te reposer ! Insista le jeune policier en accompagnant ses paroles d’un geste de la main.

Le jeune médecin leva aussitôt les mains pour signifier qu’il capitulait face à tant d’insistance et se redirigea vers la sortie de la pièce. Il allait en franchir le seuil quand Don l’interpella.

- Sheld !

Celui-ci se retourna, surpris.

- Merci. Lui dit alors Don le plus simplement et sincèrement possible en le fixant dans les yeux.

Sheldon ne répondit rien, se contentant de hocher légèrement la tête en lui envoyant un léger sourire amical puis il sortit finalement de la pièce pour aller s’installer confortablement dans le canapé.

Et les heures se mirent à filer. Après avoir épuisé le stock de magazines, Don, qui n’était parvenu à retrouver le sommeil, s’était finalement résolu à allumer la télévision. Ayant entendu du bruit en provenance de la chambre, il dut se lever une première fois.
Fausse alerte. Quand il se rendit dans la pièce, il constata que Danny était agité, oui, mais qu’il était simplement la proie d’un horrible cauchemar. Enfin « simplement », c’était vite dit. Son corps tremblait tellement et les traits de son visage reflétaient une telle terreur que Don, désirant mettre fin à l’enfer dans lequel son esprit s’obstinait à l’emprisonner, avait failli le réveiller. Et puis, Danny s’était soudainement calmé, détendu et rendormi paisiblement. Don avait alors quitté la chambre, non sans une certaine inquiétude en arrière pensée.
Cinq heures quarante trois. Une seconde fois, il se leva. Pour les mêmes raisons. Mais quand il atteignit la chambre, son jeune ami expert semblait déjà être retombé dans les bras de Morphée. Enfin, tout du moins, c’est ce que Don croyait. En effet, la réalité était tout autre. Cette fois-là, Danny s’était réveillé en sursaut, terrorisé. Il avait entendu aussitôt des pas venir dans sa direction et, malgré son désappointement, avait eu la présence d’esprit de réagir très vite. Il tourna son corps vers le mur, enfonça sa tête dans l’oreiller et tenta de maîtriser et de calmer sa respiration et les tremblements de son corps afin d’être le plus immobile possible et de feindre le sommeil. Don n’y avait vu que du feu et était rapidement retourné dans le salon.
Une fois seul, Danny rouvrit les yeux. Ceux-ci, imprégnés d’une terrible angoisse, se remplirent presqu’instantanément de larmes. Ses mains et son corps se remirent à trembler sans qu’il ne puisse rien faire pour l’empêcher. Il agrippa alors fortement l’oreiller et le plaça devant sa bouche pour y étouffer les sanglots qu’il n’arrivait plus à contenir. Les images et les voix de ses cauchemars continuaient à le hanter sans répit malgré son réveil. Dans l’espoir de les chasser, il se frappa la tête violemment avec ses poings. Mais rien n’y faisait. Elles étaient toujours là et ne semblaient plus vouloir le quitter. Le jeune homme désespéré, la respiration alerte, bascula son corps dans le lit pour fixer le plafond. Là, il tenta de se calmer et de retrouver un souffle régulier. Il se mit à réfléchir. … Si seulement il pouvait … Non … Pas ça … ce n’est pas la bonne option … ses amis le lui ont bien fait comprendre … c’est risqué, une vraie saloperie … il le sait … Mais pourtant … ça lui ferait tellement de bien ! Danny se passa ses deux mains sur le visage. Son corps n’était pas en manque mais son esprit embrouillé ne voyait qu’une seule façon de mettre fin aux tortures de son âme. Il ferma les yeux. A la seule pensée de ce que lui procurerait une injection d’héroïne, il se mordilla la lèvre inférieure et son cœur se mit à palpiter plus vite et plus fort dans sa poitrine. Il aurait aimé pouvoir trouver une autre issue mais l’envie irrésistible d’éprouver à nouveau les effets apaisants et jouissifs de la poudre blanche ne faisait que de grandir en lui. Celle-ci était malheureusement la meilleure des solutions à ses yeux, la seule qui effacerait instantanément ses cauchemars et ses peurs. Le problème était que ni Hawkes ni Flack ne le laisserait en obtenir facilement … alors que faire ? Serait-il condamné à souffrir ces horribles images jusqu’à la folie ? Il tenta encore une fois de se raisonner. C’est alors qu’une sonnerie retentit. Une sonnerie de portable. Celui de Don. Danny ouvrit les yeux, s’assit et tendit l’oreille. Il ne comprit pas grand-chose à ce que son ami dit au téléphone mais il l’entendit ensuite tenir une conversation avec Sheldon et en conclut que cela devait être important. Assez important pour que Don se précipite dans la salle de bain afin de prendre une douche et de s’habiller. Le jeune expert se rallongea immédiatement et feignit de dormir au cas où son ami aurait l’idée de jeter un coup d’œil dans la chambre. Celui-ci, apparemment trop pressé, n’en fit rien. En sortant de la salle de bain, il échangea simplement encore quelques mots avec Hawkes puis la porte d’entrée s’ouvrit. Là, Don prononça une phrase que Danny réussit à distinguer clairement : « Tu m’appelles s’il y a un soucis » et puis il entendit la porte claquer avant d'être verrouillée. Don était donc sorti, probablement appelé sur une affaire … Et Sheldon était maintenant seul, persuadé que Danny avait bien pris le somnifère qu’il lui avait donné. Un éclair d’espoir malsain illumina soudain le regard du jeune homme alité. Sheldon était en train de se préparer un café. C’était le bon moment. Danny se leva le plus discrètement possible et commença à se diriger vers la salle de bain ...

*************************************************************

Je sais, vous me détestez là lol! mais pas d'inquiétude, la suite arrivera vite !!!
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lyly
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyLun 22 Oct - 10:29

géniale!! bong enfin une suite!! et non non non on ne te deteste pas le suspence j'adore ça moi! je sens le pire a venir!
thumleft vite la suite!!!!
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lyly
Invité



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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyLun 29 Oct - 17:35

Alors cette suite????? pleurs elle est où?
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Lindsay
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyLun 29 Oct - 18:00

Elle arrive dans très peu de temps ! Je l'ai bientôt fini ! MDR ! Merci Lyly !!! lol!
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lyly
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyLun 29 Oct - 19:07

super bong victoire victoire bong
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyLun 29 Oct - 23:43

La voilà la suite Lyly !!!

Tu vois j'ai pas menti !!!! lol!



*************************************************************

Chapitre 12




Danny entra dans la pièce et s’avança près de la cuvette des toilettes. Il se pencha en avant, ouvrit la bouche et enfonça deux de ses doigts dans le fond de sa gorge.
Dans la cuisine, Sheldon, les yeux mis clos et encore rougis par la fatigue, commençait à se délecter d’un café bien serré quand il entendit soudain des vomissements semblant provenir de l’autre bout de l’appartement.
Il tourna la tête vers le couloir et fronça les sourcils s’étonnant que Danny soit déjà réveillé. Celui-ci allait manifestement mal, alors, en dépit de ses interrogations, le jeune médecin se rendit immédiatement jusqu’à la salle de bain. Là, il y découvrit son ami, à genoux au dessus de la cuvette.

- Danny ? L’interpella t-il surpris. Tu dors pas ? Qu’est-ce que tu as ? Ajouta-t-il, inquiet.
- Je sais pas … Je me suis réveillé et … je me sens pas bien du tout. Répondit Danny, les yeux brillants, en simulant être au plus mal.

Sheldon se saisit alors d’une serviette qui était accrochée sur le porte manteau près de la douche et s’avança vers lui pour la lui donner. Il aurait dû être plus méfiant … A peine eut-il tendu son bras vers Danny que ce dernier l’attrapa vigoureusement, et, tout en se relevant rapidement, attira Sheldon contre lui à l’aide d’une prise experte que lui avait apprise Mac. Adossé et bloqué contre son ami, Sheldon essaya de se défendre et le poussa en reculant pour le plaquer violemment sur le mur. Le choc fut rude mais Danny tint bon et serra ses bras plus fortement autour du cou du jeune médecin afin de lui infliger un point de compression provoquant l’endormissement. Sheldon agrippa alors les bras qui l’enlaçaient mais il était trop tard. Il sentait déjà son esprit se fondre dans une sorte de brouillard nébuleux.

- Danny, non … fais pas ça … tenta t-il encore d’articuler difficilement, ayant bien évidemment compris les motivations de son ami.
- J’ai pas le choix Sheld … je suis désolé, … mais j’y arrive pas … murmura douloureusement Danny à son oreille avant de sentir le corps de sa victime se relâcher totalement dans ses bras.

Il accompagna sa chute jusqu’au sol pour l’y déposer précautionneusement. Immédiatement, il contrôla son pouls et sa respiration. Sheldon avait bien l’air de dormir. Danny se mit alors à fouiller ses poches de pantalon dans le but d’y trouver la clé de sa liberté. Un léger sourire s’esquissa sur ses lèvres quand il la trouva. Mais il en sortit autre chose en même temps. Un petit couteau. Danny s’en empara. Là où il projetait de se rendre, il aurait peut-être besoin de se défendre.

- ça ne te dérange pas si je te l’emprunte ? Demanda t-il ironiquement. Merci Sheld, t’es un vrai pote. Ajouta-t-il en lui donnant une tape amicale sur l’épaule.

Aussitôt, il bascula le corps de Hawkes sur le côté pour avoir accès cette fois-ci aux poches arrière du pantalon et ainsi pouvoir se saisir de son portefeuille. A genoux sur le sol, il l’ouvrit avec un empressement nerveux et en retira tout l’argent qu’il contenait.

- Quatre dollars !!!! C’est tout !!! S’exclama-t-il atterré en regardant Sheldon. Putain, t’aurais pas pu retirer des tunes ?

Il soupira amèrement en balançant le portefeuille sur le sol. Cette somme était loin d’être suffisante mais il emporta malgré tout son maigre butin avant de se précipiter dans la chambre. Là, il déposa l’argent et le couteau sur le lit, prit dans le placard le premier jean et le premier Sweet qu’il vit et les revêtit. Il reprit les quelques pièces et l’arme blanche pour les mettre dans une de ses poches avant de retourner auprès de son ami inanimé. Celui-ci gémit légèrement en bougeant la tête. Danny passa une main sur son visage noyé d’angoisse. Il était clair que Sheldon ne tarderait plus à se réveiller et cela ne l’arrangeait pas du tout. Il fallait absolument qu’il gagne du temps. Comment ? Il repensa soudain au moyen que Sheldon et Mac avaient utilisé pour qu’il se tienne tranquille durant sa crise de manque. Par chance, les liens que son ami avait confectionnés avec de vieux draps traînaient encore dans un coin du salon. Il s’en saisit donc et s’en servit pour attacher Hawkes de la même façon que celui-ci l’avait fait avec lui la veille. Il lui lia à contre cœur les pieds et les poignets. Une fois fait, il reposa délicatement à nouveau son ami médecin sur le sol et se dirigea vers la porte d’entrée. Il enfila rapidement chaussures et blouson avant d’insérer la clé dans la serrure. Danny retint son souffle en tournant celle-ci puis poussa un soupir de soulagement quand la porte s’ouvrit. Enfin il était libre !

Il sortit aussitôt de l’appartement et se dirigea vers l’ascenseur, mais avant même qu’il ne l’ait atteint, les portes de celui-ci s’ouvrirent laissant en descendre une vieille dame qui revenait du local « Poubelle ». Le visage de cette dernière s’illumina d’un sourire quand elle l’aperçut. Elle appréciait énormément ce si gentil jeune homme qui était toujours prêt à lui rendre service quand son emploi du temps le lui permettait. Elle avait arrêté de compter le nombre de fois où il l’avait aidé à remonter ses courses quand l’ascenseur était en panne ou à réparer la plomberie ou la télévision. Enfin tout du moins … avant, c’est ce qu’il faisait, parce que depuis quelques temps, ce n’était plus le cas. Le jeune expert soupira d’agacement en la voyant. Il la connaissait bien. Il s’agissait de sa voisine, Mme Idell, un gentil et charmant petit bout de femme septuagénaire dont les deux seuls défauts semblaient être la curiosité et un goût prononcé pour les longues conversations. D’ailleurs, la vie de sa voisine n’avait vraiment plus de secret pour lui ! Elle avait perdu son mari huit ans auparavant suite à une maudite crise cardiaque et ses enfants, trois au total, venaient régulièrement dans l’année lui rendre visite. Elle avait également sept petits enfants qu’elle adorait et Danny aurait pu se vanter de connaître chacun d’eux parfaitement. Elle était fière de sa petite famille et ne se lassait jamais d’en parler. Elle lui narrait aussi à l’occasion des histoires de sa jeunesse. La trouvant un peu soulante lors des premières rencontres, Danny s’était finalement laissé prendre au jeu, l’écoutant même parfois avec plaisir et nostalgie. Peut-être parce que, tout simplement, elle lui rappelait quelqu’un qu’il avait bien connu dans son enfance … ce bon vieux et si sympathique Monsieur Alfredo, l’épicier de son quartier. Celui qui était mort lors du braquage de sa boutique et que Danny et Cécilia adoraient. Lui aussi aimait raconter les histoires de son jeune temps et, du haut de ses 10 ans, Cécilia en était friande.
Pour l’heure, ces souvenirs n’avaient plus aucune importance. Tout ce qui préoccupait Danny, c’était que Sheldon était en ce moment attaché dans la salle de bain et qu’il se réveillerait d’ici peu. Il s’arrêta près de l’ascenseur et espéra que Mme Idell n’avait pas décidé de lui tenir le crachoir in aeternam parce que, dans son état actuel, il risquait de devenir très vite désagréable.

- Bonjour Danny ! Commença-t-elle avec enthousiasme.
- Bonjour Mme Idell. Lui répondit-il sans un sourire.
- ça fait longtemps qu’on ne s’est pas croisé ! Je commençais à m’inquiéter de ne plus vous voir !
- Oui, je suis un peu surbooké en ce moment … D’ailleurs, … Commença t-il en levant la main pour montrer l’ascenseur et signifier à son interlocutrice qu’il devait partir.
- Je comprends, le coupa-t-elle, il y a malheureusement toujours autant de crime à New York ! Les gens sont vraiment fous ! … Au fait, j’ai croisé votre charmant ami hier en fin de matinée. J’allais descendre chez Mme Brady quand je l’ai vu sortir de votre appartement !
- Ah oui ? Quel ami ? Demanda Danny en baissant le bras et en fronçant les sourcils.
- Vous savez, votre ami policier … Un grand jeune homme brun, presqu’aussi mignon que vous d’ailleurs, s’amusa-t-elle à ajouter, et qui a un prénom très court …
- Ah oui, je vois ... Lança t-il avec un certain agacement.
- Mince alors, Continua Mme Idell sans se soucier de la réponse de Danny. Je ne me souviens jamais de son prénom ! C’est comment déjà … Tom ?
- Non, Don. Répondit-il un peu sèchement.
- Oui c’est ça, Don ! Je lui ai demandé si tout allait bien parce qu’il m’avait semblé entendre des cris de dispute chez vous.
- Ne vous inquiétez pas, tout va bien.
- Oui, c’est ce qu’il m’a dit aussi mais … ça n’en a pas vraiment l’air. Vous avez très mauvaise mine mon garçon !
- Un peu fatigué, c’est tout. Là, je dois vraiment … tenta-t-il une nouvelle fois de s’éclipser.
- Je trouve aussi que vous avez maigri ! Ajouta-t-elle aussitôt. Il faut manger si vous voulez rester en forme ! Lui préconisa-t-elle en brandissant son index vers lui, un soupçon de remontrance dans la voix. Ce n’est pas comme ça que vous réussirez à attraper les criminels, jeune homme !
- Ok, promis, je me ferais de bon petits plats, répondit-il en ironisant. Mais là je dois …
- Et puis vous m’avez l’air de manquer de sommeil ! Ça aussi c’est important ! Non mais vous avez vu les cernes que vous avez sous les yeux ! Remarque, je vous comprends, moi aussi j’aurais du mal à dormir si des voyous étaient venus visiter mon appartement !
- Mais ça s’est passé y a deux mois, ça, Mme Idell ! Lui fit remarquer Danny, manifestement lassé par la discussion.
- Oui mais j’en parlais encore avec Mme Brady hier et je lui disais que jamais je n’ai cru un seul instant que vous auriez pu commettre ce meurtre dont on vous a accusé à la place de ces bandits !
- Je sais, ça fait au moins une dizaine de fois que vous me le dites ! Fit Danny en soupirant d’exaspération.
- Vraiment ? Tant que ça ? Vous savez, mon vieil âge me fait parfois radoter …

« Sans blague ! » pensa Danny en laissant s’échapper un léger rictus d’agacement. Il jeta alors un œil inquiet sur sa montre puis sur la porte de son appartement. La nervosité se mit à le gagner à nouveau et il commença à piétiner sur place. Il fallait vraiment qu’il s’en aille au plus vite.

- Ma fille me racontait d’ailleurs la semaine dernière que …
- Ecoutez Mme Idell. Haussa t-il le ton en l’interrompant. Ce que vous a raconté votre fille est certainement très intéressant mais pour l’instant c’est le cadet de mes soucis ! J’ai pas le temps ! Passez une bonne journée ! Continua t-il sèchement avant de laisser sa voisine, pantoise, sur le pallier et d’entrer dans l’ascenseur.

Mme Idell en resta muette, chose extrêmement rare. Mais la stupéfaction et le léger agacement dû au comportement désagréable du jeune homme firent vite place à l’inquiétude. Elle regarda les portes de la cabine se fermer et se demanda quelles pouvaient bien être les raisons qui poussent Danny à réagir de cette façon avec elle. Ça n’était vraiment pas dans ses habitudes de lui parler sur ce ton, même quand il était pressé. Ce qui se passait devait sûrement être grave. La pauvre vieille dame fut alors prise d’un sentiment de culpabilité, pensant qu’elle aurait mieux fait de se taire au lieu de toujours vouloir raconter sa vie. Son fils lui avait pourtant déjà dit qu’elle était parfois soulante ! Elle sourit en y pensant et cela lui redonna l’énergie qu’il lui fallait. Une idée lui vint alors soudain à l’esprit. Si son jeune ami avait des problèmes, elle se devait de lui rendre service à son tour, à sa modeste façon, bien évidemment.

Quelques dix minutes plus tard, dans la salle de bain, Hawkes commença à ouvrir péniblement les yeux. La lumière que Danny avait omis de fermer l’aveuglait. Quand il réussit enfin à soulever complètement ses paupières, une horrible et insidieuse douleur vint subitement compresser son crâne. Sheldon gémit. Il aurait voulu porter ses mains sur ses tempes pour les soulager mais il s’aperçut vite que cela lui était impossible. Pourquoi diable n’arrivait-il donc plus à bouger les mains ? Ni les pieds ? Pendant un instant, le jeune médecin se sentit complètement perdu. Il ne savait plus très bien où il était ni ce qui s’était passé. Et puis, petit à petit, le brouillard qui enveloppait ses souvenirs se dissipa et tout lui revint. Danny l’avait roulé en beauté ! Il décolla la tête du sol pour pouvoir observer ses poignets et ses pieds liés par les bandes de draps qu’il avait lui-même déchirées. Sheldon maugréa en serrant les dents et essaya de se débattre sur le sol. Il remua ses bras avec force pour tenter de rompre les liens et se libérer. Mais impossible. Il était solidement attaché.

- Don avait raison. T’es qu’un sale petit con Danny ! S’énerva Sheldon, terriblement agacé de ne plus être maître de ses mouvements et de ne pouvoir soulager son mal de crâne.

Il laissa reposer sa tête sur le carrelage, ferma les yeux et souffla profondément pour réfléchir à la manière de se sortir de cette situation plus que déplaisante …

Au même moment, dans la station de métro la plus proche, le monde commençait à affluer. Il était maintenant aux alentours de sept heures et quart et l’heure de pointe approchait. Danny resta un moment immobile sur le quai à regarder plusieurs rames passaient. Il se frotta le visage anxieusement. Comment allait-il trouver l’argent dont il avait besoin ? Il n’avait pas de papier, pas d’insigne. Il ne possédait en tout et pour tout qu’un petit couteau et quatre malheureux dollars lui permettant seulement de prendre le métro sans frauder. En effet, il ne voulait pas se faire remarquer. Il était donc aussi exclu de faire les poches des voyageurs. Trop risqué. Surtout qu’il y avait une bonne quinzaine d’année qu’il n’avait plus tenté ce genre d’opération. Il avait pourtant été doué pour ça à une époque mais, dans son état de nervosité croissant, il ne s’en sentait pas capable. Alors comment faire ? Demander de l’argent ? A qui ? Qui serait prêt à lui faire confiance au point de lui filer immédiatement les cent cinquante dollars qu’il espérait sans lui poser de questions, ni exiger de contrepartie. Peu de ses connaissances manifestement. Danny ferma les yeux, désespérant de ne trouver aucune solution à son problème … quand soudain, un nom lui vint à l’esprit. Quel jour sommes-nous ? Jeudi se souvint-il. Super ! Il regarda immédiatement sa montre. S’il se dépêchait, il avait peut-être une chance. Il s’engouffra alors dans une rame du métro vers une destination connue de lui seul …
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyMer 7 Nov - 22:54

Chapitre 13



Il ouvrit brusquement les yeux. Il avait trouvé la solution. Sheldon se redressa soudain en position assise avant de, tant bien que mal, se relever. En effet, se tenir debout alors que sa vision se troublait, que sa tête résonnait comme un tambour et que ses pieds étaient solidement attachés, ne fut pas une mince affaire. Mais il y parvint. Il souffla et secoua un peu la tête pour faire disparaître les vertiges qui venaient l’affliger puis il scruta les rebords du lavabo, ou plutôt ce qui s’y trouvait. Un sourire s’esquissa sur ses lèvres quand il vit se dessiner devant ses yeux une bouteille en verre d’After Shave. Il sauta alors à pieds joints jusqu’au lavabo. Là, il se pencha et, avec son coude, fit basculer la bouteille jusqu’au sol. Durant sa chute, il pria pour qu’elle se brise. Ce fut vite chose faite. Un tas de petits éclats de verre s’éparpillèrent brutalement au contact du carrelage. Le jeune médecin se laissa alors glisser jusqu’à terre et s’allongea sur les bris de verre afin de se saisir d’un morceau assez grand et assez tranchant. Une fois cette tâche accomplie, il s’assit à nouveau et manipula le bout de verre entre ses doigts pour le positionner correctement et pouvoir commencer à couper la camisole de fortune qui le retenait prisonnier. Il dut réaliser une torsion peu naturelle de son poignet tout en exerçant une puissante et constante pression sur les liens pour pouvoir les trancher. Se libérer s’avéra finalement être plus difficile qu’il ne l’avait pensé au départ. Mais, à force d’acharnement, son initiative fut couronnée de succès ....

Sept heures trente. Les premières lueurs de l’aube commençaient à faire leur apparition, chassant bientôt les lumières scintillantes des éclairages publics. A l’autre bout de Manhattan, les yeux rivés sur la porte principale d’un immeuble récemment rénové, Danny attendait discrètement à l’abri d’un porche de l’autre côté de la rue. Il remonta le col de son blouson et serra ses bras contre lui. La matinée était fraîche, et bien qu’il n’ait jamais été frileux, Danny sentit son corps se mettre à trembler. Il décroisa les bras pour se frictionner les mains, puis les porta devant sa bouche et les joignit afin d’y insuffler la chaleur de son souffle. Il jeta un œil à sa montre et un éclair d’angoisse traversa son regard. « Et s’il était déjà parti ? Non, impossible. Il n'a jamais été si en avance au boulot ! », tenta t-il de se rassurer. Mais que pouvait-il bien faire alors ? Allait-il enfin se décider à sortir de chez lui ! Danny commençait à s’impatienter et se mit à piétiner de gauche à droite, de droite à gauche, tout en se frottant les mains. Il était inquiet. Sheldon devait être réveillé maintenant et s’il arrivait rapidement à se libérer, Mac et Don allaient vite être au courant de son escapade et du même coup se lancer à sa recherche. Danny se frotta le visage, regarda une nouvelle fois sa montre, quand soudain, … la porte qu’il surveillait s’ouvrit. Un homme apparut, un sac en bandoulières accroché à l’épaule et des dossiers plein les bras. Danny soupira de soulagement. Enfin il était là ! Le jeune homme qu’il observait semblait pressé. Tellement pressé qu’il ne fit pas attention aux deux jeunes en rollers qui passaient sur le trottoir. Il les évita de justesse, seulement, se faisant, il laissa tomber à terre tous les dossiers qu’il tenait dans les bras. Témoin de la scène, Danny sourit. Ce genre de maladresse était décidément une habitude chez son ami. Mais très vite, pensant à la raison qui l’avait poussé à venir jusqu’ici, son visage s’assombrit. Danny s’élança alors sur la route pour y rejoindre de l’autre côté l’homme qu’il connaissait bien. Quand il arriva près de lui, celui-ci était accroupi en train de maugréer contre lui-même en ramassant ses documents.

- Salut Adam ! Lança brusquement Danny, provoquant instantanément le sursaut de son ami.

Ce dernier se retourna, une main contre sa poitrine et soupira.

- Danny ? Tu m’as foutu une sacrée trouille !
- J’t’ai fait peur ? S’étonna-t-il avec un sourire moqueur. Désolé.
- Mais qu’est-ce que tu fais ici ? Lui demanda Adam, surpris par sa présence, en se relevant pour lui faire face. Tu te souviens qu’on avait échangé nos horaires hein ? S’inquiéta-t-il aussitôt.
- Oui, oui. T’inquiète, j’ai pas oublié.
- Ben alors qu’est-ce que tu fais là ? T’es sensé terminer à midi non ?
- Ouais … mais … en fait, Mac m’a accordé un congé de deux semaines.
- Un congé ? De deux semaines ? Mac ? S’exclama-t-il éberlué. Faudra vraiment que tu me dises comment tu fais ça … parce que moi j’ai eu beau essayé de …
- Oui mais on en parlera une autre fois si tu veux bien Adam. Le coupa rapidement Danny avant qu’il ne s’embarque dans un récit sans fin. Je viens te voir parce que j’aurais besoin que tu me rendes un service.
- Un service ? … Oui, … pas de problème si je peux t’aider. Mais … Quel genre de service ? Fit-il en fronçant les sourcils, se demandant quelle pouvait bien être la raison qui fasse venir Danny chez lui à sept et demi du matin.
- Et bien …, en fait, … Commença-t-il en se passant nerveusement la langue sur les lèvres … on m’a piqué mon portefeuille hier soir. J’ai plus de papiers, plus d’argent et j’aurais besoin de 150 $ tout de suite ! Expliqua-t-il sur un ton des plus sérieux et déterminé. Mais je te les rembourserais, c’est promis ! S’empressa-t-il d’ajouter.
- 150 $ ? Tout de suite ? S’étonna le scientifique en laissant s’échapper un léger rictus. Danny, tu sais bien que si tu vas à ta banque, ils t’accorderont …
- Oui, je sais tout ça … le coupa le jeune expert dans un soupir d’exaspération. Mais je peux pas attendre, c’est urgent ! Il me les faut maintenant Adam, pas dans deux heures ! Insista-t-il en haussant le ton, signe incontestable de sa nervosité croissante.
- Mais qu’est-ce qui se passe Danny ? T’as des ennuis ? S’inquiéta son ami.
- S’il te plait Adam, me pose pas de questions, je peux rien t’dire …. Mais c’est important, tu me fais confiance non ? Rétorqua-t-il décelant une étincelle d’inquiétude mêlée de méfiance dans le regard de son interlocuteur.
- Oui, …, oui, bien sûr que je te fais confiance. C’est pas ça …
- Bon alors tu les as ? S’impatienta Danny en trépignant.

Adam le regarda d’un air inquiet et suspicieux. Son obnubilation pour l’argent, son anxiété grandissante et son empressement à achever toute conversation lui semblait de plus en plus étrange. Il ne l’avait jamais vu comme ça.

- Non. … J’ai pas 150 $ sur moi. Lui répondit-il en fronçant les sourcils. Mais viens avec moi au distributeur et …
- Non ! Je te l’ai dit, je suis pressé. T’as combien sur toi ?
- Euh … Attends … je vais voir ça tout de suite … Fit le scientifique, complètement déstabilisé par l’attitude de son ami et collègue.

Il prit aussitôt son portefeuille dans sa poche, l’ouvrit et en sortit plusieurs billets que Danny ne put s’empêcher de fixer avec avidité.

- J’ai … 50 $ seulement. Lui dit-il après avoir compter les billets.
- ça ira ! … je m’arrangerais pour le reste. Affirma Danny, pressé d’avoir l’argent en sa possession.
- Tiens. Fit le scientifique en lui tendant les 50 $.
- Merci Adam, je te revaudrais ça ! Lui dit son ami en s’en saisissant avant de rapidement plier les billets et les ranger dans le fond d’une de ses poches de pantalon. … J’ai encore une chose à te demander. … Je sais que tout ça doit te sembler bizarre mais … n’en parle à personne au labo. D’accord ?

Adam déglutit et en resta muet. Cette phrase venait de définitivement le persuader que Danny avait de graves problèmes.

- Promets le moi ! Insista le jeune expert devant le silence d’Adam.
- Ok. C’est promis. Lui Confirma-t-il en le fixant d’un regard soucieux. Mais Danny, si t’as des problèmes, je pense que tu devrais …
- T’inquiète ! ça va ! C’est pas si grave … C’est juste que … je veux pas que tout le monde soit au courant, c’est tout.
- T’es sûr ?
- Tu t’en fais trop Adam. Je dois y aller. Et toi aussi, tu devrais y aller si tu veux pas que Mac t’incendie ! Merci encore. Bye.

Danny se retourna et reprit aussitôt la direction de la station de métro. Il pensa un bref instant à ce qu’il venait de faire et se mit à maudire intérieurement le sale type qui venait de trahir son ami. Et puis, brusquement, d’horribles images de Sanchez et de ses crimes revinrent torturer son esprit. Il secoua la tête, serra les dents et ses mains se mirent à trembler. Il n’avait aucune autre solution. Il fallait qu’il les efface…
Adam, inquiet plus que jamais, le regarda s’éloigner. Il n’avait pas vraiment compris ce qui venait de se passer mais il était sûr de deux choses : Danny avait des ennuis et il était indéniable que quelque chose clochait dans son comportement. Il soupira. Avait-il réellement eu raison de lui donner l’argent qu’il réclamait. Pourquoi 150 $ ? A qui les devait-il ? Dans quelle galère s’était-il une nouvelle fois fourré ? Peut-être que ce n’était pas si grave après tout et qu’effectivement, il s’inquiétait trop ?
Adam vit disparaître Danny au coin d’une rue et baissa la tête. Non. Décidément, quoi qu’il puisse se dire pour essayer de se rassurer, cela ne marchait pas. Ce mauvais pressentiment qui l’avait gagné ne le lâchait plus. Mais pourquoi ne l’avait-il pas retenu ? Il aurait dû tenter de le retenir … Le regard plongé dans le vide, Adam se souvint brutalement qu’il allait être en retard s’il tardait encore. Il regarda une dernière fois la rue dans laquelle venait de tourner Danny et se précipita vers sa voiture.
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gaelle
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptySam 10 Nov - 20:13

Superbe suite ! Mais il n'aura pas ce qu'il veut avec seulement 50$, à qui va-t-il prendre le reste ?
Vite une suite stp !
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyMar 20 Nov - 23:40

Merciiiiii Gaëlle !!! bong


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Chapitre 14



Une fois libéré de ses liens, Sheldon se saisit de son portefeuille qui traînait sur le sol. Il en vérifia l’intérieur et s’aperçut que Danny avait pris les quelques dollars qu’il contenait. Il se releva en soupirant. Une fois debout, il frotta doucement son pantalon pour se débarrasser des minuscules bris de verre qui s’y était accroché puis tata ses poches. Son visage se crispa soudain d’inquiétude. Danny s’était emparé de son canif ! Sheldon se précipita alors hors de la salle de bain pour se rendre dans la cuisine, là où était son portable. Il fallait prévenir Mac au plus vite. Danny était sorti de l’appartement dans l’unique but d’aller se fournir en came, c’était une évidence, … aussi évident qu’il fallait le retrouver avant qu’il n’y parvienne. Il se saisit de son cellulaire qui était posé sur le plan de travail et commença à composer le numéro de Mac. Avant d’appuyer sur la dernière touche, il ferma les yeux un instant et prit une profonde respiration. La sonnerie retentit une, deux, trois fois avant que la voix de Mac ne se fasse entendre à l’autre bout de la ligne.

- Taylor.
- Mac, … c’est Sheldon. Commença-t-il d’une voix un peu vacillante. On a un problème.
- Qu’est-ce qui se passe ? Vous avez une drôle de voix ! S’inquiéta aussitôt Mac.
- …
- Sheldon ! Insista-t-il en entendant un soupir en guise de réponse.
- Danny s’est tiré !
- Quoi ? Comment ? Don est avec vous ?
- Justement non. Il a été appelé sur un homicide il y a un peu plus d’une heure et demi et Danny en a profité pour me jouer un sale coup ! L’informa-t-il.
- Quel sale coup ? Vous allez bien ?
- Oui, ça va, ne vous inquiétez pas. Je suis juste encore un peu sonné mais ça va.
- Pourquoi ne m’avez-vous pas appelé quand Don est parti ?
- Et bien, en fait, normalement, Danny était sensé se reposer encore au moins une heure. Il a dû recracher ce que je lui ai donné hier soir.
- Il est parti il y a combien de temps ?
- Difficile à dire. J’ai été inconscient un petit moment. … Mais ça doit au moins faire une heure.
- Inconscient ? Vous devriez aller vous faire examiner à l’hôpital !
- Non, c’est rien, je vous assure, ça va aller.
- Hawkes, ne présumez pas de vos …
- Mac, je vous dis que ça va ! Si je me sens mal, je vous promets d’y faire un saut mais le plus urgent pour l’instant c’est de retrouver Danny !
- Et il est sorti pour acheter de l’héro je suppose ?
- Oui, pour ça, aucun doute possible. Soupira Sheldon, désabusé.
- Il a de l’argent ?
- Non, il m’a fait les poches mais je ne devais avoir que deux, trois dollars sur moi et Don avait embarqué ses cartes de crédit, sa plaque et tout le fric qu’il avait caché.
- Ce n’est pas ce qui va l’arrêter ! Il va forcément essayer de s’en procurer.
- Je sais. Vous voyez à qui il pourrait en demander ?
- IL y a un tas de possibilité malheureusement. Don est sûrement plus au courant que nous. Je me charge de le prévenir. …. Là je suis au labo. Stella ne va pas tarder à arriver. Je la mets au courant et je lui demande de questionner les personnes qui travaillent souvent avec lui. On ne sait jamais, il a peut-être cherché à entrer en contact avec un collègue.
- Oui, vous avez raison, peut-être bien.
- Une dernière question Sheldon … Est-ce qu’il va être en manque ? Demanda Mac, soucieux.
- Et bien disons … qu’il n’est pas très en forme depuis hier soir. Il n’a plus les idées très claires et trouver de quoi se shooter l’obsède. Répondit Sheldon, la voix étranglée, en repensant à ce que Danny avait bien failli faire la veille. A l’autre bout du fil, Mac fronça les sourcils, ayant compris au son de la voix de Sheldon que quelque chose avait dû se passer.
- Mais moi je vous parle du manque physique !
- Malheureusement, on ne peut pas savoir exactement, ça dépend des personnes et …
- Oui mais est-ce que c’est possible qu’une crise de manque se manifeste ? Le coupa Mac en haussant le ton.
- Oui, c’est possible. Confirma-t-il brutalement … Durant les premières prises, la Méthadone n’a pas tout à fait un effet de 24 h.
- Autrement dit, il est sûrement plus déterminé que jamais !
- C’est certain … et c’est pour ça qu’il faut qu’on le retrouve rapidement … surtout qu’il a … Suspendit-il sa phrase, hésitant un instant à la poursuivre.
- Qu’il a quoi ? S’inquiéta davantage Mac.
- Il m’a pris mon canif Mac. Et dans l’état où il sera dans peu de temps, j’ose même pas imaginer ce qu’il pourrait faire avec. En pleine crise, il n’aura plus vraiment conscience de ses actes. Vous l’avez constaté comme moi hier.
- Oui. Répondit Mac avec un pincement au cœur en se remémorant les atroces et douloureux moments de la veille.

Il soupira, ferma les yeux et se les frotta du bout des doigts, laissant le silence se fondre dans la conversation. Il aurait tellement voulu que tout ça ne soit qu’un horrible cauchemar … que Danny n’ait jamais succombé à cette saloperie d’addiction …

- Mac ?… Mac, vous êtes toujours là ? Fit Sheldon, surpris de ne plus l’entendre.

La voix de Hawkes le ramenant à la réalité, Mac rouvrit les paupières et, de son bureau, il vit Stella franchir le seuil de l’ascenseur.

- Oui … Stella vient d’arriver. Je lui explique la situation et je passe vous prendre. Dit-il en reprenant ses esprits. J’appellerais Don en route. Pour maintenant, le plus sûr moyen de le retrouver, c’est de mettre la main sur son dealer !

Sheldon acquiesça et les deux hommes raccrochèrent. Mac sortit aussitôt de son bureau et se pressa pour rejoindre Stella. Quand elle le vit se diriger vers elle le regard rempli d’angoisse, elle n’eut pas aucune peine à deviner que quelque chose de grave concernant Danny venait de se passer. Mac lui raconta alors rapidement les derniers événements et lui confia la mission de se renseigner auprès de quelques collègues du laboratoire.

- Et tu sais qui est son dealer ? Demanda-t-elle.
- Il s’appelle Magic mais il n’y a rien dans nos fichiers sous ce nom.
- Mac, New-York, c’est immense ! Comment allez-vous faire pour le retrouver ?
- Danny m’a donné des indications sur les endroits où ce Magic deale en général.
- En espérant qu’il t’ais dit la vérité ! Il aurait très bien pu te mentir ! Lui rétorqua-t-elle incrédule.
- Oui, je sais, mais … je crois qu’à ce moment là, il était sincère. Lui affirma Mac en se souvenant du pénible aveu que son protégé lui avait alors fait.
- Ok. Alors vas-y ! Ne perds pas de temps ! J’essaie de me renseigner de mon côté.

Mac acquiesça puis se détourna de son amie et s’engouffra dans l’ascenseur. Stella regarda les portes se refermaient et soupira tristement. Tout ce qu’elle avait appris depuis hier lui semblait tellement irréel ! Les voilà maintenant lancés à la poursuite d’un des leurs dans les rues de Manhattan. Et tout ça pour quoi ? Pour l’empêcher de sombrer dans des abîmes qui le conduiraient indéniablement à la mort … Stella baissa les yeux et fixa le vide devant elle. Elle repensa soudain aux événements qui en étaient la cause et elle s’interrogea. Après toutes les horreurs que Danny avait vécues, comment réussiraient-ils à le convaincre que la vie avait encore un sens et de belles choses à lui offrir ? Elle souffla profondément pour chasser de son esprit les cafardeuses interrogations qui l’assaillaient. Il fallait qu’elle se reprenne. Elle avait du pain sur la planche.

Quelques quinze minutes plus tard, Mac s’arrêta au pied de l’immeuble de Danny. Hawkes l’attendait déjà sur le trottoir, un sac à la main. Il ouvrit la portière et prit place dans la voiture.

- J’ai prévenu Don. Lança aussitôt le chef de la scientifique avec une gravité évidente dans la voix.
- Et comment l’a-t-il pris ? Voulut savoir Sheldon.
- Mal. … D’après ce que j’ai cru comprendre, il s’en veut pour hier soir !
- Il vous en a parlé ? S’étonna le jeune médecin en fronçant les sourcils.
- Non. Répondit froidement Mac. Quand je lui ai demandé des précisions, il a changé de sujet. Mais que s’est-il passé hier Hawkes ? S’emporta-t-il soudain en le fustigeant du regard.

Sheldon se sentit soudain transpercé par toute la colère et l’angoisse qui miroitaient dans les yeux de Mac et il eut la surprise de reconnaître celles qui brillent d’ordinaire dans les yeux d’un père qui s’inquiète pour sa fille … ou pour son fils. Danny était en effet bien plus qu’un collègue ou qu’un ami pour son supérieur. Il était un peu comme le fils qu’il n’avait jamais eu. Il l’avait pris sous son aile, dès son arrivée au laboratoire, faisant fi de tout ce que certaines personnes pouvaient colporter sur son compte. Danny avait du caractère, oui, mais, ce que Mac avait surtout remarqué à l’époque, c’était son incroyable dynamisme et son énorme potentiel d’enquêteur et de scientifique. C’est tout ce qui l’avait importé à son sujet quand il l’avait engagé. Et puis, au fil du temps et des enquêtes et malgré des premiers rapports parfois houleux, ils avaient finalement tous les deux appris à se connaître, à se respecter et à s’apprécier, en tant que collègues tout d’abord, puis, en tant qu’hommes. De son côté, Mac s’était vite aperçu que, sous son apparente et rigide carapace, Danny était une personne très humaine qui valait la peine qu’on s’y intéresse. Il l’avait alors guidé, formé, remis dans le droit chemin quand il s’en écartait et avait réussi à canaliser et à apaiser toute la rage qu’il enfouissait dans son cœur. Sheldon avait toujours plus ou moins ressenti l’existence de ce lien particulier entre eux sans jamais vraiment réussir à le définir. Mais là, les réactions de Mac étaient sans équivoque. Il avait peur pour Danny. Peur de ce qu’il s’apprêtait à entendre. Sheldon ouvrit fébrilement la bouche pour commencer à parler mais resta un instant muet, comme si les mots n’arrivaient pas à franchir le seuil de ses lèvres. Il soupira, déglutit, détourna un instant son regard puis fixa à nouveau Mac qui attendait impatiemment une explication.

- Hier soir, ça s’est plutôt très mal passé entre Danny et Don. Danny a commencé à lui faire des reproches et s’est très vite énervé … il a voulu sortir … pour aller s’acheter de la came et nous, … on a refusé de lui ouvrir la porte … S’interrompit-il, ému, en quittant le regard de Mac pour le porter sur le pare-brise devant lui.
- Logique. Et ?
- Les choses ont dégénérées. … Il a réussi à s’emparer de l’arme de Don et … l’a soudainement retournée contre lui. Avoua-t-il péniblement.
- Quoi ? Fit Mac, désorienté et stupéfait, comme s’il avait mal compris ce qu’il venait d’entendre. … Mais tout ça, … ça … ça n’était sûrement que de la manipulation ! Il n’avait pas vraiment l’intention de se suicider … n’est-ce pas ? Demanda-t-il confirmation à Sheldon, comme pour essayer de se rassurer.

Le jeune médecin, dont les yeux commençaient à briller, s’humidifia les lèvres avant de tourner à nouveau la tête vers son supérieur et ami.

- C’était pas du bluff Mac. Lui confia-t-il en toute franchise. Si Don n’avait pas réussi à le convaincre de baisser son flingue, … il aurait tiré.

Mac serra les lèvres pour contenir son émotion, baissa doucement les yeux puis tourna la tête vers le volant. Derrière sa peine se profila peu à peu la colère. Il avait du mal à accepter que Danny ait été si proche de baisser définitivement les bras. Le jeune expert lui avait pourtant avoué lui-même y avoir déjà songé mais, il y avait une sacrée différence entre « y songer » et « être prêt à le faire ».

- C’est pour ça qu’il faut le retrouver très vite Mac ! Poursuivit Sheldon. D’autant plus que son état va s’aggraver d’heure en heure !
- Faites moi confiance, on va le retrouver ! Rétorqua Mac avec conviction en tournant la clé sur le contact pour démarrer. Don ne pourra pas nous rejoindre immédiatement mais il va essayer de passer quelques coups de fil pour en savoir plus sur ce fameux Magic dont Danny m’a parlé.
- Et en attendant, on fait quoi ?
- Danny m’a également dit que son dealer traînait en général sur la 135ème ainsi que sur la ligne de métro de Harlem. On va commencer par là. Il va probablement lui aussi aller là-bas pour essayer de le retrouver.
- Mac, ça fait un mois que Danny est immergé dans le monde de la drogue. Il sait sûrement bien mieux que nous comment mettre la main sur ce Magic.
- Je sais, mais pour l’instant, c’est tout ce qu’on a. J’ai pris une photo de Danny dans son dossier. Expliqua Mac en tendant la photo à Sheldon. Ça nous sera utile.

Sheldon acquiesça et Mac démarra. La voiture quitta les abords du trottoir et se faufila rapidement dans la circulation New Yorkaise, direction : Harlem.
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Lindsay
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 2 EmptyMar 20 Nov - 23:41

Pendant ce temps, au laboratoire, Stella menait discrètement sa petite enquête. Elle arrivait avec un incroyable naturel à interroger ses collègues sans qu’ils ne se rendent compte de quoi que ce soit. C’est alors qu’au détour d’un couloir, elle croisa Adam, qui venait manifestement d’arriver. Il avait un tas de dossier dans les bras et avait l’air plutôt pressé.

- Bonjour Adam ! Lui dit-elle en souriant.
- Oh, salut Stella. Lui répondit-il, essoufflé, en s’arrêtant près d’elle. Je suis un peu à la bourre, désolé.
- Reprends ton souffle ! C’est inutile de courir, Mac est sur le terrain !

Le jeune scientifique se sentit soudainement soulagé d’un poids et le profond soupir qu’il poussa le confirma.

- Ah, tu peux pas savoir ce que tu me rassures ! Je devais normalement lui rendre compte ce matin d’analyses que j’ai faites hier. Il en a pour combien de temps sur le terrain ?
- ça, je ne sais pas vraiment. Répondit-elle en essayant de garder le sourire
- C’est pas grave. Il me reste à étudier des images météo sur les vents dominants qui ont soufflé au dessus de la ville la semaine dernière.
- Ok. Bosse bien alors. Mac sera épaté, j’en suis sûre !

Adam lui répondit par un sourire. Il commençait à reprendre le chemin de la salle d’analyse vidéo quand Stella l’interpella à nouveau. Il s’arrêta alors dans son élan et se retourna sur elle.

- J’allais oublié. Tu n’aurais pas vu Danny par hasard ?
- Euh … Danny ? … Non … je … je ne l’ai pas vu. Tenta-t-il très médiocrement de mentir avant de déglutir nerveusement. Pourquoi ?
- Non, c’est rien. Je le cherche partout et je ne le trouve pas.
- Mais tu ne le trouveras pas, il est en congé pour deux semaines ! Lui assura t-il.
- Oui, c’est vrai.

Stella s’apprêtait à laisser Adam vaquer à ses occupations quand un éclair de déduction traversa son esprit.

- Mais, attends un peu, lui dit-elle en s’approchant tout en fronçant les sourcils … comment sais-tu qu’il est en congé ?
- Quoi ? Fit-il en souriant anxieusement, ayant nettement l’impression d’avoir fait une gaffe.
- Comment sais-tu que Danny est en congé ?
- Et bien, … il …euh … il me l’a dit … euh … y a trois jours. Répondit-il de plus en plus mal à l’aise.
- Mac ne l’a mis en congé qu’hier !
- Ah bon ? T’es sûre ?
- Oui, certaine ! … Adam, tu as vu Danny ? Demanda-t-elle le regard résolu. … Adam, c’est très important. Insista-t-elle devant le silence du jeune homme. Si tu l’as vu ce matin, il faut que tu me le dises !

Adam sentit soudain son cœur s’accélérer et des perles de sueur apparurent bientôt sur son front. Il était pris à son propre jeu et ne savait plus vraiment comment se dépêtrer de la situation sans trahir sa promesse. Il se maudit intérieurement d’être un si piètre menteur, soupira en fermant les yeux puis se décida finalement à tout avouer.

- Je lui avais promis que je dirais rien.
- Tu l’as vu quand ? Où ? S’empressa-t-elle de le questionner.
- Il y a un peu plus d’une demi heure en bas de chez moi. Il m’attendait. …
- Il voulait quoi ? De l’argent ?
- Oui… 150 $ pour être exact. Lui répondit-il, surpris et inquiet qu’elle ait si bien deviné ce pour quoi Danny était venu le voir. Mais comment tu …
- Et tu lui as donné ? Le coupa-t-elle.
- Non, j’avais pas cette somme sur moi.
- Tu lui as donné combien ?
- 50. … J’au … J’aurais pas dû ? Balbutia-t-il … Il a des ennuis hein c’est ça ? S’inquiéta-t-il davantage quand il vit le visage de Stella se décomposer. Je savais que j’aurais pas dû lui donner ! Lança t-il en se frappant la tête. J’avais bien senti qu’il y avait un truc qui clochait ! Poursuivit-il avant de se frotter le visage et de commencer à s’agiter nerveusement. Mais pourquoi je lui ai donné ! Maugréa-t-il encore contre lui-même.
- Ecoute Adam, … Essaya-t-elle de le rassurer. … tu ne pouvais pas savoir. Et puis, Danny sait se montrer persuasif !
- Oui, mais … j’aurais dû essayer de le retenir !
- ça ne sert à rien de t’en vouloir. Il aurait de toute façon trouvé un autre moyen de se procurer de l’argent. Par contre, tu dis que tu as senti que quelque chose clochait ? Pourquoi ?
- Il n’était pas comme d’habitude. Il était bizarrement nerveux et ses mains tremblaient. Raconta-t-il avec gravité. Il était terriblement pressé aussi. En fait si je ne le connaissais pas, j’aurais pu croire qu’il me demandait du fric pour pouvoir aller se payer …

Adam s’interrompit soudain laissant sa phrase en suspens. Le besoin irrépressible d’argent, la nervosité de Danny, le fait que Mac l’ait mis en congé pour deux semaines sans préavis … sans oublier l’interrogatoire pressant de Stella. Tout s’imbriquait parfaitement pour l’amener à l’impensable conclusion que Danny était effectivement venu lui demander du fric pour pouvoir aller se payer sa dose. Venant soudainement de comprendre ce qu’impliquait sa stupide générosité, Adam se sentit terriblement dépité. Il ferma les yeux un bref instant et prit une inspiration tremblante. En lui donnant les 50 $, il venait de lui donner la possibilité de se shooter.

- Stella, Danny ne se … Je ne lui ai quand même pas offert le moyen de … C’est pas possible ! Dis-moi que je me trompe !

Stella ne sut que lui répondre mais l’expression grave de son visage en disait bien assez pour qu’Adam comprenne qu’il avait visé juste.

- Mais quel imbécile j’ai été ! Lâcha-t-il.
- Tu n’y es pour rien Adam ! Danny ne réagit plus comme celui que nous connaissons ... Personne d’autre ne doit être au courant tu m’entends ?
- Fais moi confiance, c’est pas le genre de chose que je vais aller crier sur les toits. Je peux faire quelque chose pour me rendre utile ?
- Le mieux que tu puisses faire, c’est de continuer de travailler normalement. Mac, Don et Sheldon s’occupent de le retrouver. T’inquiète pas. Ça va aller. Lui affirma-t-elle avec un léger sourire en posant sa main sur son bras pour tenter de le rassurer.

Adam acquiesça de la tête, puis, sans un mot, quitta Stella pour rejoindre le labo d’analyse audiovisuelle. Elle le regarda s’éloigner avec peine sachant pertinemment que s’il arrivait quoique ce soit à Danny, Adam s’en sentirait terriblement responsable. Mais pourquoi l’avait-il mêlé à toute cette histoire ! La scientifique secoua la tête pour à nouveau se concentrer sur ce qu’elle devait impérativement faire. Elle se saisit de son cellulaire et appela aussitôt Mac pour l’informer que Danny possédait désormais une somme suffisante lui permettant de négocier avec son dealer.

Une heure plus tard, dans une station de métro de Harlem, les portes automatiques d’une rame s’ouvrirent, laissant se répandre sur le quai une foule considérable de gens plus pressés les uns que les autres. Parmi eux et dans l’indifférence générale, un homme tentait difficilement de suivre le mouvement. Ballotté au rythme des bousculades, il resserra un peu plus fort ses bras contre lui tout en essayant de garder l’équilibre dans ce flux incessant de personnes. En sueur et en proie à d’irrépressibles tremblements, on aurait pu croire, en ne le regardant qu’un instant, qu’il luttait simplement contre une mauvaise grippe. Mais son regard vitreux aux aguets du moindre geste suspect et submergé d’une avidité aussi féroce qu’éprouvante le trahissait indéniablement. C’est alors qu’une vague de douleurs acérées se propagea soudain dans chacun de ses muscles l’obligeant à s’immobiliser contre le poteau d’un panneau d’affichage. Danny se courba, serra les dents et tenta de retenir les gémissements qu’il aurait voulu pouvoir extirper du plus profond de son être. Une nouvelle et horrible crise de manque venait de s’emparer de son corps. Fiévreux et foudroyé par des contractures qui le bouffaient de l’intérieur, Danny s’agrippa rageusement au poteau de bois en y enfonçant ses ongles. Les jacassements d’un petit groupe de jeunes filles, qui discutaient près de lui, lui filèrent immédiatement la migraine. Bientôt ses tripes se mirent aussi à le tirailler déclenchant une onde de nausées impossible à réprimer. Il se redressa, regarda autour de lui et commença à se diriger vers la petite pancarte qui lui indiquait l’emplacement des toilettes publics. Mais pour ça, il lui fallait encore traverser rapidement une foule d’inconnus hostiles.

Danny se lança alors brutalement dans ce flux d’hommes et de femmes qui se mirent, sur son passage, à le maudire ou à lui balancer quelques insultes méprisantes. Il parvint finalement en catastrophe jusqu’aux toilettes. Là, il se précipita immédiatement vers une des cuvettes et s’y pencha. Une main appuyée sur son ventre et l’autre apposée sur la fine cloison de séparation des cabinets, il se mit à vomir tout le contenu de son estomac. Quand les vomissements cessèrent, Danny, ayant du mal à reprendre une respiration régulière, fut frappé d’une violente toux. Et puis, finalement, au bout de quelques minutes, les nausées commencèrent à s‘estomper. Le jeune expert se redressa alors péniblement et s’essuya la bouche du revers de sa main tremblante. Il se retourna et se dirigea lentement vers les lavabos. Là, il enleva et rangea ses lunettes dans une poche de son blouson et ouvrit le robinet pour s’asperger d’eau froide le visage. L’eau glaciale qui dégoulinait sur sa peau brûlante ne parvenait malheureusement pas à atténuer sa souffrance. Danny se sentait de plus en plus prisonnier des douleurs lancinantes qui parcouraient son corps et compressaient son crâne ! Il leva alors ses yeux rougis baignés de larmes vers le miroir qu’il avait en face de lui.

Un miroir brisé … qui déformait légèrement les contours de son visage. Danny se fixa intensément mais ne se reconnut pas. Qui était donc ce type de l’autre côté, ce salopard prêt à trahir et à blesser ses amis, ce fils de pute égoïste qui avait baissé les bras et dont les yeux puaient l'héro ? Non, il ne se reconnaissait pas. Tout ce qu’il voyait dans le miroir, c’était le sombre reflet de sa déchéance ! Des larmes rageuses jaillirent de son regard paumé et Danny se mit à sangloter. Il se détestait ! Il détestait se sentir aussi vulnérable ! Pourquoi ce type de l’autre côté ne voulait pas lui foutre la paix ? Pourquoi il ne voulait pas disparaître ? Les traits de son visage se crispèrent brutalement de haine et il serra ses poings si fort que les jointures de ses doigts en devinrent blanches. Brusquement, ne pouvant plus contenir sa fureur, il se mit à cogner violemment l’écho de son image. « Tu vas disparaître salopard ! » Hurla-t-il avec toute la rage qu’il avait dans le cœur ! « Je veux que tu disparaisses ! Casse-toi ! Fous-moi la paix ! » Vociféra-t-il en continuant de s’acharner encore et encore sur le miroir dont les morceaux, éclaboussés de sang, se décrochaient du mur un à un pour aller se briser dans le lavabo. Dans un hurlement déchirant, Danny, en furie, asséna un dernier terrible coup à son reflet ! C’est alors qu’il entendit un faible bruit derrière lui. Le bruit d’une pièce de monnaie qui roulait sur le sol. Il tourna la tête vers le lavabo de droite et eut la stupéfaction d’y voir un père et son fils. Il ne les avait même pas remarqués avant. L’homme, en costume cravate, protégeait son enfant en lui servant de bouclier. Le gamin, lui, était terrifié et pleurait derrière son père, sans pouvoir lâcher du regard le jeune homme fou au poing ensanglanté. Danny, la respiration saccadée et le corps imperturbablement secoué de tremblements, se tourna vers eux. Le père déglutit difficilement et fit un léger pas en arrière. Lui aussi, il avait peur. Le jeune expert baissa la tête et regarda sa main écorchée puis releva les yeux vers les deux inconnus tétanisés. Il se rendit alors compte avec horreur que c’est de lui qu’ils avaient peur. Lui, qui était sensé les protéger et les servir, il les effrayait. Il n’était décidément plus rien. Sa vue se brouilla brutalement à nouveau de larmes qui finirent par glisser le long de ses joues.

- Je ne vais pas vous faire de mal. Affirma-t-il en pleurant. Je ne veux pas vous faire de mal …

Il baissa son regard vers le gamin et serra les lèvres puis fixa à nouveau le père qui surveillait chacun de ses gestes.

- Je suis désolé de vous avoir fait peur. … Pardon. Réussit-il encore à prononcer la voix étranglée par la douleur et les sanglots.

Danny baissa la tête, resserra ses bras contre lui puis se détourna de l’homme et de l’enfant pour se diriger vers la sortie des toilettes.

- Attendez ! Se fit soudainement entendre une voix masculine dans son dos.

Le jeune expert lui fit face et constata que le père commençait à se défaire de sa cravate. Danny fronça les sourcils. Il ne comprit pas tout de suite pourquoi l’homme faisait ça. Et puis, il le vit la lui tendre, à bout de bras.

- Prenez ça … lui dit l’homme avec sollicitude mais en restant en retrait, par prudence. … pour votre main.

Danny ne s’approcha pas trop. Il tendit sa main gauche et attrapa la cravate.

- Merci. Lui lança-t-il sincèrement avant de rapidement quitter la pièce.

Une fois sorti, le jeune expert se banda la main du mieux qu’il le pouvait. Cela fut vite fait parce qu’il ne sentait pas vraiment la douleur provoquée par les coupures. En effet, celle-ci était éclipsée par une souffrance bien plus grande. Une souffrance qui irradiait tout son corps et qui ne cessait de s’amplifier. Il ne connaissait qu’une seule façon de s’en débarrasser. Danny prit les escaliers qui le menèrent à l’extérieur. Il n’avait pas vraiment atterri dans cette station de métro par hasard. En un mois, il avait pu observer beaucoup de choses sur la 135 è avenue, certains contacts réguliers, certaines habitudes et il ne lui avait pas fallu longtemps pour connaître l’endroit probable où son dealer se trouvait. Et c’était dans ce quartier. Dans cette rue. Il remonta fébrilement le col de son blouson et commença à se diriger vers le bar qu’on lui avait indiqué ...
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