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 CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)

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Johnshep
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyJeu 22 Mai - 20:17

trop genial ton histoire continue t'es trop forte






salut j'ai hate de lire la suite
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Lindsay
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Lindsay

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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyLun 26 Mai - 6:19

Ah ben Merciiiiiiiiii Johnshep !!! bizz ça fait plaisir un petit com !!!


*************************************************************

Chapitre 29



Danny oublia ses courbatures et ses pensées moroses. Il n’était plus question de lui désormais, mais de la vie d’une enfant. Instinctivement, il courut vers la berge sans quitter des yeux la fillette qui se débattait, paniquée. Celle-ci lutta de toutes ses petites forces pour rester le plus longtemps possible à la surface mais ses efforts furent vite vains. Epuisé et progressivement engourdi par le froid, le petit corps s’immergea bientôt totalement dans les profondeurs glacées du lac. Danny savait que la température de l’eau n’excédait pas quelques degrés et que le temps jouait inexorablement contre lui. Alors, sans hésiter une seule seconde, il plongea dans l’élan de sa course pour lui porter secours. Au contact du liquide glacial, sa respiration se bloqua et ses muscles se raidirent. C’était comme si des milliers d’aiguilles acérées lui transperçaient la peau simultanément. Mais cette horrible sensation ne dura qu’un court instant. En effet, une forte montée d’adrénaline et une détermination exacerbée anesthésièrent bientôt la douleur. Manquant d’air, il dût néanmoins sortir la tête de l’eau afin de prendre une profonde inspiration. Puis il plongea à nouveau.
Au bout de quelques secondes, le plan d’eau retrouva son inertie et ce fut comme si rien ne s’était passé. Les promeneurs, trop occupés à leurs activités, n’avaient rien vu ni rien entendu des événements qui venaient d’avoir lieu. Une seule personne aurait pu s’inquiéter de l’absence soudaine de son ami, mais celle-ci attendait au son d’une musique entraînante la préparation de sa commande. Danny était donc seul et ne pouvait compter que sur lui-même…

… C’est alors qu’il refit soudainement surface en prenant une immense et assourdissante bouffée d’air. La respiration saccadée, il toussa violemment, recracha l’eau qui s’était immiscée dans sa bouche puis commença à nager pour rejoindre le bord. Contre lui, il serrait l’enfant. A grands mouvements de bras, il ne tarda pas à atteindre le rivage. Il usa alors de ces dernières forces pour se hisser hors de l’eau et remonter tant bien que mal le petit corps inerte. Une fois la fillette complètement au sec, il la tira davantage vers lui pour pouvoir l’allonger précautionneusement sur l’herbe. La pauvre enfant était gelée. Sa peau était blafarde et ses lèvres bleutées. A genoux près d’elle, Danny posa ses doigts tremblants sur sa jugulaire. Mais rien. Aucun pouls. Sur l’instant, un immense désespoir le paralysa et ses yeux s’emplirent de larmes. Mais cet état de prostration fut vite balayé par sa volonté farouche de contrer le destin. Il était hors de question qu’elle meurt dans ses bras !
« Je ne te laisserais pas mourir ! » Promit-il à la fillette en dé-zippant la fermeture éclair de son petit blouson rose. Il repoussa ensuite quelques mèches de cheveux humides, lui pinça le nez, releva légèrement son menton et s’approcha de sa bouche pour y insuffler de l’air. C’est ainsi que Danny commença une réanimation acharnée.

Au même moment, au petit baraquement, Sheldon venait d’être servi. Il tendit alors l’argent qu’il devait au commerçant, mais celui-ci sembla bizarrement ne pas s’en préoccuper. En effet, son attention était ailleurs, quelque part, près du lac. Intrigué, le jeune médecin fronça les sourcils, se demandant ce qui pouvait bien le distraire autant.

- Merde ! Cria soudain le vendeur sur un ton alarmé en portant le regard loin derrière ses clients. Regardez, on dirait qu’il se passe quelque chose là-bas !

Les musiciens cessèrent aussitôt de jouer et Sheldon se retourna. Il lui suffit de très peu de temps pour comprendre et évaluer la gravité de la situation. Dès lors, il abandonna sandwichs et boissons sur le comptoir, se saisit de son téléphone et composa le 911 avant de se mettre à courir en direction du lac.

Quand il arriva près de l’étendue d’eau, Danny effectuait avec énergie et concentration un massage cardiaque sur la fillette. Malheureusement, le cœur inanimé semblait ne pas vouloir se remettre à battre.

- Allez ma puce. Accroche-toi ! … Me fais pas ça, s’il te plait, me fais pas ça. La supplia-t-il les yeux aux bords des larmes.

En observant la scène, Sheldon soupira. Une horrible pensée venait de lui traverser l’esprit. Qu’adviendrait-il de Danny si la fillette ne s’en sortait pas ? Il secoua alors la tête pour chasser cette sombre idée et s’accroupit près de lui.

- Depuis combien de temps tu la réanimes ? Lui demanda-t-il avec empressement. Danny ! Depuis combien de temps !!! ? Insista Sheldon en haussant le ton.
- Je sais pas … environ cinq minutes. …Mais je dirais que ça fait … huit à neuf minutes … qu’elle ne respire plus. Lui répondit finalement Danny d’une voix fébrile entre deux insufflations d’air et quelques pressions sur la poitrine de l’enfant.

Sheldon se releva et reprit la conversation téléphonique qu’il avait commencée.

- IL s’agit d’une fillette d’environ six ans. Elle ne respire plus depuis près de dix minutes et est maintenant en arrêt … Oui, mon ami a entrepris un massage cardiaque. Expliqua rapidement le médecin d’une voix assurée.

Cependant celle-ci contrastait nettement avec la nervosité de ses déplacements et l’inquiétude qu’on pouvait lire sur son visage. Il regarda Danny dont le corps était animé de frissons ininterrompus.

- Lui ? Fit-il en se détournant du jeune expert pour qu’il ne l’entende pas. La trentaine. Il est possible qu’il souffre d’une hydrocution voir d’une légère hypothermie. … Ok. Essayez d’arriver le plus vite possible, … nous, on fera tout ce qu’on pourra.

Avant même qu’il n’eut le temps de raccrocher, il entendit dans son dos le son d’une régurgitation. Aussitôt, il se précipita vers la victime.
Danny, soulagé, pencha le petit corps inconscient sur le côté afin que l’eau puisse s’écouler facilement de sa bouche. Il souleva ensuite délicatement la fillette et la prit dans ses bras. Elle était si pâle. Si froide. Il avait si peur de la perdre. Sheldon prit son pouls et ouvrit ses paupières afin de vérifier la réactivité de ses pupilles. Autour d’eux, les badauds affluaient, certains horrifiés par la situation, d’autres juste curieux d’assister au sordide spectacle.

- Alors ? S’inquiéta Danny en claquant des dents, tout en espérant une réponse optimiste.
- Ses pupilles sont réactives mais elle fait de l’hypothermie. Commença Sheldon, visiblement inquiet. Il faut absolument qu’on maintienne sa température jusqu’à l’arrivée des secours ! Pour l’instant, serre-la contre toi mais n’essaie surtout pas de la réchauffer en la frictionnant. Contrairement à ce qu’on pense, faire circuler le sang provoquerait …
- Ouais t’inquiète, je sais. Ça aurait l’effet inverse.
- C’est ça. Je reviens. Fit Sheldon avant de se redresser et de se diriger vers les badauds pour demander leur blouson à deux d’entre eux. Ceux-ci, bien conscients de l’urgence, ne posèrent pas de questions et s’exécutèrent promptement. Le jeune médecin revint alors près de son ami, se baissa et, avec son aide, enveloppa l’enfant dans un des manteaux. Il jeta ensuite un coup d’œil sur Danny afin d’apprécier son état et posa le deuxième blouson sur ses épaules. Sheldon essaya de masquer ses craintes mais les frissons incessants dont il était la proie, sa respiration sifflante et son teint livide ne lui disaient rien qui vaille.

- Danny, passe-moi la petite. Je vais m’occuper d’elle. Lui dit Sheldon sur un ton empreint de sollicitude.

Danny acquiesça sans dire un mot et commença à lui tendre avec précaution la fillette quand soudain des pleurs se firent entendre dans la foule. Surpris et méfiants, les deux hommes tournèrent la tête et virent une jeune adolescente complètement affolée fondre sur eux. Sheldon se leva aussitôt pour aller lui barrer la route.

- Laissez-moi, c’est ma sœur, je veux la voir ! Pleura-t-elle en hurlant et en se débattant alors que le médecin l’empêchait d’avancer.

Derrière elle, un jeune garçon au visage de plus en plus pâle s’immobilisa en portant une main sur sa bouche. Il regardait l’enfant et n’arrivait pas à croire ce qu’il voyait.

- Ta sœur ? Demanda Sheldon.
- Oui, Suzy ! … Elle s’appelle Suzy ! S’il vous plait laissez moi passer ! Sanglota-t-elle.
- Ok, c’est bon, mais calme-toi. Lui dit-il doucement.

Les yeux baignés de larmes, la jeune fille hocha la tête et Sheldon la lâcha pour l’accompagner auprès de sa sœur.
Danny avait reconnu les deux adolescents et les fixa d’un regard dépité. Il se souvint subitement qu’il y avait encore quelques minutes, il souhaitait que la vie les épargne. Manifestement, ce ne serait pas le cas. L’adolescente s’avança et s’accroupit près lui.

- Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Lui demanda-t-elle avant de déposer une caresse sur les cheveux de sa cadette.
- A toi de me le dire ! Lui répondit sèchement Danny dans un souffle erratique. … T’étais pas sensé la surveiller ? Ne put-il s’empêcher de lui reprocher tout en jetant un regard accusateur sur son petit-ami. Honteux, celui-ci baissa la tête dès que les yeux furieux de l’expert croisèrent les siens. L’adolescente fit de même et se remit à pleurer.
Devant le désarroi des deux jeunes gens, il soupira et sa colère s’atténua. Ils se sentaient déjà suffisamment responsables. Inutile de les enfoncer davantage. Par ailleurs, Danny ne savait que trop bien les conséquences désastreuses que pouvait entraîner le sentiment de culpabilité. Il plongea alors son regard dans le vide et se dit qu’il ne s’agissait finalement que d’un malheureux et tragique accident. Les deux adolescents n’avaient fait que de se laisser aller à l’insouciance de leurs quinze ans. Après tout, ne l’avait-il pas été, lui, insouciant, à leur âge ? Bien sûr que si … Il cligna subitement des yeux et son cœur fit un bond. Sheldon venait de crier son prénom. A l’inquiétude qui s’affichait sur son visage, il en déduit qu’il avait sûrement dû l’appeler plusieurs fois, avant qu’il ne réagisse.

- Comment tu te sens ? Lui demanda rapidement Sheldon, préoccupé.
- ça va. Je vais bien. … J’ai juste … froid. Marmonna-t-il péniblement avant qu’une nouvelle quinte de toux le gagne.
- Passe-moi la gamine. Lança alors Sheldon sans être convaincu de sa réponse.

Danny s’exécuta. Il savait que dans les bras de son ami, la petite serait plus au chaud. Il agrippa ensuite férocement le blouson qui recouvrait ses épaules et le serra fortement autour de lui. A dire vrai, il ne se sentait pas vraiment bien mais il ne voulait pas que Sheldon se soucie de lui. Le plus important était de sauver la fillette.

- Elle va s’en sortir hein ? Demanda la jeune fille d’une voix vacillante.
- Les secours ne devraient plus tarder. Ça va aller. Tenta de la rassurer le jeune médecin en revérifiant une fois encore les constantes vitales de la petite victime. Tu t’appelles comment ?
- Jessica. Répondit-elle en s’essuyant les yeux.
- Jessica, il va falloir prévenir tes parents. Tu sais où les joindre ?
- Oui, ils … ils travaillent tous les deux dans un restaurant. J’ai … le numéro dans mon sac.
- Voilà ce qu’on va faire. Tu vas me donner le numéro de tes parents et je les appellerais moi-même. Ok ?

Jessica acquiesça et chercha dans son sac le numéro de téléphone pour le confier à Sheldon. Durant toute la conversation avec l'adolescente, celui-ci n’avait cessé de surveiller Danny. Recroquevillé sous le blouson, il tremblait incessamment, et son regard, obsessionnellement fixé sur Suzy, semblait de plus en plus absent. De temps à autre, il relevait simplement les yeux comme pour lui dire de ne pas s’inquiéter.
Les minutes s’écoulèrent et bientôt la brise amena jusqu’à eux le son d’une sirène hurlante. Jessica fut la première à l’entendre. Au loin, l’ambulance ne tarda pas à apparaître soulageant le cœur de toutes les personnes qui attendaient impatiemment sa venue. Une fois sur place, les urgentistes se ruèrent auprès de la fillette et tout se passa très vite. Sheldon les aida à l’allonger sur un brancard et leur expliqua très concisément son diagnostique, ainsi que les soins qui lui avaient été prodigués. Les secouristes prirent immédiatement sa tension et sa température. Ils lui mirent ensuite des électrodes cardiaques et une perfusion avant de la recouvrir d’une couverture argentée. Angoissé, Danny se mit à genoux et s’approcha du brancard, guettant tous les faits et gestes des personnes qui s’activaient autour de l’enfant.

- Comment va-t-elle ? Demanda t-il, impatient d’avoir une réponse.
- Sa tension est un peu basse et sa température avoisine les trente quatre degrés mais ça devrait aller. Lui dit un urgentiste sur un ton rassurant avant que lui et son collègue ne lève la civière pour l’emmener dans l’ambulance.
- T’inquiète pas. Elle va s’en sortir. Lui assura encore Sheldon en lui tendant la main pour l’aider à se relever.


Dernière édition par Lindsay le Mar 27 Mai - 21:41, édité 1 fois
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Lindsay
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyLun 26 Mai - 6:20

Danny l’attrapa et se remit péniblement sur ses jambes. Un secouriste lui posa alors une couverture chauffante sur les épaules et les trois hommes se mirent à marcher en direction du véhicule qui les attendait.
Seulement, après quelques pas, une intense sensation de fatigue l’envahit, l’obligeant à stopper son avancée. A partir de là, tout s’enchaîna rapidement. Son crâne devint lourd et un bourdonnement sourd se mit à résonner dans ses oreilles. Sheldon, ayant remarqué son changement d’attitude, s’empressa de lui demander ce qui lui arrivait mais Danny n’entendait plus rien et n’arrivait plus à prononcer le moindre mot. Sa respiration se fit soudainement plus lente, ses membres s’engourdirent et sa vue se troubla. Brusquement, un voile noir s’abattit sur lui. Sheldon le retint dans sa chute à l’aide d’un autre secouriste, lui évitant ainsi de heurter violemment le sol.
Après quelques secondes d’inconscience, Danny rouvrit lentement les yeux et entendit la voix de Sheldon l’appeler de plus en plus distinctement.

- Qu’est-ce qui… qu’est-ce qui s’est passé ? Demanda t-il, l’esprit embrumé, en essayant de s’asseoir.
- Tu as perdu connaissance quelques secondes.

Danny sentit alors quelqu’un lui saisir le bras. Paniqué, il se dégagea violemment de l’emprise du secouriste qui essayait de prendre sa tension.

- Me touchez pas ! Hurla t-il, presqu’effrayé. Je … je … vais bien ! J’ai besoin … de rien ! Ajouta-t-il en frissonnant.
- Ce n’est pas vraiment l’impression que j’ai.
- Laissez. Je m’occupe de lui. Intervint Sheldon. On arrive toute de suite.

Le secouriste acquiesça et courut à petits pas vers l’ambulance. Sheldon le regarda s’éloigner avant de reporter toute son attention sur Danny.

- Où est la petite ? Demanda aussitôt celui-ci.
- Elle est déjà dans l’ambulance avec sa sœur. Et toi, tu y montes aussi ! Ordonna Sheldon autoritairement en l’aidant à se relever une nouvelle fois.
- Pas si c’est pour qu’ils me fassent des tas d’examens ! Je veux pas Sheldon ! Ils vont me poser un tas de questions !
- Danny, soit raisonnable, regarde toi, tu as besoin de soin ! Tu as subi une hydrocution ! Tu vas à l’hosto !
- Pas sans toi !
- T’inquiète, la voiture n’est pas loin, je t’y rejoins le plus vite possible.
- Alors je t’attendrais. Je veux que ce soit toi qui me soigne, pas un autre !
- Danny, les médecins sont tenus par le secret professionnel !
- J’m’en fous ! Y a qu’en toi que j’ai confiance !
- Ok. Soupira Sheldon. J’essaierai de m’arranger là-bas. Allez, vas-y maintenant !

Danny hocha la tête en tremblant et finit par monter dans l’ambulance. Sheldon claqua les portes arrière et le véhicule démarra. La foule amassée près du lac se dissipa alors rapidement et le jeune médecin invita le petit ami de Jessica à le suivre.


A l’hôpital, Suzy fut prise en charge immédiatement par les médecins et disparut derrière une porte, laissant Danny et Jessica seuls au milieu du couloir, parmi une foule d’autres patients. La jeune fille versa une larme mais la fit aussitôt disparaitre d’un revers de manche. L’expert se tourna alors vers elle et soupira. Bien qu’inquiet lui-même pour la fillette, il se devait d’être fort et de rassurer sa sœur aînée.

- T’en fais pas, … ça va aller. Suzy est une sacrée petite battante ! Crois-moi. Lui dit-il en esquissant un léger sourire.

Jessica le lui rendit.

- Je ne vous ai même pas remercié de lui avoir sauvé la vie …
- C’est pas important.
- Si ça l’est. … Je m’en veux tellement de l’avoir quitté des yeux. Se mit-elle à pleurer en baissant la tête.
- Hé ! Chuchota Danny en lui relevant le menton d'une main. C’était un accident. Tu m’entends, un accident.
- Vous avez les mains glacées. Lui fit-elle remarquer. Je ne comprends pas pourquoi vous ne voulez pas qu’on s’occupe de vous ? Vous ne faites pas confiance aux médecins d’ici ? S’inquiéta Jessica en fronçant les sourcils.
- Non, je … c’est pas ça. … j’ai mes raisons ! Balbutia-t-il.
-

Au même moment, à l’autre bout du couloir, un jeune médecin marchait en inscrivant une dernière prescription sur le dossier d’un patient. En effet, après quatorze heures de boulot éreintant, il venait enfin de terminer son service. Il croisa un collègue et releva la tête pour le saluer. Soudain il s’immobilisa, frappé de stupeur, et déglutit d’angoisse, quand son regard se posa sur les deux personnes au milieu du couloir. Durant un moment, il pensa qu’il devait confondre avec quelqu’un d’autre. Mais très vite, un détail ne lui laissa plus aucun doute. C’était bien lui. Que faisait-il ici ? Recouvert d’une couverture chauffante, et avec une adolescente ? Il fallait qu’il comprenne. Pour cela, il poursuivit son chemin jusqu’au bureau d’accueil. Une fois arrivé, il s’y accouda et interpella une infirmière, qui était en train de classer des dossiers.

- Julia, s’il vous plait ? J’aurais besoin d’un renseignement.
- Oui Docteur, je vous écoute ?
- Vous voyez, ce type, debout là-bas devant la porte, avec l’adolescente. Dit-il en désignant les personnes en question d’un bref mouvement de tête.
- Oui, je vois.
- Qui est-ce ? Qu’est-ce qu’il fait ici ? Demanda-t-il, très intéressé.
- Il s’appelle Danny Messer. Il a sauvé une gamine de la noyade à Central Park.
- Vraiment ?
- Oui, vraiment. S’il n’avait pas été là pour la sortir de l’eau et la réanimer, la petite serait morte à l’heure qu’il est.

Le jeune médecin tourna furtivement la tête pour jeter un œil sur Danny puis soupira en fixant le vide, un peu décontenancé, mais ravi aussi. Il ne s’était donc pas trompé à son sujet.

- Il a l’air mal en point. Il lui faut des soins immédiats. Personne ne s’occupe de lui ?
- Non. Il refuse tout soin.
- Comment ça ? S’étonna-t-il en fronça les sourcils.
- Oui, il refuse même qu’on lui prenne sa tension. On a pourtant bien insisté avec Carol, mais … il est aussi borné qu’il est courageux ! Rien à faire ! Le docteur Peterson nous a demandé de le surveiller et de le prévenir si son état s’aggravait.
- Et où est Peterson ?
- Il a été appelé aux urgences …
- Alors, donnez-moi son dossier ! Ordonna-t-il soudain sur un ton résolu.
- Pardon ? Vous avez terminé votre garde et c’est le patient du docteur Peterson, je vous le rappelle !
- Julia, s’il vous plait, Peterson est en bas aux urgences. Moi je suis ici ! Donnez-moi son dossier ! J’en prends l’entière responsabilité. Vous voyez bien qu’il va mal, on ne peut pas le laisser comme ça ! Protesta-t-il.
- Ok, ok. Le voilà. Fit-elle en lui remettant ce qu’il demandait.
- Merci. Je vous revaudrais ça.
- Oui, mais je me demande si vous avez bien entendu ce que je vous ai dit ! Il refuse qu’on l’approche !
- Je sais, mais, je vais essayer de le convaincre.

Il lut alors les quelques notes du dossier, prit une profonde respiration pour se donner du courage et commença à se diriger vers Danny, bien décidé à aller jusqu’au bout de la tâche qu’il s’était fixée.
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyMer 18 Juin - 11:40

Chapitre 30



Comment allait-il réagir ? Allait-il le reconnaître ? Se souvenait-il seulement de leur brève rencontre ? A mesure qu’il avançait, un tas de questions se bousculait dans sa tête et une certaine appréhension faisait battre son cœur plus fort. Un flic. Alors c’était un flic. C’est ce qu’il venait de lire sur sa fiche et, bizarrement, cela ne le surprit pas plus que ça. Cette nouvelle information lui permit seulement de cerner un peu mieux la raison pour laquelle il refusait qu’on l’examine. Il fallait maintenant qu’il réussisse à le convaincre de le suivre. Et pas seulement pour pouvoir le soigner. Mais parce qu’il voulait plus que jamais comprendre. Comprendre ce qui lui était arrivé et, si possible, lui venir en aide.

En effet, le docteur Mitchell n’était pas un médecin comme les autres, et cette différence lui avait d’ailleurs valu plus d’une fois des remarques désobligeantes de la part de ses pairs. Malgré l’excellence de son boulot, il était loin d’être apprécié de tous ses collègues. Pas assez productif, pas assez arriviste. Trop philanthrope. Trop humain. Il faisait partie de ces rares médecins pour qui le serment d’Hippocrate avait encore un sens. Pour qui le patient était avant tout une personne et non un cobaye ou un numéro de sécurité sociale.

- Monsieur Messer ? L’interpella-t-il en arrivant près de lui.

Celui-ci se retourna et lui jeta une expression insignifiante. Visiblement, il ne l’avait pas reconnu. Le médecin, quant à lui, fut un peu dérouté de se retrouver face à cet homme qu’il connaissait à peine et qui pourtant avait marqué un instant de sa vie. Néanmoins, ne voulant pas perdre de vue son objectif, il se reprit.

- Docteur Mitchell. On m’a dit que vous refusiez les soins ?
- On vous a bien renseigné. Répondit l’expert d’une voix tremblante.
- Permettez-moi d’insister. L’hydrocution et l’hypothermie ne sont pas à prendre à la légère.
- S’il vous plait ! Supplia aussitôt Jessica. Vous n’arrêtez pas de grelotter ! Laissez-le vous soigner !

Danny, manifestement touché par l’inquiétude de la jeune fille, lui adressa un regard rassurant. Témoin de cet échange muet, les yeux du médecin s’illuminèrent soudain. Il venait d’entrevoir une solution.

- Je peux vous parler une minute ? Lui demanda-t-il alors.

Danny acquiesça et les deux hommes firent quelques pas pour s’éloigner de l’adolescente.

- Ne gaspillez votre temps avec moi. Lui signifia immédiatement l’expert. Vos infirmières ont déjà essayé.
- Je sais. Mais pensez à la demoiselle derrière vous. Vous ne croyez pas qu’elle se sent suffisamment responsable de ce qui est arrivé à sa sœur ? Inutile qu’elle culpabilise aussi en vous voyant vous effondrer sur le sol !

Danny soupira et son visage se para des traits de la réflexion. Le docteur Mitchell avait visé juste en utilisant Jessica pour l’atteindre. Conscient de son avantage, il ne lui laissa alors pas le temps de le contrer et continua sur sa lancée pour finir de le persuader.

- Tout ce que je vous demande, c’est de m’accompagner dans un endroit un peu plus chauffé, et de vous changer. C’est tout. Pas d’auscultation, pas d’examen. Je vous le promets.

Cette option l’ennuyait beaucoup mais Danny devait admettre que le médecin avait raison. Son état de santé n’était pas au beau fixe et il risquait à tout moment de tourner de l’œil devant Jessica. Ce n’était pas ce qu’il souhaitait.

- Ok. … Je vous suis. Murmura-t-il, se sentant contraint à obtempérer.

Le docteur en fut soulagé et satisfait. Il le quitta un instant pour aller parler à l’adolescente puis le conduisit jusqu’à une chambre adaptée à son état, comme prévu.

- Asseyez-vous. Lui dit-il en lui montrant le lit avant de se diriger vers un petit placard duquel il sortit une de ces fameuses blouses d’hôpital à pois bleus.

Serrant toujours très fort la couverture qui lui recouvrait les épaules, Danny scruta la chambre avec méfiance. Il observa le lit, le docteur Mitchell qui s’affairait puis décida finalement d’accéder à sa demande.

- Enlevez votre sweat et mettez ça. Lui conseilla celui-ci en envoyant la blouse et une serviette sur le lit.
- ça va aller. … Je vais attendre qu’on m’apporte des vêtements de rechange. Lui rétorqua sèchement Danny.
- Vous êtes trempés. Vous ne devez pas rester avec ça sur le dos ! Insista le médecin.
- Ok, je me changerai. Une fois que vous serez sorti. … Disons que je suis … pudique.

Le docteur soupira. Son patient ne lui facilitait pas la tâche en lui opposant une telle résistance. Mais il ne lâcha pas prise, bien trop décidé à aller jusqu’au bout.

- Parlons sérieusement … ça fait combien de temps que vous … Hésita-il à continuer, incertain de la réaction qu’allait provoquer la suite de ses propos.
- Combien de temps que quoi ? Que je suis pudique ?
- … Que vous vous droguez …

Le choc fut tel que l’assurance et la froideur de Danny volèrent instantanément en éclat, laissant place à l’angoisse et l’incompréhension. Il ne pouvait plus détacher ses yeux de ce médecin qui semblait en savoir plus sur lui qu’il n’y paraissait. Comment était-il au courant ? Il avait pourtant été très peu loquace avec les secouristes et Sheldon ne l’aurait jamais trahi. Alors comment ? Qui était-il au juste ? D’où le connaissait-il ?

- Vous ne vous souvenez pas ? Embraya Mitchell d’un ton posé.
- Je devrais ? Murmura Danny, méfiant et un peu déboussolé.
- … La semaine dernière. Dans le métro. J’étais avec mon fils …et vous vous acharniez contre …
- … le miroir. Le coupa t-il soudainement en plongeant son regard dans le vide.

Tout s’expliquait. Le reflet terrifiant de son double dans la glace cette nuit. Cette vision de miroir brisé et ensanglanté. Les coupures de sa main. Il jeta un oeil sur celle-ci dont le bandage était étiolé.

- Je me rappelle maintenant ... L’homme à la cravate … c’était vous ? Fit-il d’une voix étranglée en regardant à nouveau le médecin.
- C’était moi.
- Et comment vous …
- Comment j’ai su ? Je suis médecin. C’était pas très difficile de deviner que vous étiez en manque.

Honteux, Danny baissa la tête. Il avait l’impression d’avoir été pris en faute, d’être piégé et de ne rien pouvoir faire pour éviter la confrontation.

- Je … je suis encore désolé … de vous avoir fait peur … Comment va votre fils ? Demanda-t-il en ayant du mal à regarder son interlocuteur dans les yeux.

- Ne vous en faites pas pour lui, il va très bien. Je lui ai expliqué et il n’y pense plus. … Vous l’enlevez ce sweat ?

Le regard fuyant, Danny acquiesça. Il n’avait désormais plus aucune raison de dissimuler les stigmates de ses bras. Il se débarrassa d’abord de la couverture qu’il laissa tomber en arrière sur le lit puis s’attaqua péniblement à son sweat. Celui-ci collait à sa peau et, ajouter à l’épuisement, cela ne lui simplifiaient pas la tâche. Une fois le vêtement ôté, il toussa plusieurs fois avant de prendre une inspiration sifflante et de sentir ses muscles se crisper sous l’effet des tremblements. Il serra ses bras contre lui. Dieu qu’il avait froid ! Le médecin posa immédiatement la serviette sur ses épaules puis s’empara d’un tensiomètre et s’assit sur un fauteuil à ses côtés.

- Je peux ? Prit-il la précaution de demander afin d’instaurer avec son patient une certaine confiance.

Danny lui tendit lentement un bras mais ne détacha pas ses yeux du sol.

- Héroïne ? Cocaïne ? Chercha à savoir le médecin alors qu’il commençait à prendre sa tension.
- Héroïne.
- Vous n’avez pas de marques récentes sur les bras, vous vous piquez ailleurs ?
- Non. Ça fait une semaine que j’ai arrêté. … Ma dernière dose, … je l’ai prise le jour où … où on s’est croisé. Juste après en fait. …
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyMer 18 Juin - 11:41

Danny repensa alors un bref instant à ce qui s’était passé dans le squatte. A l’état pitoyable dans lequel Mac l’avait trouvé. A son irrésistible, oppressante et rageante envie de s’injecter la drogue dans les veines. A son corps meurtri de douleurs plus insupportables les unes que les autres. A cette seringue abandonnée …

- Merde ! … - Paniqua-t-il soudain en relevant la tête - … j’ai oublié de leur dire ! A vos collègues !
- Quoi donc ?
- Cette fois-là j’ai … j’ai complètement déconné ! Je me suis shooté avec une seringue que j’ai trouvée par terre. … Alors, je suis peut-être … je sais bien que ça ne se transmet pas comme ça mais … faudrait quand même leur dire non ?
- Calmez-vous. Je le ferais. Mais vous savez, même si vous avez été contaminé, le risque que vous lui ayez transmis la maladie est quasi nul. D’une part parce que le virus n’a pas eu le temps de se développer en une semaine. D’autre part, parce que, comme vous le disiez, le bouche à bouche n’est pas un moyen de transmission. ... C’est la seule fois où vous avez utilisé une seringue usagée ? Demanda-t-il après un silence.
- Oui. … Quelle connerie ! Maugréa Danny en secouant la tête. Je dois vous paraître complètement stupide hein ?
- Non. Pas du tout. Je me demande juste comment quelqu’un comme vous en est arrivé là.
- Quelqu’un comme moi ?
- Vous n’avez pas vraiment le profil des junkies que je vois défiler ici. Non seulement vous êtes flics mais vous ne semblez pas être le genre de personne à baisser facilement les bras. … Qu’est-ce qui vous est arrivé ? … Tenta-t-il de savoir en accompagnant sa question d’un regard insistant.

Mais Danny détourna les yeux vers le sol et se mura dans le silence. Ce nouveau signe d’autodéfense passive ne découragea cependant pas le docteur Mitchell. Il enleva le tensiomètre, nota la mesure relevée et poursuivit son questionnement.

- Je suppose que vous ne suivez pas de cure de désintox dans un centre spécialisé ?

L’expert remua négativement la tête.

- Un ami m’aide. Il est médecin. Répondit-il dans un murmure.
- Bien. Et vous lui avez parlé de … de la raison qui vous a poussé à cette extrémité ?
- Pas besoin. Il est au courant de toute l’histoire.
- Ce n’est pas ce que je voulais dire. Lui avez-vous déjà parlé de vos peurs, … de ce que vous ressentez, de ce qui vous fait mal …

Nouveau silence. Un silence pesant. Angoissant. Danny, de plus en plus mal à l’aise, commença à se triturer nerveusement les mains. Il avait compris que le but du médecin était lui tirer les vers du nez et cela l’effrayait. En effet, avec lui, pas question d’user de pressions affectives pour éviter le sujet. Pourtant, ce n’était pas faute de vouloir en finir avec ses cauchemars, de vouloir tirer un trait, tourner la page. Seulement, il ne se sentait ni le courage ni la force de les affronter, de revivre ces atroces moments en détails, de les mettre en mots, de donner une existence réelle et presque palpable à ses souffrances.

- … Je pense que je ne vous apprends rien en vous disant que la consommation d’héroïne laisse une trace indélébile chez ses utilisateurs. Combien de temps pensez-vous sérieusement pouvoir tenir lorsque vous vous retrouverez seul ? – lui fit remarquer avec beaucoup de réalisme le docteur Mitchell -… Si vous voulez vous en sortir pour de bon, il va falloir que vous vidiez votre sac ! Que vous parliez à quelqu’un de ce qui vous fait souffrir, de ce qui vous pousse à vous foutre en l’air !

Il regarda avec compassion le jeune homme meurtri et soupira, avant de reprendre son monologue sur un ton plus posé.

- Je sais que parfois, c’est difficile de se confier à un proche. … Moi, je ne vous connais pas. Je ne vous jugerai pas. Tout ce que vous pourrez me dire ne sortira jamais de cette pièce. Je voudrais vraiment vous aider mais pour ça, … j’ai besoin de vous Danny.

Il ne dévia pas son regard, espérant constater que ses paroles aient un impact. Le dos voûté et serrant ses mains tremblantes, Danny ne fit cependant entendre que le son sifflant et désagréable de sa respiration. Le docteur Mitchell savait que ce qu’il lui demandait était délicat et très pénible. Il savait aussi qu’il devait se poser beaucoup de questions et crever d’angoisse à l’idée de tout déballer à un inconnu. Voilà pourquoi il n’ajouta pas un mot et attendit patiemment que Danny fasse le pas suivant, le pas décisif. Lorsqu’il vit ses yeux s’humidifier et sa bouche s’entrouvrir, il comprit qu’il allait dès à présent devoir faire preuve de beaucoup d’écoute. Danny hésita, serra les lèvres puis releva la tête pour fixer le mur et éviter de croiser le regard du médecin. C’est alors que d’une voix étranglée et incertaine, il se mit à se confier.

- Depuis … que j’ai arrêté de me shooter, les cauchemars sont revenus. … A chaque fois que je ferme les yeux, y a ces putains d’images qui défilent dans ma tête !!! Et j’arrive pas à m’en débarrasser !! … La première fois que j’ai pris de l’héro, je me suis senti si bien. Tellement bien. C’était comme si … rien ne s’était passé ! J’ai vite déchanté quand les effets de la drogue sont retombés. Alors, le lendemain, je suis allé m’en procurer et j’ai recommencé. Le surlendemain aussi. Et puis le jour d’après. … Petit à petit, je suis devenu accro, j’ai rapproché les prises, augmenté légèrement les doses … parce que c’était jamais suffisant … Je voulais pouvoir ne plus penser à rien … J’ai réussi – Dit-il en échappant un rictus acerbe - J’ai même fini par oublier d’aller bosser.

- Et c’est là que l’engrenage a pris fin ? Certains de vos proches ont tout découvert, n’est-ce pas ?

Danny acquiesça en hochant la tête.

- Parlez-moi de ces cauchemars.

Sentant les larmes emplir ses yeux, le jeune homme prit une profonde respiration afin d’essayer de maîtriser ses émotions. Pour la première fois depuis le début de son récit, il décida de faire face au docteur Mitchell et tourna lentement la tête vers lui.

- Ce sont pas vraiment des cauchemars … mais des souvenirs. Prononça-t-il péniblement un sanglot dans la gorge. … J’y vois mon frère se faire tabasser, ma meilleure amie mourir … et … la femme que j’aimais se faire violer.

Sa tentative de contrôle échoua lamentablement et des larmes se mirent à rouler sur ses joues. Il fuit alors le regard du médecin qui, lui, essaya de rester serein malgré la triste révélation.

- Tout ça c’est ma faute ! Déclara Danny en sanglotant.
- Votre faute ? Fit doucement Mitchell.
- Oui.
- Pourquoi ? Que s’est-il passé ?

Danny renifla et passa ses mains sur son visage pour l’essuyer. Il respira plusieurs fois et finit par se calmer.

- C’est une longue histoire.
- Ne vous en faites pas, j’ai tout mon temps.

L'expert hocha la tête et débuta son récit.

- En fait, tout a commencé au mois de juin dernier, quand je suis descendu à la morgue et que j’y ai vu le corps de Cécilia …

Et les mots s’enchaînèrent sans qu’il s’en rende réellement compte. Danny avait tant besoin de soulager son cœur, qu’il parla plus qu’il n’aurait jamais imaginé pouvoir le faire. Entremêlée de larmes, l’histoire se construisit peu à peu. Le meurtre de Cécilia. Louie à l’hôpital. Le jeu pervers de Sanchez. Le viol de Lindsay. Son départ. La drogue. Le docteur Mitchell l’écouta lui narrer les événements sans presque jamais l’interrompre, mais il lui fut extrêmement difficile de rester de marbre devant tant d’horreurs, devant cet homme anéanti qui avait décidé de lui confier ses souffrances les plus profondes.

A la fin, Danny se détourna du médecin et se pencha en avant pour enfouir sa tête dans ses mains. Il s’agrippa alors les cheveux et tenta d'étouffer ses sanglots. Mitchell, la gorge étranglée et le coeur serré, baissa la tête et le laissa déverser son chagrin.

- Je voudrais tellement tout effacer ! Finit par dire le jeune expert en se redressant. Comment je peux faire pour oublier ? Supplia-t-il le médecin en plongeant son regard perdu dans le sien.

Touché par son histoire et sa détresse, celui-ci eut bien du mal à contenir les larmes qui menaçaient de faire leur apparition. Mais il n’avait pas le droit de craquer. Alors il soupira et le fixa, bien déterminé à lui faire comprendre que sa culpabilité ne faisait que de le détruire à petits feux.

- Je n’ai pas de solution … parce qu’il n’en existe pas. Malheureusement Danny, vous n’oublierez jamais. Et ce n’est pas ce que vous devriez chercher à faire. Vous vous trompez de combat. Si vous voulez avoir une chance de recouvrer votre vie, vous devez commencer par vous pardonner, et accepter le fait d’être vous aussi une victime. Vous avez subi, comme les autres. Sanchez ne vous a pas laissé le choix. Parce que si vous l’aviez eu, il ne fait aucun doute que vous auriez agi comme vous l’avez fait dans le parc. On est parfois impuissant face aux événements et il faut réussir à l’admettre. En tant que médecin, je connais bien ce sentiment. Vous savez, on ne peut pas sauver tout le monde.
- Mais j’aurais voulu les sauver, … eux ! S'insurgea Danny, les yeux brillants.
- Je sais. … Mais vous avez sauvé Suzy aujourd’hui et c’est important. Grâce à vous, elle a un avenir.

Danny s’essuya une nouvelle fois le visage et ne put retenir une quinte de toux.

- Je voudrais savoir comment elle va. Finit-il par dire.
- Pas de problème, je vais me renseigner. - Lui répondit le docteur Mitchell en se levant. - Finissez de vous déshabiller, enfilez la blouse et mettez vous sous les couvertures. Je reviens dès que je peux.

Danny acquiesça et le médecin quitta la pièce. Comme il le lui avait promis, il revint peu de temps après, ravi de constater que l’expert avait scrupuleusement respecté ses consignes. Sans ne plus attendre, il l’informa que la fillette dormait paisiblement et que malgré son état d’hypothermie modérée, elle était hors de danger. Danny en fut terriblement soulagé et esquissa un sourire à l’annonce de l’heureuse nouvelle. Mitchell refit ensuite son bandage à la main et lui fixa en perfusion un soluté tiède. Avant de s’éclipser, il lui conseilla de bien se couvrir et de se reposer.
Aussitôt le médecin sorti, Danny se recroquevilla sur lui-même et remonta au maximum les couvertures. Frissonnant de froid, il y resta accroché, ferma les yeux et se laissa glisser progressivement dans le sommeil. Un sommeil sans cauchemar …


Dernière édition par Lindsay le Mar 24 Juin - 23:58, édité 1 fois
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gaelle
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyMar 24 Juin - 12:11

Toujours aussi passionnant.
A quand la suite pour savoir ce qui va lui arriver ??
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Lindsay
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyMar 15 Juil - 21:29

Merciiii Gaëlle !!! respect Heureuse de constater qu'il me reste encore au moins une lectrice ici !!! pompom

Désolée pour le retard ! Embarassed


****************************************************

Chapitre 31




Il entendit des murmures, au loin. Puis ceux-ci se firent plus précis, plus présents et il put distinguer son prénom. Sans pour autant reconnaître la voix qui l’appelait, il sortit doucement de sa léthargie et souleva lentement les paupières. Celles-ci étaient lourdes et ses yeux tout juste émergés du noir peinaient à supporter la luminosité ambiante. Danny cilla plusieurs fois avant d’ouvrir complètement le regard sur la silhouette qui l’observait. Sa vision s’éclaircit progressivement et, malgré le flou qui l’entourait encore, il reconnut Sheldon.
- Salut. Lui dit doucement celui-ci.
Cela faisait plusieurs heures qu’il était arrivé à l’hôpital et presqu’autant qu’il en avait passé à son chevet. Danny roula sur le dos et s’étira les bras en extirpant un geignement rauque. Sheldon soupira. Son sommeil avait été pour une fois si étonnamment paisible qu’il aurait préféré ne pas être obligé de l’interrompre. Malheureusement, il n’avait pas vraiment le choix.

- Bien dormi ?
- Ouais. Lui répondit Danny, la voix enrouée, en contemplant le plafond. En fait, j’ai pas dormi aussi bien depuis longtemps … Dit-il avant de soupirer profondément.
- Je suis vraiment désolé de t’avoir réveillé. Je t’aurais bien laissé encore te reposer mais … tu dois prendre ta dose de méthadone.
- Déjà ? S’étonna Danny en se redressant sur les coudes. Il est quelle heure ?
- ça fait environ six heures que tu dors.
- Six heures ? Fut-il encore plus surpris.

Sheldon hocha la tête et Danny s’assit sur le lit pour se positionner plus confortablement. Se faisant, il remarqua l’absence de perfusion dans son bras.

- Le docteur Mitchell te l’a enlevée il y a une petite heure. Anticipa son ami avant qu’il ne lui pose la question. Ta température était revenue à la normale.
- ça veut dire que je peux sortir ?
- Si tes constantes sont bonnes, oui, normalement.
- Parfait. … Et la petite ? T’as des nouvelles ?
- T’en fais pas, elle va bien. Elle est réveillée et se remet doucement.
- Tant mieux. Sourit-il, ravi. … J’aimerais la voir. C’est possible ?
- Bien sûr. D’ailleurs, j’ai parlé avec Monsieur et Madame Peterson tout à l’heure, ses parents. Et ils aimeraient beaucoup te rencontrer pour te remercier.

Danny acquiesça en remuant la tête d’un air sérieux. Il le ferait bien sûr, par devoir, mais il n’aimait pas se retrouver dans ce genre de situation. Les grands remerciements, c’était pas vraiment son truc et ça le mettait plutôt mal à l’aise. Surtout en ce moment. Alors qu’il avait une si piètre opinion de lui-même. Suzy allait bien. C’était la seule chose qui importait à ses yeux. Il ne s’attarda donc pas sur le sujet.

- Tu m’as ramené des fringues ?

En guise de réponse, Sheldon souleva un sac de sport qui trainait à ses pieds et le posa sur le lit. Danny le prit et l’ouvrit pour en sortir tout d’abord un jean.

- C’est bien que tu ais fait confiance au Docteur Mitchell. Lui lança soudain l’ancien légiste.

Danny marqua un temps d’arrêt et cessa de fouiller le sac. Intrigué, il fit face à Sheldon.

- Qu’est-ce qu’il t’a raconté exactement ?
- Rien, … enfin pas grand-chose. Tout ce que j’ai compris, c’est … que tu lui as parlé de ta dépendance à l’héroïne. … Tu as eu raison de le faire.
- A vrai dire, il ne m’a pas trop laissé le choix. Il savait déjà pour la drogue.
- Mais comm… Fut interloqué Sheldon.

Il ne put terminer sa phrase. Au même moment, la porte s’ouvrit et le docteur Mitchell apparut, un flacon et une pipette graduée dans les mains. La fatigue qui s’affichait sur son visage frappa immédiatement Danny.

- Alors Danny, bien dormi ? Demanda néanmoins le médecin avec un certain enthousiasme.
- Très bien. Lui répondit-il en le gratifiant d’un regard complice.

Le médecin le lui rendit, conscient de tout ce qu’impliquait cette réponse. Il se tourna ensuite vers Sheldon et lui tendit ce qu’il tenait dans les mains.

- Docteur Hawkes, je vous laisse faire. Vous connaissez mieux que moi la dose adéquate.

L’ancien légiste acquiesça et se saisit du flacon. Il y introduit ensuite la pipette et préleva une petite quantité de méthadone qu’il déversa dans un gobelet translucide. Le docteur Mitchell, de son côté, s’empara d’un tensiomètre et s’approcha de son patient. Ce dernier lui offrit docilement un bras et le médecin s’attela une dernière fois à vérifier sa tension, sa température et son rythme cardiaque.

- Bonne nouvelle. Fit-il après son bref examen en inscrivant quelques notes sur une fiche. Je vais pouvoir remplir votre bulletin de sortie. Il faudra juste que vous passiez à l’accueil le signer avant de partir.
- Ouais, je sais. Jai l’habitude. Lâcha amèrement l’expert avant d’avaler son remède.
- Bien. Je vais aller vous préparer tout ça alors.

Epuisé, il poussa un soupir las.

- Et pensez à rentrer chez vous. Ne manqua pas de lui faire remarquer Danny alors que Mitchell venait de replonger le nez dans son dossier médical. Quelque chose me dit que je vous ai fait faire pas mal d’heures sup non ?
- Vous savez, c’est plutôt monnaie courante dans ma profession, un peu comme dans la votre d’ailleurs. Sourit-il. Et puis surtout … je ne les regrette pas … ces heures sup.

Le visage de son interlocuteur se fendilla d’un léger sourire lui aussi. Puis celui-ci s’estompa et laissa place à l’expression d’une immense reconnaissance.

- Moi non plus. … Merci. Ajouta Danny avec une certaine émotion dans la voix.
- Je n’ai fait que mon boulot.

Danny était loin d’être d’accord avec ces dernières paroles mais il ne répondit rien. L’humilité que cherchait à conserver son confident était tout à son honneur et ne faisait que renforcer la haute opinion qu’il avait de lui. Avec Sheldon, il faisait décidément partie d’une race de médecins à part.
Intrigué par cet échange dont il ne pouvait comprendre toute la signification, l'ancien légiste fronça les sourcils. Il ignorait tout de ce qui s’était passé quelques heures plus tôt dans cette même pièce, mais n’eut aucune peine à deviner en regardant les deux hommes à quel point cela avait dû être important. Une pensée le fit soudain se réjouir intérieurement. Peut-être que Danny lui avait avoué bien plus que son héroïnomanie, finalement.

- Il a raison. Vous devriez rentrer, vous avez l’air crevé. Insista-t-il alors à son tour en redonnant le flacon de méthadone.
- Deux contre un. J’abdique. Rétorqua le médecin en levant les mains. Je file remplir le formulaire de sortie et je rentre. … Je vous laisse cette ordonnance docteur Hawkes. Poursuivit-il en arrachant celle-ci de son bloc-notes. Prenez soin de lui.
- Comptez sur moi.
- Quant à vous. S’adressa-t-il à Danny. Tenez le coup. Beaucoup de personnes comme Suzy ont encore besoin de vous.
- Je ferai tout pour. Promis.

Sur ce, le médecin se dirigea vers la porte. Mais, alors qu’il commençait à appuyer sa main sur la poignée, il se retourna brutalement.

- Au fait Danny … N’oubliez pas que vous me devez une cravate !

Un large sourire se dessina instantanément sur le visage du jeune homme.

- J’oublie pas. Vous l’aurez.

Et Mitchell sortit de la chambre.

- Une cravate ? S’étonna Sheldon en haussant un sourcil interrogateur.
- Je t’expliquerai.


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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyMar 15 Juil - 21:30

Une vingtaine de minutes plus tard, Danny se retrouva, seul, au milieu d’un couloir. Les murs qu’il longeait lui rappelèrent immédiatement ceux du foyer Martin Luther King. Colorés et ornés de fresques enfantines. Il s’immobilisa à quelques mètres d’une porte ouverte, serrant nerveusement un objet qu’il caressait du bout des doigts. Les ombres projetées sur le sol au pied de la porte lui indiquèrent sans difficulté qu’au moins trois personnes étaient présentes dans la pièce qu’il fixait. Danny prit une profonde inspiration et souffla doucement. Il savait que Suzy était hors de danger, mais il ne pouvait s’empêcher d’avoir peur de pénétrer dans cette chambre, craignant de s’apercevoir que, finalement, tout n’allait peut-être pas aussi bien qu’on le lui avait dit. La fillette était si pâle et si froide la dernière fois qu’il l’avait vue, dans quel état serait-elle maintenant ? Il allait devoir faire face aussi à ses parents, à leurs remerciements dont il pensait ne pas vraiment être digne. Il baissa la tête pour regarder ce qu’il tenait dans les mains. Deux yeux ronds, noirs et brillants, un mignon petit museau, une tendre expression rieuse et un ruban bleu autour du cou. Danny sourit. Il n’y connaissait pas grand-chose en ours en peluche mais il espérait ne pas avoir trop mal choisi.
Il l’avait acheté dans la boutique de l’hôpital, juste avant que Sheldon ne l’abandonne sous prétexte d’aller chercher les médicaments prescrits par le docteur Mitchell. Une excuse valable. Mais une excuse quand même. Danny n’était pas dupe. Il avait bien compris que le but de la manœuvre était de le laisser aller seul à la rencontre de la fillette et de sa famille.
Une légère agitation le fit soudain redresser la tête. Il vit alors une infirmière quitter la chambre. En le croisant, elle lui sourit, attendrie par la vision qu’il lui offrait avec cet ours dans les bras. Amusé, Danny le lui rendit en se sentant néanmoins un peu ridicule. Il posa alors un regard pensif sur la peluche avant de prendre une nouvelle profonde respiration et de finalement se remettre à avancer.

Quand il arriva à l’entrée de la pièce et qu’il aperçut la fillette, il fut saisi d’une émotion si intense que ses yeux se voilèrent instantanément de larmes. C’était vrai, elle allait bien. Suzy, sur le lit, était dans les bras de sa mère, se laissant cajoler au rythme de doux bercements. Son visage reflétait encore les souffrances qu’elle avait endurées, mais ses joues désormais d’une jolie couleur rose indiquaient clairement que les événements dramatiques du début d’après-midi n’étaient plus qu’un mauvais souvenir. Le père, un homme d’une quarantaine d’année visiblement heureux, s’était installé sur une chaise et commençait à lui lire une histoire. Seule ombre à ce tableau idyllique. Jessica, qui semblait être ignorée. L’adolescente était assise à l’écart, contre un mur, observant la scène avec tristesse. Ses yeux brillaient d’une sombre lueur de culpabilité. En la regardant, Danny sentit son cœur se serrer et eut de la peine pour elle. Ses parents, furieux, l’avaient sûrement durement réprimandé. Il ne pouvait d’ailleurs pas le leur reprochait, c’était la première réaction qu’il avait eu, lui aussi. Malheureusement, sous le choc, on se laisse souvent aveugler par la colère et les mots finissent par dépasser la pensée. C’est ce qui avait dû arriver.

Danny s’humidifia les lèvres en reportant son attention sur Suzy puis frappa légèrement à la porte. M. Peterson leva aussitôt le regard. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qui était l’inconnu devant lui.

- Lieutenant Messer ? Demanda-t-il confirmation.

Danny hocha la tête. Bizarrement, cette appellation par son grade le décontenança, un peu comme s’il venait de retrouver brusquement quelque chose qu’il pensait à jamais avoir perdue. Sa crédibilité en tant que flic. « Protéger et servir », c’était son rôle. Et c’est ce qu’il venait finalement de faire aujourd’hui.
L’homme laissa le livre sur le lit et se précipita à sa rencontre. Madame Peterson, quant à elle, déposa délicatement Suzy sur le gros oreiller derrière elle. Elle lui embrassa affectueusement le front et se rendit à son tour auprès de Danny.

- Je suis heureux que vous soyez venu. Merci pour ce que vous avez fait. Commença le père les yeux brillants, en lui serrant la main.
- Je vous en prie. J’étais juste là au bon moment. Dit-il, embarrassé.
- Ne soyez pas si modeste. Enchaîna la femme, la voix emplie de reconnaissance. D’après ce qu’on nous a raconté, vous avez risqué votre vie pour la sauver, et vous n’avez pas hésité.
- Vous savez, l’essentiel est que Suzy aille bien.
- Et vous ? Chercha à s’enquérir M. Peterson. On nous a dit que vous étiez mal en point vous aussi.
- Oui, mais ça va. Vous inquiétez surtout pas pour moi.
- On vous doit tellement ! Craqua soudain Mme Peterson en laissant couler les larmes qu’elle avait jusque là réussi à contenir. Sans vous … nous l’aurions perdue … Je ne sais pas comment vous remercier !

Danny, bien que touché par l’immense gratitude exprimée à son égard, s’apprêtait à leur dire une fois encore qu’ils ne le lui devaient rien, mais son regard se posa soudain sur Jessica, prostrée dans son coin, et il se dit qu’il pouvait peut-être faire quelque chose pour elle.

- Moi je sais. Répondit-il alors, ému, en regardant l’un après l’autre les parents. Jessica. Ne lui faites pas payer ce qui s’est passé. Vous êtes en colère, je comprends. Elle aurait dû être plus vigilante. Mais elle est jeune et c’était un accident. Ça arrive aux meilleurs des parents.
- Elle n’était même pas sensé être dans le parc ! On avait confiance en elle … et puis, on a eu tellement peur … Fit le père.
- Je sais. Mais si vous laissez votre colère vous braquer contre elle, c’est elle que vous finirez par perdre. Croyez-moi. Et il sera trop tard quand vous vous en apercevrez. Jessica n’a que quinze ans ! C’est un âge difficile où on prend les choses à cœur. Elle a besoin de vous autant que Suzy pour se remettre de cette histoire. Elle aussi a eu peur. Regardez-la ! Leur indiqua-t-il l’adolescente d’un regard. Elle n’ose même plus approcher sa sœur.

Les Peterson jetèrent un œil discret sur leur fille aînée puis baissèrent les yeux, prenant soudainement conscience des conséquences désastreuses que pourrait entraîner un comportement trop dur vis-à-vis d’elle.

- Vous avez raison. Admit la mère. Ce n’était qu’un accident et on ne peut pas lui reprocher d’avoir voulu être une adolescente comme les autres. Ce serait injuste. Parce que dans ce cas, nous sommes aussi responsables. C’est à cause de nos horaires impossibles qu’elle doit veiller si souvent sur sa sœur ! On lui en demande peut-être trop.

M. Peterson passa un bras sur les épaules de son épouse et la serra contre lui afin de lui montrer qu’elle avait son soutien.

- On vous le promet. On lui parlera . Ajouta-t-il avec une grande sincérité.
- Merci. … Vous permettez ? Sourit Danny en montrant l’ours en peluche.
- Bien sûr, allez y. Fit la femme en s’écartant du passage tout en s’essuyant le visage des deux mains.

Danny ne se rendit pas tout de suite au chevet de la fillette alitée, qui l’observait. Il contourna le lit et se planta face à Jessica. Celle-ci, bien qu’ayant senti sa présence, continua de fixer le sol.

- Salut Jessica.

Elle finit par relever les yeux, doucement, et lui fit un timide sourire auquel il s’empressa de répondre.

- Salut. Murmura-t-elle. Alors vous allez mieux ?
- Comme tu vois, je vais bien. Je peux même déjà sortir.
- Tant mieux. Au fait, vous pouvez m’appeler Jess. Lui signifia-t-elle, un peu tristement.
- Ok. Et bien, Jess, j’aurais besoin que tu me rendes un p’tit service.
- Lequel ? Demanda-t-elle, intriguée.

Danny se pencha alors un peu vers elle et lui parla sur le ton de la confidence.

- Tu vois, la petite qui est allongée là-bas. Fit-il en lui montrant Suzy d’un bref mouvement de tête. Et bien, je dois lui offrir ce magnifique ours en peluche, seulement, je ne la connais pas et … je suis très timide.

Ces quelques mots arrachèrent un splendide et large sourire à la jeune fille. Danny se redressa, ravi d’avoir réussi à la sortir de sa mélancolie.

- Vous ? Timide ? Insista-t-elle, incrédule.
- Alors ? Tu me présentes ta sœur ? Lui sourit-il en lui faisant un clin d’œil complice.

Jessica, encore amusée, acquiesça par un signe de tête et ne se fit pas prier plus longtemps. Elle se leva, enthousiaste, pour aller rejoindre Suzy. L’expert la suivit. L’adolescente s’installa alors sur le rebord du lit et prit très spontanément la main de sa petite sœur dans la sienne pour la lui serrer tendrement. Suzy la contempla avec des yeux enjoués. Elle était contente que sa grande sœur ne soit plus fâchée, contente qu’elle ait enfin quitté cette chaise qui la retenait trop loin d’elle.

- Hey, Suzy. Tu vois le monsieur derrière moi. C’est lui qui t’as sorti de l’eau. Lui dit affectueusement Jessica. Et il a un joli cadeau pour toi. Lui murmura-t-elle ensuite à l’oreille comme s’il s’agissait d’un secret. Elle déposa un baiser sur ses beaux cheveux bouclés et la petite regarda avec beaucoup d’intérêt ce grand monsieur qu’elle n’avait jamais vu mais qui lui avait ramené sa sœur.

- Salut ma puce. C’est pour toi. Lui sourit Danny en lui tendant la peluche.
- Il est beau ! S’exclama-t-elle en caressant l’ours. Dis, tu t’appelles comment ? Demanda-t-elle ensuite à l’expert d’une petite voix intimidée.
- Je m’appelle Danny.
- Alors il va s’appeler Danny aussi.

Il sourit, étonné et sensible à l’attention de la fillette. Celle-ci était trop petite pour saisir le comportement des adultes mais bien assez grande pour comprendre que l’homme debout à ses côtés l’avait aidé à ne plus avoir froid, que ses parents l’aimaient bien et qu’il avait surtout rendu le sourire à sa grande sœur. Ce sourire qui lui avait fait défaut depuis qu’elle s’était réveillée. Alors, c’était sa façon à elle de le remercier.
Danny posa une main sur l’épaule de Jessica et lui signifia qu’il allait à présent partir.

- Au revoir Suzy. Prends soin de ta grande sœur d’accord ?

La petite fille lui répondit en hochant rapidement plusieurs fois la tête.

- Salut Jess.


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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyMar 15 Juil - 21:31

Et Danny prit la direction de la sortie. Il passa devant les parents qui lui serrèrent la main et le remercièrent encore puis il quitta la pièce. Une dernière fois, il jeta un regard sur la petite famille, sans se douter qu’il assisterait à un revirement de situation. En effet, il vit M. Peterson s’emparer du livre qu’il avait laissé au bout du lit pour le tendre à Jessica. Il prononça quelques mots que Danny n’entendit pas mais qu’il devina être sympathiques, vu le sourire qu’esquissa la jeune fille. L’expert, enchanté que son action ait été couronnée de succès, soupira de contentement. Le cœur léger, il détourna les yeux des Peterson pour commencer son périple au travers des couloirs de l’hôpital. Mais à peine eut-il tourné la tête qu’il s’arrêta net. Surpris, un rictus lui échappa et il se passa la langue sur les lèvres.

- Mac ? Mais qu’est-ce que vous faites là ?
- Je vous attendais. Hawkes m’a dit où vous trouver. … Comment va-t-elle ?
- Très bien. Elle est souriante et absolument craquante !
- Et vous ?
- Je vais très bien aussi. Le rassura-t-il, encore sous l’euphorie de l’instant magique qu’il venait de vivre avec Jess et Suzy. Figurez-vous qu’à partir d’aujourd’hui, je porte le même nom qu’un ours en peluche !
- Intéressant. S’en amusa Mac en haussant un sourcil, ravi de constater que son jeune protégé semblait être au mieux de sa forme.
- Sheldon en a fini avec la pharmacie ?
- Oui, il nous attend dans le Hall.

Les deux hommes se mirent alors à arpenter les couloirs.

- Vous étiez déjà venu pas vrai ? Devina Danny avec aisance.
- En effet. En milieu d’après-midi, mais vous dormiez encore.
- Ouais, c’est vrai que ça faisait longtemps que j’avais pas dormi aussi bien !
- C’est que vous en aviez besoin.

Les deux hommes firent ensuite le trajet jusqu’à l’ascenseur dans le silence. Danny appuya sur le bouton d’appel et jeta un œil sur les numéros d’étages au dessus de la porte. Mac l’observa, comme s’il avait quelque chose à lui avouer mais qu’il ne savait pas trop comment s’y prendre. Il n’avait jamais été doué pour les confidences d’ordre émotionnel. Il serra les lèvres et se décida à commencer par le plus facile.

- Danny, je voulais vous dire que …

Ce dernier fit face à son patron, attendant la suite de ses propos.

- … ce que vous avez fait aujourd’hui est admirable. Lui confia-t-il avec assurance et honnêteté. Il fallait une certaine dose d’inconscience, mais surtout beaucoup de cran et de détermination pour sauver cette enfant. Vous auriez pu y laisser la vie.
- J’ai pas vraiment réfléchi. Je voulais juste la sauver. Tenta-t-il de minimiser son acte.
- Et vous avez très bien réagi. Je tenais à ce que vous le sachiez.
- Merci. Sourit Danny, un peu mal à l’aise, mais quand même fier et heureux de constater qu’il commençait à remonter dans l’estime de Mac.

Le tintement de l’ascenseur se fit entendre et les portes métalliques s’ouvrirent. Trois personnes en descendirent, laissant un grand vide dans la cabine. Les deux experts y pénétrèrent et Danny se chargea une nouvelle fois de la conduite des opérations. Une légère secousse se fit ressentir et la descente s’amorça.

Mac fixait les parois, essayant de trouver les mots pour lui dire combien il …. Mais Danny lui coupa l’herbe sous le pied, en abordant un autre sujet.

- Mac, j’ai quelque chose à vous demander. Se lança-t-il, un peu nerveux.
- Oui, je vous écoute.
- J’ai réfléchi et … si c’est possible, je voudrais reprendre le boulot.
- Mais les quinze jours ne sont pas encore écoulés ! Fut surpris son patron.
- Je sais … mais je suis clean et je vais très bien.
- Vous êtes sûr que ce n’est pas à cause de l’euphorie du sauvetage ?
- Non, y a bien plus que ça. Je sais pas trop comment l’expliquer mais … je me sens vraiment mieux … physiquement … et dans ma tête aussi. Maintenant ce que j’ai besoin, c’est de me rendre utile ! Avec Sheldon, on a su s’occuper jusque là, mais on va commencer à tourner en rond tous les deux.

Perplexe, Mac le fixa et soupira. Il aurait voulu pouvoir être sûr que c’était le bon moment, être sûr de prendre la bonne décision afin de ne pas se planter une fois encore lamentablement, mais il ne pouvait malheureusement que se fier à son instinct et à ce que lui disait Danny. C’était donc à lui seul de juger s’il lui faisait à nouveau suffisamment confiance.

- Mac, je vous promets, les conneries c’est fini ! Lui assura son protégé. Je sais bien que c’est ce que je vous dis à chaque fois, mais … là, c’est vraiment différent. Faites-moi confiance. Insista-il en plongeant un regard des plus résolus dans ses yeux. Je ne toucherais plus jamais à la drogue.

Les deux hommes restèrent un moment à se fixer, l’un attendant la réponse de l’autre. Au début soucieux et indécis, Mac finit par y consentir en opinant doucement de la tête.

- Entendu. Vous reprendrez lundi et vous travaillerez toute la semaine avec Adam.

Soulagé, Danny décocha un sourire libérateur.

- Vous allez me faire chaperonner par Adam ? Plaisanta-t-il alors.
- Je vais avoir besoin de Stella et Sheldon sur le terrain. Hormis eux, il est le seul à être au courant de la situation.
- Ah oui, c’est vrai. Il sait. Déchanta aussitôt le jeune expert, bien conscient qu’il allait lui devoir quelques explications.
- Il faut d’ailleurs que je vous prévienne que je lui ai demandé de vérifier tous vos rapports datant des deux derniers mois.
- Je comprends. Et ? Le verdict ? Appréhenda Danny.
- Par miracle, vous n’avez commis aucune faute. J’espère que vous continuerez. Précisa amicalement Mac.
- J’essaierai. Répondit le jeune homme alors que les battants de la cabine se mirent à coulisser.

Danny sortit rapidement, suivi de Mac. Mais le visage de celui-ci se para brusquement d’une sombre expression. C’était maintenant ou jamais. Il fallait qu’il se décide.

- Danny ! L’interpella-t-il avant que celui-ci ne s’éloigne trop.
- Oui ? Fit-il en se retournant, se demandant ce que l’air grave de son supérieur pouvait bien signifier.
- Je … Hésita Mac, mal à l’aise. Je suis désolé.
- Désolé ? S’étonna le jeune expert sans comprendre. De quoi ?
- De n’avoir rien vu. De vous avoir laissé tomber. Avoua-t-il, les yeux brillants.

Complètement déconcerté par ces aveux auxquels il ne s’attendait pas, Danny en resta muet.

- Je vous ai laissé vous enfoncer sans même lever le petit doigt ! J’ai été complètement aveugle et stupide ! Ragea Mac contre lui-même. J’aurais dû pouvoir vous éviter ça. Je m’en veux tellement ! Lui confia-t-il en accrochant son regard.

Le jeune homme baissa les yeux un instant et se pinça les lèvres.

- Faut pas. Finit-il par répondre très lucidement en regardant à nouveau son patron. Vous me connaissez, si personne n’a rien vu, c’est parce que j’ai tout fait pour que personne ne voit rien. Et puis, je peux pas vous laisser dire des conneries pareilles ! Vous ne m’avez pas laissé tomber, vous ne m’avez jamais laissé tomber ! Bien au contraire. Encore aujourd’hui, vous me redonnez ma chance ! Et dieu sait que vous auriez des raisons de ne pas le faire ! Mac, vous êtes probablement la seule personne à jamais avoir autant fait pour moi. Je vous suis redevable. … Alors oubliez ça, d’accord ?

Mac y concéda en soupirant et les deux hommes se sourirent. Ils en restèrent finalement là et rejoignirent sans ne plus attendre Hawkes dans le hall. Danny informa aussitôt ce dernier que ses petites vacances chez lui allaient prendre fin dès lundi. Un peu surpris au départ, Sheldon s’accorda à penser que Danny avait dû mûrement réfléchir avant de formuler cette demande à Mac, alors il ne s’y opposa pas. Mieux, il approuva. Que Danny ait décidé de reprendre le contrôle de sa vie ne pouvait être qu’un excellent signe, et du point de vue strictement médical, il était apte de toute façon à retravailler.

Les trois hommes sortirent peu de temps après de l’hôpital pour se rendre jusqu’au parking.

- Dites Mac ... Lança Danny alors qu’ils s’arrêtèrent à côté du véhicule de Sheldon.
- Oui ?
- Si je bosse lundi, faudrait peut-être que je récupère ma plaque et mon arme non ?
- Très juste. Mais ce n’est pas moi qui les ai. Comme vous n'avez pas été officiellement "suspendu", Don les a gardées. Je lui en parlerai. Il viendra vous les rendre.
- Et … en ce qui concerne mes cartes de crédit et mon fric ? Ajouta-t-il innocemment en haussant un sourcil. Parce que … mine de rien, poursuivit-il en passant un bras autour des épaules de son ami, ce pauv’ Sheldon a payé les courses toute la semaine !
- C’est vrai ça ! Tu fais bien de le dire. Fit Sheldon, l’air indigné, en tournant la tête vers lui. Va falloir qu’on fasse les comptes !
- Ok. Je lui parlerai de ça aussi. Sourit Mac, amusé.
- Parfait. Répondit le jeune expert en lâchant Sheldon pour se diriger du côté passager.

Les deux hommes ouvrirent alors leur portière. Mac, qui commençait à avancer vers sa voiture, s’immobilisa soudain et revint sur ses pas.

- Au fait, moi aussi j’aurais une revendication à faire. Déclara-t-il sur un ton teinté d’espièglerie.

Méfiants, Danny et Sheldon se jetèrent un regard suspicieux au dessus du véhicule. Le sourire narquois qu’affichait leur boss ne leur disait rien qui vaille.

- Samedi, les Giants jouent. Et je crois me souvenir que vous me devez l’organisation d’une soirée « foot ».
- Exact. Fit Sheldon, se rappelant leur cuisante défaite au billard.
- Je dois vous prévenir aussi que je me suis permis d’en parler à Don et Stella . Par chnace, ils ne sont pas de service samedi. Ce serait dommage de ne pas en profiter.
- Ok. Personne d’autres à l’horizon ? Demanda Danny.
- Je ne pense pas. Malheureusement Adam bosse. Mais Stella pense que vous pourriez peut-être lui faire livrer une pizza.
- Bien sûr. Rien d’autre sur la commande ? Ajouta son protégé en faisant légèrement la moue.
- Non, je vous fais confiance pour le reste. A samedi. Conclut Mac avant de les quitter.

Les deux experts, chacun appuyé sur leur portière, en restèrent un instant pantois, le regardant s’éloigner. Jusqu’à ce que Sheldon rompe le silence ambiant …

- Danny, va falloir qu’on fasse des courses ! Le réfrigérateur est complètement vide !
- Mec, j’ai le regret de t’annoncer que tu vas encore devoir casquer ! La railla Danny. Par contre, fais-moi penser d’acheter une cravate.
- Avec mon fric ? T’as qu’à en demander une à Don. C’est pas ça qui lui manque. Lui répondit Sheldon, faussement vexé, tout en tapotant le toit du véhicule.
- T'es pas sérieux ? Fut stupéfait Danny.

Ils se regardèrent et se mirent soudain à rire de bon cœur.

- Excuse, t’as raison. Quelle idée ! Achètes en une.

Encore hilares, les deux hommes grimpèrent dans le véhicule et prirent le chemin du retour.
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RyanWolfe_forever
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyDim 5 Oct - 16:50

chouette vivement la suite:superrr: bong bong victoire clap
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Lindsay
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyVen 31 Oct - 17:13

Merci RyanWolfe_forever !! La suite arrive très prochainement ! Wink
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ewilan
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptySam 1 Nov - 13:41

J'adooor aussi ta fic !
Si j'avais suffisament de temps je m'inscrirais sur le fow, mais bon.... Mr.Red
enfin bref toutes mes félicitations, vite la suite !
Même si je suis beaucoup plus amitié Don/Danny [j'accroche beaucoup plus entre ces deux-là, ça fait plus meilleurs potes ^^] ben Danny/SHeldon, c'est pas trop mal non plus xD
Bonne continuation ! 10/10
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RyanWolfe_forever
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptySam 8 Nov - 23:09

Lindsay j'ai lu tes 3 premieres fics et tellement pressée de lire la suite je n'ai pas laissé de commentaires alors:

BRAVO!!!!!!!!!!!!!

tes fics sont GENIALES je les adore
j'ai vraiment hate de lire la suite de celle-ci
10/10 10/10 10/10 10/10 10/10 10/10
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elidana
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MessageSujet: au fond du gouffre   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyDim 18 Jan - 1:43

une suite serait la bienvenue....je suis impatiente d'en lire une.....bonne inspiration et a plus!!! bong 10/10
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Lindsay
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyDim 1 Fév - 3:37

Merciiiiii beaucoup pour vos commentaires et votre patience les filles !!

respect respect respect respect respect

Après une super longue pause, je me suis remise à écrire !!! Voici donc la suite Wink J'espère qu'elle vous plaira.



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Chapitre 32




De nombreux murmures fusaient dans la salle, parfois entrecoupés de rires feutrés, parfois de sanglots étouffés. Accrochés le long des murs, les néons ne parvenaient pas à adoucir l’austérité des lieux, ni même à les éclairer parfaitement. Il y faisait froid, le sol était jonché de crasse laissée par les visiteurs précédents et, la présence de flics en uniforme venait donner une touche finale à ce tableau oppressant.
Noyé au milieu de cette ambiance morose, Danny jeta un coup d’œil à sa montre. Déjà dix minutes qu’il était là et l’attente commençait à devenir pénible. Il joignit ses mains sur la table et lança un regard songeur au travers du plexiglas devant lui. En fait, ce n’était pas tant l’attente qui était pénible, mais tous les doutes et les craintes qui ne cessaient de l’assaillir. Un claquement métallique le sortit brusquement de ses pensées et il releva les yeux. Peut-être que cette fois-ci … . Non, toujours pas. Il soupira et passa ses mains sur son visage, avant de finalement les reposer sur la table. Il aurait bien voulu pouvoir faire disparaître cette angoisse qui lui vrillait les entrailles, malheureusement, plus les minutes défilaient, plus celle-ci était vivace. Un courant d’air vint soudain lui effleurer la nuque. Il frissonna.
Impatient, il s’apprêtait encore à vérifier l’heure quand un nouveau fracas résonna contre les murs. Danny se pencha alors en avant pour guetter une fois de plus la grille qui venait de s’ouvrir. Un individu en combinaison orange apparut. Assis. Dans un fauteuil roulant.
Aussitôt les regards des deux hommes se croisèrent, pour ne plus se lâcher. Danny sentit son cœur se mettre à cogner plus fort dans sa poitrine et sa gorge se nouer. Nerveux, il souffla doucement l’air vicié de ses poumons pour essayer de récupérer un semblant d’assurance …
Peine perdue. Face au regard inquisiteur de son frère, un horrible sentiment de malaise le submergea et il eut bien du mal à ne pas détourner les yeux. Des semaines qu’il ne lui avait pas donné de nouvelles, des semaines qu’il l’avait ignoré. Louie devait sûrement lui en vouloir. Ce dernier se saisit du combiné téléphonique sur sa droite, tout en continuant de scruter son cadet. Son visage ne reflétait pas vraiment la colère, mais plutôt une immense détermination. Avec appréhension, Danny s’empara à son tour de l’appareil et, d’une voix incertaine, entama la conversation.

- Salut.
- Salut. ça fait un bail.
- Je sais. Murmura-t-il presque.
- Qu’est-ce qui s’est passé ?

Evidemment, Danny s’attendait à cette question. Il avait d’ailleurs préparé, pour y répondre, tout un petit laïus bien ficelé. Seulement voilà, les choses ne se passaient pas vraiment comme il les avait imaginées. En effet, il n’avait pas prévu que Louie le dévisagerait de façon si résolue, essayant de sonder la moindre de ses pensées, ni que cela le toucherait et le déstabiliserait autant. Néanmoins, il prit une inspiration contrôlée et ouvrit la bouche pour tenter sa chance. En vain. Louie reprit la parole avant même qu’il ne puisse sortir un son.

- Te fatigue pas à essayer de m’embobiner comme tu l’as fait avec maman.

Danny expira brusquement et ses épaules s’affaissèrent. Ça non plus, il ne l’avait pas prévu. Un instant il resta silencieux, comprenant qu’il ne parviendrait pas à le duper.

- Tu l’as vue quand ? Finit-il par demander.
- Y a deux jours.

L’expert baissa les yeux, resserra les doigts de sa main libre et se mordit légèrement la lèvre. Pas de chance. Leur mère avait dû lui parler de son appel, il y a une semaine. Mais surtout, de son long silence …

- Alors comme ça … paraît que t’étais trop pris par ton boulot pour passer un coup de fil ?

Gagné. Il savait bien qu’il n’y échapperait pas. Danny soupira, se sentant comme pris au piège …

- Ecoute, j’ai …
- Deux mois Dan ! Fulmina Louie sans même lui laisser le temps de se justifier.
… Pour moi, j’comprends, mais elle … la laisser sans nouvelle après ce qui t’es arrivé c’t été, comment t’as pu lui faire ça ? …

Sidéré de l’entendre lui faire la morale avec tant de conviction, Danny ne réagit pas tout de suite, lui laissant ainsi le loisir d’en ajouter une couche.

- … Elle m’a dit qu’elle avait dû appeler ton labo pour être sûre que t’allais bien parce que tu répondais pas, tu rappelais pas ! Bordel Dan, tu déconnes ! T’imagine dans quel état elle …
- Et on peut savoir depuis quand tu te soucies des parents ? S’insurgea Danny, agacé, en fixant durement son frère dans les yeux.

Coupé dans sa lancée, Louie se tut et ses traits se figèrent. Jusqu’à ce qu’il échappe un rictus.

- Un point partout. J’l’ai cherché.

Danny resta malgré tout en alerte, s’attendant à d’autres reproches. Mais à sa grande surprise, il n’en fût rien. Bien au contraire.

- Tu sais Dan … embraya Louie sur un ton posé … depuis que je suis cloué sur cette chaise, j’ai eu le temps de cogiter. … J’en ai fait des conneries … le truc c’est que … j’avais pas pensé aux conséquences … sur les parents … sur toi. … Je voudrais pouvoir revenir en arrière. … Si j’avais su que ces cons …

Il s’interrompit, submergé par la colère et les regrets. Il s’en voulait et avait beaucoup de mal à admettre que son frère ait dû tant souffrir par sa faute.
De l’autre côté de la vitre, le regard de Danny se mit à miroiter d’une triste lueur. Cette phrase inachevée, il n’en connaissait que trop bien la fin tragique.

- Me suis pas sur ce chemin là Dan. C’est un chemin pourri et t’es bien plus malin que ça !

Plus malin … Si seulement il savait. La vue de plus en plus brouillée et les lèvres serrées, Danny secoua doucement la tête, écœuré d’avoir trahi la confiance et les espoirs de son frère. Comment avait-il pu sceller son destin à une substance aussi pernicieuse que l’héroïne ? Comment avait-il pu être aussi stupide ? Comment ?
Accablé par les remords et la honte, il courba soudain la tête et relâcha légèrement sa prise sur le téléphone. Face à lui, Louie fronça les sourcils. Le fait que Danny s’avoue vaincu aussi facilement accrut son inquiétude, et parallèlement, mit fin à ses doutes. Il s’était effectivement passé quelque chose durant ces deux mois. Quelque chose de grave. Seulement voilà, lui faire cracher le morceau se révélerait une tâche bien plus ardue.

- Je vois bien qu’il s’est passé un truc et que tu veux pas m’en parler. Poursuivit Louie en essayant de capter le regard de son frère. T’as eu des problèmes ?

Mais aucune réaction.

- Ces fils de pute sont revenus te faire chier ?

Cette fois, Danny esquissa tout de même une réponse négative en remuant la tête.

- Merde, alors c’est quoi ? Insista Louie, de plus en plus angoissé par le silence que s’obstinait à garder son frère.

Ce dernier ferma les paupières, prit une forte inspiration et redressa la tête en levant les yeux au ciel quelques secondes. Le regard toujours humide, il fixa ensuite Louie.

- Moi … juste moi. Finit-il par dire d’une voix éraillée. …. J’ai … j’ai dû pas mal réfléchir moi aussi ces derniers temps.
- T’as eu du mal à encaisser hein ? Compatit tristement son aîné.
- Ouais, … on peut dire ça …

Les deux hommes se regardèrent un moment en silence, l’un attendant que l’autre se confie davantage.

- Mais tout est rentré dans l’ordre maintenant … et je vais bien. Lança brusquement Danny en essayant de reprendre le contrôle de ses émotions.
- ça crève pas les yeux. Lui rétorqua son interlocuteur, peu convaincu.
- J’ai passé une sale journée hier. Ça doit être pour ça. Mais je t’assure que ça va … que ça va mieux.

Sceptique, Louie continua de le fixer, comme si ce simple fait pouvait le convaincre de tout lui raconter. Mais Danny en était bien incapable. Peut-être un jour … mais pas aujourd’hui.

- Et toi ? Comment ça se passe ici ? Changea-t-il alors de sujet.

Louie comprit immédiatement qu’il n’obtiendrait rien de plus et abandonna l’idée de le faire parler. Il se dit que ce n’était sûrement pas le bon moment, pas le bon endroit. Peut-être aussi qu’il n’était pas la bonne personne.

- Ici ? Répondit-il en jouant le jeu. La bouffe est dégueu, la déco est à chier et j’trouve les gardiens beaucoup moins sexy qu’ les infirmières.

Cette réponse eut au moins le mérite d’extorquer un sourire à son jeune frère. Ce qui, par effet boule de neige, provoqua une réaction similaire sur le visage du prisonnier.

- Sinon … A part ça ? Demanda Danny en redevenant plus sérieux.
- T’inquiète, j’ai pas croisé Sonny et sa bande de tarés. De toute façon, si c’était le cas, en deux temps, trois mouvements de fauteuil, je lui ferais mordre la poussière à c’connard. Ironisa Louie.
- J’trouve pas ça drôle.
- Te fais pas de bile ok ? Ça ira. … A ce propos, tu sais Barnett, l’avocat que ton boss m’a dégoté, il a réussi à décrocher une audience en appel avec le juge et le proc.
- Je sais. Mac m’en avait parlé.
- Alors il a dû te dire aussi que si ma peine n’est pas révisée, je la purgerais ailleurs qu’ici.
- Ouais … soupira l’expert … dans un autre Etat … où on pourra se voir que deux ou trois fois par an.
- Ce sera déjà mieux que les deux années où on s’est pas causé non ? Sourit-il pour dédramatiser un peu la situation.

Danny opina de la tête mais son regard resta soucieux et pensif, comme s’il s’apprêtait à annoncer quelque chose d’important.

- Je suis allé voir Barnett ce matin. Je vais venir témoigner à l’audience.

Le visage de Louie s’assombrit soudain. C’était pourtant une bonne nouvelle et il aurait pu, comme autrefois, se réjouir et se contenter de laisser son frère agir pour le sortir de la mouise. Seulement aujourd’hui, c’était différent. Il savait ce que cela impliquait et n’avait aucune envie de voir Danny souffrir en revivant les plus sombres moments de son existence.

- T’es pas obligé, Taylor sera là pour tout expliquer.
- Je sais, mais je tiens à raconter moi-même … tout ce que ces salauds sont capables de faire … et tout ce que t’as fait pour nous aider à les coincer … paraît que … qu’en tant que victime, mon témoignage pourrait influencer la décision du juge. Répondit-il avec lucidité.
- Dan, t’en as justement assez bavé, je veux pas que …
- T’inquiète pas, c’est pas un procès. Le procureur s’acharnera pas à démonter ce que je dirais.
- J’pensais pas à ça. Ajouta Louie en le fixant d’un regard appuyé.

Danny saisit aussitôt l’allusion, mais ne laissa pas ses souvenirs le décontenancer, cette fois-ci.

- Laisse tomber Louie, je changerai pas d’avis.
- Bien. Répondit celui-ci après un silence. On peut dire que t’es pas un Messer pour rien. Aussi borné que ton imbécile de frère !
- Je prends ça comme un compliment.

Les deux hommes se sourirent et, durant un instant, oublièrent l’endroit où ils se trouvaient et cette vitre qui les séparait. Malheureusement la réalité eut tôt fait de se rappeler à eux, interrompant ce bref moment de complicité. Un gardien venait d’annoncer la fin des visites.

- Avant que tu partes, je voudrais juste que tu me promettes une chose. Lâcha Louie dans l’urgence.
- Quoi ? Lui demanda alors Danny, fortement intrigué.
- Promets-moi … que s’il arrive un truc d’ici l’audience, tu t’en mêleras pas … que ce soit de près ou de loin.
- Je comprends pas, qu’est-ce que tu veux dire ? Commença à paniquer Danny. Ils t’ont menacé ? Dis moi Louie c’est ça, ils t’ont menacé ?
- Dan, on s’en fout, c’est pas le problème.
- Comment ça c’est pas le problème ? Protesta-t-il.
- Ecoute, j’ai pas reçu de menaces, ok ? Voulut le rassurer Louie. Mais j’te connais, alors j’préfère prendre les devants. Faut que t’arrête de foutre ton nez dans ces conneries, tu m’entends ? Quoiqu’il se passe désormais, les approche plus, les provoque plus. Ordonna-t-il avec autorité. Tu voudrais pas qu’un autre Sanchez s’en prenne à un de tes amis hein ?

Les yeux imprégnés d’effroi et se sentant désarçonné par ces propos aussi inattendus qu’inquiétants, Danny se contenta de secouer négativement la tête pour répondre à sa dernière question.

- … Et moi, je veux pas qu’il t’arrive encore des bricoles ! Si je me retrouve ici c’est pas par hasard. Tu le sais et je le sais. Mais je veux plus me sentir responsable de tout ce bordel ! Alors si tu le fais pas pour toi, fais le pour moi.

Et Louie raccrocha, les yeux brillants, bien conscient d’avoir mis Danny au pied du mur et de l’avoir plongé dans la confusion et le désarroi le plus total. Mais il n’avait pas eu le choix. Comment lui faire comprendre autrement qu’il fallait qu’il cesse de foutre sa vie en l’air, pour une histoire qui n’était pas la sienne ? Qui d’autre pouvait lui faire entendre raison et lui demander d’enrayer l’engrenage, sinon lui ? A partir d’aujourd’hui, l’avenir de son frère ne devait plus se tracer en fonction du sien.
Un gardien se présenta derrière la chaise roulante et commença à la tirer en arrière. Louie supplia alors du regard une dernière fois son frère avant de lui faire un signe de la main et de prendre la direction de la grille. La balle était maintenant dans son camp et il lui incombait désormais de prendre les bonnes décisions.
Encore abasourdi, Danny le regarda s’éloigner. Il aurait voulu pouvoir le retenir, faire exploser la vitre et l’emmener loin de cet enfer, malheureusement, il ne pouvait rien faire pour l’aider. Se sentant impuissant, il laissa glisser le téléphone le long de sa joue, jusqu’à ce que son bras chute sur la table. Un horrible vacarme de sons métalliques s’en suivit, résonnant atrocement dans sa tête, et son frère disparut derrière une grille.
C’est alors que Danny fut subitement parcouru de frissons et qu’il commença à haleter, comme si l’air lui manquait. En baissant la tête, il s’aperçut aussi que sa main droite s’était mise à trembler. "Grand dieu non, pas ça". Se dit-il, quand l’image d’une seringue lui traversa l’esprit. Il serra alors le poing, ferma les yeux et prit de profondes respirations afin de faire le vide dans sa tête. Il était hors de question qu’il se laisse dominer par cette montée d’angoisse. Il était hors de question qu’il laisse l’envie d’héroïne prendre le pas sur lui. La drogue l’avait empêché trop longtemps de se rendre compte de la réalité. Ce n’était pas en ignorant le danger qu’il réussirait à aider Louie.
Au bout d’une trentaine de secondes, il parvint à se calmer et à reprendre le contrôle de son corps. Soulagé, il raccrocha le téléphone, se leva et quitta la salle pour aller rejoindre Sheldon qui l’attendait dans le hall du bâtiment.
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elidana
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MessageSujet: au fond du gouffre   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyDim 1 Fév - 18:56

superbe cette suite...on ne penserait pas qu'il y ait eu une longue attente entre les chapitres...si l'inspiration est revenue j'espere que tu continueras cette fic car je suis toujours accro...a la prochaine suite..................
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Lindsay
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Lindsay

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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 EmptyLun 2 Fév - 23:24

Merci elidana !!! respect

Je suis contente que cette suite te plaise !!!
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MessageSujet: Re: CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4)   CSI NY - Au fond du Gouffre [Angst] (4/4) - Page 4 Empty

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